Contagion (de l’info et du virus) : l’intelligence des gestes barrières

Face à la « contagion » (du virus, mais aussi de l’info), l’intelligence… Source image : affiche du film de Steven Soderbergh (2011)

Avez-vous déjà vu « contagion » ? Ce film catastrophe au réalisme quasi-documentaire de Steven Soderbergh (2011, soit neuf ans après l’épidémie de SRAS et deux ans après celle du H1N1), avec Laurence Fishburne, Kate Winslet, Jude Law, Marion Cotillard, Matt Damon, Gwyneth Paltrow et bien d’autres, a connu un regain d’intérêt auprès du public en 2020 pour une raison bien compréhensible : dotée d’un bon scénario (sur les conseils d’un épidémiologiste de renom, Larry Brillant), cette production hollywoodienne suit en effet la progression d’un mystérieux virus mortel, le MEV-1, qui tue en quelques jours. Cela vous rappelle quelque chose ? A notre ère du pas encore post-Covid, « Contagion », en film factuel et peu enclin à l’emphase ou au spectaculaire, s’avère pertinent dans sa mise en scène de la propagation de l’information, autant que d’un virus(1).

De quoi ça parle ? 

Beth Emhoff, une femme d’affaires (Gwyneth Paltrow), retrouve son mari, Mitch (Matt Damon) et leur fils Clark chez elle, à Minneapolis, après un séjour à Hongkong. Malheureusement, elle revient de son voyage pâle et fiévreuse, et apparemment contagieuse puisque Clark montre déjà des symptômes lui-aussi. Mitch s’inquiète et il a raison : Beth n’a pas une grippette. Elle est en réalité victime d’une attaque virale fulgurante et meurt quarante-huit heures plus tard aux urgences. Quand Mitch rentre chez lui, il est déjà trop tard : Clark est mort aussi. Mitch est aussitôt mis en quarantaine puis relâché car il semble immunisé.

Très vite, l’épidémie prend de l’ampleur. Des cas similaires se développent aux Etats-Unis, avec les mêmes symptômes : une toux convulsive accompagnée de fièvre, puis des crises en rafale, une hémorragie ­cérébrale, et la mort. La maladie se répand sur tous les continents, provoquant plusieurs centaines de millions de morts.

Le département de la Sécurité Intérieure rencontre le docteur Ellis Cheever (Laurence Fishburne) pour savoir s’il s’agit d’une attaque bio-terroriste. L’épidémiologiste Erin Mears (Kate Winslet) est dépêchée sur place pour retrouver le « patient zéro » et mieux comprendre l’origine de ce virus mystérieux. Elle explique comment une telle épidémie a pu se répandre à une telle vitesse [« Un individu se touche le visage deux à trois mille fois par jour. Soit trois à cinq fois par minute. Il faut ajouter à cela le contact avec les poignées de portes, les fontaines à eau, les boutons d’ascenseur et les gens que nous croisons. »]….avant de contracter le virus à son tour.

Un bloggeur, Alan Krumwiede (Jude Law), se met alors à parler de théorie du complot, publiant les images d’une des premières victimes du virus sur son site web, avant de s’autoproclamer « voix du peuple » et pourfendeur du « Big pharma ». Il se prétend guéri grâce à un « remède miracle »,  le Forsythia – un traitement homéopathique – déclenchant au passage des mouvements de foules dans les pharmacies.

Moralité : « Face à la contagion, l’intelligence des gestes barrières ».

Le virus est mondial et ne saurait s’arrêter aux frontières, comme certains le pensaient pour le nuage de Tchernobyl (1986). Sa propagation, extrêmement rapide, est favorisée par l’interconnexion des réseaux commerciaux et touristiques. C’est le prix à payer d’une société mondialisée (manger des fraises « quand on veut », y compris en hiver ; passer une commande en un clic et être livré le lendemain……) mais aussi d’un monde privé de vie privée, où l’intimité est sacrifiée face aux déluges médiatiques (2).

[Attention, « divulgâchage », comme on dit : A la fin du film, le voile est levé sur l’origine exacte du virus : une chauve-souris, chassée de son habitat naturel par la déforestation (la faute à l’entreprise employant Beth Emhoff !), contamine un fruit mangé par un cochon qui sera manipulé, à mains nues, par un cuisinier hongkongais, pour finir dans l’assiette de Beth Emhoff….]

Enfin, la « contagion » est aussi celle du « buzz », lequel naît de la bêtise, ou de l’inconscience : bêtise (ou inconscience) d’Alan Krumwiede, qui fait le buzz avec son « remède miracle » [D’aucun verront une troublante coïncidence entre ce personnage de blogueur et l’infectiologue français Didier Raoult, qui joue aujourd’hui ce rôle de dissident en promulguant la chloroquine, jugée inefficace contre le Covid-19 (3)]. Bêtise des porteurs du virus qui, dans le film, semblent ignorer le principe même des gestes barrière, les uns toussant sans retenue au nez de leurs proches et les autres se côtoyant sans protection particulière. Parmi eux, Beth Emhoff, qui fait l’erreur de s’arrêter à Chicago pour tromper son mari et facilite ainsi la propagation du virus ; Erin Mears, qui comprend trop tard qu’elle n’est pas immunisée contre le virus de par son statut d’épidémiologiste…

On retiendra que, pour ne pas infecter les autres, il est possible de faire preuve d’intelligence. C’est à dire 1)de porter un masque quand c’est nécessaire, même si c’est contraignant [Et de comprendre qu’il n’est pas nécessaire d’attendre les règles du préfet ou du gouvernement pour savoir si nous devons mettre un masque et prendre les distanciations sociales. Nous respectons les consignes sanitaires en tant qu’individus majeurs, responsables et vaccinés(sic), conscients que « porter le masque protège les autres » et sans craindre « une atteinte à nos libertés »] ; 2)de se laver les mains régulièrement ; et, surtout 3) en évitant de se faire le relais de tout et n’importe quoi(4). Ce qui implique de prendre la décision d’en finir avec le réflexe de repartager des idées/informations toxiques (surtout celles non vérifiées et/ou lues « en diagonales »), et de pas (plus) s’y exposer.

L’intelligence (mais aussi l’humilité – face à l’orgueil de vouloir ou de croire « tout savoir », « tout contrôler » – et l’amour) reste donc le seul rempart contre la bêtise et notre seul vaccin contre le buzz. Il faut donc garder les yeux ouverts (faire preuve de discernement et de sobre bon sens), tout en « faisant un pacte avec nos yeux » (cf Job 31v1), s’abstenant de regarder, quitte à « arracher et à jeter loin de soi son œil droit », si celui-ci est pour nous « une occasion de chute » (Matt.5v29).  « L’oeil est la lampe du corps. Si ton oeil est en bon état, tout ton corps sera éclairé », dit Jésus (Matt.6v22).

