Préparons nos enfants à un combat inattendu : « la guerre des intelligences »

Comment préparer la génération d’aujourd’hui (et de demain) à un combat inattendu : non pas « la guerre des machines » mais « la guerre des intelligences » ?

 « L’école forme des enfants qui vont être laminés par l’intelligence artificielle » (Laurent Alexandre)

Dans La Matinale du 03/10/17  de la RTS, média suisse, le chirurgien et neurobiologiste Laurent Alexandre plaide pour une refonte du système de formation: « Aujourd’hui, l’école dans le monde forme les enfants à des métiers où ils vont être laminés majoritairement par l’intelligence artificielle. Il faut faire le contraire, il faut former nos enfants à aller là où l’intelligence artificielle ne sait pas aller »

Où ne pas aller et où aller ? Selon le chercheur, qui publie « La guerre des intelligences » : « Il ne faut pas aller vers des métiers trop techniques, car l’intelligence artificielle va nous écraser sur le plan technique. » Les humanités, la culture générale, l’esprit critique, la capacité à être multidisciplinaire sont pour lui les clés qui permettront de résister à l’intelligence artificielle.

(Ré)écouter l’interview ici.

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Foireux liens de novembre(18) : Réforme, « bonbons d’Halloween », éducation et technologies, politique et élections

Après une période de congés bienvenus, au cours de laquelle cela a été pour moi « interniet », nos Foireux liens » sont de retour, en ce mois de novembre ! Au menu : la Réforme protestante, les bonbons d’Halloween, des réflexions sur la technologie et la paternité intellectuelle(vs « droit d’auteur »), ainsi que quelques articles plus « politiques ». Evidemment, ne pas tout lire « d’une traite » et « en diagonale » !

 

Quel "partage des tâches" dans le couple Luther ? Par Andy Singer

« Les 95 thèses de la femme de Luther »
Par Andy Singer ou comment vivre les principes de la Réforme aujourd’hui ?

La Réforme a 500 ans !
Une partie du monde a fêté halloween le lundi 31, mais pour les protestants, cette date est celle de « la fête de la réforme » : une occasion de se souvenir des 95 thèses de Luther contre les indulgences, que ce dernier a affichées le 31 octobre 1517 sur la porte de l’église du château de Wittenberg, ce qui a marqué le lancement de la réforme ! En quoi est-ce important, pour nous, protestants ? Comme le souligne Ludivine, sur son blogue « ellecroit.com », il ne s’agit pas « juste de se rappeler de la réforme pour faire du « sentiment » sur notre passé mais de saisir l’occasion de redire notre attachement à ces notions essentielles de la réforme et de continuer à lutter pour que cela reste une réalité pour nous encore aujourd’hui ». Suit un rappel des « 5 solas » de la Réforme.

Vous étiez occupés à faire autre chose ce 31 octobre 2016 ? Ce n’est pas très grave, puisque nous aurons une année entière (2017) pour fêter 500 ans de Réformes et vivre la fraternité. Plus d’infos sur le portail de la Fédération Protestante de France (FPF).

Dietrich Bonhoeffer, une figure protestante à redécouvrir aujourd’hui : Du 11 au 13 novembre prochain, le pasteur Steve Bezner viendra à Paris pour enseigner un cours sur Dietrich Bonhoeffer dans le cadre du cursus de formation théologique #Transmettre. Sur « Le Bon Combat », un blog « réformé d’un point de vue théologique et baptiste d’un point de vue ecclésiologique », Guillaume Bourin lui a demandé d’expliquer pourquoi tous les évangéliques devraient connaître un théologien « néo-orthodoxe ». Alors, certes, « il est l’exemple même de la foi inébranlable. Sa résolution d’aller au martyr alors qu’il aurait pu aisément choisir une autre voie nous pousse à la réflexion ». Mais « la plupart de ceux qui en appellent à Bonhoeffer font référence à sa mort (entre les mains des nazis, ndt.). Or, « il y a beaucoup plus à apprendre de sa théologie. Dans les faits, sa vie est bien plus riche d’instruction que sa mort ».

 

« Les bonbons d’Halloween » : Des nanoparticules potentiellement cancérogènes dans plus de 100 sucreries pour enfants. Vous avez peut-être déjà repéré la mention de ce colorant sur des produits alimentaires : le « E171 ». Il s’agit de dioxyde de titane. Il sert à améliorer l’aspect du produit en lui donnant une blancheur immaculée ou en faisant briller bonbons et glaçages. Une enquête de l’association Agir pour l’environnement révèle que plus de 100 produits destinés aux enfants contiennent ce colorant : bonbons Têtes brulées, Elodie, Fizzy, chewing-gumAirwaves, Hollywood, Freedent, Malabar, confiserie M&M’s (Mars), Skittles, gâteaux LU, chocolats Milka (Mondelēz International), décorations gâteaux Vahiné (McCormick)…Problème : le dioxyde de titane contient des particules d’un diamètre moyen de 100 à 130 nanomètres (….) une « bombe sanitaire » dans la mesure où ces particules peuvent avoir des effets mutagènes, cytotoxiques, cancérigènes, voire même neurotoxiques. Or, les enfants sont en première ligne : ils ingurgiteraient deux à quatre fois plus de titane que les adultes du fait de leur consommation de sucreries. La suite à lire, sur Bastamag.

 

Technologies et Education :
Pour mieux éduquer au numérique à l’école, faut-il d’abord apprendre aux élèves…..à s’en passer ? Les écrans et le numérique prennent de plus en plus de place dans l’enseignement et dans la vie des jeunes élèves. Faut-il en avoir peur, pour la qualité de l’apprentissage comme pour la santé, notamment chez les plus jeunes ? Tout dépend de l’utilisation qui en est faite, clament certains. D’autres appellent à une école sans écran, du moins au primaire et au collège. Karine Mauvilly, historienne et juriste, puis enseignante en collège, a observé la mutation en cours avant de démissionner de l’Éducation nationale. Elle est l’auteure, avec Philippe Bihouix, de l’essai : Le désastre de l’école numérique. Plaidoyer pour une école sans écrans, aux éditions du Seuil. Rencontre et entretien à découvrir sur Bastamag.

