Où en es-tu, dans ton parcours de foi ?

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d'aujourd'hui lui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ? (Source : convergence bolcho-catholiques)

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d’aujourd’hui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ?
(Source : convergence bolcho-catholiques)

Tu es chrétien. C’est à dire que tu confesses Jésus-Christ comme ton Sauveur et ton Seigneur. Repentant, tu te sais pardonné, justifié et tu souhaites changer de vie, appartenir et suivre Jésus-Christ.

Mais où en es-tu, dans ton parcours de foi ?

Au début, tu es préoccupé par les péchés et redoute d’être un pécheur ou un injuste. Puis, prenant de la distance, tu deviens préoccupé d’être le plus ajusté possible à la Loi de Dieu, dans son ensemble, et non plus par rapport à des listes de péchés [ou certains péchés] dans lesquels tu constatais autrefois être embourbé.

Tu passes donc d’une préoccupation pour les péchés à une préoccupation pour le péché en toi. Puis vient le temps où tu peux passer d’une préoccupation pour l’iniquité(1) globale de ta vie à un souci plus dense encore d’harmonie et de cohérence avec le coeur de Dieu. Tu es passé d’une préoccupation pour la justice à une préoccupation pour la justesse. Tu es passé d’une représentation d’un Dieu juge, à un Dieu « maître d’école », puis à un Dieu Père aimant(2).

« En effet, le péché n’aura plus de pouvoir sur vous, puisque vous n’êtes pas soumis à la loi mais à la grâce de Dieu. Mais quoi ? Allons-nous pécher parce que nous ne sommes pas soumis à la loi mais à la grâce de Dieu ? Certainement pas ! Vous le savez bien : si vous vous mettez au service de quelqu’un pour lui obéir, vous devenez les esclaves du maître auquel vous obéissez ; il s’agit soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance à Dieu qui conduit à une vie juste ». (Rom.6v14-16. BFC) (3)

 

 

Notes : 

(1) « Iniquité » : condition de celui qui est sans loi, sans frein.

(2) D’après Boucomont, Gilles. Au nom de Jésus : mener le bon combat. Ed. Première Partie, 2011, p 81

(3) Dans la version « Parole de Vie (PDV), cela donne :

« Ce n’est plus la loi qui vous commande, mais c’est l’amour de Dieu pour vous. Le péché ne peut donc plus avoir de pouvoir sur vous. Ce n’est plus la loi qui nous commande, mais c’est l’amour de Dieu pour nous. Alors, est-ce une raison pour faire le mal ? Sûrement pas ! Vous ne savez pas ceci ? Quand vous vous mettez au service de quelqu’un comme esclaves, vous êtes les esclaves du maître à qui vous obéissez. Alors, ou bien vous êtes esclaves du péché, et le péché vous conduit à la mort, ou bien vous êtes serviteurs de Dieu, et Dieu vous rend justes parce que vous lui obéissez » (Rom.6v14-16).

Défi apologétique : comment répondriez-vous à Erri de Luca, au sujet du pardon ?

Erri de Luca, un écrivain qui entretient un rapport paradoxal avec la foi et les Ecritures

Erri de Luca, un écrivain qui entretient un rapport paradoxal avec la foi et les Ecritures

Chères lectrices, chers lecteurs, voici un petit « défi apologétique » :
Que répondriez-vous, au sujet du pardon, à l’écrivain napolitain Erri de Luca, actuellement l’un des écrivains les plus lus au monde, qui se déclare non pas « athée », mais « comme quelqu’un qui ne croit pas », et qui vit un rapport particulier avec les Ecritures (qu’il lit « dans le texte », notamment l’hébreu biblique) ?
L’idée étant d’inviter chacune et chacun à (faire) réfléchir très sérieusement aux façons pertinentes de répondre aux interrogations/doutes de nos contemporains, et ce, dans le respect de leur personne.