Alors, pour 2021, « on arrête les bêtises » ?
Bande annonce du film : 
 
 
Notes : 
(1) Inspis pour le présent article : des analyses dans Critikat et le mag du ciné, ainsi qu’une explication du film.
(3) D’autant plus que ledit Didier Raoult admet en partie que l’hydroxychloroquine ne fonctionne pas….
(4) Ne pas relayer tout ou n’importe quoi, car les « infox » et autres théories du complot propagées sur Internet ont une influence sur les politiques de santé. Une étude a été menée dès 2009, lors de l’apparition de la grippe A (H1N1) : « quels effets pouvaient avoir les théories néoconspirationnistes, » démontrant « qu’il y avait bien un lien entre l’adhésion à une vision conspirationniste en matière de santé et un moindre recours aux pratiques de prévention recommandées par les pouvoirs publics.
De même, répandre des théories conspirationnistes sur la fraude électorale créé les conditions de violence politique, et plus particulièrement de la violence liée aux élections, comme cela a été le cas aux États-Unis, avec l’affaire des émeutiers du capitole.Des recherches universitaires ont montré que des discours politiques complotistes alimentent le risque de violences électorales. Les enjeux des élections sont très élevés, puisque c’est à cette occasion que se réalise le transfert du pouvoir politique. Lorsque des représentants du gouvernement rabaissent et discréditent les institutions démocratiques alors qu’un conflit politique est en cours, des élections contestées peuvent déclencher des violences commises par des foules en colère. [de même que lorsqu’on rabaisse et discrédite les institutions judiciaires, alors qu’un procès est en cours]

« Un chrétien ne jette pas de pierres »

Pour diaboliser, il suffit de traiter la question sous son angle le plus trouble (il y en a toujours un), en triant les infos pour ne conserver que ce qui est suspect, ou ne retenir que les erreurs. Une sorte de définition du faux témoignage. Source image : compte twitter du Pasteur Gilles Boucomont (19/12/18)

« Un projet de vaccin pour les pays en voie de développement prévoit « de joindre aux injections quelques gouttes d’un produit photosensibilisant, qui va pénétrer dans l’épiderme au moyen de petites pointes (comme un patch en velcro) et y demeurer quelques temps, pour qu’on puisse détecter si la personne a déjà été vaccinée ou pas », explique Jérôme Prekel en introduction à son article intitulé « une marque en forme de croix », publié sur son blogue Le Sarment(1).

« Ultérieurement, si on expose la peau à une certaine lumière, le dépôt apparaîtra, sinon il ne sera pas visible. Ce sera une marque en forme de croix (ou de rond). Cette idée, au stade expérimental, a été mise au point par des ingénieurs du prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology) pour une raison simple : en Afrique, par exemple, où existent de grands bassins de populations qui n’ont pas accès aux soins (soit parce qu’elles sont trop pauvres, soit parce qu’elles résident dans des régions reculées) vous pouvez rencontrer un grand nombre de personnes qui ne possèdent pas de papiers d’identité et encore moins de carnet de vaccination. Et s’ils en avaient un, il n’est pas certain qu’ils réussiraient à le garder en état plusieurs années. Un casse-tête pour les soignants ».

Or, « sur les réseaux sociaux, cette info a été l’occasion d’agiter le chiffon rouge de la conspiration et de la manipulation de masse. Elle est devenue virale après avoir été traitée sous un angle alarmiste par des collectifs appelés « antivax ». Beaucoup d’antivax sont conspirationnistes : globalement, ils estiment que les vaccins servent à enrichir le « big pharma » (au mieux), et qu’ils font partie d’une stratégie mondiale pour réduire l’humanité (au pire). Toutes les personnes opposées aux vaccinations ne sont pas conspirationnistes, mais avec la perspective possible d’une vaccination à grande échelle contre le coronavirus, leurs rangs vont sans doute grossir conséquemment.

Nous vivons à l’époque où il suffit d’un seul message posté sur les réseaux sociaux, par n’importe qui, pour former une vague qui fera le tour de la terre. Certaines rumeurs (hoax, fakenews) ont la vie dure et survivent plusieurs années, même après que la vérité ait été rétablie. Le mensonge revient, encore et encore, pour se nourrir de la crédulité, qui est une forme de foi.

Le mensonge a toujours existé, mais son rayonnement a pris de la force et de l’ampleur grâce à internet, qui peut produire des « effets de foule » électroniques. Des pics de mensonge auxquels un grand nombre de personnes croient, de manière irrationnelle. Comme dans les effets de foule, l’individu perd ses inhibitions et diminue son sentiment de responsabilité pouvant l’amener à adopter des comportements antisociaux à cause d’une désindividuation.

Au mois d’avril 2020, facebook a déclaré avoir signalé 50 millions de contenus classés comme de la désinformation. Ce qui signifie 1) qu’il en existe bien davantage en circulation et 2) que même étiquetés « suspects », voire faux, ils vont continuer d’exister. Parce que le mensonge est plus vendeur que la vérité.

Le présent article a peu de chance d’être partagé [parce qu’il ne fait pas peur], alors qu’une accusation absurde va enregistrer 10 000 vues en peu de temps. Et plus la ficelle sera grosse, et plus on la croira. Ainsi, une pandémie mondiale, avec l’anxiété qui l’accompagne, est l’occasion de faire des millions de victimes de la peur, du mensonge, qui va fonctionner exactement comme un virus, avec un taux de contamination extraordinaire.

Dans l’exemple de cet article, certains journalistes ont parlé d’un « carnet de vaccination implanté sous la peau », provoquant des pétitions de personnes probablement bien intentionnées, mais qui viennent alimenter la rumeur.

D’autres ont (évidemment) relié cette annonce à l’implantation d’une puce, pensant avoir découvert la preuve d’un complot caché pour détruire l’humaniténotamment parce que ces recherches sont financées par la fondation Bill et Melinda Gates ».

Notamment – incroyable mais vrai – ce « scoop » intitulé « prêt à être pucé ? », publié sur son site par un certain docteur Schmitz [lequel n’est pas virologue mais « pionnier de la santé naturelle »], que certains chrétiens évangéliques ont estimé « utile » de transmettre à des responsables d’églises et d’œuvres, ainsi qu’à « des chrétiens » jugés suffisamment « affermis ». Des « révélations » d’autant plus acceptées qu’elles font écho à certaines préoccupations de longue date….

C’est là que l’article de Jérôme Prekel se montre édifiant, en ce qu’il nous décortique la recette de la diabolisation, laquelle est simple : il suffit de traiter « la question sous son angle le plus trouble (il y en a toujours un) et en triant les infos pour ne conserver que ce qui est suspect, ou ne retenir que les erreurs. Une sorte de définition du faux témoignage (….)

Encore une fois, on ne s’étonne pas de trouver cette mentalité parmi les hommes sans Dieu, mais il est particulièrement affligeant de la trouver chez les chrétiens. Aux États-Unis, près de 40% de l’électorat Républicain  pense que le futur vaccin de Bill Gates contre le coronavirus, contiendra une puce de traçage, et on connaît la proportion de chrétiens évangéliques dans cet électorat ».

Or, « dans le monde de l’hystérie, nous ne sommes pas appelés à crier avec les loups et à jeter des pierres. Ni aux innocents, ni aux coupables… »

La suite ici.

 

Note :

(1) « Une marque en forme de croix », par Jérôme Prekel, publié le 27/05/20 sur Le Sarment

Quand « Dieu n’a jamais autant parlé, au point où l’on souhaiterait presque une famine de sa Parole pour enfin avoir soif de l’entendre pour de vrai… »

Les Evangéliques assumeront-ils, avec compassion et intégrité, leur « rôle prophétique dans le monde » en tant que « témoins fidèles et véritables », ou ne seront-ils qu’ « un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit » (1 Cor.13v1) ?

