« Mieux vaut être une brute, un persécuteur, un harceleur, un violeur, qu’un rapporteur »

« Ce moment gênant où la délation s’appelle parole libérée », disent les uns… « On parle, ça ne va pas, on ne parle pas, ça ne va pas, on parle tout de suite, ça ne va pas, on parle plus tard, ça ne va pas non plus, on cite les noms ça ne va pas, on ne les cite pas ça ne va pas non plus », rétorquent les autres.

#Balancetonporc aurait été « Balance ton Juif » en d’autres temps, assène Eric Zemmour. Fermez le ban », analyse  fort pertinemment Phylloscopus, naturaliste catholique et blogueur.

Lequel souligne « ce moment gênant où dénoncer une agression sans citer de nom devient de la délation.

Et comme tout va très vite, ce mercredi a été atteint le moment gênant où porter plainte pour un délit ou un crime subi devient de la délation – alors déjà que d’effrayantes statistiques montrent que la voie légale est un chemin semé d’embûches qui n’aboutit que dans 5% des cas. On imagine d’ailleurs l’état d’esprit de la victime hésitante à qui l’on a généreusement rappelé que sa démarche n’était pas fondamentalement différente de celle d’un mouchard vichyste.

Quelle différence après tout, quoi, c’est vrai.

Dès l’école primaire on nous l’apprend : quand le souffre-douleur de la classe, celui qui se fait cogner dessus à chaque récré, voler ou détériorer ses affaires dès qu’il a le dos tourné, a le front de se plaindre aux adultes, il est généralement renvoyé dans ses vingt-deux avec ce commentaire : « j’aime pas les petits rapporte-paquets » (….).

Troublante injonction contradictoire : l’autorité même vous enseigne que tant pis pour vous, si vous ne savez pas vous faire justice vous-même, et discrètement ; que le dépositaire de la violence légitime et de la loi, finalement, préfère livrer le faible à l’injustice, parce que dénoncer, c’est le mal absolu.

Mieux vaut être une brute, un persécuteur, un harceleur, un violeur, qu’un rapporteur.

(…) Dénoncer, c’est mal. C’est lâche, c’est faible. Perpétuelle injonction rabâchée par des générations de brutes pour fonder leur pouvoir sur leurs victimes. C’est facile d’être courageux quand on est sûr d’être le plus fort.

Curieusement, pour moi, ça serait plutôt la définition même de la lâcheté.

Comment en arrive-t-on là ? »

La suite de la réflexion à lire sur le blogue de Phylloscopus.

Sous un autre angle : “Parler de harcèlement sexuel ne peut être salutaire que si c’est suivi d’effets“. Interrogée par La Vie, la religieuse dominicaine Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref), qui accompagne depuis longtemps des victimes d’abus sexuels estime que  « La prise en parole n’est pas salutaire en elle-même, elle ne l’est que si elle est suivie d’effets. C’est-à-dire, en premier lieu, une prise de conscience globale de la population sur ces méfaits ou ces crimes. Une sorte de révolte morale dans les transports en commun, dans les entreprises, dans la vie réelle. On peut aussi agir sur l’encadrement juridique. Mais la loi sera toujours insatisfaisante si elle n’est pas accompagnée d’un changement de comportement dans les relations humaines ».

Voir aussi : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/10/16/01016-20171016ARTFIG00299-le-hashtag-balancetonporc-pousse-des-hommes-a-s-interroger-sur-leur-attitude.php

 

 

Publicités

Leurs profits valent-ils mieux que sa vie ou verra-t-il le bout du « Tunnel » ?

« Tunnel », un film coréen(du sud) qui nous interpelle sur ce qu’est « être » et « rester humain » dans des situations extrêmes, et sur ce que « vaut » un homme, face à des impératifs économiques…

Critique du film de Kim Seong-hun (Corée du Sud, 2016)

Vous cherchez une bonne idée de film à voir entre amis, ou pourquoi pas, pour un bon « ciné-débat » dans le cadre de votre église locale ou votre paroisse, mais vous ne savez pas quoi. Ne cherchez plus, vous avez trouvé : voici « Tunnel », un excellent film coréen (du sud), vu ces dernières semaines et qui est un gros succès au box-office dans ce pays.

