Communication scientifique en situation de crise sanitaire : profusion, richesse et dérives

Un retour bienvenu sur la délicate et importante question de la communication scientifique en situation de crise sanitaire (source image : public domain picture)

Le Comité d’éthique du CNRS (COMETS) a récemment rendu public un très intéressant rapport à lire absolument, sur la délicate (et importante) question de la communication scientifique en situation de crise sanitaire, découvert via cet article de Nextinpact. Vu que cela fait maintenant un peu moins de deux ans que la Covid-19 est entrée de force dans nos vies, les chercheurs ont suffisamment de matière pour un premier retour sur ce sujet.

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Nextinpact rappelle que le COMETS est « une instance de réflexion » visant à apporter des éclaircissements sur des questions éthiques et sociétales, sans s’intéresser à des cas particuliers. « Ce n’est ni un comité opérationnel d’éthique chargé de donner une accréditation à des projets, ni une instance de déontologie traitant des infractions aux règles d’intégrité scientifique ».

Comme exposé en préambule de l’avis, le comité se réunissait en visioconférence, comme beaucoup, durant le premier confinement en mars 2020. À cette époque, ces membres évoquaient déjà « le grand malaise qu’ils éprouvaient face au traitement public des informations scientifiques »… et ce n’était que le début.  D’un côté ils se félicitaient de voir des chercheurs invités en masse dans les médias, mais « d’un autre côté, la parole des scientifiques se trouvait en butte à des controverses publiques, à des menaces, voire à des attaques virulentes conduites par toutes sortes d’acteurs étrangers à la science, qu’il s’agisse de prétendus experts, de personnalités charismatiques en quête de gloire ou de polémistes ».

Le COMETS reconnait volontiers que son rapport est loin d’être parfait, mais précise qu’il a néanmoins le mérite de dresser « un panorama vaste des questions posées par la communication scientifique ». Il est le fruit de 16 « longues et éprouvantes réunions » et d’une demi-douzaine de plénières ; il a été rédigé entre juin 2020 et août 2021. Les événements récents ne sont donc pas forcément pris en compte pour le moment. Pour mettre en perspective le déluge de travaux qui ont été menés, le COMETS rappelle que « 272 000 publications et 42 000 prépublications » ont été répertoriées pour l’année 2020 dans la base de données Dimensions. À défaut de pouvoir analyser avec le recul suffisant une telle abondance de littérature, le comité d’éthique propose dès à présent de « porter un éclairage sur ses forces et faiblesses ».

Résumé de l’avis du COMETS « Communication scientifique en situation de crise sanitaire : profusion, richesse et dérives  » (n°2021-42), approuvé le 25 juin 2021 et publié le 21/09/21.

Le COMETS traite, dans cet avis, des multiples formes prises par la communication scientifique dans le contexte de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de COVID-19, due au SARS-CoV-2. Le recul de près de deux ans de crise permet de dresser un premier bilan des forces et faiblesses de cette communication. Nous examinons tout d’abord de quelle manière la crise a impacté la communication au sein de la communauté scientifique. Puis nous montrons combien la pertinence de la communication offerte au public par l’entremise de diverses sources d’informations a été déterminante dans la perception que les citoyens ont eu de la crise et dans leur adhésion au discours scientifique. Nous abordons la question de l’articulation entre la mission des experts scientifiques et les impératifs des décideurs. Enfin, nous évoquons les difficultés rencontrées par les scientifiques lorsqu’ils sont confrontés à la défiance des citoyens envers la science et à l’émergence d’un « populisme scientifique ». 

L’avis débute par un constat optimiste : les connaissances sur le SARS-CoV-2 et la COVID-19 ont très rapidement évolué grâce à une mobilisation inédite de la communauté scientifique internationale, au partage des données et à une politique éditoriale d’ouverture des publications, toutes initiatives qui sont les conséquences des récentes avancées permises par la Science Ouverte. Mais, le COMETS porte aussi un regard critique sur certaines dérives éditoriales et notamment sur les écarts à l‘intégrité scientifique, à la déontologie et à l’éthique qui ont accompagné la publication de travaux contestables portant sur des traitements de la COVID-19 par l’hydroxychloroquine. D’une manière plus générale, le COMETS déplore le comportement irresponsable de certains chercheurs qui ignorent, ou veulent ignorer, les fondements de la démarche scientifique que sont la rigueur, l’honnêteté, la fiabilité et la transparence des méthodes utilisées et l’évaluation critique des publications par les pairs. Les dérives constatées sont lourdes de conséquences par leur impact sur la santé et parce qu’elles contribuent à la défiance des citoyens vis-à-vis de la science et des scientifiques. Cette défiance est d’autant plus difficile à lever que les connaissances sur le virus et la pandémie étant en constante évolution, toute information, considérée comme vérité un jour, peut se trouver démentie le lendemain. Les diverses sources d’informations — institutionnelles, presse, médias, mais aussi réseaux sociaux — ont été des vecteurs déterminants pour éclairer les citoyens. Le COMETS tient à souligner le souci de partage des connaissances avec le public de l’ensemble de la communauté scientifique et salue le difficile et indispensable travail des journalistes. Cependant, force est de constater que les dérives ont été nombreuses : certains médias de grande écoute ont favorisé une « communication spectacle » volontiers polémique et entretenu la confusion entre vérité scientifique et opinion. Des médias ont également servi de tribune à des scientifiques pour y développer des thèses contestables. Les nouveaux médiateurs de l’information que sont internet et les réseaux sociaux ont aussi contribué à la désinformation du public et à la propagation des croyances complotistes. Le COMETS tente d’analyser les raisons qui ont conduit certains citoyens à adhérer à ces croyances complotistes et comment a pu se propager une vague de « populisme scientifique » dans laquelle l’opinion prime sur le fait scientifique.

