Faites 5 bonnes lectures intelligentes par jour !

(Source : Rawpixel) « Qu’on nous donne des légumes à manger et de l’eau à boire. Puis tu regarderas si nous avons meilleure mine que ceux qui mangent la viande et le vin du roi… » (Dan.1v12-13)

Une recommandation utile pour la santé, au même titre que la consommation de 5 fruits et légumes par jour !

Mais qu’est-ce qu’une « bonne lecture intelligente » ?

A l’instar de la consommation de 5 fruits et légumes par jour, elle est premièrement diverse et variée en contenu, style et genre, et surtout, régulière !

Une bonne lecture intelligente est celle qui nous ouvre de nouveaux horizons, au contraire de la « mauvaise » qui ne nous offre que de « l’attendu ». A la condition que nous soyons nous-mêmes ouverts et disponibles pour les bonnes lectures intelligentes.


Dynamique, une bonne lecture intelligente n’est pas à notre service : elle doit, au contraire, nous stimuler et nous énerverquitte à bousculer nos idées reçues et inspirer l’échange et la discussion. Car, rien de plus dangereux qu’une lecture à 100 % fascinante ou satisfaisante, ou pire, « débilitante », « qui nous délasse », justifiant que nous laissions notre cerveau et notre esprit critique au placard, sous prétexte de ne chercher que du simple « divertissement » ou la seule distraction (laquelle rime avec « diversion »).

Une bonne lecture intelligente a l’ambition de nous faire réfléchir  – et non de nous dire ce qu’il faut penser – et de réveiller en nous, non pas nos bas instincts, mais plutôt une acuité perdue dans la banalité du quotidien.

Une bonne lecture intelligente ne nous poussera pas à être défaitiste/fataliste/catastrophiste ou à tomber dans l’indignation stérile.

Une bonne lecture intelligente est celle qui nous apprend et nous explique des choses, nous invite au recul et nous engage à (bien) agir, comme à démonter les discours de la peur, plutôt que d’alimenter cette dernière.

 

A nous de jouer !

Quelles seront nos cinq bonnes lectures intelligentes du jour ?

 

Dans les coulisses de « Promesses », revue de réflexion biblique

La revue « Promesses » : le résultat d’un travail d’équipe, dans le but d’être « une référence biblique solide dans un monde en perte de repères ». (Source : rawpixel)

Joël et Anne Prohin, que j’ai le plaisir de connaître, ont bien voulu « jouer le jeu » des questions-réponses par mail, pour PEP’S CAFE, afin de nous parler de « Promesses »(1) et de leur engagement au sein d’une revue édifiante et pratique, à la longévité étonnante (elle paraît depuis 1967 !) et dont la mission est « d’être une référence biblique solide dans un monde en perte de repères ».

Merci à eux pour le soin extrême avec lequel ils ont bien voulu nous éclairer !

 

Présentez-vous (en quelques mots) !

Nous sommes mariés depuis bientôt 25 ans. Nous avons deux filles adultes et, en parallèle avec nos activités professionnelles (dans la finance pour Joël, dans l’aide bénévole aux étrangers pour Anne), nous sommes impliqués dans notre église locale et dans l’enseignement biblique.

Comment vous êtes-vous engagés au sein de cette revue ? Est-ce là votre première collaboration de ce type ?

Le co-fondateur de la revue, Henri Lüscher, a pris contact avec nous par le moyen d’un ami commun au début des années 2000. Nous avons sympathisé et comme il souhaitait élargir le comité de rédaction de la revue pour préparer le passage de témoin à de plus jeunes, nous nous y sommes engagés… et nous y sommes encore.

Nous avions déjà eu l’occasion de collaborer à des travaux de rédaction : pour la série de commentaires bibliques « Sondez les Ecritures » dans les années 1990 et pour la revue d’édification quotidienne « Plaire au Seigneur ».

Comment définissez-vous votre travail au sein de « Promesses » ?