La trame est simple : un tunnel flambant neuf reliant Séoul à Hado s’effondre subitement sur Jung-soo, un jeune père de famille lambda rentrant chez lui en voiture pour l’anniversaire de sa fille. L’homme survit à la catastrophe mais reste coincé sous les décombres, connecté au reste du monde par la radio de sa voiture et son téléphone portable dont la batterie peut lâcher d’un moment à l’autre. Impuissant, avec deux petites bouteilles d’eau et un gâteau, il ne peut qu’attendre et suivre les conseils de survie donnés par les secours, dont l’organisation s’étale sur plusieurs semaines. En parallèle, nous assistons également aux débats qui agitent famille, médias et politiques, sur ce qu’il convient de faire, pesant le « pour et le contre », entre les moyens hors normes mobilisés et les chances réelles de le sauver. Le suspens est réel : l’homme survivra-t-il ? Sera-t-il même sauvé ? Ou périra-t-il à cause des (classiques) risques géologiques du terrain, prêt à s’effondrer à nouveau ou…..pour causes (bien plus réelles encore) d’abandon, de bêtise ou d’incompétence des sauveteurs ? La mise en scène et le mélange de genres (du drame au thriller, en passant par la comédie, et la critique sociale) contribue à entretenir la tension dramatique du film, lequel reste toutefois limité sur ses enjeux psychologiques.

Heureusement, sa force est ailleurs : le réalisateur, Kim Seong-hun, nous propose un efficace détournement (et une actualisation) de genre, celui du film-catastrophe. Déjà dans le rythme et la structure : « Quand on pense à un film catastrophe typique, on a plutôt une histoire qui se développe en crescendo. Au début, on sent qu’il va se passer quelque chose, puis la situation éclate. Moi j’avais envie de prendre les choses complètement à l’envers, c’est-à-dire que dès le départ on voit la catastrophe, et derrière on voit comment cette situation va être dénouée », explique le réalisateur (1).

Plus intéressant encore, il ne manque pas d’inclure dans son film des problématiques sociales et sociétales, révélatrices des faiblesses de la société coréenne contemporaine : développement économique et équipement en infrastructure « en marche » forcée de la Corée du Sud, considérant les règles de sécurité comme « des entraves » et avec pour seule logique la compétitivité à tout prix ; compromission entre les chaebols – conglomérats- et les bureaucrates, dysfonctionnement administratif, opportunisme politique, omniprésence d’un système médiatique en recherche permanente de « scoops ». L’histoire n’est pas sans rappeler certaines catastrophes (qui ne sont pas de l’ordre de la fiction) pouvant être perçues comme les conséquences des excès du rapide développement économique de la Corée du Sud, tel le naufrage du ferry Sewol en 2014 au large de l’île de Jindo, qui avait fait 304 victimes dont une majorité de lycéens. Comme le souligne Kim Seong-hun, « Tunnel a été tourné quand a eu lieu cette terrible tragédie. On ne peut nier une certaine influence de ces événements, et je pense que de manière consciente et inconsciente, ils ont trouvé un certain écho dans l’histoire de mon film ».

Non dénué d’humour, « Tunnel » n’oublie pas non plus de s’interroger et de nous interpeller sur ce qu’est « être » et « rester » humain dans des situations extrêmes, et sur ce que « vaut » un homme, face à des impératifs économiques. On citera en guise d’illustration la très belle scène du partage d’un peu d’eau avec une autre personne ensevelie, alors que chaque goutte compte dans la longue attente de l’arrivée des secours.

« Bien plus, même les membres du corps qui paraissent les plus faibles sont nécessaires, et ceux que nous tenons pour les moins honorables, c’est à eux que nous faisons le plus d’honneur. Moins ils sont décents, plus décemment nous les traitons : ceux qui sont décents n’ont pas besoin de ces égards. Mais Dieu a composé le corps en donnant plus d’honneur à ce qui en manque, afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient un commun souci les uns des autres » (1 Cor.12v22-25)

Questions débat pour aller plus loin :

Jésus nous dit que « l’on ne peut servir Dieu et Mammon » – c’est à dire l’argent (Matt.6v24). Sous cet éclairage, le capitalisme libéral est-il un simple système économique ou une religion ? Dans quelle mesure a-t-il envahi nos espaces ? Et si c’est une religion, quels sacrifices demande-t-elle ?

Que penser de cette « rentabilité » selon Dieu, d’après Luc 15v4-7, Ezech.34v16 et Jean 10v11-13 ?

 

En bref :

Tunnel, un film de Kim Seong-hun (Corée du Sud, 2016)

Scénario : Kim Seong-hun. D’après : le roman Tunnel de So Jae-won

Avec Ha Jung-woo (Jung-soo), Bae Doona (Se-hyun), Oh Dal-Su (Dae-kyoung)

Date de sortie en salles : 3 mai 2017

Durée : 2h06

Prix du Jury et le Prix du Public au Festival du Cinéma de Valenciennes.

Bande annonce :

Notes :

(1) Voir ce document de synthèse sur le film, avec une interview du réalisateur.

 

 

 

Pour qui te lèves-tu, le matin ?

"Pratiquer", c'est avant tout appliquer la parole qui nous intime de faire de la prière notre première activité ["Dieu, le premier servi"], bien avant le travail. Nous avons malheureusement inversé les valeurs ; nous avons fait du travail notre valeur suprême, la source de notre vie". Source : rawpixel

« Pratiquer », c’est avant tout appliquer la parole qui nous intime de faire de la prière notre première activité [« Dieu, le premier servi »], bien avant le travail. Nous avons malheureusement inversé les valeurs….. »
Source : rawpixel

Êtes-vous un « pratiquant » ? Un « chrétien pratiquant » ? Qu’entendez-vous par là ?