Entre le livre de Malachie et l’Evangile selon Matthieu, soit entre les deux testaments, se fait un silence prophétique de 400 ans (1).

De nos jours, c’est plutôt le contraire. Notre ouïe moderne n’est pas seulement « caressée par la haute précision des chaînes stéréo, étourdie par les amplificateurs de salles de bal et par les bruits mécaniques les plus assourdissants qu’ait jamais supportés l’oreille humaine », au point où « le silence (d’) aujourd’hui n’est qu’un trouble de l’ouïe » (2)

Notre ouïe spirituelle est aussi – et surtout – agressée par le bruit assourdissant dû à l’inflation de « paroles de Dieu » de toutes sortes. En effet, commente ironiquement l’internaute Éliane Colard le 28 mars 2020, en réaction à un article publié sur le blogue Le Sarment, « Dieu n’a jamais autant parlé du Coronavirus depuis que [ce dernier] a quitté la Chine. Tant que le virus était en Chine, c’est comme si Dieu [ne s’en préoccupait pas] » (3).

Quelles sont donc ces « paroles de Dieu » ? « Dieu a-t-il réellement dit » (à propos du covid-19) ?

Si nous partons du principe biblique qu’il est de la responsabilité de l’assemblée (l’Eglise) d’évaluer ou de jauger les prophéties rendues publiques (cf 1 Cor.14v29), « jaugeons » donc.

Mais avant de considérer le contenu, considérons d’abord quelques principes.

Ainsi, « Comment reconnaîtrons-nous que ce n’est pas une parole dite par le Seigneur ? » (4)

C’est une question difficile et particulièrement grave, que pose ici Deutéronome 18v21, vu que le châtiment réservé au faux prophète est la mort (Deut 18v20).

Premier critère pour reconnaître le faux prophète : c’est Dieu qui prend l’initiative de parler et non le prophète qui obtient une révélation par « une technique » appropriée. Le prophète Jérémie souligne l’importance de la Parole de Dieu (« du froment ») face aux visions et aux songes (« de la paille ») cf Jer.23v28.

En 1 Samuel 28, un « Samuel défunt » parle au nom de Dieu grâce à l’invocation de son esprit par une sorcière…sauf qu’il n’est pas certain que ce soit Samuel qui parle, d’autant plus que cette demande de Saül auprès de la voyante (dont le texte dit clairement qu’elle a un esprit mauvais) est clairement défendue par Dieu (« Qu’on ne trouve chez toi (…) personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts » cf  Deutéronome 18v10-11). Saül lui-même ne pouvait pas l’ignorer puisque c’est lui-même qui a promulgué cet interdit sur le royaume.  D’autre part, Saül n’apprend rien qu’il ne sache déjà de cette invocation et n’en retire rien, à part du trouble….

Deuxième critère : ce qu’annonce le vrai prophète arrive vraiment (« Si ce que le prophète dit au nom du Seigneur ne se produit pas… alors ce n’est pas une parole dite par le Seigneur »Deut 18v22).

En comparaison, au début de mars 2020, le prophète Shawn Bolz a déclaré que le Seigneur lui aurait montré « la fin du coronavirus » et que la sortie de plusieurs vaccins était imminente, ainsi que la mort naturelle du virus. Bolz s’est aussi aventuré à prédire un relancement économique et qu’il n’y aurait pas des millions de décès en raison du virus, et surtout pas en Amérique….

Lance Wallnau, également prophète et auteur chrétien, avait aussi un message « prophétique » concernant le coronavirus. Le Seigneur lui aurait révélé l’existence d’un « esprit sur les médias qui exagérerait la portée de ce virus ». Les nations seraient en désarroi pendant deux ou trois semaines au plus, et que les chrétiens « ne doivent pas craindre ce qu’ils (les non-croyants) craignent »(5).

Troisième critère : le message du prophète incite à un retour au « Dieu véritable ». A l’inverse, « s’il dit Suivons et servons d’autres dieux, tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète » (Deut 13v2-6)

Quatrième critère : Dans sa polémique contre les faux prophètes, Jérémie met en avant leur appât du gain. Cette critique peut être associée au reproche – d’une actualité troublante – d’un discours flatteur qui vise à plaire à ceux qui les protègent et les rémunèrent.

[« Ainsi parle l’Éternel des armées : n’écoutez pas les paroles des prophètes qui vous prophétisent ! Ils vous entraînent à des choses de néant ; ils disent les visions de leur cœur et non ce qui vient de la bouche de l’Éternel. Ils disent à ceux qui me méprisent : l’Éternel a dit vous aurez la paix ; et ils disent à tous ceux qui suivent les penchants de leur cœur il ne vous arrivera aucun mal »  – Jer 23v16-17]

Les prophètes, fonctionnaires royaux, évitaient d’annoncer des choses désagréables pour le roi. Le faux prophète cherche à sécuriser le peuple et le roi, plutôt qu’à les conduire à la repentance. L’indépendance (par rapport au pouvoir) et le désintérêt du prophète (sa mission est-elle d’intérêt général ou privé, lucrative ?) sont donc des critères.

En guise d’illustration, Éliane Colard rappelle encore (3)que, comme « chaque année, les prophètes américains de « la liste d’Elie » (« Elijah list »), qui se veulent influents auprès du Président Trump, produisent fidèlement leurs bulletins prophétiques(sic) pour la nouvelle année, [lesquels sont toujours identiques] à savoir « prospérité pour le pays, beaucoup d’argent libéré par les cieux, du succès et de l’élargissement pour les Ministères. Et bien sûr 2020 n’a pas manqué à l’appel ». [L’on peut donc se demander] s’ils allaient revenir sur leurs prédictions, vu ce qui se passe et qu’ils n’ont apparemment pas vu venir (….). On remarquera d’ailleurs que la préoccupation majeure de toutes ces prophéties aux USA est l’argent, l’économie ou le succès du président (6)(7)

« Mais cette inflation de paroles prophétiques ne se produit pas qu’aux Etats-Unis. En France aussi, tout le monde rêve, songe ou reçoit des messages du ciel sur le Coronavirus. En France les songeurs et prophètes y voient un jugement (sans que ce soit d’ailleurs toujours les mêmes choses qui soient jugées) tout le monde prêche sur le coronavirus ou fait des vidéos et bientôt des livres sortiront pour expliquer pourquoi le Coronavirus (un vrai produit marchand qui fonctionne et certainement rapportera), tandis qu’aux USA on y voit un tremplin pour une pandémie de bénédictions et de libération de gloire et de prospérité à venir.

Cinquième critère : Les faux prophètes peuvent se reconnaître à leur comportement (« Mais chez les prophètes de Jérusalem, j’ai vu des choses horribles. Ils sont adultères, ils marchent dans le mensonge ; ils fortifient les mains des méchants… » (Jer 23v14), mais parfois Dieu brouille lui-même les cartes en envoyant un esprit de mensonge (cf. 1R 22v19-23) parmi les 400 « prophètes professionnels » du roi Achab, au temps du Prophète Michée.