Notre rôle est principalement dans la rédaction : nous sommes responsables ou co-responsables de 1 ou 2 des 4 numéros annuels. Nous recherchons des articles, contactons les auteurs, réécrivons parfois des textes ou les mettons en forme, rédigeons nous-mêmes des articles. Ensuite nous les soumettons au comité de rédaction, intégrons les modifications proposées en coordination avec les auteurs et assurons la relation avec le graphiste et l’imprimeur pour la finalisation du numéro. Pour les numéros dont nous ne sommes pas directement responsables, nous relisons tous les articles et participons au comité de rédaction. Parfois s’ajoute un travail de correspondance avec les lecteurs qui posent des questions ou font des remarques.

Enfin, nous contribuons aux différentes réflexions autour de la revue (site internet, diffusion, etc.).

Et n’oublions pas la publicité ! Nous avons à coeur de faire connaître autour de nous la revue, en particulier lorsque nous sommes invités dans une nouvelle église ou que nous sommes en contact avec des chrétiens qui ne la connaissent pas.

1)Comment et pourquoi est né « Promesses « ? Comment définiriez-vous cette revue en une phrase ?

« Promesses » est né à l’initiative de deux chrétiens évangéliques suisses [RH. Guignard et H. Lüscher] qui souhaitaient mettre à disposition du public francophone (européen et africain) une revue de réflexion biblique.

En une phrase : « Promesses » est une revue évangélique interconfessionnelle qui vise à proposer une réflexion biblique à la fois accessible et approfondie, à destination des pasteurs, des responsables d’églises et de tout chrétien qui souhaite approfondir ses connaissances de l’Écriture et réfléchir aux enjeux actuels à la lumière de la Bible.

Comment s’est faite l’évolution de ce que l’on appelait au départ « un cahier d’études bibliques » à une « revue de réflexion biblique » ? (Cf l’intention affichée par les fondateurs dans l’édito du premier numéro de 1967)

Depuis que nous collaborons à « Promesses », la ligne n’a pas beaucoup changé. L’objectif est un peu plus large que simplement des « études bibliques » : il vise également à proposer des pistes de réflexion basées sur l’Écriture sur des thèmes théologiques, pratiques ou d’actualité. C’est pourquoi chaque année, nous consacrons un numéro à un livre biblique, un autre à un sujet théologique, un autre à un sujet pratique et enfin un autre à un sujet d’actualité.

2)« Passer le témoin » (« Promesses » de Jan-Mar 2009, N°167) est mon premier numéro d’abonné : comment cette transmission s’est-elle opérée, au sein de « Promesses », sachant la longévité remarquable de la revue (née en 1967) ? Qui est le plus ancien encore en activité et le plus « jeune » (dernier arrivé) dans l’équipe ?

Le plus ancien est le co-fondateur, Henri Lüscher, qui, à plus de 85 ans, est encore présent et impliqué dans la revue. Le plus jeune, Nathanaël Bourgeois, a une quarantaine d’années.

3)Qui lit « Promesses » et pourquoi ?

Le lectorat se répartit essentiellement entre les pays européens francophones ainsi que le Canada, et l’Afrique. Il se compose de pasteurs, enseignants de faculté de théologie, responsables d’églises, anciens, et aussi d’un bon nombre de chrétiens intéressés par une réflexion biblique. Il a tendance à vieillir et un de nos enjeux, comme pour d’autres revues, est de toucher les plus jeunes, moins enclins à s’abonner à une revue papier.

4) »Promesses » se qualifie-t-elle comme une revue indépendante ? Quel est son modèle économique ?

Les abonnements à prix plein couvrent les frais de mise en page, d’impression et d’envoi pour la personne abonnée et laissent une marge permettant de subventionner les revues qui sont expédiées en Afrique. Les dons et le surplus des abonnements dits « de soutien » permettent également de contribuer à ce fort subventionnement envers l’Afrique. La générosité des donateurs a permis d’accumuler « un petit matelas », mais qui s’amenuise chaque année. A terme, il faudra soit relever le prix des abonnements pour l’Afrique, soit diminuer le nombre d’envois. Ajoutons que les auteurs sont tous bénévoles et qu’il n’y a aucun droit d’auteur perçu.