Voici ce que Jésus peut nous apprendre à ce sujet :  Tandis que les foules se rassemblaient pour écouter son message, (Il) « se tenait retiré dans les déserts et priait » (Luc 5v16). La prière était sa priorité, même quand ses journées étaient chargées. Même dans les moments de grande occupation, il se levait « bien avant le jour » et s’en allait prier « dans les lieux déserts » (Marc 1v35). Lui qui portait pourtant les franges rituelles juives n’allait pas prier dans les synagogues : quand il s’y rendait, c’était pour prêcher (1).

Alors, « pratiquer » ? « Pratiquer », c’est avant tout appliquer la parole qui nous intime de faire de la prière notre première activité [de sorte que Dieu « soit le premier servi », à notre réveil], bien avant le travail. Nous avons malheureusement inversé les valeurs ; nous avons fait du travail notre valeur suprême, la source de notre vie. Le « chrétien pratiquant » est-il celui qui glisse, entre ses occupations, une petite demi-heure[une heure, deux heures, tout au plus, et encore, s’il ne regarde pas tout le temps son smartphone pendant le service !]pour assister à une messe [ou à un culte] et s’estime ensuite « quitte » de ses « devoirs religieux » ?(1) Une drôle façon de considérer « la pratique », non ?

Et vous ? Comment considérez-vous « la pratique »(religieuse)  ? « Qui est le premier servi », au commencement de votre journée ?

 

Note :

(1) Delpech, Michel. J’ai osé Dieu. Points seuil, 2015, pp 94-95.

Ce qui n’intéresse pas Dieu, et ce qui l’intéresse….

« Notre Seigneur est grand et plein de force ; son intelligence est infinie »(Ps.147v5), Lui qui a « mis le sable comme limite à la mer, frontière définitive qu’elle ne passera pas ?
Elle bouillonne mais reste impuissante, ses vagues peuvent mugir, elles ne la passeront pas »(Jer.5v22).

« Il n’apprécie pas les prouesses du cheval,
il ne s’intéresse pas aux muscles de l’homme.
Mais le SEIGNEUR s’intéresse à ceux qui le craignent,
à ceux qui espèrent en sa fidélité » (Ps.147v10-11)

« Tout a, ou bien un prix ou bien une dignité »

Ce qui est digne "ne peut être soutenu que collectivement, de façon que soit défendue cette zone transcendantale renvoyant à ce qui n’a pas de prix, mais une dignité" : par exemple, la vie d’un enfant, son éducation...

Ce qui est digne « ne peut être soutenu que collectivement, de façon que soit défendue cette zone transcendantale renvoyant à ce qui n’a pas de prix, mais une dignité » : par exemple, la vie d’un enfant, son éducation…

La citation du Week-end, et ce n’est pas un « poisson d’avril » !

 

« Tout a, ou bien un prix ou bien une dignité. On peut remplacer ce qui a un prix par son équivalent ; en revanche, ce qui n’a pas de prix, et donc pas d’équivalent, c’est ce qui possède une dignité », affirme Kant(1), philosophe du XVIIIe siècle, dans ses « Fondements de la métaphysique des mœurs »(1785).

En clair, « ce qui a un prix » (marchand) est la « valeur » d’échange d’un objet : une voiture, un téléphone ou un ordinateur portable…. Lesquelles valent « tant » en euros ou en dollars, par exemple. Et c’est l’échange des biens qui transforme ceux-ci en marchandises.

Jusqu’à quel point réduisons-nous l’autre à l’état de « marchandises » ?

Or, un enfant, comme son éducation ou sa santé, par exemple, cela n’a pas de prix. L’un et l’autre ne sont pas des « moyens », nous permettant d’atteindre un but personnel, mais sont « une fin » en eux-mêmes, c’est-à-dire qu’ils ont une valeur pour eux-mêmes.

Relevons l’ambigüité (ou la confusion) qui règne autour du terme de « valeur », au sens à la fois « éthique »/« moral » et « boursier ».  Mais si nous considérons que « l’éducation » n’a « pas de prix », nous estimons (sic) qu’ « elle a un coût », ramenant encore le débat sur le terrain purement économique. La place exclusive donnée aux valeurs purement marchandes (de même que la question du coût ou la logique comptable-ne parlons pas de cette idéologie économique qui voudrait mettre les écoles en situation de « concurrence » les unes contre les autres) nous empêcherait-elle de discerner ce qui est fondamental et vital, ce qui est « une question de vie ou de mort » ?