« Quand nous ne savons plus écouter comme écoutent les disciples (cf Jean 8v31), et quand nous n’avons plus les oreilles pour entendre « ce que l’Esprit dit aux Eglises », ou ce qu’il a déjà dit, et que nous persistons néanmoins à chercher des paroles auprès d’ « une foule de docteurs » ou « de prophètes » qui nous diront ce que nous souhaitons entendre, alors Dieu nous séduit par ces dispositions de nos cœurs qui sont comme des idoles : Ezéchiel prévient, au chapitre 14 de son livre, v1-11, que Dieu répondrait au peuple en séduisant le prophète qui se laisse séduire, lorsque le peuple demanderait une parole alors que son cœur sera rempli de ses propres idoles. Dieu dit qu’il lui répondra alors en fonction de ces mêmes idoles. Ainsi, si l’argent et la prospérité sont une obsession dans nos cœurs, nous recevrons des prophéties allant toujours dans ce sens, nous confortant dans nos attentes, parce que c’est ce que nous recherchons (3).

Selon 2 Thes.2v10-12, Dieu peut envoyer « une puissance d’égarement », pour croire au mensonge, « afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés ».

Ainsi, c’est Dieu lui-même (et non l’ennemi) qui soumet aux esprits de séduction de d’égarement (ces esprits qui lui sont aussi soumis) ceux qui ne sont pas disposés à entendre la vérité et dont le cœur n’a pas appris à aimer cette vérité pour ce qu’elle est (souvent simple et sans artifice). Nous sommes séduits à cause des penchants de nos cœurs, soit ce que nous considérons comme ayant de la valeur, nos idoles et finalement nos trésors. (3)

En résumé, si nous considérons les critères bibliques pour reconnaître un vrai prophète, nous disposons donc des mêmes critères pour jauger le faux prophète – Dieu ne lui a pas demandé de parler, ce qu’il annonce n’arrive pas et il incite à aller vers d’autres dieux (Deut.13v1-5 ; Deut.18v20-22). Soulignons toutefois que la controverse entre Hanania et Jérémie (Jer.28) nous incite à la prudence dans notre évaluation, nous mettant en garde contre tout jugement précipité. Nous ne pouvons qu’être attentifs et prêts à nous interpeller nous-mêmes, peut-être là où nous l’attendons le moins ! (4)

A noter encore que la fausse prophétie, non biblique, écrase et démolit, sous ses dehors fatalistes et inéluctables, alors que la prophétie biblique véritable édifie, instruit et encourage, en nous donnant les moyens de changer les choses.

Ces passages soulignent que les faux prophètes sont, par ailleurs, « un test » de Dieu pour éprouver notre fidélité et notre amour pour Lui.

Ceci dit, pour en revenir au constat du point de départ, qu’il s’agisse de «  prophéties de succès » (USA) ou de « jugement » (France), « Dieu n’a jamais autant parlé, au point où l’on souhaiterait presqu’une famine de sa Parole pour enfin avoir soif de l’entendre pour de vrai et serrer cette parole comme une perle rare de grand prix ! » (3)

En effet, « silence dans toute chair, le cri de Zacharie (Za 2, 17) est la condition nécessaire mais non suffisante pour se mettre à l’écoute ». Mais « Dieu aurait bien du mal à obtenir une écoute, s’il le voulait, mais il ne le veut pas. Il a déjà laissé sa voix par écrit dans le livre que nous appelons la Bible. Là, avec un peu de chance et un vertige de silence, en soi plus qu’autour, chacun peut écouter le passage qui éclairera sa journée ».(2)

 

 

Notes :

(1) Voir « Dieu est-il resté silencieux entre les deux testaments ? »

(2) Voir Erri de Luca. « avoir de l’oreille » IN Alzaia. Rivages/Petit Bibliothèque, 2002, pp 24-25.

(3) Voir https://lesarment.com/2020/03/covid-19-comment-certains-predicateurs-ont-ils-reagi-face-a-la-menace-de-pandemie/

(4) Le développement sur les critères d’évaluation des prophètes s’inspire en partie de la trame de cette étude biblique.

(5) Voir comment certains prédicateurs ont réagi face à la menace de pandémie ici, ici ou . Avec cet autre exemple de déni délirant !

(6) Morceaux choisis :
« Rayons d’espoir pour l’économie et notre avenir »[qu’il sera possible et facile d’éprouver dans les temps à venir] dit entre autre ceci à propos du Coronavirus : « Ici aux États-Unis, je sens que cela va créer une formidable opportunité de voir à nouveau la croissance, en particulier dans le secteur manufacturier de notre économie. Je sens que le président Trump commencera à mettre en œuvre de nombreux allègements fiscaux pour les entreprises désireuses de ramener la fabrication aux États-Unis. Encore une fois, nous serons fiers de dire «Made in USA». Cette résurgence assurera une réélection du président et du vice-président en novembre 2020. Je vois cela comme une formidable opportunité car il y aura une « libération en deux parties » dans notre économie, et d’ici la fin de 2020, le marché boursier augmenter à nouveau; en particulier, j’ai vu le Dow Jones atteindre la barre des 30 000.Dieu restaure toutes choses pour un temps comme celui-ci, un temps de grand transfert de richesse. Dieu nous donne la sagesse et la créativité pour créer la richesse, l’innovation et l’invention. Le Seigneur nous demande d’entendre ce que l’Esprit du Seigneur dit plutôt que l’esprit de peur, donc nous ne manquons pas cette occasion de créer une ressource du Royaume qui fera avancer son Royaume avec amour, grâce et puissance. » [Ici, « rien de nouveau sous le soleil », vu que la secrétaire d’Etat française, madame Pannier-Runacher, a déclaré bien officiellement sur CNews le 20 mars que les Français ont bien tort de s’inquiéter pour leur avenir, puisque « c’est le moment de faire des bonnes affaires en bourse aujourd’hui »]

Une autre prophétie, dont le titre est « Président Trump, les nations et le coronavirus », dit entre autre ceci :
« Par souci de clarté, si le président Trump a agi comme un (goujat), a regardé d’autres femmes, a été brutal dans ses réponses à celles qui l’attaquent, a été réactif ou a échoué dans le « fruit de l’Esprit » dans de nombreux domaines — AUCUNE DE CES questions en comparaison . Il n’était pas appelé à être votre pasteur – allez à l’église pour ça. Il a été appelé à être votre président et il remplit cette mission. De plus, il le fait mieux que N’IMPORTE QUEL président américain précédent. Sa position sur les questions ci-dessus est légendaire dans les annales du ciel et le sera finalement sur Terre.
Les cinq ci-dessus ne sont pas non plus les seules choses héroïques qu’il a faites. Ses mouvements avec l’économie ont changé la donne, et c’est ce qu’il a fait pendant que de grands ennemis essayaient activement de tuer l’économie dans leur tentative de faire dérailler la mission donnée par Dieu à Trump. Le coronavirus en fait partie, mais il échouera également, car Dieu a choisi Trump pour l’emporter sur l’ennemi, mouvement après mouvement. Même lorsque Trump se sent dépassé et ne sait pas comment procéder, Dieu transforme toujours ses décisions sans conviction / incertaines en « home run ».