Comment la revue se positionne-t-elle théologiquement et doctrinalement ? Quels sont vos liens avec les différentes dénominations évangéliques et même avec le protestantisme en général ?

La revue dispose d’une confession de foi disponible sur le site. Elle est protestante, évangélique, « fondamentaliste » dans le bon sens du terme c’est-à-dire attachée aux fondements bibliques de la foi chrétienne, en particulier à l’inerrance et à l’inspiration de la Bible. Elle accueille des signatures qui ne sont pas forcément en accord avec tous les points de cette confession de foi, mais qui sont en accord avec le point traité dans l’article.

Il n’y a aucun lien institutionnel avec une dénomination particulière, même s’il se trouve que le comité de rédaction est formé en majorité de chrétiens issus de l’Action biblique et des Assemblées de frères. La revue est ouverte aux diverses « plumes » évangéliques, quelles que soient leur rattachement ecclésiastique.

5)Comment réussissez-vous cette harmonie – des articles longs et profonds mais accessibles au non spécialiste ?  Comment vous démarquez-vous de ces autres publications, telles « La Revue réformée » ou « les cahiers de l’école pastorale » ?

La revue est moins ambitieuse sur le plan théologique que La Revue réformée ou Théologie évangélique mais propose aussi une réflexion plus biblique et moins axée sur l’actualité que Christianisme aujourd’hui. Les articles font en général entre 3 et 6 pages, ce qui laisse une place suffisante à un développement construit, sans pour autant tomber dans la dissertation pour spécialiste. Cet équilibre entre profondeur et accessibilité est toujours délicat à maintenir et c’est un exercice constant pour chaque numéro.

6) En témoigne votre façon de traiter certains sujets d’actualité/de société (Ex : la crise financière en 2008, la différence homme/femme, l’écologie, la justice sociale, le regard sur l’autre, la laïcité, le travail et le chômage – avec ces articles parmi d’autres : « un chrétien peut-il faire grève », « Dieu l’inventeur des congés payés »….), diriez-vous que « Promesses » est une revue « engagée », plutôt à « contre-courant » de certaines tendances dites « conservatrices » ou « libérales », sur ces sujets ? 

Promesses ne se veut pas « engagée » mais elle cherche à appliquer l’immuable Parole de Dieu au contexte actuel, dans toute sa complexité. Nous ne pouvons donc pas faire l’économie d’une approche mesurée, sensible à la complexité des enjeux contemporains. En même temps, nous ne cherchons à faire aucune compromission avec l’air du temps et nous visons avant tout à rester dans l’esprit du texte biblique.

7) Le numéro sur « en attendant le mariage »(183) a vite été épuisé : comment expliquez-vous ce succès ? Une réimpression est-elle à l’ordre du jour ?

Les relations entre garçons et filles — hommes et femmes, pourrions-nous dire — sont de plus en plus compliquées, alors même qu’elles paraissent extérieurement plus simples et plus directes. Voilà pourquoi, peut-être, ce numéro a-t-il rencontré un tel succès. Nous aborderons à nouveau ce thème dans un prochain numéro, car il est très important et les lecteurs y sont sensibles.

8) Les coulisses de « Promesses » : Comment se réalisent les numéros de « Promesses » ? Comment travaillez-vous ? Comment sélectionnez-vous les articles à paraître ? 

Les thèmes sont sélectionnés lors de l’assemblée générale annuelle. Chacun des 4 numéros annuels est attribué à un membre de l’équipe (parfois en duo) qui est alors responsable de rechercher les articles. La composition d’un numéro est toujours un exercice délicat : il faut équilibrer les styles, les approches, les divers aspects du thème retenu… Tous les membres du comité de rédaction contribuent à la recherche d’articles, mais c’est bien sûr le responsable du numéro qui a la part la plus lourde. Les articles sont soit des rédactions originales pour la revue, soit des reprises d’articles antérieurs de revues diverses, soit des transcriptions de messages bibliques donnés ici ou là, soit des extraits de livres épuisés. Certains sont traduits de l’anglais. Nous essayons de diversifier les origines des articles, mais il y a forcément un biais lié au cercle de connaissances du responsable de numéro.