Il importe donc de distinguer le moyen (ce qui a un prix et pouvant être remplacé par un autre moyen de prix équivalent), de la fin (ce qui a une valeur pour lui-même) : il s’agit là d’une invitation à dépasser une logique purement pragmatique, comme à préserver ce qui est  « non négociable », échappant au secteur exclusivement marchand.

Pour Dany-Robert Dufour, « ce principe de dignité ne peut être soutenu que collectivement, de façon que soit défendue cette zone transcendantale renvoyant à ce qui n’a pas de prix, mais une dignité » : encore une fois, la vie d’un enfant, son éducation….« Face à la loi égoïste de la maximisation des intérêts personnels, la loi altruiste[ou de l’amour, dirai-je] « m’oblige à considérer l’autre, non comme un moyen pour réaliser mes fins, mais comme une fin en lui-même »(Dany-Robert Dufour, IN « L’individu qui vient…après le libéralisme ». Folio essais, 2016, p 58)

Le 7ème Salon de l'Education Chrétienne vous invite à réfléchir et à échanger autour de "l'éducation véritable" du vendredi 15 avril au dimanche 17 avril 2016

Le 7ème Salon de l’Education Chrétienne vous invite à réfléchir et à échanger autour de « l’éducation véritable » du vendredi 15 avril au dimanche 17 avril 2016

C’est aussi « collectivement », ensemble, que nous pourrons réfléchir à ce qui est « véritable » et non pas (uniquement) « comptable », relatif à l’éducation : il s’agit bien d’un enjeu « de vie ou de mort » ! C’est dans cette perspective que nous vous invitons à participer au 7ème Salon de l’Education chrétienne, qui aura lieu prochainement en région parisienne : toute personne interpellée, qui a ou aura une responsabilité éducative ou instructive au sein de la famille, l’école ou l’église, est la bienvenue !

Ouverture au public, le vendredi 15 avril à 19h00, avec une soirée artistique. Suivi de la journée du samedi 16 avril, riche en enseignements-plénières, table ronde, ateliers- et en rencontres potentielles avec les orateurs, intervenants, exposants. Sans oublier les animations pour enfants, avec un concours BD gratuit. Clôture avec le culte spécial « éducation », le dimanche matin 17 avril. En savoir plus sur le détail du programme. Inscriptions recommandées ici.

Venez en famille soutenir et recevoir ! Invitez vos amis et ne manquez pas de relayer cet événement autour de vous !

 

PS : ce blogue se met en pause à partir d’aujourd’hui, pendant tout le mois d’Avril. Retour prévu début mai. Profitez-en pour lire et relire les anciens billets !(2)

 

 

Notes :

(1) Bien avant lui, Dieu se révèle comme Celui qui rend l’honneur(ou de la dignité) perdu : Ps.91v15(BFC). Il « a composé le corps(de Christ) en donnant plus d’honneur à ce qui en manque, afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient un commun souci les uns des autres »(1 Cor.12v24-25. Colombe).

En 1 Cor.1v27-28, Il choisit « ce qui est faible dans le monde, pour confondre ce qui est fort » ; et choisit « ce qui dans le monde est vil et méprisé, ce qui n’est pas », pour « réduire à rien ce qui est, afin qu’aucune créature ne puisse tirer quelque fierté devant (Lui) ».

Enfin, Dieu révèle au peuple d’Israël Sa conception des « valeurs », en Deut.7v7-8 : « Si le Seigneur s’est attaché à vous », leur dit-il, « et s’il vous a choisis, ce n’est pas que vous soyez le plus nombreux de tous les peuples, car vous êtes le moindre de tous les peuples. Mais si le Seigneur, d’une main forte, vous a fait sortir et vous a rachetés de la maison de servitude, de la main du Pharaon, roi d’Egypte, c’est que le Seigneur vous aime et tient le serment fait à vos pères »(TOB).

(2) Par exemple, ce sondage – toujours d’actualité – ou ce défi apologétique, autour du pardon.

Foireux liens de mars (14): « choix de société, de vision du monde »

La question reste celle "des valeurs". Mais quelles "valeurs" ?

La question reste celle « des valeurs ». Mais quelles « valeurs » ?

De nouveaux « foireux liens », marqués par les attentats de Bruxelles et la fête de la Pâque, sans oublier une réflexion nécessaire sur nos visions du monde, face aux diverses crises actuelles :

1)Les Attentats de Bruxelles : paroles de chrétiens.

Revendiquées par l’État islamique, les attaques ravivent la douleur et la peur, quatre mois à peine après les attentats de Paris et après ceux de Turquie, du Mali, de Côte d’Ivoire. La rédaction de Réforme a donné la parole à des intellectuels protestants.

Voir notamment celle de F. Rognon, philosophe des religions : « il nous reste l’espérance chrétienne : non pas l’adaptation servile à une condition nouvelle de menaces permanentes, mais la traversée du danger, assurés que depuis les premières Pâques, le Christ nous précède, nous accompagne, nous porte ».