En 2003, Erri de Luca déclarait, lors d’un entretien(1) : « Je ne suis pas croyant, parce que je n’ai aucune possibilité d’avoir à faire avec le pardon, ni je n’admets d’être pardonné, ni je ne peux pardonner, mais je peux oublier, oui, ça m’arrive et j’oublie, j’oublie souvent et c’est un pardon mineur, c’est un pardon biologique, mais je ne peux pas admettre le pardon parce que le mal est inextricable, on ne peut pas l’annuler, c’est fait… Tout ce que l’on peut faire, c’est se pardonner à soi-même: se promettre que le moment où l’on se retrouvera dans la même circonstance on ne fera plus la même chose, quand dans la même circonstance on comprend qu’il y a une variante possible ; c’est un peu la fin de Trois Chevaux, là, il y a le livre au lieu du pistolet, de l’arme, il y a une autre possibilité de faire face à la même circonstance. Il y a cette histoire d’un rabbin polonais qui voyageait vers Varsovie afin de tenir un grand discours dans la synagogue. Il était un grand savant mais venait d’un pays très pauvre et il voyageait en troisième classe, vêtu comme un paysan. D’autres Hébreux dans le même wagon se moquaient de lui, de ce pauvre. Lorsqu’il arrive dans la synagogue, il est accueilli en grand honneur, il fait son discours et les Hébreux du train s’approchent de lui pour lui demander pardon pour leur attitude et il leur répond : « Je vous pardonnerais volontiers, mais vous devez demander pardon à celui du train, pas à moi, c’est lui que vous avez offensé. » Cela signifie que dans la même situation, il ne faudra pas avoir la même attitude. C’est la seule chose possible, la seule façon d’avoir le pardon de celui du train. Le pardon n’existe pas, il existe la possibilité d’oublier si tu as subi le mal et la possibilité de ne pas le refaire si tu l’as fait. Les religions disent le contraire, il faut bien dire le contraire, mais je n’y arrive pas, c’est pour ça que je ne suis pas religieux ».

Qu’en pensez-vous ? Comment répondriez-vous à Erri de Luca sur le pardon ?

Selon Guillaume Bourin, du blogue « Le bon combat », que j’ai sollicité à ce sujet, mais qui a du décliner, une clé serait de « travailler sur la définition du pardon, car visiblement nous n’avons pas la même que celle de ce monsieur ».

Mais voici la contribution d’Anthon, chrétien évangélique et fidèle lecteur/abonné du blogue, et que je remercie pour avoir été le premier à relever le défi :

« Je ne connais pas Erri de Luca (ou très peu, au travers de ton blog notamment) mais si l’on s’en réfère à son entretien avec Irène Fenoglio (Cf. ton lien) il ne lit pas beaucoup et le peu qu’il lit se cantonne à l’A.T.
On peut donc en conclure, qu’il a « occulté » le Christ et tout ce que le N.T nous apprend sur Lui. Or, sans le Christ et son enseignement, difficile, voire impossible, d’accéder à Dieu (Jean 14 : 6). De fait, son discours frappe par l’absence de référence à Dieu. Étonnant, du reste, pour quelqu’un dont la (quasi seule) lecture quotidienne est celle de l’ A.T ?!
Sans cette référence à Dieu, la notion de pardon, devient donc subjective et chacun peut en donner sa définition et/ou conception. Je peux pardonner ceci mais pas cela, de telle manière (en oubliant comme dit E. de Luca) en fonction de telle circonstance plutôt que telle autre, etc.
Pour le croyant, le pardon est avant tout, le moyen de se rapprocher de son Créateur. Comme l’exprime si bien David :
« Je t’ai avoué ma faute,
Je n’ai plus caché mes torts,
J’ai dit : je reconnaîtrai devant l’Éternel les péchés que j’ai commis.
Alors tu m’as déchargé du poids de ma faute. ».