Quelle est l’ambiance-type d’une conférence de rédaction de « Promesses » ? Est-il facile de « défendre »/d’être d’accord sur le choix de certains articles/sujets ? Comment les sensibilités évangéliques s’harmonisent-elles au sein de l’équipe ?

L’harmonie est toujours à rechercher… mais c’est un objectif qui n’est pas facile à atteindre ! Les sensibilités au sein du comité sont parfois diverses, certains étant par exemple plus attentifs à des dérives que d’autres. Certains détails d’interprétation peuvent parfois nourrir de vifs débats. Mais nous sommes unis dans un même objectif et notre convergence de vues sur les grandes doctrines nous aide à progresser vers un consensus à chaque numéro.

Quel est le rôle du « comité de soutien » ? Comment s’est-il constitué ?

Le comité de soutien regroupe des figures connues du monde évangélique ou des anciens membres du comité de rédaction qui, sans s’impliquer directement dans la confection des numéros, souhaitent contribuer au rayonnement de la revue et à sa crédibilité.

« Promesses », « une affaire d’hommes » ? Vous a-t-on déjà dit que la revue manquait peut-être d’un point de vue plus féminin ? (cf numéro sur le travail)

Nous essayons de diversifier les genres… (Anne a d’ailleurs ouvert la voie en étant la première femme à intégrer le groupe des collaborateurs de Promesses) mais les plumes féminines ne sont pas légion parmi les évangéliques. Si certaines lectrices de ce blog sont intéressées pour contribuer, ce sera volontiers. A bonne entendeuse salut !

Aujourd’hui, il est presque banal de dire que la presse papier traditionnelle serait en voie d’extinction : Pourquoi continuer à choisir le papier ? Quel est le rôle du site ? Le considérez-vous comme un complément de la revue, à moins que cela ne puisse – prochainement – être l’inverse ?

Le site se veut en complément de la revue papier. Nous y mettons les numéros avec un an de retard pour ne pas phagocyter la publication papier. Nous sommes encouragés par la fréquentation du site qui est orientée à la hausse. Mais le modèle économique repose quand même sur la revue papier. Cela étant, dans l’avenir, peut-être nous faudra-t-il reconsidérer les choses.

« Promesses » est-elle suffisamment connue, notamment en France, en Europe et ailleurs, selon vous ? Qu’est-ce qui contribue à faire connaître la revue ? Comment assurez-vous sa promotion ? 

Non, nous aimerions que la revue soit davantage connue ! La promotion se fait par le bouche à oreille et repose surtout sur les membres du comité de rédaction : lorsque nous allons dans une église locale, à l’occasion de forums chrétiens, lors de contacts avec des responsables chrétiens, nous en laissons quelques exemplaires. Nous avons également procédé à des publicités via la Maison de la Bible ou la CLC, en annexant un flyer à leurs publicités.

Comment soutenir la revue ? Comment pouvons-nous contribuer à la faire connaître ?

Par plusieurs moyens :
– en proposant des articles, de votre cru ou de personnes que vous connaissez,
– en prenant un abonnement « de soutien » pour aider à financer sa diffusion en Afrique,
– en donnant un numéro à un(e) ami(e) en lui suggérant de s’abonner,
– en priant pour qu’elle soit utile à l’édification des lecteurs.

 Comment voyez-vous « Promesses » dans 5 ans ?

Nous souhaitons qu’elle continue à remplir son rôle d’édification du peuple de Dieu, en particulier évangélique, en offrant un point de vue non doctrinaire mais fermement ancré dans la Bible. Nous prions pour que l’équipe de rédaction puisse se renforcer, en particulier de plus jeunes. Et peut-être le mode de diffusion sera-t-il prioritairement par internet, comme vous le suggériez plus haut !