Voir d’autres prophéties sur le Coronavirus : https://www.elijahlist.com/words/display_word.html?ID=23383 

(7) Voir la réflexion de Jean-René Moret, pasteur suisse : « qui est en effet celui dont nous attendons le secours, celui que nous craignons d’offenser, celui au regard duquel nous jugeons de toutes les questions? Apparemment pas le Dieu de la révélation chrétienne, créateur d’une nature dont nous sommes responsables et de tous les êtres humains, dotés d’une égale valeur. Non, ce sont les arguments économiques qui déterminent notre conduite, faisant de nous des adorateurs et des esclaves de l’argent…..» cf https://www.24heures.ch/signatures/reflexions/nom-argent-toutpuissant/story/20838093

 

 

 

 

Ensemble, jeûnons et prions pour les personnes en première ligne (et donc exposées) face au coronavirus(2)

« Veillez et priez » (Source image : public domain pictures)

Ensemble, jeûnons et prions pour la bénédiction et la protection de tous ceux qui maintiennent les fonctions vitales de notre société et qui oeuvrent en première ligne face à l’épidémie, se trouvant donc particulièrement exposés. Dans le prolongement des sujets précédents :

 

13h00-14h00 : Prions pour les femmes, en première ligne pour affronter l’épidémie. Elles composent l’essentiel des personnels soignants, au contact direct des malades, et courent donc davantage le risque d’être infectées.

Note : En France : 78 % de femmes parmi le million de personnes qui composent la fonction publique hospitalière. 90 % pour les infirmières et les aides-soignantes, et 45 % pour les médecins (Sans oublier que 90 % des caissières, 82 % des enseignantes de primaire, 90 % du personnel dans les EHPAD sont des femmes. Sans même parler du personnel de crèche et de garderie mobilisés pour garder les enfants de toutes ces femmes mobilisées en première ligne.

Prions nominativement pour les sœurs concernées de nos communautés.

14h00-15h00 : Prions pour que toutes ces personnes exposées soient préservées de toute atteinte à soi et logique/posture sacrificielle [exaltation sacrificielle « du héros »] et reçoivent tout le soutien, la protection et les moyens nécessaires pour faire leur travail dignement et sur le long terme (pas seulement en cette période de crise sanitaire)

15h00-16h00 : Prions pour que nous restions enseignés sur ce qui fait l’identité de l’Eglise

Comprenons que l’Église signifie dans la Bible « assemblée » et que l’Église locale est fondamentalement un rassemblement. L’Eglise locale existe quand ceux qui appartiennent à Jésus-Christ et confessent que « Jésus est Seigneur » sont assemblés au même endroit et au même moment en Son Nom cf Matt.18v20.

Ressentons la perte temporaire de ne pouvoir actuellement nous rassembler et aspirons au retour du rassemblement pour mieux l’apprécier. Comprenons que les substituts numériques, même parfois utiles (culte/prédication/prière en ligne ou à distance) ne sont que temporaires et ne peuvent être des alternatives viables/idéales à la réalité.

Honorons et aimons l’Eglise, en ayant confiance en Celui qui bâtit Son Eglise et gardons confiance que « les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle [l’Église] ».

16h00-17h00 : Prions pour que notre « quarantaine dans le désert » soit féconde, sainte, victorieuse et triomphante, en gardant les yeux fixés sur Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est lui-même sorti victorieux d’une situation de « quarantaine » et de tentation (cf Matt.4v1-11). Que la volonté de Notre Seigneur soit faite et non la nôtre, pendant cette période.

17h00-18h00 : Prions pour l’unité des foyers confinés. Pour que les hommes et femmes prennent fermement leur position en Christ dans leurs foyers et revêtent le caractère de Christ dans leur relation aux éventuels membres du foyer. Pour que le sang de Jésus-Christ soit plaidé [cf Hébr.9 et 10v10, 19 ; 1 Jean 1v7 ….] et que le fruit de l’esprit soit manifesté au long de chaque journée pour fermer tout accès à l’ennemi.

 

Ensemble, jeûnons et prions pour les personnes en première ligne (et donc exposées) face au coronavirus

« Veillez et priez » (source image : public domain pictures)

Ensemble, jeûnons et prions pour la bénédiction et la protection de tous ceux qui maintiennent les fonctions vitales de notre société et qui oeuvrent en première ligne face à l’épidémie, se trouvant donc particulièrement exposés.

9h00-10h00 :  Les personnels soignants, engagés dans la lutte pour sauver l’hôpital depuis un an, mais dont la parole était jusque-là méprisée.

Prions nominativement pour les frères et sœurs de nos communautés/ceux que nous connaissons exerçant ces professions

10h00-11h00 : Les salariés des transports publics, les pompiers, les gardiens de la paix.

Prions nominativement pour les frères et sœurs de nos communautés/ceux que nous connaissons exerçant ces professions

11h00-12h00 : Les employés des supermarchés, les livreurs, les facteurs, ceux qui évacuent nos déchets, qui produisent et distribuent l’eau et l’énergie, qui entretiennent les réseaux de télécommunications…

Prions nominativement pour les frères et sœurs de nos communautés/ceux que nous connaissons exerçant ces professions

12h00-13h00 : ceux qui sont plus durement touchés (travailleurs précaires, sans abris, réfugiés).

Prions nominativement pour les frères et sœurs de nos communautés/ceux que nous connaissons se trouvant dans ces situations.

(A suivre)

Les mots ont un sens : Non, nous ne sommes pas en guerre. Nous sommes en pandémie

La Guerre est-elle déclarée ? Comment allons-nous combattre ?
(« La Guerre est déclarée » : affiche du film-2011- de Valérie Donzelli)

« Nous sommes en guerre ». A six reprises, lors de son allocution, Emmanuel Macron a utilisé la même expression, en essayant de prendre un ton martial. L’anaphore voulait marquer les esprits et provoquer un effet de sidération. Avec deux objectifs sous-jacents. L’un sanitaire : s’assurer que les mesures de confinement – mot non prononcé par le président de la République – soient désormais appliquées. L’autre politique : tenter d’instaurer une forme d’union nationale derrière le chef de l’Etat. Le tout également pour faire oublier les mesures contradictoires et les hésitations coupables de ces derniers jours.

Pourtant les mots ont un sens. Et c’est non, mille fois non : nous ne sommes pas en guerre. Nous sommes en pandémie. C’est suffisant, et totalement différent.

La pandémie à laquelle nous sommes confrontés exigent des mesures plutôt opposées à un temps de guerre, explique l’économiste et chroniqueur de Basta ! Maxime Combes dans cette tribune.

 

Voir aussi « Sommes-nous vraiment en guerre contre un virus ? », une autre tribune signée des chercheurs Guillaume Grignard et Louise Knops, publiée sur The Conversation.

Le coronavirus « breveté » et « créé par les Français » ? Une rumeur virale par vidéo

« On t’a fait connaître », ô média chrétien, »ce qui est bien » (Michée 6v8). Source : initialement publié le 03 mai 2017 sur le compte twitter de Gilles Boucomont.

Vous le savez sans doute déjà : un document présentant un brevet, censé être « la preuve » que le coronavirus aurait été « créé par des français » est en train de circuler sur la toile. Peut-être l’avez-vous déjà reçu. Pour ma part, j’en ai pris connaissance il y a trois jours, lorsque l’un des membres de notre cellule de partage et d’étude biblique pour hommes l’a posté dans le groupe whattsap dédié…

Ce document a été récupéré via une vidéo virale d’une durée de plus de 20 minutes, postée initialement sur Facebook mardi après-midi et échangée via Messenger et WhatsApp, dont il est possible de retrouver la trace sur la plateforme vidéo YouTube et sur Twitter. Dans cette vidéo, un homme explique que « l’heure est grave » et suggère que les pouvoirs publics mentent à propos de l’épidémie de Covid-19, un virus « breveté » et « inventé », une « attaque bio-chimique », « créée par les Français et l’Institut Pasteur ». Il cite également des chercheurs du CNRS et de l’Inserm.  Sur Facebook, en moins de 24 heures, la vidéo a été partagée au moins 96 000 fois et comptabilise plus de 15 000 likes. Elle a également été vue au moins 100 000 fois via les publications sur YouTube. Sur Twitter, elle a également été repostée des dizaines de fois par des utilisateurs du réseau social qui diffusent des copies d’écran des documents censés attester cette « vérité ».

