Dieu est un Dieu joueur

Dieu a créé « les baleines et les dauphins pour jouer avec eux ».
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« Que tes œuvres sont nombreuses, SEIGNEUR ! Tu les as toutes faites avec sagesse, la terre est remplie de tes créatures.
Voici la mer, grande et vaste de tous côtés, où remuent, innombrables, des animaux petits et grands.
Là, vont et viennent les bateaux, et les baleines et les dauphins(1) que tu as formés pour jouer avec eux »(Ps.104v24-26).

Dieu est un Dieu créateur. Par exemple, comme nous le rappellent ce psaume, ainsi que le livre de la Genèse, il a créé une très grande variété d’animaux marins, « vivants et remuants », appelés à « grouiller » et à « proliférer » dans les mers(Gen.1v21). En comparaison, l’homme, censé « garder et protéger » la création(cf Gen.) rend compte aujourd’hui d’un lourd bilan : une espèce animale ou de plante disparaît toutes les 20 minutes soit 26280 espèces disparues chaque année. Près d’un quart des espèces animales et végétales pourrait disparaître d’ici le milieu du siècle en raison des activités humaines(2).

Mais s’il est créateur, il est aussi « joueur » : il a ainsi créé « les baleines et les dauphins » pour « jouer avec eux ». Mais le plus bel exemple de jeu dans toute l’Ecriture Sainte se trouve dans le livre des Proverbes, au chant de la sagesse, où la sagesse elle-même dit avoir été aux côtés de Dieu pendant la création : « Je fus maître d’œuvre à son côté, objet de ses délices chaque jour, jouant en sa présence en tout temps, jouant dans son univers terrestre ; et je trouve mes délices parmi les hommes » (Prov.8v30-31). En somme, comme l’a si bien écrit Erri de Luca, « la fabrication fondamentale de l’univers s’est accompagnée d’une sagesse souriante. Le renfrogné, le savant qui ne rit pas [et qui ne joue pas], ne peut découvrir, ni imaginer le monde”(3).

 

Notes : 

(1) Dans le texte, il s’agit du « léviathan ». Ici, le terme désigne « les monstres marins », tels les baleines et les dauphins.

(2) Voir le site planetoscope.com.

(3) Voir notre note de blogue « Rire d’un roi ».

« Bereshit »

"Au commencement", c'est "deux"...

« Au commencement », c’est « deux »…

Ou ce qu’un seul mot, voire une seule lettre, peut nous apprendre….

 

« Nous traduisons d’habitude, avec assez de précision », souligne Erri de Luca dans « Noyau d’olive »*, « le premier mot de l’Ecriture sainte : Bereshit » qui équivaut à notre « en commencement » (ou « Au commencement », « premièrement »).

Noyau d'olive, d'Erri de Luca

Noyau d’olive, d’Erri de Luca

« Dans Berechit », poursuit l’écrivain napolitain, « il y a un « b » qui correspond à « en » et il y a « reshit », qui correspond plus ou moins à « commencement ». Reshit vient de rosh qui est la tête, c’est à dire une partie du corps. Elle n’indique pas un avant ou un après, une priorité temporelle. Elle indique un ordre d’importance et reshit est plus précisément la primeur**.
Pourquoi ne peut-t-il pas y avoir un avant et un après ? Parce que jusqu’à ce moment-là, il n’existait ni un avant, ni un après, le temps lui aussi est créé, il est même un effet de la création (…)
Celui qui agit, qui façonne le monde, c’est Elohim, non pas le plus solennel des noms de Dieu, non pas le tétragramme qui se manifestera plus loin (…)
Selon la tradition du commentaire biblique, le monde tient sur deux mesures : la justice et la miséricorde. Le nom Elohim préside à la justice, mais un monde fondé seulement sur la justice n’aurait pas réussi à subsister, car trop coupable.
Alors l’Ecriture intervient au terme des 7 jours de la création, le 7ème compris, pour ajouter le nom le plus sacré, le tétragramme, devant Elohim.
Ainsi avec le secours de la miséricorde contenue dans le tétragramme, le monde tient »(op. cit., pp44-46).

