Le Défi biblique de l’été : Le livre de Daniel, par Joël

Suivre le courant, au risque de se laisser emporter…ou vivre à contre-courant ? (Source image : public domain pictures)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre de Daniel.

 

Quel est ce livre ?

Selon les traditions, le livre de Daniel est classé soit parmi les « Écrits » (les « Ketubim ») pour les Juifs, soit parmi les prophètes pour les chrétiens. C’est un ouvrage composite, avec l’histoire de la vie de Daniel, juif déporté à Babylone devenu haut fonctionnaire auprès de plusieurs rois, qui s’entremêle avec de larges passages prophétiques. Une partie des prophéties s’est déjà réalisée, par exemple la succession des 4 empires vus sous la forme de 4 bêtes ; mais d’autres restent encore à venir.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Les prophéties de Daniel sont de type « visionnaire » ou « apocalyptique » : Daniel, en songe ou en vision, voit des statues, des bêtes fantastiques, des combats sur la terre ou dans le ciel, etc. Et l’interprétation des symboles de ces visions n’est pas facile… Je dois accepter de ne pas tout comprendre !

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Dieu est le maître de l’histoire et rien n’échappe à son contrôle. Il a prévu les grandes lignes (le songe de la statue du ch. 2 le démontre) comme les détails de certaines batailles (le ch. 11 s’est réalisé en détail 400 ans après Daniel). Même le puissant Nebucadnetsar a dû le reconnaître : « Le Très-Haut agit comme il lui plaît. »

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Daniel prit la ferme décision de ne pas se souiller en consommant les plats servis à la table du roi et le vin de ses banquets. » (1.8) Au-delà de ses prophéties impressionnantes, le personnage de Daniel est très attachant. Ce juif déporté décide très jeune de rester fidèle à son Dieu quoi qu’il en coûte — et, à un âge avancé, il continuera à craindre son Dieu plus que les puissants monarques qu’il sert, jusqu’à ne pas avoir peur de la fosse au lion !