Foireux liens de juillet (40) : la situation écologique ou « un problème de trains qui se croisent »

Les « Foireux liens » de Juillet : l’occasion de faire le point (chaud) sur la situation écologique (Source image : public domain pictures)

Chers abonnés, chers lecteurs, voici vos « foireux liens » tant attendus ! Au menu : écologie, nucléaire, procès Fillon, racisme, internet, pauvreté, virus, Eglise post-covid et bien d’autres sujets. Bonne lecture !

 

1) Convention citoyenne pour le climat : les trois propositions qui vont vraiment agacer Macron

Les propositions de la convention sur le climat ne se résument pas à la limitation des 110 km/h, qui obnubile les commentateurs. Emmanuel Macron s’est engagé à y répondre le 29 juin. Soumettra-t-il « sans filtre » l’ensemble des propositions citoyennes au travail législatif ou référendaire, comme il l’a assuré ? Retour sur trois mesures qui obligent le gouvernement à en finir avec ses faux-semblants sur l’écologie.

2) Municipales : la France en habit vert

Le second tour des élections municipales a eu lieu dimanche 27/06. 16 millions d’électeurs étaient appelés à voter. Le taux de participation était de 41,6 %, selon le ministère de l’Intérieur, soit un chiffre en forte baisse par rapport à 2014 (63,7 %) et en baisse par rapport au premier tour du 15 mars (44,7 %). Des résultats de ce scrutin, l’on retient la victoire de candidats écologistes dans plusieurs villes de plus de 100 000 habitants. La majorité présidentielle n’en a gagné aucune à l’exception du Havre, où la liste du Premier ministre, Édouard Philippe, l’a emporté avec 58,8 % des voix. Le Parti socialiste se maintient à Paris, Lille ou Nantes et a ravi plusieurs villes à la droite, comme Nancy. Les Républicains conservent pour leur part « 50 % des villes de plus de 9 000 habitants », comme Toulouse et Nice, selon leur président, Christian Jacob, mais ont perdu des villes de taille, dont Bordeaux. Le Rassemblement National a gagné Perpignan, une ville de plus de 100 000 habitants …une victoire qui cache une dégringolade générale, puisqu’ailleurs en France, le parti de Marine Le Pen voit son nombre de conseillers municipaux s’effondrer [De 1 438 sièges dans 463 communes en 2014 à 840 sièges dans 258 communes en 2020].

Le politiste et historien Nicolas Roussellier nous propose une analyse du scrutin de dimanche.  Il tient compte à la fois des bouleversements provoqués par le changement climatique, par la pandémie du Covid 19, et par les évolutions profondes qui se dessinent dans la société française depuis trente ans.

Au soir du 28 juin (….)les élections municipales 2020, plus qu’en 2008 et 2014, ont fait naître un paysage politique inédit. Faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter?  Le politiste et historien Nicolas Roussellier reconnaît le poids de l’abstention comme l’ampleur du vote en faveur des écologistes. Mais il en propose un décryptage moins conventionnel que bien d’autres (…) nous assistons à un vrai changement de paradigme : « Alors qu’autrefois les électeurs votaient pour les écologistes quand ils voulaient envoyer un coup de semonce aux partis de gouvernement, ils considèrent les défenseurs de l’environnement comme des gens crédibles pour assumer le pouvoir exécutif. Que des villes réputées pour leur modération, leur prudence- Bordeaux, Lyon au premier chef, aient élu un candidat écologiste peu connu, voilà qui marque une rupture éclatante. »

3) Tantôt le pigeon, tantôt la statue

Un article du naturaliste catholique Phylloscopus [« parce que ça existe ! »], dans lequel il est question « des déboulonnages de statues et des numéros de cirque de zozos yankees qui se fouettent le dos pour demander pardon pour l’esclavage », avant de régler « tout de suite le premier point : l’écologie » avec la métaphore suivante :