Nous apprenons donc ce que Dieu a fait et ce, dès le commencement. Et notamment ce qu’Il a créé en premier : la lumière, au milieu des ténèbres (Gen.1v1-3).
« Et quand Elohim dit : « ier or », « soit la lumière »(…), Il enseigne que c’est ce qu’Il dit qui fait naître la lumière et ainsi de suite tout le reste », ajoute Erri de Luca.
« Sa seule volonté muette ne suffit pas, il faut sa parole pour donner un élan à la création. Il n’existe pas d’exemple équivalent d’une importance aussi immense donnée à la parole. Nous qui en sommes ses usagers, pratiquants passifs (…), nous (la) considérons comme un (simple) mécanisme pour communiquer, mais ici Elohim est seul, il ne s’adresse à personne : la parole est directement son acte de création ». (op. cit., p 46)

Le texte nous enseigne aussi la nécessité d’être fidèle à sa propre parole.
« Et Il dit », et cela s’accomplit. Dès le commencement, Dieu témoigne qu’Il est digne de confiance. L’apôtre Jean rappelle que « la nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » (1 Jean 1v5-7 cf Jean 1v1-5, 9-13 ; Jean 8v12).
La prière de bénédiction, en Nombres 6v22-26, dit ceci : « Que l’Eternel te bénisse, et qu’il te garde! Que l’Eternel fasse luire sa face sur toi, et qu’il t’accorde sa grâce!Que l’Eternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne la paix ! »

En effet, puisse Sa lumière briller sur nous et en nous, chassant nos ténèbres et que nous-mêmes soyons ces personnes « lumineuses », de parole, produisant le fruit de la lumière(Matt.5v14-16, Eph. 5v8-13)

Zeugma : mémoire biblique et déluges contemporains, de M.A. Ouaknin

Zeugma : mémoire biblique et déluges contemporains, de M.A. Ouaknin

 

Enfin, Marc-Alain Ouaknin*** relève que « la Genèse du monde et de la vie commence par la lettre « bèt », qui signifie à la fois « maison » et « deux » ».
Un « petit clin d’oeil aux deux qui font un », dont il est fait question en Genèse 2v24 (rappelé par le Seigneur Jésus-Christ en Matt.19v4-6)

 

 

 

 

 

 
Notes :

* Erri de Luca. Bereshit IN Noyau d’olive. Folio, 2006, pp 44-46

** « Primeur » apparaissant, par exemple, dans le psaume 111v10 ou dans Jérémie 2v3.

*** Zeugma : mémoire biblique et déluges contemporains. Points seuil, 2013(Essais), p 98

L’attachement à tes faux dieux ne fera pas « décoller ta vie »….mais « collera tes yeux »(Lisons ensemble Esaïe/5)

Le contact avec les faux dieux est « mal vu » de Dieu, car cela rend aveugle…

Retour de notre lecture biblique du livre du prophète Esaïe, entamée ici.

D’habitude, il s’agit de lire attentivement le chapitre et d’être attentif à 1)ce que nous apprend le chapitre sur la nature et la personne de Dieu ; 2)ce que nous apprend le chapitre sur la nature et le caractère de l’homme, et enfin, 3)ce que nous apprend le chapitre sur les engagements de Dieu vis à vis de l’homme.

Concernant ce chapitre, voici quelques suggestions d’étude supplémentaires : que nous apprend le chapitre sur la nature des idoles, ainsi que sur les attitudes de l’homme face aux idoles et à Dieu ?

Qui est au service de qui ? Qui façonne qui ? Dans quel but ?

Existe-t-il encore des idoles ou des formes d’idolâtrie dans nos sociétés occidentales, au XXIème siècle ?

Que vaut ce que je fabrique ou façonne ?*
Est-ce une idole ?

Bonne exploration et bonne lecture !

Esaïe 44**

1 Mais maintenant, écoute bien,
peuple de Jacob, mon serviteur,
Israël, toi que j’ai choisi. 2 Voici ce que je te déclare,
moi le Seigneur qui t’ai fait,
qui t’ai formé dès avant ta naissance
et qui viens à ton aide :
N’aie pas peur, peuple de Jacob,
toi mon serviteur,
toi Yechouroun que j’ai choisi. 3 Car je vais arroser
le pays qui meurt de soif,
et faire couler des ruisseaux
sur la terre desséchée.
Je vais répandre mon Esprit sur tes enfants
et ma bénédiction sur tes descendants. 4 Ils pousseront et grandiront
comme des roseaux dans l’eau,
comme des peupliers
sur le bord des ruisseaux. 5 L’un dira : «Je suis au Seigneur» ;
un autre voudra porter le nom de Jacob.
Tel autre inscrira sur sa main :
«Propriété du Seigneur»
et sera fier de porter le nom d’Israël. »

6 Le Seigneur, le roi d’Israël,
lui qui libère son peuple,
lui le Seigneur de l’univers,
te déclare, Israël :
« C’est moi qui suis au point de départ,
mais aussi à l’arrivée.
A part moi, pas de Dieu. 7 Qui donc comme moi
provoque les événements par sa parole ?
Qu’il me raconte tout cela et me l’expose
depuis que j’ai établi les premiers humains !
Et qu’il annonce aux gens
ce qui est près d’arriver. 8 Vous, mon peuple,
soyez sans crainte, n’ayez pas peur.
Je vous l’ai annoncé,
je vous l’ai révélé longtemps à l’avance,
vous le savez bien,
vous m’en êtes témoins.
A part moi y a-t-il un autre Dieu ?
Non, il n’y a pas d’autre Rocher,
je n’en connais aucun. »