Cette repentance nous permet d’obtenir le pardon de Dieu et d’entrer dans cette nouvelle relation par la foi en l’œuvre du Christ à la croix.
Sans ce pardon de Dieu, l’homme reste livré à lui-même en proie à ses propres conceptions philosophiques et existentielles.
A la période de son entretien avec I. Fenoglio, De Luca lisait Esaïe …. Si sa lecture est attentive, il s’apercevrait pourtant – entre autres – que l’Éternel est le Créateur unique et souverain de notre histoire. Histoire qui aura ici bas une fin et dont le Christ est un acteur principal :
« Il adviendra en ce jour là que le descendant d’Isaïe se dressera comme un étendard pour les peuples, et toutes les nations se tourneront vers lui. Et le lieu où il se tiendra resplendira de gloire ». Esaïe 11 : 10
Par ailleurs, le livre d’ Esaïe relate le sort dramatique de ce peuple d’ Israël et de Juda qui se détourne de Dieu. A cet effet, le péché le plus souvent dénoncé par Esaïe est l’orgueil, l’autosuffisance de l’homme qui compte sur ses seuls moyens et prétend pouvoir se passer de Dieu.
Enfin, je recommanderai à De Luca de méditer longuement sur l’incontournable chapitre 53 du même livre qui nous décrit – et de quelle manière – l’œuvre expiatoire du Christ, venu pour endurer à notre place le châtiment du péché, puis ressusciter pour nous procurer le pardon de Dieu.
Mais voilà, il y a un préalable au pardon, c’est la reconnaissance du péché ! Comme l’a écrit Lord David Cecil : « le jargon de la philosophie du progrès nous a appris à penser que l’état sauvage et primitif du l’homme était derrière nous … mais la barbarie n’est pas derrière nous, elle est en nous » (« Jésus, une royauté différente » p 105 – Timothy Keller).
Passage terriblement d’actualité ….

Pour terminer, voir le magnifique reportage « les mystères de la foi » ( Dans les yeux d’ Olivier) et notamment les 5ères minutes où l’on voit ce couple de chrétiens dont le fils de 19 ans a été abattu froidement et sans raison par un vigile.
Le processus de pardon décrit par le couple est extraordinaire et il exprime tout le contraire de la pensée de De Luca, sur le sujet. Ici point d’oubli, mais pourtant, une vraie libération et la vraie expression de miséricorde divine !! Je conseillerai même à De Luca de regarder l’ensemble des épisodes, car une fois n’est pas coutume, on a un beau et honnête reportage sur la foi chrétienne, sans a priori ».

Merci, Anton, pour cette réflexion !

Personnellement, j’ai bien aimé la façon dont notre contributeur a rattaché le problème du pardon à la connaissance personnelle de Dieu. Justement, un autre « verrou » empêche Erri de Luca de croire : cette incapacité, pour lui, de « s’adresser directement à Dieu »(de « tutoyer » ou d' »interpeller » Dieu, à l’instar de Job, et donc de prier). D’autre part, un article de Nicolas Bonnet(2) en rapport avec cet auteur « en mal de la foi » nous apprend que De Luca se définit négativement comme « quelqu’un qui ne croit pas ». C’est un agnostique qui refuse la dénomination d’athée. Néanmoins, il affirme attacher « de la valeur à l’usage du verbe aimer et à l’hypothèse qu’il existe un créateur ». Il se proclame sans ambiguïté « incroyant » mais se dit aussi mû par « l’aiguillon du manque » et l’insatiable soif de sens que nulle explication ne saurait combler.
De fait, il me semble que, à défaut « de connaître Dieu personnellement », et de lui parler directement, Erri de Luca parle tout de même de Dieu, livrant de magnifiques exégèses sur les noms ou le rire de Dieu (ex : « nous sommes » ou « rire », dans « Noyau d’olives » – relayés sur notre blogue). D’autre part, l’on peut relever dans le parcours exégétique de l’écrivain un glissement progressif de l’Ancien au Nouveau Testament. Si la référence aux Évangiles est pratiquement absente de ses premiers écrits, elle devient majoritaire dans ses dernières publications (voir, par exemple, « les saintes du scandale », qui s’intéresse aux cinq femmes présentes dans la généalogie du Messie, et bien d’autres méditations dans les recueils « Première heure », « Noyau d’olive »…).

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Vous pouvez nous partager vos réflexions en commentaire, au pied de l’article, ou même, nous faire parvenir votre propre contribution pour enrichir la discussion. Au plaisir de vous lire !

 

 

Notes :

(1)Source : Irène Fenoglio, «« Je ne suis pas un écrivain, je suis un rédacteur de variantes »», Item [En ligne], Mis en ligne le: 09 mars 2009. Disponible sur: http://www.item.ens.fr/index.php?id=418000 .