Le COMETS s’est aussi penché sur la délicate question de l’articulation entre expertise scientifique et décision politique dans un contexte de crise et in fine sur la recevabilité du message de l’expert lorsqu’il est communiqué aux citoyens. 

En conclusion, la communication de crise a mis à jour une crise de la communication scientifique aux multiples facettes et d’une portée générale. L’un des enjeux pour la résoudre est indubitablement d’élever le niveau de culture scientifique des citoyens mais aussi des décideurs politiques, un devoir éthique auquel les chercheurs doivent contribuer.

Accéder à l’avis, à lire et à partager.

Plan de l’avis :

Impact de la crise sanitaire sur la communication scientifique 

La communication au sein de la communauté scientifique Publier la science.

Des initiatives bienvenues mais aussi des dérives 

Des écarts à l’intégrité scientifique, à la déontologie et à l’éthique lourds de conséquences 

Une croissance inédite des prépublications. Un progrès mais des dérives 

Vers le développement d’une communication « virtuelle » entre scientifiques 

Communication scientifique à destination du public 

La communauté scientifique au service de l’information du public 

L’information scientifique dans les médias 

Communication scientifique à destination des politiques : des experts pour éclairer leurs décisions 

Défiance envers la science. Quand la parole du scientifique est confrontée au « populisme scientifique » 

L’avis se termine par 13 recommandations, notamment :   

4) En s’exprimant dans l’espace public, le chercheur engage sa responsabilité de scientifique. S’il fait état de sa qualité, il doit préciser à quel titre il prend la parole : en spécialiste apportant son expertise sur le sujet débattu, en tant que représentant de l’organisme de recherche ou d’une institution, ou bien à titre de citoyen engagé voire de militant. 

5) Le chercheur doit faire la distinction entre ce qui relève de connaissances validées par des méthodes scientifiques de ce qui relève d’hypothèses de travail ou fait l’objet de débats. Il convient par ailleurs de signaler les marges d’incertitude des résultats de la recherche

Le shabbat de la Terre

A défaut du samedi, « le dimanche, au moins on s’arrête » ?
Une de « La Décroissance, février 2008, numéro 46

« Le samedi de la Terre » est un très court texte (5 pages) inédit d’Erri de Luca (19/03/20) – faisant partie d’une série de « tracts de crise » mis gratuitement à disposition en format numérique par les éditions Gallimard, le temps du confinement – et découvert via un entretien accordé par l’auteur à La Croix. Chargé de sens et de lucidité sur la situation que nous vivons, il est une vraie bouffée d’oxygène.

Il y est question du « samedi », ou plutôt, du « shabbat » de la Terre. Ce qui n’est guère étonnant de la part d’Erri de Luca, grand lecteur des Écritures Saintes, qu’il lit « dans le texte », en hébreu, et auteur de méditations bibliques. L’auteur napolitain a choisi « Samedi » plutôt que « Shabbat » pour le titre de son message à portée universelle. Initialement, les versets bibliques sont cités dans le texte, sans références. Entre crochets, mes remarques.

Extraits : « …..Et soudain une épidémie de pneumonies interrompt l’intensité de l’activité humaine. Les gouvernements instaurent des restrictions et des ralentissements. L’effet de pause produit des signes de réanimation du milieu ambiant, des cieux aux eaux. Un temps d’arrêt relativement bref montre qu’une pression productive moins forte redonne des couleurs à la face décolorée des éléments.

La pneumonie meurtrière qui étouffe la respiration est un effet miroir de l’expansion humaine qui étouffe le milieu ambiant. Le malade demande de l’air et de l’aide en son nom et au nom de la planète tout entière.

Celui qui lit beaucoup reconnaît, ou croit reconnaître, des symboles et des paradigmes dans les événements. [Dieu] a institué le Samedi qui littéralement n’est pas un jour de fête mais de cessation ».

