Etre délivré du sentiment « de l’étrangeté de l’étranger » ou « l’Eglise doit être un lieu transgressif »

« Je viens vers toi les mains ouvertes, pour te montrer que je n’ai rien de dangereux, ni d’intentions malveillantes à ton égard… »

Voici une prédication particulièrement audacieuse du pasteur Gilles Boucomont, le dimanche 20/08/17, au temple de Belleville (Paris).

Les passages lues en introduction étaient Esaïe 56v1, 6-7 et Matthieu 15v21-28.

Deux textes qui nous parlent des étrangers. « Le problème est l’étranger mais le problème est que, selon la Bible, nous sommes tous des étrangers »….Justement, comment Jésus, « 100 % Dieu » mais aussi « 100 % homme »(1), « vraiment juif », a-t-il répondu à une demande d’une étrangère, une syro-phénicienne…..?

La suite à écouter ici [Voir tout en bas de la liste et choisir 2017-08-20 – Gilles.mp3].

Bonne écoute !

 

 

 

 

Note : 

(1) ….à part le péché, nous rappelle Hébr.4v15.

 

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Prions pour l’Education, cet enjeu fondamental pour notre temps

Que "semez-vous" dans les générations présentes ? De là l'enjeu vital de l'éducation et la culture !

Que « semez-vous » dans les générations présentes ? Que sèmerez-vous dans les générations à venir ? De là l’enjeu vital de l’éducation et la culture !

Connaissez-vous L’éléphant ? Non pas le pachyderme, mais la revue qui est convaincue que « la culture générale et l’éducation contribueront à sauver le monde ». Une idée jugée « désuète, à l’heure où toute la connaissance du monde est à portée de clic ».

« A l’approche de sa mort, Darwin reconnut à plusieurs reprises dans ses écrits que deux choses auraient perdu de leur intérêt à mesure qu’il vieillissait », relève Francis Schaeffer dans « La Pollution et la mort de l’homme » (BLF, 2015) : la perte des plaisirs de l’art et de la nature. Et Francis Schaeffer déclarer être convaincu « que ce qui affecte aujourd’hui toute notre culture n’est rien d’autre que ce que Darwin avait vécu en son temps »(op. cit., p 10).

Bien avant lui, Hannah Arendt faisait ce même rapprochement troublant entre la nature et la culture : le mot « culture », d’origine romaine, vient de « cultiver », « demeurer », « prendre soin », « entretenir », « préserver », dans le sens « de culture et d’entretien de la nature en vue de la rendre propre à l’habitation humaine »(« la crise de la culture »; Folio essais, 2014, p 271). Mais alors que « les Romains tendaient à considérer l’art comme une espèce d’agriculture, de culture de la nature, les Grecs tendaient à considérer même l’agriculture comme un élément de fabrication, comme appartenant aux artifices techniques ingénieux et adroits, par lesquels l’homme, plus effrayant que tout ce qui est, domestique et domine la nature ». Les Grecs comprenaient l’activité de labourer la terre-« ce que nous considérons comme la plus naturelle et la plus paisible des activités humaines »-comme « une entreprise audacieuse, violente dans laquelle, année après année, la terre, inépuisable et infatigable, est dérangée et violée. Les Grecs ne savaient pas ce qu’est la culture parce qu’ils ne cultivaient pas la nature mais plutôt arrachaient aux entrailles de la terre les fruits que les dieux avaient caché aux hommes », selon la formule d’Hésiode. Quel rapprochement faites-vous, notamment avec les enjeux climatiques et environnementaux ?

Bref, « culture au sens d’aménager la nature en un lieu habitable pour un peuple », et culture au sens de transmission (de « prendre soin », de « garder » un patrimoine spirituel et moral) « déterminent encore aujourd’hui le contenu et le sens de ce que nous avons en tête quand nous parlons de culture »(op. cit., pp 272-273).

