« Intégration biblique » dans les écoles chrétiennes : quelles finalités ?

L’école est le lieu où l’on apprend à penser (…) par soi-même, non seulement pour devenir un être responsable et autonome mais aussi pour ne pas être fataliste face aux « horreurs » de notre histoire passée ou présente, que « le petit d’homme » va découvrir peu à peu en s’ouvrant au monde réel.

L’une des questions que la plupart des personnes (chrétiennes ou non-chrétiennes) posent à Renaud (1) concerne l’enseignement de la Bible et la place de Dieu dans son enseignement et dans sa salle de classe. Une question tout à la fois primordiale pour lui et complexe, sur laquelle il revient régulièrement pour tenter « de la formuler, de la comprendre, et de l’approfondir ». Il a d’ailleurs écrit à ce sujet un article intitulé « l’intégration biblique » dans les écoles chrétiennes, paru le 09 février 2018 sur Le Bon Combat et dans lequel il tente de nous expliquer ce que l’intégration biblique n’est pas, tout en proposant des pistes pour nous aider à mieux discerner, en pratique, ce qu’elle pourrait être véritablement.

Voici quelques réflexions suscitées par son article. L’enjeu étant d’anticiper les écueils à éviter lorsque nous abordons la question de l’intégration biblique dans les écoles chrétiennes en particulier, ainsi que la question de la finalité de telles écoles (qui sont avant tout des écoles, ne l’oublions pas) en général :

Ainsi, Renaud estime que « Les matières académiques viennent en renforcement du temps biblique pour qu’ils apprennent à véritablement connaître qui il est. Il faut donc toujours partir de Dieu et rechercher les principes bibliques qui se trouvent derrière chaque matière scolaire. Pourquoi étudions-nous l’histoire ? Parce que Dieu est le Dieu qui agit par le biais de sa Providence au milieu de l’histoire des hommes. Il est le Dieu trinitaire qui s’est incarné et qui, à un moment bien précis, est carrément entré dans notre histoire. Pourquoi faire de l’art plastique ? Parce que Dieu est celui en qui se trouve la beauté absolue. Cette beauté qui se reflète dans la diversité de sa Création et dans les instructions qu’il a données à Salomon pour la construction du Temple, etc ».

Si l’on admet l’axiome comme quoi « Tout vient de Dieu », ce que je partage personnellement mais qui ne sera pas le cas du lecteur non croyant par exemple, je rejoins l’idée qu’étudier les matières académiques permet de « connaitre » Dieu. Et je dirai même plus : « aimer » Dieu (il serait d’ailleurs bon d’expliquer ce que veut dire « connaitre » au sens biblique mais la place nous manque pour le faire ici). Mais ce que je veux surtout souligner, c’est que les études académiques n’ont pas cet unique but. Elles ont aussi pour but de connaitre le monde dans lequel l’homme vit au passé, présent et futur : le monde physique, géographique, politique, pour s’émerveiller, certes, mais aussi pour mieux le préserver.

Elles ont aussi pour but de se connaitre soi-même – sur le plan physique, psychique, psychologique, « pour naître de nouveau », mais aussi devenir un homme ou une femme responsable, bienheureux – et de connaitre les autres dans toutes leurs diversités personnelles et culturelles, pour devenir un être socia(b)l(e) capable de s’adapter, d’aller à la rencontre de celui qui lui semble étranger, en vue d’être un facteur de changement tout au long de sa vie.

D’autre part, si l’on admet encore que le but principal de l’école – ou des études – serait de « connaitre », ce n’est pas le seul. La connaissance à elle seule « enfle mais n’édifie pas »[d’après 1 Cor.8v1], y compris quand l’objet de notre connaissance serait, ô paradoxe, Dieu lui-même. Je dirai que l’école est le lieu où l’on apprend à penser, pour penser par soi-même, non seulement pour devenir un être responsable et autonome mais aussi pour ne pas être fataliste face aux « horreurs » de notre histoire passée ou présente, que « le petit d’homme » va découvrir peu à peu en s’ouvrant au monde réel. C’est ainsi l’encourager à proposer des solutions, lesquelles, si elles sont inspirées de Dieu et « christocentrées », seront comme du sel dans un plat, pas forcément ostentatoires mais bien présentes.