La première réaction du chrétien sera sans doute de prier, outre de manifester la compassion pour les victimes. Voici justement 10 sujets de prière à découvrir.

Mais « assez pleuré », réplique le blogueur Koztoujours, lequel en a « soupé des larmes(…) du pathos. Du compassionnel dans lequel on excelle. Assez de fournir aux terroristes et à leurs sympathisants le spectacle qu’ils espèrent, le tableau qu’ils attendent. Privons-les de la jouissance de ces scènes, même si cela suppose de faire violence à l’inclination sirupeuse de nos sociétés et de nos médias, de nous priver de l’auto-contemplation de notre statut de victimes – ultime collier d’immunité de notre époque. Aujourd’hui, c’est la colère qui prend la place. La colère, pas la haine. Mais la détermination(…) Il faut à tout cela une réponse policière, et si nous voulons bien dépasser les débats parlementaires insignifiants dans lesquels nous sommes englués, nous pourrions en débattre davantage. Mais il faut aussi une réponse politique, culturelle, intellectuelle, spirituelle, civilisationnelle ».

Et surtout, ne soyons pas dupes de « la stratégie de Daech pour miner l’Occident de l’intérieur » :  cet article publié dans « La Vie » a le mérite de rappeler que « la stratégie vis-à-vis des Occidentaux est la provocation : il s’agit de pousser leurs armées à intervenir sur le terrain. Le journaliste et ancien otage de Daech Nicolas Hénin raconte ainsi dans son livre Jihad Academy (Fayard) que la plupart des djihadistes de l’EI ont accueilli la nouvelle des bombardements occidentaux avec joie : pour eux, cela prouvait que la prophétie était en train de s’accomplir. Que faire alors pour contrer cette stratégie ? »

Dans le même esprit, Patrice de Plunkett analyse qu’avec les attentats de Bruxelles, « Daech fait encore un pas en avant…pour dresser les « communautés » les unes contre les autres » :

« De la part de Daech ce but fait partie d’une stratégie, celle de tous les terrorismes insurrectionnels : forcer deux populations à se séparer et s’affronter, en commençant par faire couler entre elles une rivière de sang. Atroce mais rationnel. Ce qui n’est pas rationnel, c’est de croire combattre Daech en appliquant la même logique de séparation et d’affrontement. Le vrai contreterrorisme n’est pas un « terrorisme contraire » mais le contraire du terrorisme. C’est ce que veut faire comprendre le général Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT en jargon militaire) dans sa tribune du 21 mars au Figaro : appelant à la « cohésion nationale », il constate que l’ennemi progresse auprès de jeunes Français par une « offre de valeurs » que l’on ne peut combattre que par « une offre supérieure » ; la juste riposte au mythe djihadiste serait de « prendre l’ascendant dans le champ immatériel » en « rassemblant autour de nos valeurs », écrit le CEMAT ». Reste à savoir ce que sont « nos valeurs » ?

Quel impact ont les attentats sur les enfants ? pense à questionner « La Croix », se souciant des « dégâts collatéraux » ou des « éclats de grenade » susceptibles de toucher les plus jeunes.

Puisque l’on parle des enfants, demandons-nous

2) Qui veut la peau des petites écoles et des pédagogies innovantes ? Rares mais indispensables, des écoles élémentaires à une, deux ou trois classes, mêlant des enfants de plusieurs niveaux et de tous âges, existent encore. Ces petites écoles constituent le dernier service public, le dernier lieu de vie et d’attractivité des villages où elles sont implantées. Elles affichent souvent de bons résultats scolaires. Là où les pédagogies y sont innovantes, les enfants apprennent solidarité et démocratie. Pourtant, l’Éducation nationale veut en réduire le nombre. Reportage sur Bastamag.

 

3) Quel avenir pour les classes médias au collège ?

Les « classes médias » sont proposées par le CLEMI (Centre de Liaison de l’Enseignement et des Médias d’Information) dans l’académie de Paris, depuis 2012, au collège (en 6e, 5e ou 4e), au lycée et au lycée professionnel ainsi qu’en UP2A (unité pédagogique pour élèves allophones arrivants). Ces cours optionnels s’inscrivent dans le temps scolaire, au rythme de 2h par semaine et sont pris en charge par deux enseignants volontaires (dont un documentaliste), avec le parrainage d’un journaliste professionnel. L’objectif est de donner aux élèves des outils pour analyser et comprendre le fonctionnement médias, mais aussi de leur permettre de maîtriser l’expression médiatique à travers la création d’un journal scolaire, d’un blog, d’une Web radio, d’une Web TV ou encore d’un profil sur un réseau social.