(2) Nicolas Bonnet, « Erri De Luca, en mal de la foi », Cahiers d’études italiennes [En ligne], 9 | 2009, mis en ligne le 15 janvier 2011, consulté le 25 novembre 2015. URL : http://cei.revues.org/200

Pourquoi veux-tu être connu ?

"Narcisse" moderne (Par Andy Singer)

« Narcisse » moderne
(Par Andy Singer)

Et comment ?

Comme ceux-ci, qui étaient connus « pour avoir été avec » Celui-là ? (Actes 4v13)

Veux-tu donc être connu comme celui qui Le connaît ?

Tu trouveras dans la Bible plusieurs exhortations à s’attacher au Seigneur, « sans tiraillements », comme à croître « dans la grâce et la connaissance de notre sauveur et seigneur Jésus-Christ ». Sachant qu’ « A Lui (seul) la gloire… » (2 Pie.3v18)
Car c’est cela qui fait la différence !

Sans oublier autant de promesses certaines, à ce sujet :
« Si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de Lui » (1 Cor.8v3)
« Celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul esprit » (1 Cor.6v17)
Et cette formidable déclaration d’amour de Dieu !

Pas d’exception ! Ou la leçon de « La Prophétie des Grenouilles »

"La prophétie des grenouilles", film de Jacques-Rémy Girerd(2003). Un "nouveau déluge", mais aussi une formidable leçon de vie.

« La prophétie des grenouilles », film de Jacques-Rémy Girerd(2003). Un « nouveau déluge », mais aussi une formidable leçon de vie.

Et si nous décidions de regarder, non pas « plus », mais « mieux » de films, notamment en famille et avec des enfants ?
Le choix de films témoigne d’une certaine vision du monde… et est révélateur de la place que nous accordons(ou pas) aux films étrangers (notamment non « hollywoodiens » et non exclusivement anglophones). Ces derniers nous permettent de nous sensibiliser à d’autres modes de vie, d’autres cultures et de nous rappeler que nous ne sommes pas le centre du monde. Voir « mieux » de films, c’est aussi se former en tant que spectateurs critiques, capables d’échanger et de dialoguer avec ses pairs mais aussi avec des adultes.
Ainsi, vous cherchez un film ou un dessin animé à voir en famille, avec vos enfants. Que choisissez-vous ? Et pourquoi ? Un « Disney », un « Pixar » ?…
Et si vous osiez « prendre des risques » et choisir un dessin animé…français, pour cette fois-ci ?

Par exemple, « La Prophétie des Grenouilles » de Jacques-Rémy Girerd(2003), vu hier soir ?

Une famille non conventionnelle, mais aimante et stable. (Scène de "La Prophétie des grenouilles")

Une famille non conventionnelle, mais aimante et stable. (Scène de « La Prophétie des grenouilles »)

L’histoire : Au bout du monde, loin de tout, une famille paisible, plutôt non conventionnelle. Elle est en effet composée du capitaine Ferdinand-un marin « blanc » à barbe d’un certain âge-de Juliette, son épouse « de couleur »(sans doute des Antilles)et de Tom, le petit garçon qu’ils ont adopté à la mort de ses parents naturels. L’enfant appelle ce couple « Maman » et « Grand-père ». Cette famille est installée dans une ferme coquette perchée en haut d’une colline. Elle accepte de garder la petite Lili (de l’âge de Tom), le temps que ses parents, les gardiens du zoo, ramènent d’Afrique des nouveaux « pensionnaires »-des crocodiles !

Mais au pied de cette colline, le monde des grenouilles est en émoi : il n’y a plus de doute ! Toutes les prévisions coïncident : un nouveau déluge s’annonce.
Face à l’événement, les grenouilles conviennent, à titre exceptionnel, de communiquer avec les humains.
C’est alors le début d’une grande aventure où animaux et humains vont devoir apprendre à vivre ensemble. Ce qui n’est pas toujours facile.
La phrase du réalisateur
La Prophétie des Grenouilles est une fable sociale, tragi-comique, qui pose des questions sur la tolérance, l’écologie, la difficulté de vivre ensemble, les affres de la dictature… C’est aussi une belle histoire d’amour entre deux enfants.
Prix & Festivals
Festival du Film Français de Richmond 2004 -Chine- Paris- Shanghai- Corée
Tournage en Rhône-Alpes
Le film a été entièrement réalisé au Studio Folimage de Valence. Six ans de travail, un million d’images, une équipe de deux cents personnes ont été nécessaires à la fabrication de ce film
(Source : http://rhone-alpes-cinema.fr/fr/film-la-prophetie-des-grenouilles.html )
Age conseillé : à partir de 7 ans.