L’on pourrait également inclure l’éducation parmi les enjeux cruciaux de notre temps. Souvenez-nous : la revue citée plus haut estime que « l’éducation et la culture générale sauveront le monde ».

Les chrétiens-notamment évangéliques-en sont-ils convaincus eux-mêmes ? Estiment-ils vital de prier pour l’éducation ? A moins qu’ils ne considèrent l’éducation, la culture(et la nature) comme jadis les Grecs anciens ? De manière « technicienne » et « pragmatique » ?

Car « éduquer, ou élever un enfant, c’est l’aider à tirer de lui-même (educere) ce qui y est en germe, en sommeil. C’est l’aider à grandir, à se hausser (elevare) dans son corps et son âme, dans tout son être spirituel. Par éducation, nous entendons aussi la somme totale des processus par lesquels une société transmet d’une génération à l’autre son expérience et son héritage accumulés dans les domaines social, intellectuel et religieux », rappelle Luc Bussière, philosophe, pasteur et écrivain, dans un article consacré à l’éducation protestante, pour « La Revue Réformée ».

Y -a-t-il de la lumière chez vous ?Prions donc ensemble pour l’éducation. Dans ces temps difficiles qui sont les nôtres, face aux « ténèbres épaisses »[les extrémismes religieux et politiques] qui environnent notre pays (Ex.10v22-23), tout chrétien se devrait d’être à mille lieux de réagir par la peur, l’ignorance ou la violence. Au contraire, « C’est par Sa lumière que nous voyons la lumière », dit le psaume 36v9. De même qu’ « il y avait de la lumière dans les lieux où habitaient tous les enfants d’Israël » en Egypte(Exode 10v23), nous nous devons, tous ensemble, en tant qu’ « enfants de lumière », de faire promptement briller notre lumière, de façon proactive, et non de façon réactive ou vindicative(cf Eph.5v8-9).  Pour cela, la meilleure posture reste celle de nous mettre volontairement à genoux devant notre Père céleste (plutôt que de plier, par fatalisme ou résignation) pour intercéder en faveur de l’Education et de l’Ecole (privée comme publique). En faveur d’une éducation durable, pleine de sens, inspirée, fondée sur Jésus-Christ et la Bible.

« Armons-nous de force, dans le Seigneur (Jésus-Christ), de Sa force toute puissante »(Eph.6v10. TOB), sachant que « nos armes ne sont pas charnelles », mais bien spirituelles(2 Cor.10v4 ; Eph.6v11 et ss) : « elles sont puissantes et efficaces pour renverser les forteresses » et les faux raisonnements(2 Cor.10v4 et ss). Et tout commence par les pensées* !

A l’heure où certains peuvent se désoler : « dans quel monde vivons-nous ? », un vieil adage juif tend plutôt à se questionner ainsi : « dans quel monde vivront-ils ? ». C’est en effet une meilleure question : que laissons-nous à cette génération ? De nouvelles idoles, ou un héritage durable, porteur de sens ?

Prions ensemble pour l’éducation !

 

Note :

*Voici un petit test, particulièrement révélateur. Que révélera-t-il de votre côté ? Voir https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2015/05/29/testez-vous-nommez-ces-marques-nommez-ces-plantes/

« (In)culture au poing ! » Le dico de PEP’S CAFE !

Flaubert avait son dictionnaire des idées reçues.
Pep’s café ! vous propose son propre dictionnaire : des idées reçues ou pas reçues, sans prétention aucune à l’exhaustivité ou à l’exclusivité. Une façon de revisiter une certaine actualité, ainsi que certains thèmes abordés sur ce blogue.
N’hésitez pas à vous prêter à ce petit jeu (littéraire et intellectuel) et nous proposer vos propres définitions !

Adhérence : coller à. Pour le meilleur et pour le pire.