Par ailleurs, l’auteur constate que les jeunes « abandonnaient la foi et l’Église après leurs études. Pourquoi ? Parce que ces jeunes n’apprenaient que des versets par cœur, mais ne connaissaient pas Dieu ni leur Bible, même après toutes ces années. Ils n’avaient pas reçu ce tissage de vérités et de principes bibliques qui leur auraient permis de tenir ferme lors de leur retour dans le monde. Ils n’étaient pas équipés pour l’envoi. Cela ne veut pas dire qu’ils ne reviendront jamais à Dieu si ce dernier les a choisis, mais une meilleure intégration biblique leur aurait probablement évitée beaucoup de dérives ».

« Le but final de cette intégration biblique est que les enfants puissent naître de nouveau, entrer dans leur vocation, prendre des responsabilités dans l’Église, devenir des disciples du Christ. Chaque matin, je me dis qu’en face de moi j’ai peut-être de futurs pasteurs, de futurs missionnaires, de futurs théologiens, de futurs coiffeuses ou garagistes qui amèneront des dizaines de personnes à Christ. Et tout cela pour la gloire de Dieu ».

Je rejoins en partie la première moitié de ce paragraphe mais voudrais nuancer la seconde pour que le lecteur lambda – ne connaissant pas les écoles chrétiennes ou pire en ayant déjà une idée peu flatteuse – ne fasse pas le raccourci suivant qui consiste à croire que les écoles chrétiennes forment de petits théologiens dans un univers clos (hors monde) comme des écoles coraniques peuvent bourrer le crâne des petits, pour ne pas dire : les endoctriner.

Autant il est important, en effet, que les professeurs qui enseignent la Bible fassent des études de théologie pour ne pas enseigner des inepties, ni des points d’interprétation personnels comme la sélection divine ici évoquée, autant il est crucial que les professeurs soient également formés aux sciences de l’éducation et aux pédagogies pour ne pas avoir une approche seulement pastorale (ou évangéliste) de leurs élèves, comme dans une église. Oui, il faut dénoncer le rabâchage (qu’il soit biblique ou autre) de versets déconnectés de leur sève, comme il convient de dénoncer le « faire » se retrouvant déconnecté de « l’être » : c’est en cela qu’il est juste de rappeler qu’une école est avant tout un cadre de vie (« un laboratoire » ?) pour apprendre à apprendre et pour apprendre à penser, à douter, à observer, à découvrir, à interroger, à avoir une démarche scientifique, à vivre, à aimer…et la liste est longue. Et ces écoles ne sont pas « des sanctuaires », retirées du monde duquel les élèves seraient à nouveau « envoyés » une fois formés : ils y sont déjà ! Pour avoir écouté le témoignage d’anciens élèves d’une école chrétienne, devenus jeunes adultes, sur les choses à y changer, je sais qu’ils ont répondu unanimement que tout était à garder sauf…. le fait de ne pas avoir été assez préparé à vivre dans CE monde-là.

 

 

Note : 

(1) Renaud est enseignant dans une école chrétienne privée et évangélique où il a la charge d’une classe multi-niveau de CE2-CM1-CM2. Il est également titulaire d’une licence en théologie de l’éducation à l’Institut Supérieur Protestant Mathurin Cordier en Alsace. Il lui arrive également d’écrire pour le blogue Le Bon Combat.

Ce soir : « Ensemble, Prions pour l’Education et l’Ecole », et notamment contre « la pub pour enfants »

La pub pour enfants passera-t-elle par nos députés et sénateurs ? Encourageons toute bonne initiative contre le "formatage publicitaire" des (très) jeunes cerveaux" !

La pub pour enfants passera-t-elle par nos députés et sénateurs ? Encourageons toute bonne initiative contre le « formatage publicitaire » des (très) jeunes cerveaux » !

Dans le prolongement de cette précédente exhortation, nous vous invitons à nouveau à prier et intercéder, ce soir, pour l’ Education et l’Ecole, enjeu fondamental pour notre temps. Ce qui était vrai hier l’est toujours tout autant pour aujourd’hui.
Parmi les thématiques, nous proposons, dans cet ordre : les besoins des familles – à ce sujet, voici une parole de Jésus-Christ pour eux : « ne crains pas, crois seulement »(Marc 5v36), des élèves/étudiants, des professeurs et éducateurs ; l’école publique et privée ; la politique éducative de notre pays ; les projets d’alternatives éducatives(y compris scolaires)chrétiennes, tout événement faisant la promotion d’une éducation fondée et centrée sur Jésus-Christ et la Bible. Et, en guise d’antidote à tout cloisonnement, pour l’unité des différents acteurs du domaine éducatif (« la corde à trois brins » : « Famille, Ecole, Eglise »- tous trois complémentaires dans le domaine éducatif), comme pour l’unité des différentes œuvres éducatives.
Sans oublier d’encourager, par l’intercession, toutes « les bonnes initiatives » parlementaires dans les domaines de l’éducation.