Le mobile détruit-il internet ?
« Cool, entre vos mains vous me lisez certainement avec un Smart phone . Mais savez-vous que votre geste du doigt détruit (un peu ) notre monde de culture, de connaissance ? Hum… vous ne captez pas ? » Alors suivez Zeboute, qui vous explique tout cela sur son blogue.
« Droit d’auteur » vs « paternité intellectuelle » ? Une nouvelle série de 6 articles de Yannick Imbert consacrée à la paternité intellectuelle, publiée sur le blogue « Le Bon Combat », suite à deux très courtes contributions de ce dernier sur le droit d’auteur en réponse à un autre article publié auparavant.

 

Politique/élections :

Alors que l’on s’apprête à voter pour un nouveau président ou pour une première présidente aux USA, le 08 novembre prochain, et en attendant la présidentielle française de fin mars 2017, sur quels critères voter ? Peut-on discerner ce qui, « en politique, est chrétien et ce qui ne l’est pas » ?
Quelques pistes de réflexion, sachant qu’aucun parti ne saurait se dire « plus chrétien que moi tu meurs », vu que l’Evangile « a de quoi déranger tous les partis » :

« Petit manuel politique » des évêques de France : une invitation à « laisser la colère et la politique », pour mieux retrouver le sens « du » politique.
Une « explication de texte » donnée par le journaliste Patrice de Plunkett du livret du conseil permanent de la CEF – Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique : « une analyse très ferme de l’impasse de la politique contemporaine, symptôme d’une société asservie au non-sens et à la marchandise ». Et face à toutes ces impasses, ce document « perspicace » de la CEF invite à « ressusciter le politique », qui est… « mort », « tué par la politique ».

« Pour qui les chrétiens devraient-ils voter ? » Les chrétiens se tiennent à l’écart de la politique et ils ont tort, selon le site web « L’Observateur chrétien », qui nous donne ses critères de vote. Le choix des sujets (« terrorisme », « immigration »…) nous paraît risqué et un peu réducteur, mais nous pouvons relever quelques bonnes surprises dans cet article, qui se fait fort d’argumenter en s’appuyant sur la Bible.

D’ailleurs, que dit la Bible sur le racisme et la xénophobie ? Peut-on entretenir en toute bonne conscience certaines attitudes amères ou considérations condescendantes envers tel ou tel groupe tout en se proclamant chrétien ? Pour répondre à cette question, Guillaume commence par définir la notion même de racisme ainsi que celle de race, puis examine si ces concepts se retrouvent dans les Ecritures, puis propose cinq raisons pour lesquelles la révélation biblique ne peut pas s’accorder avec quelque forme de racisme que ce soit. A écouter sur le site « du Bon Combat ».

De bonnes raisons de prendre ses distances avec tel ou tel candidat :
Depuis la diffusion des propos sexistes et particulièrement vulgaires de Donald Trump tenus dans une vidéo en 2005 le 7 octobre par le Washington Post, « on ne compte plus les responsables et militants républicains qui prennent leurs distances avec le candidat de leur parti. Y compris chez les évangéliques, dont beaucoup appellent à ne plus voter pour le candidat républicain », relève le journaliste Henrik Lindell sur son blogue. « Dans les milieux chrétiens conservateurs, beaucoup en sont à se demander pourquoi il a fallu attendre (cette vidéo) pour se convaincre du caractère moral rédhibitoire du candidat. Celui-ci a déjà, entre autres, traité les mexicains de violeurs, défendu la torture, proposé d’interdire les musulmans de séjourner dans le pays et insulté 273 personnes sur son compte twitter sans que cela n’émeuve grand monde chez les chrétiens conservateurs. Dans un long éditorial pour Christianity Today, la revue évangélique de référence[« Speak Truth to Trump » : Evangelicals, of all people, should not be silent about Donald Trump’s blatant immorality. Andy Crouch/ October 10, 2016 Voir aussi http://www.christianitytoday.com/gleanings/2016/october/most-evangelicals-not-voting-trump-beliefs-identity-lifeway.html ], le directeur du magazine, Andy Crouch, critique ce réveil si tardif chez ses frères et sœurs : « Tout le monde sait ce qu’est Trump et chacun a pu le constater pendant des décennies. » Personne, dit cet évangélique, n’illustre mieux la chair qu’il faut faire mourir sur la terre dont parle Paul dans sa lettre aux Colossiens (3, 5) : « l’immoralité sexuelle, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie ». Il n’y aurait donc pas d’excuse valable chez ces évangéliques de voter pour Trump….

….A moins de choisir de le soutenir coûte que coûte : Ainsi, pourquoi les États américains les plus pollués sont ceux qui votent pour les Républicains ? Pourquoi les citoyens directement confrontés à des désastres écologiques vont-ils voter Donald Trump, le candidat qui veut supprimer les régulations environnementales ? La sociologue Arlie Hochschild a mené l’enquête pendant cinq ans, sur les terres de Louisiane, un des États les plus pauvres et les plus conservateurs des États-Unis. Son ouvrage, Étrangers dans leur propre pays : Colère et deuil au sein de la droite américaine, est une plongée dans le monde des électeurs de Trump. Rencontre avec un « écologiste version Tea Party » : sa fierté blessée, ses contradictions, sa vision du monde et ses convictions antagonistes.

« Trump : messie politique pour les born again blancs » ? On dit que « les évangéliques soutiennent Donald Trump. Mais lesquels ? Analyse du sociologue et historien Sébastien Fath sur son blogue.

« Le moindre mal de l’un est rarement le moindre mal de l’autre » :
Mais tout choix électoral n’est pas si simple, vu qu’ « actuellement, aux Etats-Unis comme en France les campagnes électorales ont davantage tendance à semer la confusion dans l’esprit des électeurs indécis qu’à les éclairer. Au jeu des petites phrases, de la communication, du story telling, de la diabolisation de l’adversaire et des promesses qui n’engagent que ceux qui les croient les citoyens qui n’ont pas encore cédé aux démons de l’abstention sont le plus souvent désorientés. Certes, on n’a pas souvent le choix de voter pour un candidat dans lequel on croit vraiment et on se rabat souvent sur le moindre mal : après tout la politique n’est-elle pas l’art du possible ? Mais là encore, l’électeur déboussolé (…) est perplexe ». Quand nous discutons « avec des amis par ailleurs aussi sincères et instruits que (soi), nous aboutissons à des conclusions souvent très éloignées : le moindre mal de l’un est rarement le moindre mal de l’autre ». Réflexion d’un blogueur catholique, qui « prend le temps d’y penser ».