9 Les fabricants d’idoles sont tous des nullités.

Et leurs chers objets ne servent absolument à rien :
ce sont leurs témoins à eux,
mais des témoins qui ne voient rien,
qui ne savent rien
et les laisseront bien déçus. 10 Fabriquer un dieu, mouler une idole
qui ne servira à rien, quelle sottise ! 11 Tous ceux qui s’en font les complices
se couvriront de honte.
Les artisans qui la fabriquent
ne sont que des hommes.
Qu’ils se rassemblent tous,
qu’ils se présentent :
ils prendront peur
et se couvriront tous de honte ! 12 Le forgeron aiguise un ciseau,
il le travaille à chaud,
lui donne une forme au marteau ;
il y met toute son énergie.
Mais le travail lui donne faim,
le voilà sans force.
S’il oublie de boire un peu d’eau,
le voilà épuisé. 13 Quant au sculpteur sur bois,
il prend ses mesures au cordeau,
trace le contour à la craie,
travaille la pièce au ciseau
et arrondit le tout au rabot.
Il lui donne une forme humaine,
une belle figure d’homme,
qui restera dans une maison. 14 On réserve un cèdre à couper,
on choisit un chêne ou un térébinthe.
On le laisse grandir
parmi les arbres de la forêt.
Ou bien on plante un pin ;
la pluie le fera pousser. 15 Ce bois servira aux hommes
pour allumer du feu.
Ils en prennent pour se chauffer
ou pour cuire leur pain.
Ou ils en font un dieu,
devant lequel on s’incline,
ils fabriquent une idole
à qui l’on adresse des prières. 16 Ils brûlent ainsi au feu
la moitié de la bûche ;
ils y font rôtir de la viande
et en mangent à leur faim.
Ou encore ils se chauffent
en s’exclamant : « Ah, je me réchauffe,
quel plaisir de voir le feu ! » 17 Avec l’autre moitié de la bûche
ils se fabriquent un dieu,
ils se font une idole,
ils s’inclinent devant elle
et lui adressent cette prière :
« Tu es mon dieu, délivre-moi ! » 18 Ces gens n’ont rien dans la tête,
ils ne comprennent rien.
Ils ont les yeux collés,
ils ne distinguent rien,
et leur esprit est trop borné
pour qu’ils saisissent quelque chose. 19 Aucun ne réfléchit,
aucun n’a le bon sens
ni l’intelligence de se dire :
« J’ai brûlé la moitié de ce bois ;
sur les braises j’ai cuit mon pain
et rôti la viande que je mange.
Ce que je fais de l’autre moitié
n’est qu’une idole abominable.
C’est devant un bout de bois
que je viens m’incliner ! » 20 Non, leurs pensées s’attachent
à ce qui n’est qu’un peu de cendre ;
leur esprit égaré les fait déraisonner.
Leur dieu ne les délivre pas,
mais eux-mêmes ne se disent pas :

« Ce que je tiens dans la main
n’est qu’un faux dieu, c’est évident. »

Notes :

* Voir à ce propos le phénomène de l’« obsolescence programmée » : un « mécanisme qui enferme le consommateur dans un cycle perpétuel de renouvellement de matériel en lui fournissant des produits
trop vite inutilisables ou irréparables »Sur le plan de la technologie, on construit « moins fiable, moins durable et non réparable » ; sur celui du design, il s’agit de « créer artificiellement, par un effet de mode, un effet de vieillissement prématuré en « démodant » les produits ». Et enfin, sur le plan de la législation : on cherche à « obtenir l’instauration de nouvelles exigences légales obligeant la « mise aux normes » par le renouvellement du produit ».

Le rapport entre le chapitre d’Esaïe 44 lu précédemment, les idoles et l’obsolescence programmée ? Fabriquer un tas de choses qui réussit le tour de force de prendre une très(trop) grande dans nos vies, tout en étant parfaitement inutile et peu fiables, sur le long terme…

Sur le sens du « travail », voir encore le documentaire de Pierre CARLES « Volem rien foutre al pais »(2006) : Comment résister à la guerre économique, à la surconsommation, au système? Certains choisissent l’autonomie et des pratiques-certaines plus ou moins discutables-solidaires, marginales ou collectives.

Dans ce cadre, quelle(s)réponse(s)apporteront les chrétiens, sur la base de l’Evangile de Jésus-Christ ?

** Version Français courant

« Moi, moi, je suis l’Éternel, et hors moi il n’y en a point qui sauve »(Lisons Esaïe ensemble/4)

Retour de notre lecture biblique du livre du prophète Esaïe, entamée ici.