Le « mot de la fin » est pour vous !

Un grand merci pour l’intérêt que vous portez à cette revue !

 

[Tout le plaisir est pour moi ! Merci à vous ! Remarque : la question sur le site web était quelque peu provocatrice. Mais je constate qu’elle a été prise très au sérieux. En réalité, j’espère que l’équipe de « Promesses » maintiendra le format papier, vu que l’objet revue, que l’on peut feuilleter et se passer de main en main, est de nature à créer du lien !] 

 

 

Note : 

(1)Nous avons en déjà parlé sur notre blogue ici ou là : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/07/27/quelles-spiritualites-le-dossier-inspire-de-promesses/ , https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2014/02/07/loccultisme-demasque-dans-promesses/ , https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2013/08/29/levangelisation-personnelle-le-prochain-dossier-de-promesses/ , https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2013/04/05/la-revue-promesses-edification-reflexion-et-application/

Ne dites plus « ne nous donnez plus de pizzas ! » Dites : « Je vous invite. C’est fait maison ».

« Quelles sont ces pizzas dont on sature les jeunes, mais qui ne rassasieront pas leur homme intérieur ? » Source : Pexels

« ….les disciples le pressaient : « Rabbi, mange donc. Mais il leur dit : J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas (…) Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre ». (Jean 4v31-34. TOB)

Ce que j’apprécie le plus, lorsque je consulte un blogue ? Certains commentaires, publiés aux pieds des articles publiés. Certains sujets généreront beaucoup, peu ou pas du tout de commentaires, ce qui est en soi révélateur de l’intérêt accordé auxdits sujets. Bien entendu, nous pouvons trouver le pire comme le meilleur, quantité ne signifiant pas toujours qualité, loin de là.

Une fois n’est pas coutume : voici un exemple notable, où le commentaire d’un article s’avère aussi (sinon plus) bon que le billet commenté lui-même.

A l’origine, un billet de « Benjamin E. », 22 ans, étudiant à l’Institut Biblique Belge, coordo de l’excellent blogue jeunesse La Rébellution et blogueur sur christestmavie.fr., intitulé : « ne nous donnez pas des pizzas. Donnez-nous l’Evangile ! », publié le 20/03 sur le blogue « Le Bon Combat ».

« Comment intéresser les jeunes du 21ème siècle ? De quoi ont-ils besoin ? Que faut-il leur donner ? », se questionne l’auteur, lui-même « encore dans la tranche d’âge jeune » et conscient « que le ministère parmi les jeunes est un vrai casse-tête aujourd’hui ». En effet, « ils ne semblent plus intéressés par toutes les méthodes un peu vieilles du siècle passé. Dans une ère où Facebook est roi, où on tweet plus vite qu’on ne l’a jamais fait – comment intéresser les jeunes du 21ème siècle ?(…) On pense souvent que les jeunes d’aujourd’hui ont besoin de plus de [c’est moi qui souligne] jeux, plus d’attractions, plus de fun. On pense souvent que le Groupe de Jeunes doit se résumer à une soirée jeux-vidéo, des pizzas et 5 minutes de partage biblique hyper-simplifié pour pas perdre l’attention des jeunes. Non, le plus grand besoin des jeunes au 21ème siècle, c’est l’Evangile. Un Evangile clair, complet et fidèlement présenté.

Parce que les pizzas ne vont pas nourrir nos âmes ! Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de nouvelles méthodes, plus de fun ou quoi que ce soit d’autre. Notre vrai besoin, la vraie solution, c’est l’Evangile. La solution se trouve dans la Parole de Dieu, vivante et efficace. C’est de cette Parole dont nous avons besoin, cette Parole qui peut transformer nos cœurs et produire, par l’Esprit, la vie dans un cœur qui était spirituellement mort ».