La clé serait-elle, face à l’Extrême-droite, « d’écouter, comprendre agir », plutôt que de flatter les bas instincts ? Le quotidien La Croix diffuse à tous ses abonnés un numéro de la Revue Projet, dirigée par les jésuites du CERAS, intitulé « Extrême-droite : écouter, comprendre agir ». La réalisation de ce numéro tiré à 100 000 exemplaires a été rendue possible par des dons recueillis dans le cadre d’un financement participatif (40 000 euros auraient été récoltés) et le soutien de dix mouvements catholiques : l’ Action catholique des Milieux Indépendants ; CCFD-Terre solidaire ; Chrétiens en Forum ; Délégation Catholique pour la Coopération ; Justice & Paix ; Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne ; Pax Christi ; Scouts et guides de France ; Secours catholique ; Semaines Sociales. Pourquoi un tel numéro ? Parce que , comme l’explique Jean Merckaert, rédacteur en chef de la Revue Projet, dans son éditorial, « les idées d’extrême droite ne cessent de progresser, en France, dans les discours et dans les urnes, y compris parmi les jeunes, les fonctionnaires, les femmes, les catholiques, voire chez les enfants d’immigrés, des catégories de population que l’on croyait, jusqu’ici, plus hermétiques. Ses idées sèment le trouble. Le Front national, défenseur des petits, vraiment ? Le phénomène interroge. De quoi est-il le symptôme ? Quelles réponses ? Si l’extrême droite est un leurre, les ingrédients qui font son succès sont bien là. S’il est nécessaire qu’au nom des valeurs humanistes ou évangéliques, des autorités morales et religieuses tracent des lignes rouges à l’attention des indécis, les condamnations seront vaines face au SOS lancé par nombre d’électeurs du FN. Car leur revendication première est existentielle. Exister. Être reconnus. Compter pour la société, et que la société compte sur eux ».
Découvrir quelques articles sur le site de la revue.

« La discipline positive » de Dieu

"Et tu reconnais, à la réflexion, que le SEIGNEUR ton Dieu faisait ton éducation comme un homme fait celle de son fils"(Deut.8v5).

« Et tu reconnais, à la réflexion, que le SEIGNEUR ton Dieu faisait ton éducation comme un homme fait celle de son fils »(Deut.8v5).

Proposer une étude biblique sur le sujet de la discipline, même « positive », n’est sans doute pas ce qui est le plus populaire. Néanmoins, une telle thématique me paraît garder toute sa pertinence en cette période d’été, où chacun est invité au relâchement, comme à « laisser son cerveau au placard ». Voici donc, en guise de réflexion et de méditation, avec quelques prolongements possibles :

Hébreux 12v7-13 : « C’est pour votre éducation que vous souffrez. C’est en fils que Dieu vous traite. Quel est, en effet, le fils que son père ne corrige pas ? Si vous êtes privés de la correction, dont tous ont leur part, alors vous êtes des bâtards et non des fils. Nous avons eu nos pères terrestres pour éducateurs, et nous nous en sommes bien trouvés ; n’allons-nous pas, à plus forte raison, nous soumettre au Père des esprits et recevoir de lui la vie ? Eux, en effet, c’était pour un temps, selon leurs impressions, qu’ils nous corrigeaient ; lui, c’est pour notre profit, en vue de nous communiquer sa sainteté. Toute correction, sur le moment, ne semble pas sujet de joie, mais de tristesse. Mais plus tard, elle produit chez ceux qu’elle a ainsi exercés un fruit de paix et de justice. Redressez donc les mains défaillantes et les genoux chancelants, et pour vos pieds, faites des pistes droites, afin que le boiteux ne s’estropie pas, mais plutôt qu’il guérisse »(TOB).

Deutéronome 8v2-5 : « Tu te souviendras de toute la route que le SEIGNEUR ton Dieu t’a fait parcourir depuis quarante ans dans le désert, afin de te mettre dans la pauvreté ; ainsi il t’éprouvait pour connaître ce qu’il y avait dans ton cœur et savoir si tu allais, oui ou non, observer ses commandements. Il t’a mis dans la pauvreté, il t’a fait avoir faim et il t’a donné à manger la manne(1) que ni toi ni tes pères ne connaissiez, pour te faire reconnaître que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais qu’il vit de tout ce qui sort de la bouche du SEIGNEUR. Ton manteau ne s’est pas usé sur toi, ton pied n’a pas enflé depuis quarante ans, et tu reconnais, à la réflexion, que le SEIGNEUR ton Dieu faisait ton éducation comme un homme fait celle de son fils« (TOB).

2 Samuel 7v12-15 : « Lorsque tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j’élèverai ta descendance après toi, celui qui sera issu de toi-même, et j’établirai fermement sa royauté. C’est lui qui bâtira une Maison pour mon Nom, et j’établirai à jamais son trône royal. Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils. S’il commet une faute, je le corrigerai en me servant d’hommes pour bâton et d’humains pour le frapper. Mais ma fidélité ne s’écartera point de lui…. » (TOB)

2 Timothée 4v1-5 : « Je t’adjure en présence de Dieu et du Christ Jésus, qui viendra juger les vivants et les morts, au nom de sa manifestation et de son Règne : proclame la Parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, menace, exhorte, toujours avec patience et souci d’enseigner. Viendra un temps, en effet, où certains ne supporteront plus la saine doctrine, mais, au gré de leurs propres désirs et l’oreille leur démangeant, s’entoureront de quantité de maîtres. Ils détourneront leurs oreilles de la vérité, vers les fables ils se retourneront. Mais toi cependant, sois sobre en toutes choses, supporte la souffrance, fais œuvre d’évangéliste, remplis ton ministère »(TOB).

Tite 2v11-12 : « Car elle s’est manifestée, la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux désirs de ce monde, pour que nous vivions dans le temps présent avec réserve[ou : sagesse], justice et piété »(TOB).

Prolongements :

  • « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son oeuvre », dit Jésus(Jean 4v34). « Dieu est amour », rappelle l’apôtre Jean (1 Jean 4v8). Dieu est « amour pour sa création et amour personnel pour chacun. Jésus dit que sa nourriture est de faire la volonté de Dieu. C’est sa joie, le moteur de sa vie, le but de son existence. Ce ne peut donc être ni pesant ni de l’ordre du devoir. Cela relève du désir, de l’élan de vie, de la relation aimante de celui qui se sait aimé. C’est un acte de vie que de faire la volonté de Dieu(…). Faire la volonté de Dieu est la réponse personnelle de chaque individu au dessein de Dieu(…). La volonté, le désir de Dieu ne peuvent en aucun cas être en contradiction avec nos désirs et nos aspirations les plus authentiques(…)car Dieu est créateur de ces désirs-là(….)Le désir est essentiel à la vie. Dans le désir est la vie ; en éteignant le désir, nous éteignons la vie. Il n’est pas possible de tuer, de nier, d’interdire le désir, sous peine d’être des morts-vivants. Mais nous ne pouvons pas non plus désirer n’importe quoi, n’importe comment, sous prétexte que l’essentiel est de nous faire plaisir, car alors nous allons vers la destruction »(D’après Simone PACOT. L’Evangélisation des profondeurs. Cerf, 2001. Epiphanie initiations, pp. 141-144).