[Selon Deut.5v12-15, le Shabbat a été institué pour commémorer la sortie d’Egypte, où les Israélites, esclaves, ne s’arrêtaient jamais. Bien collectif, le Shabbat est la propriété commune de tous ceux qui partagent la vie commune. La « cessation » s’étend donc à tous les proches – « fils, fille, serviteur, servante », et même animaux domestiques jusqu’à « l’émigré » admis dans la communauté nationale –  afin que l’un et l’autre puissent se reposer aussi].

Dieu « a prescrit l’interruption de toute sorte de travail, écriture comprise. Et [Il] a imposé des limites aux distances qui pouvaient être parcourues à pied ce jour-là. Le Samedi, est-il écrit, n’appartient pas à l’Adam : le Samedi appartient à la terre [Lévitique 25v2,5] ». Sauf que « cette injonction à la laisser respirer en s’imposant un arrêt a été ignorée »

[Il y a là un indice pour celui qui ne sait pas/plus s’arrêter : si c’est le cas, c’est qu’il est certainement « resté » ou « retourné » en Egypte !(1)

Doit-on alors s’attendre à un nombre de jours de confinement équivalents aux jours de shabbat non respectés cf Lévit.26v31-33 ; 2 Chron.36v21 ; et Jérémie 25v11-12 ] ?

Erri de Luca ne croit pas « que la terre puisse récupérer ses Samedis dont elle a été privée », mais reste « en revanche » convaincu, « que piétiner les Samedis produit les brutales suspensions de notre occupation de la planète. C’est une trêve pour la terre ».

« Pour la première fois de (notre) vie », à l’instar de l’auteur, nous assistons « à ce renversement : l’économie, l’obsession de sa croissance, a sauté  de son piédestal, elle n’est plus la mesure des rapports ni  l’autorité suprême. Brusquement, la santé publique, la sécurité des citoyens, un droit égal pour tous, est l’unique et impératif mot d’ordre (2). (…..)

Tel est le brusque retournement de situation, l’économie tombée de cheval et soumise à une nouvelle priorité : la vie pure et simple. Les médecins et non les économistes sont les plus hautes autorités. C’est une conversion. Elle améliore le rapport entre citoyens et État, les gouvernements passent de garants du PIB en vaillants défenseurs de la communauté (3).

Certes, il s’agit d’un état d’exception et on a hâte d’arrêter l’épidémie et de revenir au plein régime précédent. Mais le Samedi de la terre sème en même temps que les deuils une lueur de vie différente pour les survivants. Car, dorénavant, chacun est un rescapé provisoire. C’est un sentiment qui me rapproche le plus de tous ceux auxquels je ne peux serrer la main »……

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En bref :

De Luca, Erri. Le Samedi de la Terre. Gallimard, Tracts de crise –19 MARS 2020 / 10H / N° 2. Offert en période confinement.

 

Notes :

(1) D’où l’appel à « sortir d’Egypte », toujours pertinent et actuel…

(2) Ce qui est ici effectivement « inédit et potentiellement historique, c’est que la plupart des gouvernements ont choisi d’arrêter l’économie pour sauver des vies », souligne l’historien des sciences Jean-Baptiste Fressoz dans un entretien pour Bastamag. « C’est une excellente nouvelle. Le Covid-19 crée ainsi un précédent : si on a pu arrêter l’économie pour sauver 200 000 personnes en France, pourquoi ne ferait-on pas demain le nécessaire pour prévenir les cancers et les 40 000 morts prématurés par an dues à la pollution ? »

(3) Aussi inouï que cela puisse paraître, le Président Macron, pourtant « leader of the free markets » (et donc du « moins d’Etat » possible), pour lequel « There’s no other choice », et qui confiait encore à « Forbes » sa volonté de voir la France ouverte à « la disruption et aux nouveaux modèles » (« I want my country to be open to disruption and to these new models ». Disruption : de « disrupter », « casser ce qui existe et faire un saut dans le vide »), est le même qui a reconnu devant tous à la télévision que « ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d’autres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne le faisons déjà une France, une Europe souveraine, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main. Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. Je les assumerai…” Louant les femmes et les hommes « capables de placer l’intérêt collectif au-dessus de tout, une communauté humaine qui tient par des valeurs : la solidarité, la fraternité », il a également assuré que « tout sera mis en oeuvre pour protéger nos salariés et pour protéger nos entreprises quoi qu’il en coûte, là aussi. Dès les jours à venir, un mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel sera mis en oeuvre. Des premières annonces ont été faites par les ministres. Nous irons beaucoup plus loin. L’Etat prendra en charge l’indemnisation des salariés contraints à rester chez eux….. »

L’Eglise en quarantaine est-elle toujours l’Église ?