 

 

Ce que j’en retiens :
Sur le plan formel, d’abord, le dessin animé est extrêmement réussi et agréable à voir. Le choix des voix est aussi très travaillé(doublages par des comédiens chevronnés : Michel Piccoli en Ferdinand, Anouk Grinberg en tortue, Annie Girardot et Michel Galabru en couple d’éléphants, Jacques Higelin en lion, Romain Bouteille, Luis Rego….)Grande richesse de vocabulaire.
Sur le plan thématique, on retient cette micro-société reconstituée sur une « arche improvisée », reposant sur une bouée géante. De prime abord, il semble bien périlleux de tenter de faire cohabiter des personnes tellement différentes (des carnivores et des herbivores dans le même bateau !), alors que l’on n’a que des patates à manger ! Pourtant, cette situation d’épreuve et de crise est une opportunité de remporter une victoire personnelle et collective, comme d’éprouver, dans un contexte plus difficile, les bienfaits du « vivre ensemble », et ce, au-delà des différences.
On relève ici le rôle essentiel de la Loi, celle du capitaine-une autorité forte, bonne et bienveillante. C’est une même loi (« universelle », commune) pour tous, qui protège tout le monde et qui ne saurait souffrir d’aucune exception (« on ne mange personne » et « on ne se mange pas entre nous »)-seule condition pour que tout le monde reste en vie.
Certes, cette Loi est contraignante et vivre ensemble est très difficile pour tout le monde. Mais l’on voit aussi ce qui se passe, lorsque l’on prétend violer cette loi, sous prétexte qu’elle serait « mauvaise » et « contraire à ma nature, mes besoins, mes intérêts », et lorsque l’autorité est chassée de cette société, pour être remplacée par une figure de pouvoir, manipulant tout le monde (notamment « les bas instincts »). C’est la porte ouverte à un danger encore plus grand que la situation de crise, et la mise en danger de tous, sans exception.
Autres thèmes :
On apprendra encore que « vengeance n’est pas justice » et qu’il est aussi vain de chercher le moindre bouc émissaire, à des fins « expiatoires » et dans « l’espoir que tout ira mieux ». Un seul est mort pour vous, et une fois pour toutes.
Le thème du film fait inévitablement allusion au déluge de Noé, sans pour autant que l’on ait une explication pour ce nouveau « déluge » (d’autant plus que…cf Gen.9v11) ; la question « des origines » est aussi posée, avec une explication plutôt « mythologique » de la création du monde, venant se mêlant à une explication scientifique de l’origine des comètes.
Des « questions métaphysiques » autour de la mort (la vie après la mort) sont également posées.
D’autre part, un mot sur ces grenouilles, qui se sont mobilisées pour faire connaître « leur prophétie » au monde, quoique non « aux sages et aux intelligents », mais « aux enfants ». Et ce, sans se préoccuper de ce qui peut leur arriver à elles, pour que l’humanité soit sauvée. En cela, le titre du film, comme l’acte altruiste de ces grenouilles, donne du poids et du sens au don et à la gratuité. C’est cela, l’esprit de l’Evangile : « vous avez reçu gratuitement ; donnez gratuitement », a recommandé Jésus. Un esprit dont notre monde, où tout semble se vendre et où il faut (se) vendre, en est malheureusement dépourvu.
Enfin, nous terminerons sur le thème de l’adoption, très présent dans ce film. On relèvera la difficulté du petit garçon à appeler son père d’adoption « papa ». Pour lui, il n’est que « grand-père ».
Pour nous aussi, chrétiens, ayant mis notre confiance en Jésus-Christ, sauveur et seigneur, notre relation avec Dieu est révélatrice de qui nous sommes. La Bible nous dit que nous avons été « adoptés » (Rom.8v15 ; Jean 1v12 ; Eph.1v5 ; Gal.4v5….). Mais qui est Dieu, pour nous ? Est-il pour vous un « grand-père à barbe blanche », certes « très gentil » et peut-être assez « distant » ? Ou bien est-il votre « Père » ? Un chrétien, estime James Packer dans « Connaître Dieu », est celui « qui connaît Dieu comme Père ». Et « le Père Lui-même (nous) aime ».