 

  • « Dans la nouvelle école – « détruite en temps de paix » – à reconstruire, « il s’agit(…)d’accéder à toutes les disciplines(…)de transposition de la démesure en mesure(…). La maîtrise des passions, savamment conduite, permet tout simplement [à l’élève]de se rendre maître de lui-même[de se discipliner le corps et l’esprit], c’est à dire de s’avoir », conditions nécessaires, au préalable, « de l’accès possible aux savoirs[disciplinaires] »….Cette nouvelle école permettrait « à chacun, non de vivre ses passions[et d’avoir « tout, tout de suite »], comme le dit la publicité, mais de les rendre productives, autant pour lui que pour les autres »(D’après Dany-Robert DUFOUR. L’individu qui vient. Folio essais, 2015, pp.350-361)

 

  • A lire, encore : Jane NELSEN(Adapt. de Béatrice SABATE). La Discipline positive. Poche Marabout, 2014.

 

Bonnes lecture, étude et méditation !

 

Note :

(1)Laquelle manne « était comme de la graine de coriandre(…)blanc, avec un goût de beignets au miel »(Ex.16v31).

Foireux liens de mars (14): « choix de société, de vision du monde »

La question reste celle "des valeurs". Mais quelles "valeurs" ?

La question reste celle « des valeurs ». Mais quelles « valeurs » ?

De nouveaux « foireux liens », marqués par les attentats de Bruxelles et la fête de la Pâque, sans oublier une réflexion nécessaire sur nos visions du monde, face aux diverses crises actuelles :

1)Les Attentats de Bruxelles : paroles de chrétiens.

Revendiquées par l’État islamique, les attaques ravivent la douleur et la peur, quatre mois à peine après les attentats de Paris et après ceux de Turquie, du Mali, de Côte d’Ivoire. La rédaction de Réforme a donné la parole à des intellectuels protestants.

Voir notamment celle de F. Rognon, philosophe des religions : « il nous reste l’espérance chrétienne : non pas l’adaptation servile à une condition nouvelle de menaces permanentes, mais la traversée du danger, assurés que depuis les premières Pâques, le Christ nous précède, nous accompagne, nous porte ».

La première réaction du chrétien sera sans doute de prier, outre de manifester la compassion pour les victimes. Voici justement 10 sujets de prière à découvrir.

Mais « assez pleuré », réplique le blogueur Koztoujours, lequel en a « soupé des larmes(…) du pathos. Du compassionnel dans lequel on excelle. Assez de fournir aux terroristes et à leurs sympathisants le spectacle qu’ils espèrent, le tableau qu’ils attendent. Privons-les de la jouissance de ces scènes, même si cela suppose de faire violence à l’inclination sirupeuse de nos sociétés et de nos médias, de nous priver de l’auto-contemplation de notre statut de victimes – ultime collier d’immunité de notre époque. Aujourd’hui, c’est la colère qui prend la place. La colère, pas la haine. Mais la détermination(…) Il faut à tout cela une réponse policière, et si nous voulons bien dépasser les débats parlementaires insignifiants dans lesquels nous sommes englués, nous pourrions en débattre davantage. Mais il faut aussi une réponse politique, culturelle, intellectuelle, spirituelle, civilisationnelle ».

Et surtout, ne soyons pas dupes de « la stratégie de Daech pour miner l’Occident de l’intérieur » :  cet article publié dans « La Vie » a le mérite de rappeler que « la stratégie vis-à-vis des Occidentaux est la provocation : il s’agit de pousser leurs armées à intervenir sur le terrain. Le journaliste et ancien otage de Daech Nicolas Hénin raconte ainsi dans son livre Jihad Academy (Fayard) que la plupart des djihadistes de l’EI ont accueilli la nouvelle des bombardements occidentaux avec joie : pour eux, cela prouvait que la prophétie était en train de s’accomplir. Que faire alors pour contrer cette stratégie ? »

Dans le même esprit, Patrice de Plunkett analyse qu’avec les attentats de Bruxelles, « Daech fait encore un pas en avant…pour dresser les « communautés » les unes contre les autres » :

« De la part de Daech ce but fait partie d’une stratégie, celle de tous les terrorismes insurrectionnels : forcer deux populations à se séparer et s’affronter, en commençant par faire couler entre elles une rivière de sang. Atroce mais rationnel. Ce qui n’est pas rationnel, c’est de croire combattre Daech en appliquant la même logique de séparation et d’affrontement. Le vrai contreterrorisme n’est pas un « terrorisme contraire » mais le contraire du terrorisme. C’est ce que veut faire comprendre le général Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT en jargon militaire) dans sa tribune du 21 mars au Figaro : appelant à la « cohésion nationale », il constate que l’ennemi progresse auprès de jeunes Français par une « offre de valeurs » que l’on ne peut combattre que par « une offre supérieure » ; la juste riposte au mythe djihadiste serait de « prendre l’ascendant dans le champ immatériel » en « rassemblant autour de nos valeurs », écrit le CEMAT ». Reste à savoir ce que sont « nos valeurs » ?

Quel impact ont les attentats sur les enfants ? pense à questionner « La Croix », se souciant des « dégâts collatéraux » ou des « éclats de grenade » susceptibles de toucher les plus jeunes.

Puisque l’on parle des enfants, demandons-nous

2) Qui veut la peau des petites écoles et des pédagogies innovantes ? Rares mais indispensables, des écoles élémentaires à une, deux ou trois classes, mêlant des enfants de plusieurs niveaux et de tous âges, existent encore. Ces petites écoles constituent le dernier service public, le dernier lieu de vie et d’attractivité des villages où elles sont implantées. Elles affichent souvent de bons résultats scolaires. Là où les pédagogies y sont innovantes, les enfants apprennent solidarité et démocratie. Pourtant, l’Éducation nationale veut en réduire le nombre. Reportage sur Bastamag.

 

3) Quel avenir pour les classes médias au collège ?