Par exemple, ce qui concerne « la pub pour enfants ».
A ce sujet, je vous renvoie à cette note de blogue du journaliste catholique Patrice de Plunkett, qui se réjouit d’une « bonne surprise hier soir[15/01] pour les écologistes à l’Assemblée nationale. La proposition de loi du sénateur Europe Ecologie-Les Verts André Gattolin visant à supprimer la pub des programmes pour enfants sur la télévision publique à l’horizon 2018 a été adoptée. Elle l’avait déjà été au Sénat ». Pour le sénateur des Hauts-de-Seine, qui « s’attendait pourtant à un tout autre résultat », « c’est un joli coup : « Plus qu’une victoire politique, c’est une victoire sociétale car nous avons reposé ce débat. Ça répond à une attente forte de l’opinion. Même si (sa) loi ne passe pas, il serait vraiment très difficile de ne pas faire quelque chose dans les trois années à venir », selon le sénateur EELV(….)
Sur le fond, les raisons d’appliquer la mesure sont pourtant nombreuses. « L’enjeu ultime de cette bataille politique », au-delà d’un simple argument « comptable » ou économique, est de « limiter strictement les effets de la publicité, notamment en matière d’obésité. Une question de santé publique, d’autant plus cruciale qu’avec « 8,3 millions de jeunes de 4 à 14 ans, la France est aujourd’hui le principal marché « enfants » pour les annonceurs publicitaires à la télévision devant le Royaume-Uni et l’Allemagne », précisent les auteurs de cette proposition de loi »(cf La Croix). D’autre part, André Gattolin, père « de cinq enfants de tous les âges », est bien placé pour savoir « comment un enfant ne fait pas la différence entre un contenu publicitaire et un programme normal. C’est sympa et ludique (…) mais on les leurre beaucoup. On les incite aussi au grignotage ». Mais la ministre de la culture Fleur Pellerin n’entend pas lâcher l’affaire : « Le vote de ce soir ne clôt pas le débat », a-t-elle ensuite prévenu par communiqué : « je continuerai à me battre pour conforter les moyens et l’indépendance du service public de l’audiovisuel ».
Bref, vigilance constante ! Car, comme le commente Patrice de Plunkett, « le formatage publicitaire des cerveaux enfantins doit être combattu. L’honneur des politiques serait de le combattre. Certains osent le faire ? Merci à eux ». Encourageons-les.

 

Faut-il supprimer la pub pour enfants ? Reportage de Mounir Soussi, sur Public Sénat

Faut-il supprimer la pub pour enfants ? Reportage de Mounir Soussi, sur Public Sénat

Suivre le dossier législatif sur le site du Sénat (Voir aussi ce reportage sur Public Sénat)
En parallèle, voici un exemple de Fiche pédagogique proposé pour les 4-8 ans, dans le cadre de la 13ème semaine des médias à l’école, en Suisse romande(7-11 mars 2016). Voir sur l’excellent site e-media.ch « Choco Leo ou comment on emballe nos enfants »
Les arguments marketing sont peu discutés en famille ou à l’école. Or, c’est en prenant conscience des stratégies publicitaires que l’enfant développe un avis critique.
Et encore sur le site Habilomedia : « comment les spécialistes marketing ciblent les enfants ».

Prions pour l’Education, cet enjeu fondamental pour notre temps

Que "semez-vous" dans les générations présentes ? De là l'enjeu vital de l'éducation et la culture !

Que « semez-vous » dans les générations présentes ? Que sèmerez-vous dans les générations à venir ? De là l’enjeu vital de l’éducation et la culture !

Connaissez-vous L’éléphant ? Non pas le pachyderme, mais la revue qui est convaincue que « la culture générale et l’éducation contribueront à sauver le monde ». Une idée jugée « désuète, à l’heure où toute la connaissance du monde est à portée de clic ».