« L’Eglise locale existe quand les gens sont assemblés au même endroit et au même moment pour adirer le Seigneur… » (Source : Pixabay)

Nous vivons actuellement une crise sanitaire jusque là inédite, de nature à marquer notre génération. En effet, beaucoup de choses devraient changer – ou être remises en question – lorsque cette crise sera terminée. Jusqu’à quel point ? L’avenir nous le dira. Le drame serait que nous  repartions de plus belle « comme avant », sans avoir appris quoique ce soit.

Parmi ces questionnements qui ne manquent pas en ce moment : vu que les rassemblements sont interdits ou du moins, très limités, jusqu’à quel ordre (à l’heure où j’écris ces lignes), que va-t-il advenir de l’Eglise locale, en tant qu’expression visible/concrète de l’Eglise avec un grand « E » ? « L’Église locale va-t-elle mourir du virus COVID-19 ? », s’interroge d’ailleurs à ce sujet Michael Caron, nous invitant à revenir aux bases de ce que la Bible enseigne sur l’importance et la signification de l’Église locale….« .

En guise de complément et de prolongement, Daniel Henderson se propose d’ajouter quelques points à cette réflexion sur le culte, dans un article publié sur « Revenir à l’Evangile », l’excellent blogue de Publications chrétiennes, maison d’édition québecquoise fondée en 1958.

« L’Eglise locale existe quand les gens sont assemblés au même endroit et au même moment pour adorer le Seigneur, entendre la Parole de Dieu et prendre le repas de Seigneur. Dans ce moment inédit, on va sûrement faire des changements, mais comme on ne peut pas se réunir au même endroit et en même temps, il y a plusieurs activités de l’Église qu’on ne pourra plus faire.  L’Église locale est un groupe de chrétiens qui se réunissent régulièrement au nom de Christ pour manifester officiellement leur appartenance à Jésus-Christ et à son royaume, par la prédication de l’Évangile et les ordonnances de l’Évangile, ainsi que pour veiller les uns sur les autres. Mais, lorsque nous ne pouvons pas nous réunir, sommes-nous toujours l’Église ?

(…) N’essayons pas de remplacer rapidement ce qui a été perdu, mais aidons les gens à ressentir la perte et aspirons à son retour. Si nous prenons soin de nos membre et que nous les enseignons bien, imaginez le premier dimanche où nous nous réunirons à nouveau et prendrons le repas du Seigneur. J’ai hâte !  Marshall McLuhan a fait remarquer que « le médium est le message », et que « le contenu de tout médium nous aveugle sur son caractère ». En d’autres termes, si nous choisissons un médium ou un outil conçu pour la consommation passive, nous serons formés au fil du temps pour être des consommateurs religieux passifs. Si, en revanche, nous choisissons un moyen qui nous permet d’être plus présents et plus participatifs les uns avec les autres, nous serons formés au fil du temps pour être des participants actifs à l’œuvre de l’Évangile… »

(…) Ainsi, « regarder le culte en ligne n’est pas un substitut valable à l’église. Il n’existe pas de substitut valable à l’église. Regarder un sermon en ligne n’est pas un substitut valable au ministère de la Parole. Les substituts numériques ne sont pas du tout des substituts. Cela dit, dans des moments comme celui-ci, nous pouvons être en mesure d’utiliser la technologie pour aider les gens, mais voici le point, nous ne devons pas penser à ces alternatives comme des alternatives viables à la réalité. Ce sont des alternatives temporaires, moins qu’idéales ».  

Et Daniel Henderson d’enchaîner avec « quelques suggestions pratiques » :

1.Au lieu de diffuser un groupe qui fait la louange comme on fait le dimanche matin, on peut offrir aux gens des partitions de chants connus par l’assemblée ou partager des vidéos sur YouTube avec des paroles (voir sur cantiques.fr) qui facilitent le chant en groupe et en famille.

2.On peut diffuser une prédication sur Facebook ou YouTube, mais comme prédicateur, on doit réaliser qu’on ne prêche pas à une salle, mais dans des salons. Le dimanche matin, notre principal auditoire est la congrégation, mais avec les gens en confinement, notre principal auditoire est des familles au foyer. Le prédicateur se doit donc de parler directement à la caméra, pas aux gens invisibles dans la salle.

3.Utiliser des outils de vidéoconférence pour rencontrer des groupes de personnes plus petits au sein de notre église nous permet de discuter de nos craintes et de nos inquiétudes et de ce que nous apprenons au cours de notre temps dans le monde. Utiliser des outils de vidéoconférence permet également d’équiper les parents à faire le culte en famille (lire la Bible, prier et chanter). Autant de moyens pour encourager les gens à rester en contact durant la semaine.

4.Sans oublier plusieurs manières de continuer d’être l’Église pendant la crise…..