Amalgame (voir inculture) : Confusion, écran de fumée.
Exemple 1 : Gitans, Rroms, Tsiganes, Gens du voyage : « Quand ils jouent du violon, ce sont de gentils Tsiganes. Quand ils font du jazz, ce sont des Manouches. Dans les films de Kusturica, c’est des Gitans. Quand ils mendient dans le métro, c’est des Roumains. Quand ils habitent dans une caravane, c’est des gens du voyage. Quand ils habitent dans des bidonvilles, c’est des Rroms. Quand ils habitent dans une maison, c’est des « Tsiganes sédentarisés ». Quand ils sont très pauvres, c’est des voleurs. Quand ils ont de belles voitures, c’est aussi des voleurs ».
Exemple 2 : Diaconesse de Reuilly : elle porte une robe. Elle est forcément « bonne sœur ».

Art : mot magique, prétexte, justification (voir débat)

Autre(l’) : Point de vue.  Prochain.

Bible : N’a pas été donné pour augmenter nos connaissances mais pour inspirer notre conduite. S’y (re)plonger, plutôt que dans les programmes politiques.

Bouc émissaire : on en recherche encore aujourd’hui, parce que l’on a rejeté ou oublié Celui qui a été l’ultime bouc émissaire. Sa recherche a été rendue vaine par Celui qui a été l’ultime bouc émissaire. Voir Jésus-Christ. Jésus Christ crucifié.

CDD : engagement moderne

Communiste : quelqu’un qui demande pourquoi les pauvres sont pauvres (voir saint)

Débat : mot magique, prétexte, justification (voir Art). Ne vise pas toujours l’accord. Lui préférer le dialogue et la discussion. A Pep’s café ! on aime tellement le débat qu’on lui a consacré une page et un billet :   ;

Champ de mission : toujours à l’étranger.

Chrétien(voir « en séjour ») : « petit Christ ». Injure, surnom dérisoire(donné par dérision) avant de devenir un titre de gloire.

Cœur : à garder plutôt qu’à suivre ou à écouter. Trompeur.

Convictions, opinions : ne pas y tenir. Tenir à la vérité. En changer si elles contredisent la vérité.

Culture biblique : dans l’église postmoderne d’aujourd’hui, on lui préfèrerait la culture du débat.

Culture du débat : c’est le « donnez-nous de la viande » moderne. Jugé urgent, prioritaire, pour l’Eglise.

Diagonale : marche du fou(voir lecture)

Dieu : au commencement, Dieu. Doit être replacé au centre de la prédication. Défenseur de la veuve, de l’orphelin, du pauvre et de l’étranger. Celui pour qui la fin ne justifie jamais les moyens.

Ecriture manuelle : en danger d’être perdue

En séjour (voir étranger) : chrétien sur Terre.

Etranger(voir en séjour) : aimé de Dieu. L’accueillir, c’est accueillir Christ. Chrétien sur Terre.

Etre humain : être humain, créé à l’image de Dieu (voir étrangers, Rroms…)

Etude biblique : sucres lents

Extrême-droite, Front national : mouvement ayant la prétention de répondre au prétendu « besoin d’un chef pour la France  » ; pour les uns, mouvement politique censé véhiculer « des idées de bon sens » ; pour un autre, « A l’heure actuelle, l’extrême-droite ne (représenterait) pas un danger en France », et « donc non, aucune raison de lutter contre ». Et, pour d’autres, c’est : non non et non !

Evangile : une évidence. Premièrement annoncé aux pauvres (Voir Grâce et paix, Jésus-Christ, Jésus-Christ crucifié). Ce dont on ne doit pas avoir honte.

Evident/évidence : De nos jours, plus rien ne semble l’être….(mariage, apprentissage manuel de l’écriture…)semble-t-il….

Facebook : peut-être le plus stupéfiant hold up de l’histoire

Généraliser : stigmatiser(voir amalgame, inculture)

Grâce(voir évangile) : révèle la colère de Dieu contre l’impiété et toute marche sans loi, sans frein.