« A l’approche de sa mort, Darwin reconnut à plusieurs reprises dans ses écrits que deux choses auraient perdu de leur intérêt à mesure qu’il vieillissait », relève Francis Schaeffer dans « La Pollution et la mort de l’homme » (BLF, 2015) : la perte des plaisirs de l’art et de la nature. Et Francis Schaeffer déclarer être convaincu « que ce qui affecte aujourd’hui toute notre culture n’est rien d’autre que ce que Darwin avait vécu en son temps »(op. cit., p 10).

Bien avant lui, Hannah Arendt faisait ce même rapprochement troublant entre la nature et la culture : le mot « culture », d’origine romaine, vient de « cultiver », « demeurer », « prendre soin », « entretenir », « préserver », dans le sens « de culture et d’entretien de la nature en vue de la rendre propre à l’habitation humaine »(« la crise de la culture »; Folio essais, 2014, p 271). Mais alors que « les Romains tendaient à considérer l’art comme une espèce d’agriculture, de culture de la nature, les Grecs tendaient à considérer même l’agriculture comme un élément de fabrication, comme appartenant aux artifices techniques ingénieux et adroits, par lesquels l’homme, plus effrayant que tout ce qui est, domestique et domine la nature ». Les Grecs comprenaient l’activité de labourer la terre-« ce que nous considérons comme la plus naturelle et la plus paisible des activités humaines »-comme « une entreprise audacieuse, violente dans laquelle, année après année, la terre, inépuisable et infatigable, est dérangée et violée. Les Grecs ne savaient pas ce qu’est la culture parce qu’ils ne cultivaient pas la nature mais plutôt arrachaient aux entrailles de la terre les fruits que les dieux avaient caché aux hommes », selon la formule d’Hésiode. Quel rapprochement faites-vous, notamment avec les enjeux climatiques et environnementaux ?

Bref, « culture au sens d’aménager la nature en un lieu habitable pour un peuple », et culture au sens de transmission (de « prendre soin », de « garder » un patrimoine spirituel et moral) « déterminent encore aujourd’hui le contenu et le sens de ce que nous avons en tête quand nous parlons de culture »(op. cit., pp 272-273).

L’on pourrait également inclure l’éducation parmi les enjeux cruciaux de notre temps. Souvenez-nous : la revue citée plus haut estime que « l’éducation et la culture générale sauveront le monde ».

Les chrétiens-notamment évangéliques-en sont-ils convaincus eux-mêmes ? Estiment-ils vital de prier pour l’éducation ? A moins qu’ils ne considèrent l’éducation, la culture(et la nature) comme jadis les Grecs anciens ? De manière « technicienne » et « pragmatique » ?

Car « éduquer, ou élever un enfant, c’est l’aider à tirer de lui-même (educere) ce qui y est en germe, en sommeil. C’est l’aider à grandir, à se hausser (elevare) dans son corps et son âme, dans tout son être spirituel. Par éducation, nous entendons aussi la somme totale des processus par lesquels une société transmet d’une génération à l’autre son expérience et son héritage accumulés dans les domaines social, intellectuel et religieux », rappelle Luc Bussière, philosophe, pasteur et écrivain, dans un article consacré à l’éducation protestante, pour « La Revue Réformée ».

Y -a-t-il de la lumière chez vous ?Prions donc ensemble pour l’éducation. Dans ces temps difficiles qui sont les nôtres, face aux « ténèbres épaisses »[les extrémismes religieux et politiques] qui environnent notre pays (Ex.10v22-23), tout chrétien se devrait d’être à mille lieux de réagir par la peur, l’ignorance ou la violence. Au contraire, « C’est par Sa lumière que nous voyons la lumière », dit le psaume 36v9. De même qu’ « il y avait de la lumière dans les lieux où habitaient tous les enfants d’Israël » en Egypte(Exode 10v23), nous nous devons, tous ensemble, en tant qu’ « enfants de lumière », de faire promptement briller notre lumière, de façon proactive, et non de façon réactive ou vindicative(cf Eph.5v8-9).  Pour cela, la meilleure posture reste celle de nous mettre volontairement à genoux devant notre Père céleste (plutôt que de plier, par fatalisme ou résignation) pour intercéder en faveur de l’Education et de l’Ecole (privée comme publique). En faveur d’une éducation durable, pleine de sens, inspirée, fondée sur Jésus-Christ et la Bible.