« Il est indispensable d’avoir un temps identifié pour éduquer aux médias, sinon cette éducation ne se fait pas, ou dans l’urgence, comme on a pu le voir après les attentats, explique Étienne Récamier, coordonnateur du CLEMI de l’académie de Paris. Pourtant, ces classes sont aujourd’hui menacées par la réforme du collège[en porte à faux avec la volonté ministérielle de « créer au moins un média par collège et par lycée »]qui entrera en vigueur en septembre 2016. À ce jour, on ne sait pas si elles seront maintenues. »

 

4)Accord Canopé-Amazon pour initier les profs à l’auto-édition : les éditeurs scolaires inquiets. A lire ici :

En effet, il n’y a pas que les librairies de quartier qui sont menacées par le géant, dont le crédo est de supprimer tout (corps) intermédiaire entre l’auteur(« producteur » ?) et le lecteur(« consommateur » ?) : En apparence Amazon prétend « démocratiser » l’édition en permettant à n’importe quel auteur de proposer son ebook à la vente sur sa plateforme. Mais avec pour conséquence de se substituer à l’édition traditionnelle, Amazon devenant alors tout à la fois éditeur, producteur, diffuseur et vendeur. Avec, au final, une position de monopole au sein de l’industrie culturelle ?

Pour l’anecdote, rapportée dans Le Monde Diplomatique (1), le journaliste allemand Günter Wallraff (auteur de « tête de turc ») raconte avoir lui-même tenté un bras de fer avec le mastodonte du commerce en ligne : « Quand j’ai découvert les conditions de travail de ses ouvriers, j’ai immédiatement appelé au boycott et demandé à mon éditeur de retirer mes livres du site. Cela lui a posé problème : Amazon représente 15 % de ses ventes. Après avoir débattu de l’idée, la maison d’édition s’est néanmoins alignée sur mon exigence. Mais, désormais, Amazon se fournit chez des grossistes pour continuer de vendre mes livres ! Et cela, je ne peux malheureusement pas l’empêcher. Je suis donc critiqué par des gens qui me disent : “Tu fais de beaux discours, mais tes livres continuent d’être vendus sur Amazon”… En réalité, on ne peut pas combattre cette entreprise individuellement. C’est une multinationale organisée selon une idéologie bien définie. Son système ne nous pose pas la simple question, neutre, de savoir si nous voulons ou non consommer sur son site Internet ; il nous pose des questions politiques : celles de notre choix de société. » Et celui de notre vision du monde.

 

5) « Le protestantisme interrogé par la décroissance » : c’est à lire dans « L’âge de faire », une publication écologiste.

Martin Kopp est l’un des artisans de la mobilisation des religions autour de la justice climatique. Il prépare une thèse intitulée « Croire et décroître ? La théologie protestante interrogée par la décroissance selon Serge Latouche ». Entretien. Propos recueillis par Lisa Giachino pour le journal L’âge de faire.

Extrait : Pourquoi lier un auteur athée, Serge Latouche, et la théologie protestante ?

Martin Kopp : Je pense qu’il y a deux portes d’entrée dans la critique de la société de croissance. La critique écologiste rationnelle est un jugement de fait : la croissance n’est pas soutenable. Serge Latouche, lui, a une approche culturaliste et philosophique. Il porte un jugement de valeur : la croissance n’est pas souhaitable. Pour lui, la critique écologiste ne vient qu’ajouter un caractère d’urgence. Il estime que notre imaginaire social est colonisé par l’économie et qu’il n’y aura pas de transition écologique tant que l’imaginaire ne sera pas le bon. Cette porte d’entrée peut être reprise par les religions : quelle est notre vision de l’être humain, notre représentation du monde, notre hiérarchie de valeurs ? Est-ce que nous ne devrions pas, en tant que chrétiens, être dans une critique décroissante ?

 

6) Pourquoi la réforme du code du travail met en péril la santé et la sécurité des salariés ? Une pertinente mise en garde dans « Bastamag » contre d’autres « dégats collatéraux », de nature à redonner du sens à « la culture d’honneur », qui consiste, selon Dieu, à donner plus à ceux qui ont moins, cf 1 Cor.12v24 :

Chaque jour, trois personnes meurent de leur travail en France : plus d’un millier de décès chaque année dont les trois quarts à cause d’un accident du travail souvent évitable ou d’une maladie professionnelle. Si la prise en compte de la santé et de la sécurité des salariés a progressé depuis trois décennies, et permis de sauver des vies, le projet de loi de la ministre du Travail Myriam El Khomri risque de réduire ces avancées sociales à néant. Les organisations du travail et les cadences pourront être durcies, le suivi médical affaibli, et les salariés fragilisés seront remerciés par un licenciement. Quand le gouvernement prône l’insécurité au travail…

« La vie d’un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d’un salarié. Il ne faut jamais l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties », expliquait le ministre de l’Économie Emmanuel Macron en janvier. Comme si les salariés, assurés d’un revenu en fin de mois et d’horaires de travail fixes, ne prenaient jamais de risques. Une petite phrase qui révèle une fois de plus l’ignorance totale du monde du travail et de ce qui s’y joue par une partie des dirigeants politiques, alors que le projet de réforme du Code du travail fait peser une menace sur la santé et la sécurité des salariés.

