Comment choisissent-ils d’accéder à l’éducation ? En prenant des risques…

Samuel, 13 ans, et ses deux frères..."sur le chemin de l'école"(un film de Pascal Plisson, 2013)

Samuel, 13 ans, et ses deux frères… »sur le chemin de l’école »(un film de Pascal Plisson, 2013)

Que faire, un mercredi pluvieux qui n’invite pas à rire ou à sourire, et qui plus est, durant la semaine de Soukkot ?

Cette fête biblique, dont nous avions parlé la semaine dernière, est la fête du souvenir et de la joie : souvenir de la précarité(et même de la vanité) de l’existence et de nos biens, souvenir de la fidélité de Dieu qui a d’ailleurs Lui-même partagé cette précarité(en habitant dans une tente-le Tabernacle-dans le désert, au milieu de Son peuple, et en s’incarnant cf Jean 1v14, Hébreux 4v15)pour nous permettre d’entrer dans la joie véritable. La joie véritable étant possible lorsque nous nous attachons aux choses durables et, surtout, lorsque le Seigneur est à Sa place « dans Son temple »(1 Cor.6v19), dans nos vies.

Dans ce contexte, et à l’heure où l’on peut apprendre que le moral des français est au plus bas**, il est toujours édifiant, pour ne pas dire « utile », de voir ou revoir le film documentaire « Sur le chemin de l’école » de Pascal Plisson(2013). Lequel nous invite à rechercher ce qui est durable, tout en nous permettant de relativiser quelque peu.

Car l’« on oublie trop souvent que l’école est une chance », ouvre le documentaire. « Dans certaines régions du monde, le chemin de l’école est un parcours du combattant et le savoir, une conquête. Chaque matin, parfois au péril de leur vie, des enfants héroïques s’engagent sur le chemin de la connaissance ». Voici, parmi d’autres, quatre enfants : « (ils) vivent aux quatre coins du globe mais partagent la même soif d’apprendre. Ils ont compris que seule l’instruction leur permettra d’améliorer leur vie, et c’est pour cela que chaque jour, dans des paysages incroyables, ils se lancent dans un périple à haut risque qui les conduira vers le savoir.
Jackson, 11 ans, vit au Kenya et parcourt matin et soir quinze kilomètres avec sa petite sœur au milieu de la savane et des animaux sauvages…
Zahira, 12 ans, habite dans les montagnes escarpées de l’Atlas marocain, et c’est une journée de marche exténuante qui l’attend pour rejoindre son internat avec ses deux amies…
Samuel, 13 ans, vit en Inde et chaque jour, les quatre kilomètres qu’il doit accomplir sont une épreuve parce qu’il n’a pas l’usage de ses jambes. Ses deux jeunes frères poussent pendant plus d’une heure son fauteuil roulant bricolé jusqu’à l’école…
C’est sur un cheval que Carlos, 11 ans, traverse les plaines de Patagonie sur plus de dix-huit kilomètres. Emmenant sa petite sœur avec lui, il accomplit cet exploit deux fois par jour, quel que soit le temps… »

Des enfants vivant dans la précarité, mais pourtant toujours souriants, reconnaissants, estimant que le chemin vers une éducation digne de ce nom est une belle aventure et qu’il vaut la peine d’y investir quelques années de leur précieuse vie.

Mention spéciale à Samuel, 13 ans, qui nous donne une leçon de vie et le sens de la véritable richesse : « l’on vient au monde sans rien », et l’on repart de la même façon de ce monde, constate-t-il.  Or, l’un de ses camarades a été retiré de l’école par ses parents, « qui sont riches ». Alors que lui, Samuel, bien que pauvre et handicapé des jambes, y va (à l’école), pour devenir médecin plus tard, afin de soigner « les autres enfants comme lui. »

 

En bref :

« Sur le chemin de l’école », un film de Pascal Plisson (France, 2013)

A partir de 7 ans.

Lauréat César 2014 du meilleur film documentaire

La bande annonce :

Et la chanson du film :

 

Notes :

* Voir ces critiques du film sur critikat, La Croix, Les Cahiers pédagogiques.

**Voir aussi http://www.20minutes.fr/economie/1458583-20141013-france-vraiment-depressive

 

« Notre regard sur…notre propre regard » !

« Jésus l’ayant regardé, l’aima… »(Marc 10v21)

Que regardons-nous ?

Comment regardons-nous ?

Sommes-nous aveugles (ou insensibles) de tant voir notre planète ou nos semblables ?
Pour mieux répondre à cette question, voici un petit test :

Visionnons donc « L’île aux fleurs », court métrage documentaire brésilien réalisé par Jorge Furtado, sorti en 1989 et d’une durée exacte de 12 minutes 36 secondes : soit le temps durant lequel nous suivons le parcours d’une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu’à son point d’arrivée, « l’île aux Fleurs »…

Entre temps, nous aurons eu les réponses aux questions suivantes :

 

Tomates par Vera Kratochvil

Tomates par Vera Kratochvil

Qu’est-ce qu’une tomate ?

Qu’est-ce qu’un

Bright Idea par zaldy icaonapo

Bright Idea par zaldy icaonapo

être humain ?

Qu’est-ce que l’argent ?

Qu’est-ce qui est

Petit cochon par Peter Griffin

Petit cochon par Peter Griffin

bon ou mauvais pour l’un et l’autre ?

Qu’est-ce que la liberté ?….

Et, surtout, que venons-nous de voir ? Quel est le message véhiculé ?

« L’île aux fleurs » a obtenu les récompenses suivantes :
• Meilleur court-métrage, Meilleur montage, Meilleur scénario et Prix de la critique et du public au Festival de Gramado, 1989
• Ours d’argent au Festival de Berlin, 1990 – Prix de la critique et du public au – Festival de Clermont-Ferrand, 1991
• Prix du public de la compétition « No Budget » au Festival de Hambourg, 1991.
Il est disponible sur le DVD anniversaire des 25 ans du « Festival de courts métrages de Clermont-Ferrand », édité par le magazine Repérages et visible ici.

Avant toutes choses, prenez le temps de regarder attentivement ce film. Réfléchissez à ce que vous venez de regarder. Et n’hésitez pas à laisser vos réflexions, réactions et commentaires.
Enfin et seulement enfin, vous pourrez lire les analyses disponibles ici, ou .

Bonne vision et bonne réflexion !