« Armons-nous de force, dans le Seigneur (Jésus-Christ), de Sa force toute puissante »(Eph.6v10. TOB), sachant que « nos armes ne sont pas charnelles », mais bien spirituelles(2 Cor.10v4 ; Eph.6v11 et ss) : « elles sont puissantes et efficaces pour renverser les forteresses » et les faux raisonnements(2 Cor.10v4 et ss). Et tout commence par les pensées* !

A l’heure où certains peuvent se désoler : « dans quel monde vivons-nous ? », un vieil adage juif tend plutôt à se questionner ainsi : « dans quel monde vivront-ils ? ». C’est en effet une meilleure question : que laissons-nous à cette génération ? De nouvelles idoles, ou un héritage durable, porteur de sens ?

Prions ensemble pour l’éducation !

 

Note :

*Voici un petit test, particulièrement révélateur. Que révélera-t-il de votre côté ? Voir https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2015/05/29/testez-vous-nommez-ces-marques-nommez-ces-plantes/

Le 6e Salon de l’Education Chrétienne a eu lieu hier : et après ?

 

Grand-père et petit-fils par George Hodan Une ère où tout ce qui est vieux est dévalorisé

Grand-père et petit-fils par George Hodan
La transmission : cela concerne toutes les générations

Le 6e Salon de l’Éducation Chrétienne, événement éducatif interdénominationnel, a eu lieu hier, jeudi 29 mai.

Une excellente journée, sur le thème de « la transmission, d’une génération à l’autre », riche et dense en enseignements, en exposants et en relations, et où toutes les générations étaient présentes. Sans oublier l’inoubliable spectacle d’ouverture d’Alain Auderset-« Athée non pratiquant »-du mercredi soir, 28 mai. Pour rappel, les plénières, la table ronde, ainsi qu’un atelier, ont été enregistrés et sont disponibles sur CD. Un DVD est également en préparation.

Vous qui lisez ceci et qui y étiez, vous avez reçu ? Alors, transmettez !

Vous avez été personnellement touchés ? Levez-vous et, à votre tour, touchez personnellement tous ceux qui sont proches de vous, pour leur parler de ce que vous avez reçu, concernant la vision de l’éducation chrétienne-fondée sur Jésus-Christ et la Bible, y compris scolaire.

Vous souhaitez que « l’éducation bouge en France » ? Bougez(vous)pour l’éducation, et l’éducation bougera en France !

 

A ce sujet, la Bible, Parole de Dieu, nous parle des conditions pour une transmission réussie : « Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres. »(2 Tim.2v2).

Une transmission réussie(comme pour une communication réussie)va de pair avec l’établissement de relations véritables et durables, comme aime à le rappeler l’un des intervenants du Salon, Jacques Caruel, missionnaire à Juifs Pour Jésus, et consultant en « cométhique ». Des relations véritables et durables, entre les générations, bien entendu.

La transmission, un travail d'équipe !

La transmission, un travail d’équipe !

La transmission, c’est certes une action individuelle, mais surtout un travail d’équipe, où nous sommes tous solidaires et où personne n’est en concurrence : « souffre avec moi comme un bon soldat de Jésus-Christ », dit Paul à Timothée(2 Tim.2v3). Portons ensemble et mutualisons nos efforts, nos énergies, nos dons. Car, dans ce champ de mission de l’éducation chrétienne, et face à ce mandat de « transmettre, d’une génération à l’autre », la Famille, l’Ecole et l’Eglise ne sont ni en contradiction, ni en opposition ou en concurrence, mais constituent « la corde à trois brins, qui ne se rompt pas facilement. »(Eccl.4v12). Et cela concerne toutes les générations.

Alors…si vous avez reçu, transmettez !

 

Pour en savoir plus et suivre le Salon de l’éducation chrétienne, voir ici. Page Facebook .

 

 

Pep’s café ! reprend son rythme hebdomadaire habituel à partir de lundi prochain. Merci à tous ceux qui ont continué à nous lire pendant cette période de pause. Sur ce, un bon week-end  !

 

« D’une génération à l’autre : quelle transmission ? » On en parle au Salon de l’Education chrétienne(28-29 mai 2014)

6ème Salon de l'Education chrétienne(28-29 mai 2014) Recto

6ème Salon de l’Education chrétienne(28-29 mai 2014)
Recto

Chacun connaît peut-être ce proverbe, dont l’auteur est inconnu : « celui qui s’est fait tout seul est l’élève d’un imbécile ».