L’enquête à lire ici.

 

7) Nous voici en plein week-end de (la ) Pâque. Etes-vous prêts à « passer le cap » ?

L’occasion de nous souvenir que « Tout (a été) accompli » : à lire, sur TGC – Evangile 21, la sixième partie de la série « Les Derniers Jours de Jésus », publié par Desiring God pour la Semaine Sainte de 2014. Cette série est inspirée par le nouveau livre « The Final Days of Jesus » (« Les Derniers Jours de Jésus ») de Justin Taylor et Andreas Kostenberger.

Vendredi 3 avril 33. Le jour le plus sombre de l’histoire humaine – mais la plupart des humains n’en ont aucune idée. À Rome, Tibère s’occupe des nombreuses tâches qui incombent à un empereur. Partout, dans le monde habité, des enfants naissent, des gens mangent et boivent, se marient et sont donnés en mariage, font des affaires au marché, pilotent des navires marchands, sont engagés dans des batailles. Des enfants jouent, des vieilles femmes se livrent au commérage, des jeunes hommes à la convoitise, et des gens meurent. Mais aujourd’hui, une mort en particulier, brutale, horrible, la pire et la meilleure de toutes les morts humaines….

Mais cette fête est moins l’occasion de « fêter la mort du Seigneur » que Sa Résurrection. A ce sujet, « comment peut-on affirmer que Jésus est ressuscité? Jésus est ressuscité ! À l’approche de Pâques, il est bon de réaffirmer nos raisons de croire. Matthieu Giralt a résumé un article de Matt Perman, qui met en avant les preuves historiques de la résurrection de Jésus. Extrait :   « Si nous nions la résurrection, nous sommes devant 3 mystères inexplicables et nous devons alors donner une explication pour ces 3 faits. Mais si Christ est ressuscité, alors tous ces faits s’éclairent ».

 

Pour finir, un sujet dont il convient de dépasser le caractère polémique, pour aller plus loin dans la réflexion :

8) 400 entreprises menacent de boycotter l’État de Georgie, lit-on depuis le 29 février sur « 8ème étage », le site qui se fait fort de « différencier l’information de l’actualité ».
Une coalition de plus de 400 entreprises s’oppose ouvertement à un projet de « loi sur la liberté religieuse », aussi connu sous le nom de « First Amendment Defense Act » (FADA), que l’État de Géorgie pourrait très prochainement adopter d’ici le 3 mai.. Elles considèrent en effet qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une forme déguisée de discrimination envers les couples de personnes de même sexe. En réaction, plus de 400 entreprises opérant sur le territoire de Géorgie ont décidé de s’opposer ouvertement à cette « loi sur la liberté religieuse » et de s’engager en faveur d’un « traitement équitable de tous les Géorgiens et de leurs visiteurs ». Dans les rangs de la coalition, baptisée Georgia Prospers, un certain nombre de géants américains comme Coca-Cola, Delta ou encore Home Depot.
Les conséquences économiques de l’adoption d’une telle loi pourraient être catastrophiques pour la Géorgie. La chambre de commerce et l’office de tourisme de la ville d’Atlanta ont réalisé deux études indépendantes à ce sujet et estiment que les pertes potentielles pourraient s’élever à un voire deux milliards de dollars. Il existe déjà un précédent en la matière aux États-Unis. En Indiana, un projet de loi similaire a coûté plus de 60 millions de dollars à l’État (environ 55 millions d’euros), et ce avant même son adoption, rapporte l’agence AP.
Récemment, j’apprends encore que Disney et Marvel menacent de ne plus tourner dans cet état, pour les mêmes raisons(2).
Qui l’emportera ? Le souci des « valeurs »…ou celui des « valeurs » ? Les Evangéliques boycotteront-ils à leur tour Disney et Marvel ? (Ce qui leur permettrait de proposer d’autres films d’autres origines et non exclusivement anglophones à leurs enfants…)
Mais au-delà du débat sur ce sujet épineux(reste à décrypter dans le détail le contenu et les conséquences d’une telle loi, même si l’on croit au modèle biblique du mariage), il est aussi intéressant de s’interroger sur le poids économique des entreprises privées, lesquelles sont susceptibles de « peser » sur les décisions politiques, influençant le processus législatif – l’intérêt privé et financier l’emportant sur « le bien commun ». Nous avons ici un cas de « liberté de conscience », de nature à télescoper une question de « discrimination ». Ailleurs, « le chantage économique » peut concerner un refus de normes d’hygiène/santé publique ou environnementales….

 

Sur ce, bon WE !

 

 

Notes : 

(1) Le même « Monde diplomatique » rappelle que « pour la seule année 2012, l’Association des libraires américains (American Booksellers Association, ABA) évaluait à quarante-deux mille le nombre d’emplois anéantis par Amazon dans le secteur : 10 millions de dollars de chiffre d’affaires pour la multinationale représenteraient trente-trois suppressions d’emplois dans la librairie de proximité ».