Hérétique : celui qui sépare, divise, oppose(par exemple, le spirituel du matériel)

Humour : difficile à manier. Rare, donc difficile à trouver. Donc précieux.
: détachement de soi. Savoir rire de soi.(à ne pas confondre avec ricanement)

Inculture : au poing. Snobisme. Voir amalgame.

Informer(ou s’informer) : c’est choisir. Entre la pertinence et la popularité.
: Renseigner sur ce que l’on ignore.
: Aujourd’hui, conforter l’autre dans son ignorance. Donner de l’attendu.

Ironie : trompe-l’œil dont le plaisir est de se faire passer pour vraie un certain temps. Ce qui redonne du sens aux mots employés par les politiciens. Ce qui permet de tester la capacité de révolte d’un auditoire. Préférer l’ironie à la diatribe et au ricanement.

« Iste » : étiquette(voir stigmatiser, généraliser).

Intellectuel : Gros mot. Celui qui entre dans une bibliothèque même quand il ne pleut pas.

Interprète de la Bible : le plus mauvais interprète est celui qui reste persuadé qu’il ne l’interprète pas.

Jésus-Christ (voir Jésus-Christ crucifié) : pas nos bannières ou nos croisades.

Jésus-Christ crucifié(voir Jésus-Christ)  : scandale et folie pour les uns, « puissance et sagesse de Dieu » pour d’autres.

Journaliste : celui qui ne lit pas(ou ne donne pas à lire) en diagonale. Celui qui explique « qu’un qu’un tract raciste dans une boîte aux lettres propre, c’est plus grave qu’un graffiti sur un mur sale ».

Laisser-faire : crédo économique. Loi du renard dans le poulailler.

Lecture(moderne) :  souvent en diagonale

Livre : révolution technologique sans précédent

Paix(voir évangile) : quelque chose de bon et de durable. A ne pas confondre avec la tranquillité.

Pauvre : souvent « mal fichu » ou en mauvaise santé.
: l’outrager, c’est outrager celui qui l’a fait.

Périphérique : « ce qui est autour » ; ce qui nous passionne plus que l’évangile. Proposer plutôt d’aller « de l’autre côté du périph’ ».

Prier : écouter

Prochain : pour certains, le « lointain »

Racisme : « réalisme », « bon sens », pour certains(voir Extrême droite).

Roi : Celui qui ouvre sa bouche pour le muet.

Ricanement : « humour » au service des forts et des dominants. Se moquer des autres. Particulièrement des faibles(les pauvres, les chômeurs, les précaires), de ceux qui sont différents(les étrangers…). Abusivement confondu avec humour ou ironie.

Riche : Quelqu’un qui a beaucoup d’amis. Mieux vaut l’être et bien portant. (Voir pauvre)

Rroms : également appelés tantôt gitans, tantôt tsiganes, tantôt gens du voyage… Sur les routes, ils sont les seuls à avoir tant de panneaux indicateurs à leur usage.
Cible peu émouvante, au regard de certains….(voir amalgame)

Saint : quelqu’un qui donne à manger aux pauvres(voir communiste)

Se faire tout seul : facile pour celui qui a des griffes, des ailes et des serres.

Stigmatiser : marquer, piquer. Voir généraliser.

Témoin : fidèle. Rendre compte exactement et fidèlement ce que l’on a vu et vêcu. A ses risques et périls. Toujours lumineux.
: aujourd’hui, il serait « tendance » de parler et faire parler sur ce que l’on n’a ni vu, ni vécu, ni su(voir inculture).

Tomate : aujourd’hui, Diogène serait à la recherche d’une tomate, d’une vraie.

Travail du dimanche : lobby

Verre d’eau : simple comme. A donner en Son nom. L’évangile en bleu de travail.

Vrai, honorable, juste, pur, aimable(ce qui est), ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange : que ce soit l’objet de nos pensées.
(Mais alors, de quoi allons-nous parler ?)