Curieusement, l’article, publié par un jeune, ne suscite qu’un seul commentaire, et ce, et alors que les articles plus « théo » inspirent habituellement une pléiade de commentaires, et moults débats passionnés et enflammés.

Le commentaire est de l’internaute « Francine », habituée du blogue « Le Bon combat ». Et il vaut absolument le détour, dépassant même le billet commenté (ceci dit, sans préjudice pour l’article de Benjamin E.) pour la réflexion qu’il suscite. Jugez-en plutôt :

Il est bien votre article Benjamin ! Pour l’approfondir un peu, il faudrait, je pense développer votre illustration de la pizza. Pourquoi de la pizza ? Vous le savez d’expérience, la pizza est le plat de prédilection du programmeur, accompagnée éventuellement d’une bonne bière. Elle contient des calories faciles, plein de sel et de gras, vite engloutie, vous vous remettez immédiatement à votre code.

Seulement le règne spirituel ne s’étend pas sur de stupides machines qui obéissent à la commande, mais sur des esprits, des âmes, des volontés, et donc la pizza ne va pas le faire pour s’y aventurer. En clair, quelles sont ces pizzas dont on sature les jeunes, mais qui ne rassasieront pas leur homme intérieur ? Les slogans, les bouquins superficiels, les partis-pris, le vocabulaire philosophique pédant et creux. Vous avez raison de rappeler que le péché est notre principal problème à tous. Mais qu’est-ce que le péché une fois que l’on a mis de côté la drogue et la pornographie ? Tout mensonge, toute entorse consciente à la Vérité est un péché. Or la vanité, l’orgueil, l’esbroufe, la prétention, l’obstination personnelle sont des péchés, et très courants dans le ministère de la pizza évangélique.

La solution : faites votre cuisine vous-même ! Paul écrivait à Timothée : « Que personne ne méprise ta jeunesse ». N’offrir aux jeunes que des pizzas, c’est au fond les mépriser ; c’est supposer qu’ils sont trop bêtes pour se nourrir d’autre chose. Eh bien mettez en pratique le conseil de Paul « Applique-toi à la lecture » ; repoussez les pizzas du buzz, appliquez-vous à la lecture de vrais livres. Devenez pointu en exégèse biblique, maîtrisez le grec et l’hébreu, l’histoire de l’Église, et vous deviendrez un chef étoilé qui pourra cuisiner pour les autres.

Benjamin, ne dites donc plus aux vieux : « Arrêtez avec vos pizzas ! », car il n’y a pas grand-chose attendre des vieux. Jésus, Paul, et même Jean qui est mort presque centenaire, étaient jeunes d’esprit. Dites plutôt : « Je vous invite. C’est moi qui l’ai préparé ! Prenez et goûtez… »

 Et souhaitez, non pas « plus, plus de… » mais mieux. Le meilleur.

 

Elle croit et croît, de surcroit !

J’ai déjà eu l’occasion de parler de blogues édifiants. Notamment, de ce blogue chrétien « perso »-en réalité pas si « perso » que cela dans son esprit, puisque « Ludivine », son auteure, partage « ce qu’elle a appris elle-même et des autres » : études et méditations personnelles, réflexions, témoignages, lectures édifiantes…D’où son nom : « Bible et Partage ». Sa spécificité : « tous les sujets ont un rapport avec Dieu ».
Nous aimons le sérieux et l’esprit de ce blogue, dont l’auteure explique « que la personnalité du blogueur influence l’esprit du blog, les sujets. Ce que l’on vit, ce qui nous interpelle se retrouvent dans le blog. Pour moi son esprit c’est moi ! ».

 
Depuis dimanche 1er février, nous pouvons découvrir son nouveau projet de blogue : http://www.ellecroit.com/, pensé par des femmes et « pour des femmes qui croient en Lui et qui veulent croître en Lui et pour Lui ». Pour toutes les femmes chrétiennes-mariées, célibataires, mères seules ou mariées à un non-encore-chrétien… jeunes converties ou aînées dans la foi, adolescentes ou femmes plus mûres…. Un seul point commun : c’est pour « elle », qui « croit »(en Jésus-Christ) et (veut) « croît(re) » dans sa foi !