« À deux reprises, dans Tintin au pays des soviets et dans Tintin en Amérique, on voit ce dernier suivre une voie de chemin de fer au moment où celle-ci est taillée dans le roc, au point qu’il soit impossible d’éviter un train s’il en arrive un. Il faut imaginer notre situation écologique comme très semblable, sauf qu’il y a non pas une mais deux voies ; et fonçant vers nous, le train du dérèglement climatique, et en sens inverse, celui de l’extinction biologique. Un élève appliqué résoudrait vite le problème des trains qui se croisent : pile où nous sommes, didon ! ça n’est pas de chance. Autrement dit, aucun espoir d’esquiver d’abord l’un, puis l’autre. Nous en sommes là, et quand l’ouvrier blanc, ou noir ou jaune ou brun ou rouge, ou beige, bleu, vert ou sang et or, diable rouge ou all black, sentira 40°C dans son appart suroccupé, 50 dans la rue, cinq pouces d’eau dans sa cave, et verra le prix de la nourriture s’envoler parce que faute d’insectes, il faut tout produire hors sol et payer nous-mêmes ce que la nature faisait gratos, il en fera une tête. Il sera ravi que la priorité du pays, quelques années plus tôt, ait été d’accabler d’anathèmes trois excités qui voulaient peindre en jaune le Colbert en bronze qui sert, au square, de latrines aux pigeons ».

4) Après l’arrêt définitif de la centrale de Fessenheim, beaucoup de questions subsistent

La procédure d’arrêt définitif du réacteur n° 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a débuté lundi 29/06 après-midi. Le premier des deux réacteurs de cette centrale, mise en service en 1977, avait été arrêté le 22 février. Emmanuel Macron avait promis lors sa campagne pour l’élection présidentielle de 2017 qu’il fermerait la centrale au cours de son quinquennat. Quelles sont les conséquences sociales de cette fermeture ? Comment se déroulera le démantèlement ? Quel avenir pour le site ? Reporterre fait le point.

5) Starbucks sans filtre (Arte)

Disponible jusqu’au 06 mars 2021 : Comment la chaîne américaine de cafés, désormais planétaire, a conquis les classes moyennes urbaines. Cette investigation sur trois continents dévoile la face soigneusement cachée de la marque à la sirène.

La bande annonce du documentaire.

6) Encadrer la pub et l’influence des multinationales : un impératif écologique et démocratique

La publicité et la com’ des multinationales ne servent pas seulement à vendre toujours plus de produits, souvent pas très bons pour le climat ou la santé. Elles servent aussi à influencer, sans le dire, l’opinion publique et les décideurs pour protéger leurs modèles de profit. Une nouvelle publication, dont l’Observatoire des multinationales est partenaire, propose plusieurs mesures pour protéger notre démocratie de l’intoxication.

7) Feuilleton judiciaire : Condamnation des époux Fillon

Le tribunal judiciaire de Paris a condamné le 29/06 l’ancien Premier ministre François Fillon à cinq ans de prison dont deux ferme, 375 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité de 10 ans dans une affaire d’emplois fictifs de son épouse, Penelope. Celle-ci a été condamnée à trois ans de prison avec sursis et 375 000 euros d’amende. Les époux ont annoncé leur intention de faire appel.

Pendant quelques jours le dossier a été masqué par le tapage autour de quelques phrases d’une magistrate retraitéee devant une commission d’enquête parlementaire :  Mme Eliane Houlette, ex-procureure financière, a en effet déclaré (après avoir dit le contraire précédemment) qu’en 2017 la hiérarchie judiciaire avait exercé sur elle des “pressions”. Aussitôt les anciens supporters de M. Fillon à la présidentielle ont relancé l’idée que ce procès était un coup monté, visant, disent-ils, à leur “voler la présidentielle”. Dire cela, c’est de bonne guerre sur la scène politique. Mais est-ce la réalité ? On en doute.