Le principe est simple : il s’agit de lire attentivement le chapitre et d’être attentif à 1)ce que nous apprend le chapitre sur la nature et la personne de Dieu ; 2)ce que nous apprend le chapitre sur la nature et le caractère de l’homme, et enfin, 3)ce que nous apprend le chapitre sur les engagements de Dieu vis à vis de l’homme.

A noter un terme récurrent dans ce passage : celui de « former ».

Bonne lecture et bonne découverte !

Lisons Esaïe 43 :

1    Mais maintenant, ainsi dit l’Éternel, qui t’a créé, ô Jacob, et qui t’a formé, ô Israël: Ne crains point, car je t’ai racheté; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi.

2    Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, et par les rivières, elles ne te submergeront pas; quand tu marcheras dans le feu, tu ne seras pas brûlé, et la flamme ne te consumera pas.
3    Car moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, le Saint d’Israël, ton sauveur. J’ai donné l’Égypte pour ta rançon, Cush et Seba pour toi.
4    Depuis que tu es devenu précieux à mes yeux, tu as été glorieux, et moi, je t’ai aimé; et je donnerai des hommes pour toi et des peuples pour ta vie.
5    Ne crains pas, car je suis avec toi. Je ferai venir du levant ta semence, et je te rassemblerai du couchant;
6    je dirai au nord: Donne, et au midi: Ne retiens pas; amène mes fils de loin, et mes filles du bout de la terre,
7    chacun qui est appelé de mon nom, et que j’ai créé pour ma gloire, que j’ai formé, oui, que j’ai fait.
8    Fais sortir le peuple aveugle qui a des yeux, et les sourds qui ont des oreilles.
9    Que toutes les nations soient réunies ensemble, et que les peuples se rassemblent! Qui d’entre eux a déclaré cela, et nous a fait entendre les choses précédentes? Qu’ils produisent leurs témoins et qu’ils se justifient, ou qu’ils entendent, et disent;
10    C’est la vérité! Vous êtes mes témoins, dit l’Éternel, vous et mon serviteur que j’ai choisi, afin que vous connaissiez, et que vous me croyiez, et que vous compreniez que moi je suis le Même: avant moi aucun Dieu n’a été formé, et après moi il n’y en aura pas.

11    Moi, moi, je suis l’Éternel, et hors moi il n’y en a point qui sauve.
12    Moi j’ai déclaré, et j’ai sauvé, et j’ai fait entendre, quand il n’y avait pas de dieu étranger au milieu de vous; et vous êtes mes témoins, dit l’Éternel, que je suis Dieu.
13    Aussi, depuis qu’il y a un jour, je suis le Même, et il n’y a personne qui délivre de ma main: j’opérerai, et qui peut m’en détourner?
14    Ainsi dit l’Éternel, votre rédempteur, le Saint d’Israël: A cause de vous j’ai envoyé à Babylone, et je les ai fait descendre tous comme des fugitifs, même les Chaldéens, dans les vaisseaux où s’entend leur cri.
15    Moi, je suis l’Éternel, votre Saint; le créateur d’Israël, votre roi.
16    Ainsi dit l’Éternel, qui donne un chemin dans la mer et un sentier dans les eaux puissantes,
17    qui fait sortir le char et le cheval, l’armée et les forts, – ils sont couchés ensemble, ils ne se lèveront pas; ils finissent, éteints comme une mèche:
18    Ne vous souvenez pas des choses précédentes, et ne considérez pas les choses anciennes.
19    Voici, je fais une chose nouvelle; maintenant elle va germer: ne la connaîtrez-vous pas? Oui, je mettrai un chemin dans le désert, des rivières dans le lieu désolé.
20    La bête des champs me glorifiera, les chacals et les autruches; car j’ai donné des eaux dans le désert, des rivières dans le lieu désolé, pour abreuver mon peuple, mon élu.
21    J’ai formé ce peuple pour moi-même; ils raconteront ma louange.
22    Mais tu ne m’as pas invoqué, ô Jacob; car tu as été las de moi, ô Israël.
23    Tu ne m’as pas apporté le menu bétail de tes holocaustes, et tu ne m’as pas glorifié par tes sacrifices. Je ne t’ai pas asservi à des offrandes de gâteau, et je ne t’ai pas fatigué pour l’encens.
24    Tu n’a pas acheté pour moi du roseau aromatique pour de l’argent, et tu ne m’as pas rassasié de la graisse de tes sacrifices; mais tu m’as asservi par tes péchés, tu m’as fatigué par tes iniquités.
25    -C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même; et je ne me souviendrai pas de tes péchés.
26    Fais-moi souvenir, plaidons ensemble; raconte toi-même, afin que tu sois justifié.
27    Ton premier père a péché, et tes médiateurs se sont rebellés contre moi;
28    et j’ai profané les chefs du lieu saint, et j’ai livré Jacob à la destruction et Israël à l’opprobre.