Parmi ces documents, le fameux brevet. Ce document est authentique, sauf qu’il repose sur une mauvaise compréhension/interprétation : il s’agit d’un fascicule de brevet européen (« EP 1 694 829 B1 ») facilement téléchargeable en PDF. Il porte sur la découverte d’une autre souche de coronavirus, qui remonte au début des années 2000, et qui n’a rien à voir avec notre virus. Ce brevet n’est donc pas la preuve de la création d’un virus.

Sans compter que déposer un brevet sur un virus ne signifie pas qu’on l’a créé. C’est simplement une manière de protéger le fait de l’avoir découvert, les techniques utilisées pour le comprendre et l’analyser, les méthodes de recherche. Et donc de plancher sur un vaccin…..

Il s’agit donc là de savoir lire un document. L’enjeu est de se donner les moyens de le faire, dans de bonnes conditions, et en faisant preuve de lucidité et de recul, plutôt que de « diffuser massivement à tous ses contacts ».

Décryptage ici, ici et . Et la mise au point de l’Institut Pasteur.

D’une manière générale, soyons prudents, face à ce qui nous est présenté comme étant « une information ».

Nous recevons des informations de toutes sortes, venant de canaux très différents qui nous sont plus ou moins familiers : famille, voisins, amis, collègues de travail, médias, institutions…Une « masse » qu’il faut savoir trier, vérifier…et même « vérifier deux fois ». Quel que soit notre maturité ou nos connaissances, nous pouvons être soumis à la manipulation, à la propagande ou bien au marketing publicitaire. Si nous reprenons une nouvelle quelconque, et quand bien même elle proviendrait d’un ami/proche (quelles sont, d’ailleurs, ses propres motivations ? Pourquoi me le transmet-il, en me recommandant « de le diffuser à tous mes contacts » ?), celle-ci doit être absolument certaine et vérifiée plusieurs fois. En aucun cas, nous ne pouvons la communiquer telle quelle. Dit autrement et crûment : si nous croyons une chose uniquement parce qu’un proche/ami/figure d’autorité nous l’a dit, nous sommes mûrs pour la manipulation. Même chose dans un contexte de peur, lié à une épidémie/pandémie, conflit, crise….

Aller plus loin : Voir nos études à partir de Josué  22 et Deutéronome 13 ; Ne pas manquer non plus de prendre 30 secondes avant d’y croire !

 

 

 

 

« Foireux liens » de mars (38) : face au virus, quelles priorités ?

Les « Foireux liens » de Mars : une actualité placée sous le signe du coronavirus…ce qui ne doit pas occulter d’autres sujets ! (Source image : public domain pictures)

Bonjour ! Voici vos « Foireux liens » tant attendus ! Au menu de cette édition de mars, une actualité certes placée sous le signe du coronavirus, avec un traitement sous plusieurs angles. Mais ceci ne doit toutefois pas occulter d’autres sujets importants : pertinence d’un système économique censé être « la seule alternative », élections municipales françaises et lobbies, campagne électorale américaine, dispositifs anti-SDF, écologie, fuite de données et manipulations sur les réseaux @sociaux, faits religieux à l’école, le pardon….Bonne lecture !

 

En introduction, pour commencer, voici quelques précisions extraites de l’allocution du Président de jeudi soir, qu’il est toujours utile de rappeler.
Le Président de la république a ainsi demandé, à « tous les Français de limiter leurs déplacements [dans les transports publics] au strict nécessaire. Le Gouvernement [a annoncé vendredi 13 mars et samedi 14 mars] des mesures pour limiter au maximum les rassemblements. »
Il a par ailleurs demandé « aux personnes âgées de plus de 70 ans », mais aussi « aux personnes souffrant de maladies chroniques [tels diabète, obésité ou cancer…..] ou de troubles respiratoires ainsi qu’aux personnes en situation de handicap de rester autant que possible à leur domicile ». D’autre part, la population est invitée à ne pas rendre visite aux personnes hébergées en Ehpad : « Chacun d’entre nous détient une part de la protection des autres, à commencer par ses proches. Je compte sur vous aussi pour prendre soin des plus vulnérables de nos compatriotes, ne pas rendre visite à nos aînés. C’est, j’en ai bien conscience, un crève-coeur. C’est pourtant nécessaire temporairement. Écrivez, téléphonez, prenez des nouvelles, protégez en limitant les visites….. ». 
Il a été également annoncé que « dès lundi et jusqu’à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés pour une raison simple : nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques toujours, sont celles et ceux qui propagent, semble-t-il, le plus rapidement le virus, même si, pour les enfants, ils n’ont parfois pas de symptômes et, heureusement, ne semblent pas aujourd’hui souffrir de formes aiguës de la maladie. C’est à la fois pour les protéger et pour réduire la dissémination du virus à travers notre territoire ».
Enfin, le Président a recommandé de « veiller au respect strict des gestes barrières contre le virus et des recommandations sanitaires », lesquelles « sont, aujourd’hui encore, trop peu appliquées. Cela veut dire se laver les mains suffisamment longtemps avec du savon ou avec des gels hydroalcooliques. Cela veut dire saluer sans embrasser ou serrer la main pour ne pas se transmettre le virus. Cela veut dire se tenir à distance d’un mètre. Ces gestes peuvent [nous] paraître anodins. Ils sauvent des vies, des vies. C’est pourquoi, [le Président nous] appelle solennellement à les adopter ».

1)Le coronavirus nuit gravement au libéralisme

“Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d’autres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne le faisons déjà une France, une Europe souveraine, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main. Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. Je les assumerai…”  Stupeur incrédule jeudi soir en entendant Emmanuel Macron recourir à de tels éléments de langage anti-libéraux dans son allocution !  Y aurait-il « le diable dans le beffroi » ? Le journaliste-blogueur catholique Patrice de Plunkett nous propose une réflexion sur cette bizarrerie significative…..

Voir aussi :

Le virus et le big business. Oui, il faut lutter contre le virus en prenant un maximum de précautions. Mais il ne faut pas céder à la panique, qui mène aux incivilités et augmente les dangers. Et il faut se poser des questions pour chercher à comprendre…  Par exemple : la propagation du virus ne serait-elle pas liée au système économique global ?  Réponse dans le New York Times édition internationale (qui jusqu’ici n’était pas précisément critique envers la mondialisation économique et le libre-échange sans frontières)

Les Français craignent pour leur avenir ? Ils ont bien tort, puisque ce serait « le moment de faire de bonnes affaires en bourse »

Sur CNews [le 10/03], la secrétaire d’Etat Pannier-Runacher nous assure, très officiellement que « La bourse a des réactions parfois rapides, notamment avec les robots qui passent de manière automatique les ordres d’achat et de vente… Moi, je regarde avec une certaine circonspection la situation : c’est plutôt le moment de faire des bonnes affaires en bourse aujourd’hui. » Oui, oui, nous avons bien lu !