L’occasion de rappeler que « l’affaire Fillon » n’est pas « l’Affaire » (Dreyfus). En effet, les “pressions” de 2017 n’étaient pas venues du pouvoir politique mais du Parquet national financier. Elles ne visaient qu’à faire nommer vite un juge d’instruction (magistrat indépendant, lui, contrairement à une procureure). Et l’affaire Fillon n’était pas l’affaire Dreyfus : le dossier n’était pas vide, il s’agissait du million d’euros versé par l’Etat – les contribuables – à Mme Fillon pour un travail d’assistante dont on n’a pas trouvé trace…

8) Travailler 4 jours pour travailler mieux

Sans la crise financière de 2007-2008, la tendance, après des décennies de baisse graduelle du temps de travail, nous aurait conduit à bénéficier, aujourd’hui en 2020, d’une semaine de travail en moins sur l’année en moyenne. Mais c’est le scénario inverse qui déroule ses effets pervers. Quant au mirage de l’automatisation, de la digitalisation et l’intelligence artificielle censées soulager l’humain, il ne profite qu’à une infime minorité quand ce n’est pas l’exacte opposé qui se produit avec la précarisation à outrance des « ouvriers du net ». Et pourtant travailler moins apporterait plus. Du fait de ce constat, l’économiste Michel Santi estime que la crise sanitaire et économique actuelle devrait créer un élan vers la semaine de quatre jours dans une tribune dans La Tribune

9) Manif, masques et racisme

A Sherbrooke, Montréal, Trois-Rivières et bien d’autres villes du Québec, des manifestations ont eu lieu dimanche pour dénoncer le racisme systémique et la brutalité policière. Ce journaliste du Verbe, média catholique, est allé à celle de Québec, il a écouté les discours et a interviewé une organisatrice et une manifestante. Compte-rendu de la manifestation et points de vue sur l’antiracisme et la religion.

Extrait : « …plusieurs chrétiens ne comprennent pas la situation des communautés opprimées en Occident, alors qu’il s’agit là d’un devoir. « Le rôle des chrétiens, devant le racisme, est de s’informer et de savoir quoi répondre, de puiser dans la Bible et dans les enseignements de l’Église ce qui prouve que les êtres humains sont égaux et que l’idée de discrimination selon la race n’a pas lieu d’être. »

Marjorie raconte : « Quand j’étais plus jeune, mon père me rappelait fréquemment qu’être catholique, c’est être le plus universel possible. » Selon elle, si certains catholiques s’opposent à l’égalité, c’est qu’ils suivent un message biaisé, qui n’est pas celui de l’Église. »

10) Pourquoi « le racisme anti-Blanc » n’existe pas

Après la polémique suscitée par les propos du rappeur Nick Conrad, à lire ou écouter certains commentaires, il apparaît utile de revenir aux fondamentaux et d’expliquer ce qu’est le racisme (pour les nuls). Démonstration efficace, par Rokhaya Diallo.

11) Ce virus nous a-t-il vraiment rendus fou ?

Avant d’envisager le monde d’après, comment analyser et comprendre ce que nous venons de vivre ? Quel bilan tirer de ce temps de confinement ? Entretien avec le philosophe Olivier Abel.

12) Le concept « One Health » doit s’imposer pour permettre l’anticipation des pandémies

C’est à la fois un concept, une stratégie et un objectif. « One Health » (une santé) s’est progressivement imposé en sciences du vivant, en médecine vétérinaire et en sciences biomédicales. Il domine à présent la communication d’organisations internationales de santé publique comme l’Organisation mondiale de la santé animale, la Food and Agriculture Organization (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), l’Organisation mondiale de la Santé et les Centers for Disease Control and Prevention (centres pour le contrôle et la prévention des maladies). Mais le concept « One Health » reste peu connu du grand public et rarement intégré dans les prises de décision des gouvernements. Alors même que, représentant un véritable changement de paradigme, il pourrait nous aider à mieux appréhender, anticiper et gérer l’irruption de nouvelles pandémies.

13) Covid-19 : assez d’informations, place à l’éducation !