(2) Voir sur http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Disney-Marvel-et-AMC-boycottent-la-Georgie-a-cause-d-une-loi-anti-LGBT ; http://www.theguardian.com/film/2016/mar/23/disney-marvel-georgia-religious-liberty-bill-boycott

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« (In)culture au poing ! »(2) Le dico de PEP’S CAFE !

Souvenez-vous, le 4 octobre 2013, nous lancions notre premier « dictionnaire des idées reçues »*, à la manière de celui de Gustave Flaubert.
Le voici de retour(notre dictionnaire, pas Flaubert) : nullement exhaustif , mais volontairement sélectif. Des « idées reçues »*(ou « pas reçues »), pour prendre du recul, par rapport à notre façon de considérer Dieu, et particulièrement ce que nous croyons savoir…du savoir, de l’éducation, de l’apprentissage, d’un maître et d’un disciple, et de la façon dont nous construisons nos propres échelles de valeurs.
N’hésitez pas à vous prêter à ce petit jeu (littéraire et intellectuel) et nous proposer vos propres définitions !

 

« Ancien » : ne veut pas dire « périmé »(voir « nouveau »).

« Apprendre » : on ne sait pas vraiment ce qu’est « apprendre », aujourd’hui. Apprendre fait peur, car « apprendre », c’est toujours se transformer, changer, s’ouvrir, être touché, remis en question, bouleversé, « passé à la moulinette »…

« Cravate » : « ne sert à rien », « objet de croyance »(dixit Alain Auderset). Mon pasteur prêche ou célèbre la Sainte-Cène sans cravate : est-ce un « homme de Dieu » ? Ce savant présente sa nouvelle découverte sans cravate : peut-on le prendre au sérieux ?(voir « Le Petit Prince » de Saint-Exupéry)

« Disciple » : implique une « discipline » et un maître. Celui qui est son propre maître est l’élève d’un imbécile. Le disciple fait le maître, mais « n’est pas plus que le maître ». Voir « maître ».

« Eduquons ! » Se dit deux fois de suite, à l’exclamative. Exprime plus un besoin fondamental qu’une insulte.

« Indépendant » : ne veut pas dire « libre ».

« Libre » : à ne pas confondre avec « indépendance ».

« Maître » : n’est pas « celui qui sait », par rapport à « celui qui ignore ». Tout « savant » n’est pas, de fait, un « maître ». On reconnaît le maître à sa manière de vivre, son humilité et à sa capacité de « transmettre », de donner du sens à ce que nous ignorons ou connaissons(ou croyons connaître). Voir « disciple » et « savoir ».

« Nouveau » : ne le reste généralement pas longtemps. Voir « Ancien ».

« Parler » : « Dieu parle une fois, deux fois(ou : tantôt d’une manière, tantôt d’une autre)et l’on n’y prend pas garde »(Job 33v14). Il est remarquable que Dieu ait choisit de nous parler ou de se révéler de cette manière particulière, au travers d’un livre(la Bible)et d’une personne(Jésus-Christ).

« Perdu, « (re)trouvé » : Vous avez certainement entendu ici ou là le témoignage de quelqu’un qui a déclaré avoir « trouvé Dieu ». En réalité, nous ne « trouvons pas Dieu ». Dieu n’était pas perdu. C’est Dieu qui, descendant du ciel, nous a trouvé, après nous avoir longuement et patiemment cherché(cf Jean 1v1-14). Le meilleur exemple à ce sujet est la parabole de la brebis, dite « perdue » et « retrouvée » dans Luc 15v1-7.

« Savoir » : un savoir est ce qui se transmet. Confondu aujourd’hui avec « compétence ». L’on construit, aujourd’hui, son savoir, « seul », de façon « individuelle », via « internet », « la télévision »…voire « les jeux vidéos »…à l’exclusion des livres et des êtres humains. Voir « maître » et « disciple ».

« Silence » : celui de Dieu, bien entendu. Est révélateur d’une écoute, d’une disponibilité de Dieu, plus que d’une « absence de Dieu ».

« Valeur »(échelle de) : subjectif. Plutôt que de parler de « valeurs bibliques » ou de « valeurs chrétiennes », préférons le terme de « vertu biblique ». Les valeurs  de Dieu ne sont pas les nôtres. Une évidence et un lieu commun. Mais jugeons plutôt de ce qui fait la joie du berger retrouvant, non pas « une », mais « la » brebis perdue, et de ce qui fait la joie dans le ciel : Luc 15v3-7. Voir « perdu, (r)etrouvé ».

 

Notes :

* « Idées reçues », c’est aussi la première BD d’Alain Auderset. Et aussi ma première BD, par laquelle je suis entré dans l’univers de cet auteur.