Les « classes médias » sont proposées par le CLEMI (Centre de Liaison de l’Enseignement et des Médias d’Information) dans l’académie de Paris, depuis 2012, au collège (en 6e, 5e ou 4e), au lycée et au lycée professionnel ainsi qu’en UP2A (unité pédagogique pour élèves allophones arrivants). Ces cours optionnels s’inscrivent dans le temps scolaire, au rythme de 2h par semaine et sont pris en charge par deux enseignants volontaires (dont un documentaliste), avec le parrainage d’un journaliste professionnel. L’objectif est de donner aux élèves des outils pour analyser et comprendre le fonctionnement médias, mais aussi de leur permettre de maîtriser l’expression médiatique à travers la création d’un journal scolaire, d’un blog, d’une Web radio, d’une Web TV ou encore d’un profil sur un réseau social.

« Il est indispensable d’avoir un temps identifié pour éduquer aux médias, sinon cette éducation ne se fait pas, ou dans l’urgence, comme on a pu le voir après les attentats, explique Étienne Récamier, coordonnateur du CLEMI de l’académie de Paris. Pourtant, ces classes sont aujourd’hui menacées par la réforme du collège[en porte à faux avec la volonté ministérielle de « créer au moins un média par collège et par lycée »]qui entrera en vigueur en septembre 2016. À ce jour, on ne sait pas si elles seront maintenues. »

 

4)Accord Canopé-Amazon pour initier les profs à l’auto-édition : les éditeurs scolaires inquiets. A lire ici :

En effet, il n’y a pas que les librairies de quartier qui sont menacées par le géant, dont le crédo est de supprimer tout (corps) intermédiaire entre l’auteur(« producteur » ?) et le lecteur(« consommateur » ?) : En apparence Amazon prétend « démocratiser » l’édition en permettant à n’importe quel auteur de proposer son ebook à la vente sur sa plateforme. Mais avec pour conséquence de se substituer à l’édition traditionnelle, Amazon devenant alors tout à la fois éditeur, producteur, diffuseur et vendeur. Avec, au final, une position de monopole au sein de l’industrie culturelle ?

Pour l’anecdote, rapportée dans Le Monde Diplomatique (1), le journaliste allemand Günter Wallraff (auteur de « tête de turc ») raconte avoir lui-même tenté un bras de fer avec le mastodonte du commerce en ligne : « Quand j’ai découvert les conditions de travail de ses ouvriers, j’ai immédiatement appelé au boycott et demandé à mon éditeur de retirer mes livres du site. Cela lui a posé problème : Amazon représente 15 % de ses ventes. Après avoir débattu de l’idée, la maison d’édition s’est néanmoins alignée sur mon exigence. Mais, désormais, Amazon se fournit chez des grossistes pour continuer de vendre mes livres ! Et cela, je ne peux malheureusement pas l’empêcher. Je suis donc critiqué par des gens qui me disent : “Tu fais de beaux discours, mais tes livres continuent d’être vendus sur Amazon”… En réalité, on ne peut pas combattre cette entreprise individuellement. C’est une multinationale organisée selon une idéologie bien définie. Son système ne nous pose pas la simple question, neutre, de savoir si nous voulons ou non consommer sur son site Internet ; il nous pose des questions politiques : celles de notre choix de société. » Et celui de notre vision du monde.

 

5) « Le protestantisme interrogé par la décroissance » : c’est à lire dans « L’âge de faire », une publication écologiste.

Martin Kopp est l’un des artisans de la mobilisation des religions autour de la justice climatique. Il prépare une thèse intitulée « Croire et décroître ? La théologie protestante interrogée par la décroissance selon Serge Latouche ». Entretien. Propos recueillis par Lisa Giachino pour le journal L’âge de faire.

Extrait : Pourquoi lier un auteur athée, Serge Latouche, et la théologie protestante ?

Martin Kopp : Je pense qu’il y a deux portes d’entrée dans la critique de la société de croissance. La critique écologiste rationnelle est un jugement de fait : la croissance n’est pas soutenable. Serge Latouche, lui, a une approche culturaliste et philosophique. Il porte un jugement de valeur : la croissance n’est pas souhaitable. Pour lui, la critique écologiste ne vient qu’ajouter un caractère d’urgence. Il estime que notre imaginaire social est colonisé par l’économie et qu’il n’y aura pas de transition écologique tant que l’imaginaire ne sera pas le bon. Cette porte d’entrée peut être reprise par les religions : quelle est notre vision de l’être humain, notre représentation du monde, notre hiérarchie de valeurs ? Est-ce que nous ne devrions pas, en tant que chrétiens, être dans une critique décroissante ?

 

6) Pourquoi la réforme du code du travail met en péril la santé et la sécurité des salariés ? Une pertinente mise en garde dans « Bastamag » contre d’autres « dégats collatéraux », de nature à redonner du sens à « la culture d’honneur », qui consiste, selon Dieu, à donner plus à ceux qui ont moins, cf 1 Cor.12v24 :

Chaque jour, trois personnes meurent de leur travail en France : plus d’un millier de décès chaque année dont les trois quarts à cause d’un accident du travail souvent évitable ou d’une maladie professionnelle. Si la prise en compte de la santé et de la sécurité des salariés a progressé depuis trois décennies, et permis de sauver des vies, le projet de loi de la ministre du Travail Myriam El Khomri risque de réduire ces avancées sociales à néant. Les organisations du travail et les cadences pourront être durcies, le suivi médical affaibli, et les salariés fragilisés seront remerciés par un licenciement. Quand le gouvernement prône l’insécurité au travail…

« La vie d’un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d’un salarié. Il ne faut jamais l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties », expliquait le ministre de l’Économie Emmanuel Macron en janvier. Comme si les salariés, assurés d’un revenu en fin de mois et d’horaires de travail fixes, ne prenaient jamais de risques. Une petite phrase qui révèle une fois de plus l’ignorance totale du monde du travail et de ce qui s’y joue par une partie des dirigeants politiques, alors que le projet de réforme du Code du travail fait peser une menace sur la santé et la sécurité des salariés.

L’enquête à lire ici.

 

7) Nous voici en plein week-end de (la ) Pâque. Etes-vous prêts à « passer le cap » ?

L’occasion de nous souvenir que « Tout (a été) accompli » : à lire, sur TGC – Evangile 21, la sixième partie de la série « Les Derniers Jours de Jésus », publié par Desiring God pour la Semaine Sainte de 2014. Cette série est inspirée par le nouveau livre « The Final Days of Jesus » (« Les Derniers Jours de Jésus ») de Justin Taylor et Andreas Kostenberger.