Depuis le début de la crise sanitaire, les messages sur les gestes barrières ont été conçus avec leur déclinaison de spots, d’affichages et de tutoriaux pour être facilement compris. Cependant, il est difficile de mesurer leur bonne réception auprès du public. D’autre part, on a tendance à raisonner et réagir actuellement comme si la diffusion de l’information suffisait à enclencher un comportement de prévention. Comme si la simplicité des messages rendait ipso facto la vie réelle compatible avec le contenu des informations, sans passer par un débat sur ce qu’est un comportement de santé.

14) Quel est l’état d’Internet en France ? Le « gardien des réseaux » répond en détail

L’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) publie l’édition 2020 de son rapport sur l’état d’internet en France, remis au Parlement et présenté lors d’une conférence de presse en ligne. Dans ce rapport, l’Arcep expose les évolutions marquantes des différentes composantes des réseaux internet fixes et mobiles pour 2019 : qualité de service, interconnexion de données, transition vers IPv6, neutralité du net, ouverture des terminaux et rôle des plateformes.

L’objectif de ce suivi : s’assurer, à travers la régulation, qu’internet continue à se développer comme un bien commun où l’utilisateur est l’arbitre en dernier ressort.

Pour la première fois, un chapitre entier est consacré à la question de l’impact environnemental du numérique, secteur qui représente aujourd’hui environ 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il s’agit d’une première étape vers un « baromètre vert » que l’Arcep souhaite mettre en place pour mettre à disposition du public les données les plus pertinentes sur l’empreinte environnementale des réseaux, des terminaux et des usages, dans le cadre de la plateforme de travail « pour un numérique soutenable » lancée le 11 juin dernier.

Par ailleurs, bien qu’il s’agisse d’un rapport sur 2019, l’Arcep détaille également  ses observations et les premiers enseignements tirés de la  période.de la crise sanitaire et le confinement du printemps 2020  qui ont eu de forts impacts sur les usages des réseaux.

La synthèse du rapport et le rapport complet.

15) La pauvreté : un sujet éminemment d’actualité

En 2018, la France comptait plus de neuf millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. La pauvreté affecte toute l’existence de près de 15 % de la population et les inégalités sont aujourd’hui reparties à la hausse, selon le « Portrait social de la France » (Insee, novembre 2019). La France peut-elle rester passive devant un tel scandale ? A lire le dossier sur la lutte contre la pauvreté dans la revue Projet, lequel se propose comme une base de réflexion pour alimenter les débats. Parce que la lutte contre la pauvreté se présente comme un sujet majeur, à l’avenir.

16) Read it again : La revue jésuite America bannit les termes « conservateur » et « progressiste »

Un vieil article (publié dans La Vie le 02/07/13) qui garde encore toute sa pertinence aujourd’hui, à lire et à relire : « Généralement elle-même qualifiée de « progressiste », véritable symbole du catholicisme « de gauche » aux Etats-Unis, la revue jésuite America lance une grande révolution en interne en choisissant de ne plus catégoriser les catholiques entre « progressistes » et « conservateurs ». Un changement expliqué par (celui qui était, à l’époque) le nouveau rédacteur en chef de l’hebdomadaire, Matt Malone, qui publie un véritable manifeste de ce nouveau positionnement sur le site de la revue plus que centenaire, expliquant notamment que la société est « malade de ce poison qu’est l’idéologie partisane »« Quand nous envisageons l’Eglise en fonction de catégories politiques essentiellement laïques, alors ce n’est plus vraiment l’Eglise, ce n’est plus une communion mais un regroupement de factions. Et la conséquence de cela, c’est que les termes et la teneur des conversations ecclésiales deviennent de plus en plus difficiles à distinguer de celles du monde qui nous entoure. Pour ce qui nous concerne, les médias catholiques deviennent alors l’équivalent religieux des chaînes du câble : chacun a ses programmes favoris, et la plupart du temps ce sont ceux qui viennent le mieux satisfaire nos opinions préexistantes. »

Le manifeste (en anglais).

17) Les autorités civiles : au service de Dieu ou au service du diable ?