Une telle affirmation, à contre-courant de l’individualisme ambiant et du mythe du « self made man », nous invite, sans langue de bois, à (re)considérer la façon dont nous apprenons, ainsi que la pertinence de toute transmission.

Mais qu’est-ce que « transmettre » ? Qui transmet ? A qui ? Et, surtout, que transmettre ? Dans quel but ?

« La transmission manifeste la continuité tout autant que la finitude des individus destinés à disparaître et à laisser la place » à ceux qui arrivent, peut-on lire dans « Transmettre, apprendre », de Marcel Gauchet, Marie-Claude Blais et Dominique Ottavi (Ed.Stock, 2014, p 60).

Enfin, Selon le professeur de philosophie Angélique del Rey*, « la transmission »est « le point d’ancrage d’une résistance, au sens de pouvoir créer autre chose ». Or, la transmission « est de plus en plus compliquée. Beaucoup d’observateurs parlent de coupure de transmission. Transmettre, c’est permettre que des valeurs, des savoirs, des savoirs-faire soient intégrés par les nouvelles générations, qu’elles s’en imprègnent et les transforment à leur façon ».

 

« D’une génération à l’autre : quelle transmission ? »  est un sujet d’actualité. Il sera le thème d’un prochain événement éducatif, le Salon de l’Éducation chrétienne**, qui aura lieu le jeudi(férié)29 mai, à Saint-Denis, de 9h00 à 18h00.

Il sera ouvert par « Athée non pratiquant »,

"Athée non pratiquant" : un show d'Alain Auderset, qui ne vous laisser pas froid...

« Athée non pratiquant » : un show d’Alain Auderset, qui ne vous laissera pas froid…

 

 

le one man show décapant d’Alain Auderset, à destination des jeunes à partir de 12 ans et adultes, croyants et leurs amis non croyants, le mercredi 28 mai à 19h30 (arrivée conseillée à 19h00).

 

 

 

 

 

 

Toute la journée du jeudi,

6ème Salon de l'Education chrétienne(28-29 mai 2014) Programme détaillé

6ème Salon de l’Education chrétienne(28-29 mai 2014)
Programme détaillé

des plénières avec Dany Hameau et Daniel Neuhaus, une table ronde, des ateliers-avec notamment Jacques Caruel, pour formateur, de nombreux exposants( stands associatifs servant la jeunesse, la famille, l’Ecole et l’Eglise), des animations gratuites pour les enfants de 3 à 12 ans.

Informations, inscriptions et billetterie du spectacle sur le site :

http://www.salon-educationchretienne.fr

La vidéo, en résumé : http://youtu.be/DwAulemQL5I .

 

 

La cause de l’Éducation étant fédératrice(c’est l’affaire de tous), chacun, se sentant concerné ou interpellé, est le bienvenu : qu’il soit jeune, parent, grand-parent, professionnel de l’éducation et de l’enseignement, « leader de jeunes » ou engagé dans un ministère parmi la jeunesse et les enfants, pasteur, ancien, prêtre, diacre….

N’hésitez pas à venir réfléchir et discuter avec nous sur cette thématique de la transmission, et à découvrir quelques alternatives (chrétiennes) éducatives. N’hésitez pas non plus à relayer l’information autour de vous !

A bientôt !

 

 

Notes :

* auteur de « A l’école des compétences »(La Découverte, 2010) et de « La tyrannie de l’évaluation(La découverte, 2013). Propos recueillis dans le cadre d’un débat publié dans le numéro 100 de juin 2013 de « La Décroissance », pp 14-15 et dont nous avons déjà parlé dans ce billet du 27 juin 2013.

** Le Salon de l’Education chrétienne est un événement éducatif interdénominationnel, organisé depuis 2008 par l’association « Dessine-moi une école »(Je suis l’un des responsables), membre de la Fédération Protestante de France). Il est au service des intérêts éducatifs et spirituels de la jeunesse, de la famille et de l’Eglise. Plus d’infos ici : http://www.salon-educationchretienne.fr/

 

A noter que le blogue prendra une pause durant ce mois de mai, jusqu’à la fin de l’événement et reprendra début juin.