Vendredi 3 avril 33. Le jour le plus sombre de l’histoire humaine – mais la plupart des humains n’en ont aucune idée. À Rome, Tibère s’occupe des nombreuses tâches qui incombent à un empereur. Partout, dans le monde habité, des enfants naissent, des gens mangent et boivent, se marient et sont donnés en mariage, font des affaires au marché, pilotent des navires marchands, sont engagés dans des batailles. Des enfants jouent, des vieilles femmes se livrent au commérage, des jeunes hommes à la convoitise, et des gens meurent. Mais aujourd’hui, une mort en particulier, brutale, horrible, la pire et la meilleure de toutes les morts humaines….

Mais cette fête est moins l’occasion de « fêter la mort du Seigneur » que Sa Résurrection. A ce sujet, « comment peut-on affirmer que Jésus est ressuscité? Jésus est ressuscité ! À l’approche de Pâques, il est bon de réaffirmer nos raisons de croire. Matthieu Giralt a résumé un article de Matt Perman, qui met en avant les preuves historiques de la résurrection de Jésus. Extrait :   « Si nous nions la résurrection, nous sommes devant 3 mystères inexplicables et nous devons alors donner une explication pour ces 3 faits. Mais si Christ est ressuscité, alors tous ces faits s’éclairent ».

 

Pour finir, un sujet dont il convient de dépasser le caractère polémique, pour aller plus loin dans la réflexion :

8) 400 entreprises menacent de boycotter l’État de Georgie, lit-on depuis le 29 février sur « 8ème étage », le site qui se fait fort de « différencier l’information de l’actualité ».
Une coalition de plus de 400 entreprises s’oppose ouvertement à un projet de « loi sur la liberté religieuse », aussi connu sous le nom de « First Amendment Defense Act » (FADA), que l’État de Géorgie pourrait très prochainement adopter d’ici le 3 mai.. Elles considèrent en effet qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une forme déguisée de discrimination envers les couples de personnes de même sexe. En réaction, plus de 400 entreprises opérant sur le territoire de Géorgie ont décidé de s’opposer ouvertement à cette « loi sur la liberté religieuse » et de s’engager en faveur d’un « traitement équitable de tous les Géorgiens et de leurs visiteurs ». Dans les rangs de la coalition, baptisée Georgia Prospers, un certain nombre de géants américains comme Coca-Cola, Delta ou encore Home Depot.
Les conséquences économiques de l’adoption d’une telle loi pourraient être catastrophiques pour la Géorgie. La chambre de commerce et l’office de tourisme de la ville d’Atlanta ont réalisé deux études indépendantes à ce sujet et estiment que les pertes potentielles pourraient s’élever à un voire deux milliards de dollars. Il existe déjà un précédent en la matière aux États-Unis. En Indiana, un projet de loi similaire a coûté plus de 60 millions de dollars à l’État (environ 55 millions d’euros), et ce avant même son adoption, rapporte l’agence AP.
Récemment, j’apprends encore que Disney et Marvel menacent de ne plus tourner dans cet état, pour les mêmes raisons(2).
Qui l’emportera ? Le souci des « valeurs »…ou celui des « valeurs » ? Les Evangéliques boycotteront-ils à leur tour Disney et Marvel ? (Ce qui leur permettrait de proposer d’autres films d’autres origines et non exclusivement anglophones à leurs enfants…)
Mais au-delà du débat sur ce sujet épineux(reste à décrypter dans le détail le contenu et les conséquences d’une telle loi, même si l’on croit au modèle biblique du mariage), il est aussi intéressant de s’interroger sur le poids économique des entreprises privées, lesquelles sont susceptibles de « peser » sur les décisions politiques, influençant le processus législatif – l’intérêt privé et financier l’emportant sur « le bien commun ». Nous avons ici un cas de « liberté de conscience », de nature à télescoper une question de « discrimination ». Ailleurs, « le chantage économique » peut concerner un refus de normes d’hygiène/santé publique ou environnementales….

 

Sur ce, bon WE !

 

 

Notes : 

(1) Le même « Monde diplomatique » rappelle que « pour la seule année 2012, l’Association des libraires américains (American Booksellers Association, ABA) évaluait à quarante-deux mille le nombre d’emplois anéantis par Amazon dans le secteur : 10 millions de dollars de chiffre d’affaires pour la multinationale représenteraient trente-trois suppressions d’emplois dans la librairie de proximité ».

(2) Voir sur http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Disney-Marvel-et-AMC-boycottent-la-Georgie-a-cause-d-une-loi-anti-LGBT ; http://www.theguardian.com/film/2016/mar/23/disney-marvel-georgia-religious-liberty-bill-boycott

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensemble, les Pères, Priez pour l’Education et l’Ecole

L'éducation, cela concerne aussi les hommes, et les pères.

L’éducation, cela concerne aussi les hommes, et les pères.

Vous les pères, et de manière générale, nous les hommes. Et ce, au nom de « l’Eternel des Armées », ce « Héros qui sauve » ! Ce Père, qui nous aime et nous éduque !(Deut.8) Et au nom du Seigneur Jésus-Christ, le Maître qui enseigne.

– Parce que nous, les « mâles »(« Zakhar »), sommes ceux « qui se souviennent » et « qui transmettent » à la génération suivante ce qui leur a été confié.

– Parce que l’homme, époux et père, est un sacrificateur dans sa maison.

– Parce qu’il y a un enjeu de vie ou de mort, liant l’enfant et l’éducation.

– Parce que l’enfant connaît trois lieux d’influences : l’Ecole, la Famille, l’Eglise….plus un quatrième et un cinquième. Où et avec qui passe-t-il le plus de temps ? Et quand vous vous retrouvez tous « en famille », à la maison, l’enfant est-il vraiment « là », avec vous ? « Il y a plusieurs demeures(ou plusieurs pièces) dans la maison (du) Père », dit Jésus (Jean 14v2). Et aucune ne devrait être étanche. Peut-on circuler de l’une à l’autre, de manière interdépendante ? La famille vit-elle vraiment « ensemble » ?
A moins que les uns et les autres ne soient chacun dans son coin ou sur son écran ?