L’histoire montre que l’attitude des peuples envers leurs dirigeants est parfois extrême : certains rois ont été divinisés alors que d’autres ont été mis à mort par leur peuple. Au sein des démocraties modernes, l’opinion envers les élus va de l’amour quasi-aveugle jusqu’à la haine injurieuse. Parmi les chrétiens évangéliques, il n’est pas rare que ces opinions extrêmes soient « spiritualisées ». Ainsi, un président peut être porté aux nues par certains qui le considèrent comme un chef d’état « béni » et « élu » par Dieu. Pour d’autres, ce même individu sera considéré comme une figure quasi-diabolique, voire l’antichrist lui-même.

18) Service protestant sur France culture : « un petit déjeuner autrement nourrissant ! »

Le Service protestant sur France culture est proposé par la Fédération Protestante de France (FPF), association constituée d’Eglises et œuvres protestantes aux sensibilités culturelles et théologiques plurielles. Le dimanche à 8h30 (à 9h30 à la Toussaint, Noël et l’Ascension) des pasteurs se succèdent pour partager leur compréhension des textes bibliques et leur confiance en la vie et en Dieu. L’un des objectifs de ce service est de rendre l’émission cultuelle accessible et compréhensible par tous, croyants ou non, pratiquants ou non. Il veut aussi interpeller et surprendre en laissant s’exprimer la créativité, la sensibilité des pasteurs, prédicateurs et intervenants.

Depuis le 16 juin 2020, son nouveau responsable éditorial est le pasteur baptiste Jean-Luc Gadreau.

19) S’il n’y avait qu’un article à lire sur l’Eglise post-covid, ce serait celui de Philippe Henchoz, Pasteur de l’Eglise évangélique de Meyrin, qui a ressenti le besoin de prendre la plume pour parler de son vécu de la pandémie. Et surtout de ce qui se passe aujourd’hui dans son Eglise, alors que l’on s’attendrait à ce que tout redevienne comme avant. Un propos fort et poignant d’un responsable évangélique dans une Eglise locale.

Et le dernier pour la route :

20) « A quoi sert d’avoir le Saint-Esprit ? »

Voici une série à découvrir sur les effets du Saint-Esprit dans la vie de chaque croyant.

 

 

 

 

 

 

 

Le discours d’un roi

Le discours d'un roi, film britannique de Tom Hooper(2010), avec Colin Firth et Geoffrey Rush

Le discours d’un roi, film britannique de Tom Hooper(2010), avec Colin Firth et Geoffrey Rush

A l’approche des Municipales, qui auront lieu les 23 et 30 mars prochains, les candidats se manifestent et font connaître programmes et valeurs.

Puisque l’on parle de programme et « profession de foi »,  l’on ne manquera donc pas de se replonger dans le Psaume 101 ou engagement-programme d’un souverain épris de justice…Lequel n’oublie pas de « balayer » d’abord « devant sa porte », affirmant avant tout le monde qu’il ne saurait y avoir « deux morales, celle de la vie privée et celle de la vie publique »*.

Ledit Roi(et aussi psalmiste)est David. Il adopte résolument une gouvernance marquée par la justice et le droit.  Sa vie même sera conforme aux exigences rappelées en 1 Sam. 10v25 ; 12v1-17, selon Deut.17v14-20.

Un programme-engagement qui ne saurait être réduit à celui d’un candidat à une élection locale(ou nationale), mais pouvant être étendu à d’autres domaines, dont la défense de toutes les causes….

Un programme pouvant également être complété par celui du Roi Lemuel (Prov.31v8-9)

Notes :

*Notamment avant Pierre Mendès France, ancien Président du conseil(premier ministre)sous la IVème République, qui disait, en 1976,  qu’« Il n’y a pas deux morales, celle de la vie privée (qui exige loyauté et honnêteté) et celle de la vie publique (où la rouerie, la manœuvre et le double jeu seraient permis). Seule cette cohérence entre promesses faites et promesses tenues justifiera et maintiendra la foi populaire. »