Arrêtons-nous un instant sur l’excellent jeu de mots (et de son, qui me parle particulièrement) « avec les verbes croire et croître qui à la 3ème personne du singulier sont identiques à un chapeau près ! » Ou comment résumer en un mot la pensée d’un blog.

Un blogue qui se veut un lieu d’encouragement, d’édification, de partage et de repos*. Nous, les hommes, ne sommes donc pas directement concernés. Néanmoins, assure son auteure, le blogue ne nous est pas « du tout interdit ».
Alors, certes, nous y viendrons, sur la pointe des pieds, histoire d’apprendre et de tenter de comprendre les « codes », les « façons de parler » ou « de voir les choses » des femmes chrétiennes.

Mais la particularité (et l’autre intérêt-surtout de nos jours) de ce blogue, outre qu’il est pour celle qui « croit » et « croît », est qu’il se veut un espace de partage chaleureux pour celle qui se sait être une femme et qui n’a pas envie d’être un homme. Au-delà des clichés.
Car la femme qui croit et croît ne doit pas être « moins pertinente bibliquement » mais elle doit aussi « avoir de bon fondement en Jésus Christ, connaître sa Bible » et pas seulement pour « méditer proverbes 31 » !

Mais la femme qui croit et croît est aussi celle qui veut « vivre pleinement » sa « féminité en Dieu », celle qu’il a voulu pour elle, « ni moins, ni plus ». Femme et non féministe, de surcroit.

 
Notes :

* Les rubriques :

« Croissance » : études, méditations pour croire et croître, et donc pour s’affermir dans la foi (Ex : http://www.ellecroit.com/pourquoi-perseverer/ )

« Relation » : Pour mieux vivre nos relations (http://www.ellecroit.com/etre-la-pour-une-amie-qui-souffre/ )

« Rencontre » : ou la page des interviews ! Excellente idée, vu que cela manque sur la plupart des blogues évangéliques. Un invité nous raconte son parcours, son métier, une tranche de sa vie, une passion, une cause qui lui tient à cœur….(Ex : http://www.ellecroit.com/myriam-illustratrice-et-animatrice-volume/ )

« Choix de vie » : une rubrique inspirante pour faire des choix éclairés ! (Ex : http://www.ellecroit.com/travailler-ou-etre-mere-au-foyer/ )

« Lecture » : le titre dit tout ! La page des livres ! Envisagera-t-on d’y intégrer toutes sortes de lectures-images fixes, animées… ?(Ex : http://www.ellecroit.com/vous-avez-dit-oui-a-quoi/ )

« Ressources pratiques » : celle-ci, fort originale et particulièrement bluffante pour sa rigueur, a pour angle « Les tableaux, graphiques, shémas ou tout autre support récapitulatif », lesquels ont pour intérêt de nous permettre de « voir d’un coup d’oeil un ensemble d’information ».

En voici actuellement deux, réalisés par Ludivine elle-même :
– une fort intéressante infographie des « stats » du sociologue S. Fath sur les protestants évangéliques de par le monde
– et une excellente chronologie des livres des prophètes dans l’histoire d’Israël :
http://www.ellecroit.com/category/ressources/

La revue « Promesses » : Edification, réflexion et application

Les revues de qualité, qui marchent, ne courent guère les rues.

En voici une…pleine de « promesses » ! (Je le reconnais : c’était facile…)

Curieux étudiant par Petr Kratochvil

Curieux étudiant par Petr Kratochvil

Fondée par MM. RH. GUIGNARD et H. LÜSCHER, et publiée trimestriellement depuis 1967, Promesses bat un record de longévité et de fidélité à son esprit premier : elle se veut une « revue de réflexion biblique » visant « à affermir les bases de la foi et à proposer une réflexion sur l’engagement du chrétien dans la société actuelle » (http://www.promesses.org/  )et « de contribuer à l’édification de l’Eglise de Jésus-Christ par la diffusion d’un enseignement biblique simple, direct et sans compromis » (http://www.promesses.org/arts/69p1-2f.html ).