2)Coronavirus : mais pourquoi les consommateurs ont-ils pris peur de la bière Corona ?

La fameuse bière, fierté de l’industrie mexicaine, dans la tempête ! Comme le signale YouGov Ratings, une organisation spécialisée qui mesure la popularité et la notoriété de tout en se basant sur des millions de réponses du public américain, l’image de la bière Corona connaît une chute vertigineuse auprès des consommateurs. En cause : l’arrivée du coronavirus et la crainte globale qui l’accompagne qui a fait chuter les intentions d’achat à un peu plus de 5 % des Américains, le pourcentage le plus bas depuis deux ans.

3)Chercheurs online et Coronavirus

Des scientifiques se sont réunis sur la plateforme de messagerie Slack pour échanger sur la crise du coronavirus. Avant d’être publiées dans des revues scientifiques, les dernières découvertes sont ainsi partagées sur les réseaux sociaux et dans des articles dits de préimpression, donc pas encore validés par la communauté scientifique. Cela permet de confronter rapidement les résultats des différentes équipes. On attend avec impatience de voir apparaître : « On a trouvé un vaccin ! »


« Piqué » sur le compte twitter du Pasteur Gilles Boucomont (posté le 12/03/20)

4)Épidémie de coronavirus: plus de sainte cène pendant plusieurs semaines

L’épidémie de coronavirus oblige les églises à se réorganiser. Dans de nombreux endroits, la pratique de la communion est suspendue pour éviter toute propagation.

5)Les pires dispositifs anti-SDF « récompensés » par la Fondation Abbé Pierre

Ces prix visent à sensibiliser avec ironie sur « l’hostilité urbaine à l’égard des personnes sans domicile » et rappeler leurs droits.

6)La Cour de cassation requalifie en contrat de travail le lien entre un chauffeur et Uber

[Arrêt & communiqué] Patatras pour le modèle d’Uber. La Cour de cassation vient de requalifier le statut de travailleur indépendant d’un chauffeur en contrat de travail. Elle a deviné dans les relations contractuelles l’existence d’un lien de subordination suffisamment fort. Lire l’arrêt et la note explicative de la cour de cassation.

7)Pourquoi je crains le réchauffement climatique

« …..Avant que je n’explique pourquoi le refroidissement m’inquiète, je voudrais citer cet article présentant un point de vue contradictoire, publié dans la revue Nature, et qui explique que l’Antarctique perd ses glaces de plus en plus rapidement, et cet autre article prévoyant un réchauffement de dix degrés Celsius d’ici à 2021. D’autres points de vue contradictoires sont exprimés ici et ici. Les partisans de chaque camp s’empresseront sans doute de m’expliquer comment j’ai été dupé par leurs adversaires, mais l’objet de cet article n’est pas d’établir le bien-fondé de l’une ou l’autre opinion. Au contraire, je cherche à mettre en lumière ce qu’on perd de vue dans le feu de ce débat qui est devenu extrêmement polarisé et politisé. Pourquoi diable devrais-je me préoccuper d’un refroidissement planétaire ? Etant donné les dangers du réchauffement planétaire, on pourrait penser que les signes d’un refroidissement seraient les bienvenus. Ouf ! Catastrophe écologique évitée ! Maintenant les affaires peuvent reprendre leur cours normal.  C’est bien là ce qui m’inquiète. Le « cours normal des affaires» est en train de détruire la planète – que le climat soit dans une phase de réchauffement ou de refroidissement ». Réflexions de Charles Eisenstein [Enseignant, conférencier et écrivain] parues dans L’Ecologiste, avril juin 2020 et disponibles sur son site.

8)Fuite de données et manipulation sur les réseaux sociaux… Ce que révèle le livre du lanceur d’alerte de Cambridge Analytica

Le lanceur d’alerte Christopher Wylie publie un livre témoignage intitulé « Mindfuck ». Celui qui a été au cœur de la création de l’entreprise Cambridge Analytica dévoile les rouages d’un des plus gros scandales de fuite de données et de manipulation sur les réseaux sociaux ayant participé à l’élection de Donald Trump et au vote du Brexit. Extraits.

9)Retour sur l’« affaire WikiLeaks » : qu’ont changé les révélations de 2010 ?

Il y a 10 ans, le site WikiLeaks divulguait une série de documents classifiés qui allaient propulser l’organisation au premier plan médiatique. Démarrée en avril 2010 par la publication de « collateral murder » – l’enregistrement vidéo d’une bavure américaine en Irak –, l’une des plus grandes fuites de secrets de l’Histoire se conclut en apothéose le 29 novembre de la même année. L’organisation, en collaboration avec cinq grands titres de la presse internationale, commence alors à diffuser au compte-gouttes plus de 250 000 câbles diplomatiques américains. Entre-temps, WikiLeaks a également rendu publics quelque 500 000 documents confidentiels sur les guerres d’Afghanistan et d’Irak.  Les révélations de 2010 ont fait couler beaucoup d’encre. À l’instar de David Leigh et Luke Harding, de nombreux journalistes et commentateurs se sont empressés d’annoncer la fin du secret et le début d’une ère de la transparence, dont les outils du Web 2.0 seraient l’arme principale.  Ce sont ces révélations, souvent qualifiées d’« affaire WikiLeaks » par les médias, qui valent à Julian Assange, leader médiatique de l’organisation, son procès en extradition qui a débuté le lundi 24 février à Londres.  L’occasion de revenir sur un épisode fondamental de l’histoire de WikiLeaks et de tenter d’évaluer l’efficacité des méthodes de l’organisation de Julian Assange dans sa « guerre contre le secret ».

10)Twitter appose son tag “média manipulé” pour la première fois sur une vidéo retweetée par Trump

Twitter a mis à jour sa politique il y a maintenant plusieurs semaines. Le réseau social souhaite lutter contre la désinformation, particulièrement celle faite par les politiques et signaler aux utilisateurs tous les autres contenus altérés. Pour la première fois, dimanche 9 mars, Twitter a utilisé son tag “média manipulé” pour une vidéo publiée par Dan Scavino, responsable des réseaux sociaux de la Maison-Blanche et retweetée par Donald Trump.

11)Les « deepfakes », ces fausses vidéos créées pour nous influencer

Entre l’affaire Cambridge Analytica, les tentatives d’ingérence dans les élections françaises et les opérations d’influence en Ukraine, les méthodes visant à influencer les populations sont maintenant perçues comme une réalité par les opinions publiques occidentales. Or, un nouveau phénomène émerge depuis quelques années avec le développement de l’intelligence artificielle (IA) et ses potentialités de création et d’apprentissage : les deepfakes, ou hypertrucages en français. Quelle est la nature de ces contenus de synthèse ? Comment leur utilisation pourrait influencer les opinions publiques ?

12)Comment les sociétés tolérantes se laissent porter par la haine

L’attentat xénophobe qui s’est déroulé à Hanau, près de Francfort, le 19 février 2020 et a fait neuf morts dans un bar à chicha lors d’une fusillade, a plongé l’Allemagne dans la stupeur et la colère. «Le racisme est un poison» a ainsi martelé la chancelière Angela Merkel le lendemain de l’attaque. Ces événements sont alarmants car ils s’inscrivent dans une montée en puissance de la haine au niveau sociétal, un phénomène déjà disséqué il y a une décennie par le réalisateur autrichien Michael Haneke dans son film Le Ruban blanc.