Parce que si ce n’est pas le père qui enseigne et éduque l’enfant, ce seront ses paires. Lesquels se « ressourcent » via les jeux vidéo, la télévision, internet…

Ensemble, les Pères, les hommes ! Prions et intercédons pour l’Education et l’Ecole, ce week-end ! Main dans la main avec nos épouses et les sœurs de notre église. Car nous sommes concernés. Nous sommes tous concernés.

Ce soir : « Ensemble, Prions pour l’Education et l’Ecole », et notamment contre « la pub pour enfants »

La pub pour enfants passera-t-elle par nos députés et sénateurs ? Encourageons toute bonne initiative contre le "formatage publicitaire" des (très) jeunes cerveaux" !

La pub pour enfants passera-t-elle par nos députés et sénateurs ? Encourageons toute bonne initiative contre le « formatage publicitaire » des (très) jeunes cerveaux » !

Dans le prolongement de cette précédente exhortation, nous vous invitons à nouveau à prier et intercéder, ce soir, pour l’ Education et l’Ecole, enjeu fondamental pour notre temps. Ce qui était vrai hier l’est toujours tout autant pour aujourd’hui.
Parmi les thématiques, nous proposons, dans cet ordre : les besoins des familles – à ce sujet, voici une parole de Jésus-Christ pour eux : « ne crains pas, crois seulement »(Marc 5v36), des élèves/étudiants, des professeurs et éducateurs ; l’école publique et privée ; la politique éducative de notre pays ; les projets d’alternatives éducatives(y compris scolaires)chrétiennes, tout événement faisant la promotion d’une éducation fondée et centrée sur Jésus-Christ et la Bible. Et, en guise d’antidote à tout cloisonnement, pour l’unité des différents acteurs du domaine éducatif (« la corde à trois brins » : « Famille, Ecole, Eglise »- tous trois complémentaires dans le domaine éducatif), comme pour l’unité des différentes œuvres éducatives.
Sans oublier d’encourager, par l’intercession, toutes « les bonnes initiatives » parlementaires dans les domaines de l’éducation.

Par exemple, ce qui concerne « la pub pour enfants ».
A ce sujet, je vous renvoie à cette note de blogue du journaliste catholique Patrice de Plunkett, qui se réjouit d’une « bonne surprise hier soir[15/01] pour les écologistes à l’Assemblée nationale. La proposition de loi du sénateur Europe Ecologie-Les Verts André Gattolin visant à supprimer la pub des programmes pour enfants sur la télévision publique à l’horizon 2018 a été adoptée. Elle l’avait déjà été au Sénat ». Pour le sénateur des Hauts-de-Seine, qui « s’attendait pourtant à un tout autre résultat », « c’est un joli coup : « Plus qu’une victoire politique, c’est une victoire sociétale car nous avons reposé ce débat. Ça répond à une attente forte de l’opinion. Même si (sa) loi ne passe pas, il serait vraiment très difficile de ne pas faire quelque chose dans les trois années à venir », selon le sénateur EELV(….)
Sur le fond, les raisons d’appliquer la mesure sont pourtant nombreuses. « L’enjeu ultime de cette bataille politique », au-delà d’un simple argument « comptable » ou économique, est de « limiter strictement les effets de la publicité, notamment en matière d’obésité. Une question de santé publique, d’autant plus cruciale qu’avec « 8,3 millions de jeunes de 4 à 14 ans, la France est aujourd’hui le principal marché « enfants » pour les annonceurs publicitaires à la télévision devant le Royaume-Uni et l’Allemagne », précisent les auteurs de cette proposition de loi »(cf La Croix). D’autre part, André Gattolin, père « de cinq enfants de tous les âges », est bien placé pour savoir « comment un enfant ne fait pas la différence entre un contenu publicitaire et un programme normal. C’est sympa et ludique (…) mais on les leurre beaucoup. On les incite aussi au grignotage ». Mais la ministre de la culture Fleur Pellerin n’entend pas lâcher l’affaire : « Le vote de ce soir ne clôt pas le débat », a-t-elle ensuite prévenu par communiqué : « je continuerai à me battre pour conforter les moyens et l’indépendance du service public de l’audiovisuel ».
Bref, vigilance constante ! Car, comme le commente Patrice de Plunkett, « le formatage publicitaire des cerveaux enfantins doit être combattu. L’honneur des politiques serait de le combattre. Certains osent le faire ? Merci à eux ». Encourageons-les.

 

Faut-il supprimer la pub pour enfants ? Reportage de Mounir Soussi, sur Public Sénat

Faut-il supprimer la pub pour enfants ? Reportage de Mounir Soussi, sur Public Sénat

Suivre le dossier législatif sur le site du Sénat (Voir aussi ce reportage sur Public Sénat)
En parallèle, voici un exemple de Fiche pédagogique proposé pour les 4-8 ans, dans le cadre de la 13ème semaine des médias à l’école, en Suisse romande(7-11 mars 2016). Voir sur l’excellent site e-media.ch « Choco Leo ou comment on emballe nos enfants »
Les arguments marketing sont peu discutés en famille ou à l’école. Or, c’est en prenant conscience des stratégies publicitaires que l’enfant développe un avis critique.
Et encore sur le site Habilomedia : « comment les spécialistes marketing ciblent les enfants ».

Le savais-tu ? Tu es « libre de le dire à l’école » !

Libre de le dire à l'école ? Sérieux ?? Si je l'avais lu plus tôt...!

Libre de le dire à l’école ? Sérieux ?? Si je l’avais lu plus tôt…!

« Libre de le dire », parce que tu es déjà libre de le croire….

 

« Libre de le dire à l’école » vient de sortir. C’est un petit livre bienvenu, qui nous invite à réfléchir sur la liberté de  conscience et à son libre exercice(comme à son bon usage), particulièrement dans un contexte qui lui semble peu évident et bien peu favorable, de prime abord. L’enjeu restant le « bien vivre ensemble ».

L’ouvrage est un « manuel » (à avoir toujours à la main) qui se veut « pratique » : pratique dans son format, il peut tenir dans la poche. Il est aussi pratique dans sa finalité et peut être utilisé à des fins « pédagogiques ». Sa mise en page est claire et sobre, sans couleur. Le texte figure dans des bulles qui se répondent, comme pour évoquer le dialogue, l’échange ou la discussion.

Il rappelle qu’ « en France, l’école publique est laïque et accueille ainsi des élèves et des parents de convictions très diverses, en toute neutralité. Toutefois, si l’école est laïque, ses usagers [et non « clients »] ne le sont pas. Leurs convictions, de toutes natures, ne restent pas à la maison », et ils sont « libres de les dire à l’école ». Mais comment alors exercer la liberté de conscience et d’expression ?