Sans oublier l’actualisation et l’application directe de la Bible aux problèmes de notre époque :

« Dans un monde où toutes les valeurs morales sont ébranlées, les Saintes Ecritures ont quelque chose à nous apprendre dans leur application aux problèmes de tous les jours. Vu le désarroi grandissant dans tous les domaines, le besoin d’une telle revue se fait réellement sentir. Ce qui nous semble important, c’est que les deux niveaux, celui de la réflexion biblique et celui de son application, aillent de pair », expliquait Henri Lüscher, dans un édito du n° 69 janvier – mars 1984 ( http://www.promesses.org/arts/69p1-2f.html )

Main, main, main par George Hodan

Main, main, main par George Hodan

L’on trouvera donc des études bibliques et des articles édifiants, concrets et pertinents, sur divers sujets : doctrine, vie chrétienne, éthique, histoire, sciences, démographie, écono­mie, et les problèmes actuels… Les auteurs (en majorité francophone) sont souvent très connus du monde évangélique. L’équipe de d’administration et de rédaction est constituée de : Daniel Arnold, Nathanaël Bourgeois, Bernard Cousyn, Richard Daiber, Georges Herrmann, Stefan Kaelin, Henri Lüscher, Scott Mc Carty, Frédéric Mondin, Claude-Alain Pfenniger, Joël et Anne Prohin, Jean Regard.

Parmi le comité de soutien figurent notamment Maurice Decker, Frank Horton, Florent Varak….

Le site de la revue (voir son historique ici  : http://www.promesses.org/arts/156p18-19f.html ) est absolument remarquable et intéressera documentalistes, bibliothécaires, étudiants, chercheurs, pasteurs, ou simples curieux. Il permet en effet, outre une lecture intégrale de tous les numéros publiés, une recherche des articles par numéro (depuis le numéro 1, de 1967), par auteur, par série ou dossier, par cote, et également par sujet, ou genre …Le mieux est d’aller voir et d’explorer par soi-même :  http://www.promesses.org/

On relèvera que l’éditeur ne publie pas tout de suite sur le site les derniers numéros parus. Le lecteur devra donc, soit attendre un peu (ce qui peut être long), soit (mieux ! C’est une façon concrète de soutenir ce ministère)s’abonner (20 euros par an) à la version imprimée de « Promesses » et profiter ainsi des nouveaux articles dès leur parution.

Bref, « Promesses » est une excellente revue, qui sait être profonde, sans oublier d’être accessible et pertinente : à connaître et à faire connaître, pour l’édification de chacun !

A noter ses deux derniers numéros (183, janvier-mars 2013-et 184, avril-juin 2013)que j’ai reçus(j’y suis abonné)et qui me paraissent tomber à pic-surtout en ce moment :

– le premier est consacré à « En attendant le mariage », avec des articles de Gilles Geiser (« la sexualité : un constat, un sens, un défi »-qui donne le ton), de Jean-Sébastien Morin(« trouver l’âme-soeur et la volonté de Dieu : mission impossible ? »), Daniel Arnold(« Célibat, fiançailles et concubinage sous l’éclairage biblique »), Joël Prohin(« Se marier avec un(e)incrédule ? »), Jeff Olson(« Etre libéré de la pornographie »)…et un témoignage(« Des fréquentations au mariage »)

-le second à «L’amour et la grâce de Dieu», avec des articles de Don Carson(« la doctrine difficile de l’amour de Dieu »-excellent), du New international dictionary of old testament theology et exegesis(« le hesed : un mot riche de sens »), de Joël Prohin(« la grâce de Dieu »), d’Henry Bryant(« la grâce de Dieu selon le N.T. »), de Gilles Georgel(« problèmes réels et dérivés »), de Charles Spurgeon(« la régénération et le Saint-Esprit »)et bien d’autres encore !

Bonne lecture !