13)Une foi à l’ère des réseaux sociaux

Une série en trois parties à découvrir sur Point Théo, pour comprendre comment les réseaux sociaux fonctionnent et quel impact peuvent-ils avoir sur nous.

Partie 1 : « Le moyen c’est le message » Ou comment un simple moyen de communication peut-il transformer la société ?

Partie 2 : « La bataille de notre temps »

Partie 3 : « (Dés)information & débat » ou les réseaux sociaux sont-ils ainsi réellement un lieu privilégié d’information et de débat ?

14)Replay : Débat sur la véracité historique sur France culture

Le 8 novembre 2019, l’émission « Le cours de l’histoire », sur France Culture, reçoit Isabelle Clarke et Daniel Costelle, réalisateurs de la série documentaire Apocalypse, dont France 2 diffuse alors une septième saison. En contrepoint, l’animateur a convié au micro un historien spécialiste de l’Asie et de la guerre froide, Pierre Grosser. Les discussions ne ronronnent pas longtemps. Les auditeurs, habitués au chuintement feutré de la station, comprennent qu’ils ne vont pas s’ennuyer. Exaspéré par le mépris des réalisateurs pour la recherche historique, Grosser pilonne une à une les fake news diffusées en première partie de soirée par France 2.

L’effet de révélation est saisissant. À la télévision, le pouvoir de conviction d’Apocalypse repose sur la magie hypnotique des images : on croit ce qu’on voit. La radio rompt le charme et laisse paraître l’intention…..

(Ré)écouter l’émission et lire cette analyse.

15)Des élus sous influence

Le scrutin municipal des 15 et 22 mars revêt un rôle symbolique majeur car il s’agit de l’échelon politique le plus proche des administrés, et celui pour lequel ils ont le plus confiance.  La première qualité évoquée par les Français pour accorder leur confiance envers les personnalités politique est l’honnêteté. Une solution pour développer ce sentiment d’honnêteté pour le décideur public est d’offrir de la transparence autour de ses décisions. Celle-ci permet au citoyen de comprendre les mécanismes orientant les choix de ses représentants et de mettre en lumière les actions d’influence exercées par les entreprises ou les lobbies sur les élus locaux. Or ces actions de lobbying au niveau local sont fréquentes, au point que certaines universités et cabinets d’influence proposent des formations dédiées au lobbying territorial.

16)Dans les villes gérées par le RN : budgets sociaux sabrés, démocratie entravée, indemnités des maires augmentées…

Que s’est-il passé pendant six ans au sein des quatorze villes gérées par le RN/FN ? Le collectif Vigilance et initiatives syndicales antifascistes livre, avec les éditions Syllepse, son bilan de la gestion communale par l’extrême droite. En voici quelques illustrations au sujet de six villes : Mantes-la-Ville (Yvelines), Hayange (Moselle), Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Orange (Vaucluse), Cogolin et Luc (Var).

17)Clap de fin pour « The American Ballot box »

Le blogue « The American Ballot Box, la politique américaine pour tous » va malheureusement cesser ses activités : son animatrice, Axel Azard, nous explique ici les raisons de l’annonce de ce « clap de fin ». Même si nous le comprenons, nous regrettons la fin de ce blogue passionnant,  dont le but était de fournir une information de qualité (et accessible à tous) en français sur l’actualité politique américaine en général, et plus particulièrement sur l’élection présidentielle américaine.  Ne manquez pas de l’explorer.

18)Juifs aux États-Unis : pour qui voteront-ils à l’élection présidentielle ?

Depuis l’élection de Donald Trump fin 2016, les juifs se sentent plus en danger aux États-Unis. Et le président américain ne s’appuie que sur une frange minoritaire proche d’Israël qui fait de la politique extérieure une priorité. Mais il ne mobilise pas pour autant la majorité des juifs américains. Voir aussi en vidéo.

19)Jésus est-il de droite ou de gauche ?

Question anachronique, certes. Mais comment le christianisme, de religion d’exclus, est devenu une religion de puissants, défiguré par Donald Trump ou Jair Bolsonaro ? Une chronique historique à découvrir.

20)Après Jean Vanier, sortir de l’idéalisation des figures charismatiques

Les révélations, samedi 22 février, d’abus perpétrés par Jean Vanier forcent les catholiques à revoir leur rapport à des hommes sans doute trop vite érigés en guides spirituels. Une réflexion valable et transposable pour toute personne érigée en « messie » politique ou « homme/femme providentiel(le) »….

21)Fait religieux à l’école : mobilisation autour de l’instituteur de Malicornay

L’enseignant sanctionné pour avoir fait étudier des extraits de la Bible dans sa classe n’a pas été réintégré dans sa classe, contrairement à l’injonction du tribunal administratif. Le ministère de l’Education nationale est donc dans l’illégalité. Ses soutiens se sont réunis mercredi 26 février pour plaider sa cause, en présence notamment de Régis Debray. La laïcité française serait-elle devenue folle ?

22)La transsubstantiation cachée de la louange contemporaine

Dans un nombre incalculable d’Églises à travers tout le paysage confessionnel d’Amérique, les pratiques de louange contemporaines l’ont emporté au nom de la pertinence culturelle et des préférences stylistiques. Mais il y a une dangereuse séparation entre le style et la substance inhérente à la louange contemporaine qui, si on n’y remédie pas, peut saccager le cœur même de l’orthodoxie chrétienne…..Ou quand la façon dont vous louez est la façon dont vous finissez par croire…..

23)Pardonner

a)« Notre société du relativisme et du chacun pour soi est-elle en position de lyncher Polanski ? », questionne le journaliste catholique Patrice de Plunkett dans sa chronique à Radio Présence et Radio Fidélité Mayenne. Estimant que « les abus sexuels sont graves, et que notre époque les favorise tout en feignant de les condamner  (au nom d’une morale introuvable, puisque c’est la morale du chacun pour soi, laquelle est bien incapable de fonder quoi que ce soit en société) », l’auteur souligne « qu’une époque qui ne comprend plus le pardon est mal partie pour son avenir. Le pardon n’empêche pas la justice. Nulle part dans l’Evangile le Christ ne dit que les coupables de crimes doivent rester impunis. Mais il fonde, au Golgotha, une justice supérieure qui est celle du pardon donné par la victime. Et la victime a le droit de pardonner – même si nos magazines ne comprennent plus ce mot ».

b)Pardonner n’est pas une option pour ceux qui déclarent suivre Jésus. En effet, le pardon est un des principaux piliers de la foi chrétienne, mais surtout un vrai chemin de vie qui libère, chez moi et chez l’autre, la capacité à devenir vraiment humain. En trois prédications, voici un petit parcours, qui, sans être une méthodologie, peut quand même constituer une incitation à vivre vraiment, jusqu’au bout, le programme du Christ.

Pardonner (1) – La correction fraternelle

Pardonner (2) – Comment pardonner ?

Pardonner (3) – Le non-pardon

 

Ces « Foireux liens » sont terminés. J’espère qu’ils ont retenu votre attention. Prochaine édition en mai.