Le livre informe parent et enfant, mais aussi-accessoirement-enseignants [ce qui les concerne sera traité plus en détail dans « liberté de le dire au travail ». Même éditeur, même collection. Parution prévue pour début 2015] sur leurs droits et devoirs en matière de liberté de conscience, de croyance, et d’expression dans le cadre de l’école publique et laïque française. Mais aussi sur la liberté d’éducation, pour les parents. Il est important de souligner (car on peut vite l’oublier) que le livre, bien qu’édité par un éditeur chrétien (évangélique), s’adresse à tout parent et enfant, de croyances et convictions diverses.

Sa force tient dans les différentes citations de textes de loi, auxquels il se réfère : articles de la déclaration universelle des droits de l’homme du 10/12/1948 (art. 18, 19, 26-3), du code français de l’Education (art. L. 141-2, L.131-1 à L.131-12, R. 131-1 à R.131-10), de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales(protocole 1, 20 mars 1952-art. 2) ; de la convention internationale des droits de l’enfant du 20/11/1989 (Art. 14), de la charte de la laïcité à l’école du 06/09/13(son point 3)-avec un rappel succinct de ce qu’est et de ce qu’elle n’est pas ; rappel de déclarations de la Cour européenne des droits de l’homme(07/12/1976, 29/06/2007, 25/05/2000, 17/06/2004, 13/09/2001)comme quoi « dans l’établissement du contenu des enseignements, il est interdit à l’Etat de poursuivre « un but d’endoctrinement des enfants…contraire à la liberté de conscience des enfants et des parents » ; et enfin la loi du 15/03 2004(et la circulaire du 18/05) sur le port de signes religieux à l’école.

Le livre invite à l’équilibre, au respect et au dialogue : il rappelle ainsi les droits (et devoirs) des parents- notamment que ces derniers sont les premiers éducateurs de leur enfant (et « ses racines »), et que « la famille est le premier terrain d’apprentissage et d’éducation ». Concernant les droits des enfants, ceux-ci « disposent de la liberté de pensée, de conscience et de religion » : ils sont libres de croire et de le dire à l’école. Il est ainsi bon de savoir que « la cour de récréation n’est pas soumise à la censure » et que, en vertu de la liberté d’expression, les enfants sont libres de parler de leurs convictions à leurs camarades, comme ils sont libres d’en parler en classe. Il est aussi rappelé que la Bible ou le Coran sont au programme de Français en 6e et sont étudiés en tant que « textes fondateurs ». On sera peut-être plus surpris d’apprendre qu’il est possible de prier à l’école, dans certaines limites (dans la mesure où la prière reste discrète- intérieure, personnelle ou en petits groupes-non imposée et ne troublant pas l’ordre public), ou de porter « un signe religieux discret » à l’école (cf circulaire N° 2004-084 du 18 mai 2004 du MEN).

Il est aussi rappelé que les élèves étant « des usagers de l’école publique, les parents en respectent aussi les règles ». L’exercice de « la liberté de dire ou de manifester ce que l’on croit à l’école » sera donc nécessairement limité, « dans le but de préserver la liberté d’autrui, la neutralité scolaire et l’ordre public », et à condition que l’expression et le partage de convictions ne s’apparentent pas à du prosélytisme, ou n’entraînent pas le refus d’un enseignement. Les principes de la laïcité-et de ce qui est censé être leur usage-sont aussi rappelés, avec l’exigence de neutralité religieuse et idéologique pour l’école laïque.

L’ouvrage contient également, outre des témoignages (« paroles de parents »), un « spécial parents », avec 5 clés(s’impliquer dans l’éducation de son enfant, s’informer sur ce que vit et apprend son enfant à l’école, dialoguer avec son enfant et avec ses enseignants, s’associer avec d’autres parents et d’autres associations qui veillent à l’intérêt de l’enfant, s’exprimer dans le respect de la liberté) ; mais aussi un spécial « élèves de primaire », et un spécial « élèves du secondaire »(de la 6e à la terminale, un test du « vrai ou faux »)

 

Bref, l’ouvrage est clair, facile à lire, utile et pertinent. Il est bon de le faire connaître, et surtout, de le lire ensemble.

Quelques remarques de fond et de forme : l’ouvrage est certes un collectif, émanant du CNEF, mais il me paraît manquer une mention d’auteurs, avec leurs noms et qualités.

La structure du livre n’est pas évidente de prime abord. Un plan clair avec sommaire, ainsi qu’un index et un récapitulatif des différents textes de loi ou de référence cités, auraient été les bienvenus. De même, l’on aurait apprécié une partie plus conséquente sur les modalités de mise en œuvre et sur les défis (qui restent de taille) que posent la mise en pratique des principes posés. Sans cela, le contenu (même reposant sur un rappel bienvenu et pertinent de textes de loi) risque de rester idéalisé et paradoxalement théorique, malgré l’aspect pratique du livre.

La partie sur l’école privée-réduite à la seule « sous contrat »-aurait pu être plus étoffée. Et si l’on veut chipoter un peu, la couverture ne reflète pas tellement « la diversité des croyances » évoquée dans le livre. Mais cela reste un détail.

Les limites signalées, relatives au contenu, tiennent au format de la collection (64 pages). Ceci dit, l’ouvrage devrait susciter pas mal de questions et me paraît constituer un utile et pertinent travail préparatoire sur le sujet, de nature à être complété par d’autres études ou ouvrages plus détaillés et approfondis.

Mais l’essentiel à ne pas oublier, me paraît être ceci : l’esprit avec lequel l’on manifestera sa liberté « de le dire à l’école », qui, rappelons-le, n’est pas une fin en soi, ni un prétexte pour dominer ou chercher une forme de pouvoir, dans un « esprit de revanche ». La finalité étant, me semble-t-il, de témoigner ou de rendre visible le fruit de nos croyances et convictions. Le chrétien que je suis dira aussi, à destination d’autres chrétiens, que notre finalité est de « donner à voir » la personne de Jésus-Christ dans la manière d’exercer notre liberté et nos droits, tout en respectant nos devoirs, et d’être ainsi « sel et lumière de la terre » (Matt. 5v13-16 ; cf Gal.5v13-15, 1 Pie.3v8-17).

 

Collectif(CNEF). Libre de le dire à l’école : parent et enfants. Ecole maternelle et primaire, collège, lycée. BLF éditions, 2014(collection « libre de le dire »), 64 pages. 4,90 euros