« Ne vous vantez pas…mais vantez-vous plutôt de… »

Ainsi parle le SEIGNEUR : Que le sage ne se vante pas de sa sagesse ! Que l’homme fort ne se vante pas de sa force ! Que le riche ne se vante pas de sa richesse ! Si quelqu’un veut se vanter, qu’il se vante de ceci : d’être assez malin pour me connaître, moi, le SEIGNEUR qui mets en œuvre la bonté fidèle, le droit et la justice sur la terre. Oui, c’est cela qui me plaît – oracle du SEIGNEUR.

(Jer.9v22-23. Version TOB. Comparer avec Matt.7v21-23)

 

Sur ce, bonne méditation ! Prochain billet, mercredi prochain.

La source de ton salut. Ton trésor.

Le Seigneur domine la situation, il réside là-haut.

Partout dans Jérusalem, il a instauré le droit et l’ordre*.

Quant à toi, peuple du Seigneur, tu pourras vivre en sécurité. Être sage et connaître Dieu, c’est être riche du salut** ; honorer le Seigneur, c’est cela ton trésor ! (Es.33v5-6. BFC)

 

Notes :

* Il remplit Sion de droiture et de justice (LSG)

** La sagesse et l’intelligence sont une source de salut(LSG)

Foire aux médias(2) : Des sites pour s’approcher de Dieu et pour aller plus loin avec Dieu

Suite de notre dossier « Foire aux médias », débuté avec les médias chrétiens.

Voici aujourd’hui des sites pour s’approcher de Dieu, et pour aller plus loin avec Dieu [Mise à jour le 15/08/16]

Atoi2voir : « questions de la vie, questions sur Dieu ». C’est l’excellent site « tout public »  d’Agapé France, une association protestante évangélique et mission de jeunesse qui multiplie ses actions d’évangélisation dans différents milieux-la famille, les minorités, le sport, les étudiants(avec « Campus Pour Christ », que nous avons connu à Lyon, il y a très longtemps)…. Au travers d’articles, d’interviews, de témoignages et d’un forum, atoi2voir.com se veut un lieu privilégié pour explorer les petites et grandes questions de la vie. Il aborde des questions de la société contemporaine (développement de soi, vie affective, relations, dépendances, éthique…), notamment les aspects spirituels (existence de Dieu, vie après la mort, religions)…et présente le message de la Bible et de l’Evangile d’une manière claire.
Il est également possible de suivre toute une série de parcours interactifs pour découvrir la foi chrétienne : Pour ceux/celles qui pensent que Dieu existe peut-être, et qui veulent acquérir une certitude ; Pour ceux/celles qui se posent la question de savoir si Jésus-Christ a dit et montré qu’il était Dieu ; Pour ceux/celles qui croient en l’existence de Dieu et qui veulent découvrir une relation personnelle avec Dieu au travers de Jésus-Christ ; l’évangile en vidéos, pour ceux qui s’intéressent à la foi chrétienne et qui souhaitent découvrir le sens de la venue de Jésus.

Guide Express’O : ou prendre le temps de 4 minutes pour passer une bonne journée ! Chaque jour, un court passage biblique, une méditation et une prière. Sans oublier « l’ère du temps » : un éclairage biblique et spirituel sur un sujet d’actualité.

Info-bible : très ancien site d’information sur la Bible né le 11 août 2000, qui provient du dédoublement du site info-sectes(créé le 13 mai 2000, qui informe sur « les sectes, religions et mouvements de pensée »)
La sobriété du site peut rebuter, mais elle est un atout au service de son contenu. Info-Bible est un très bon site, simple, sérieux, fonctionnel et pédagogique. Il permet « de connaître la bonne nouvelle du salut gratuit en Jésus Christ, selon le message essentiel de la Bible », et de découvrir(lire et même télécharger) en ligne le texte intégral de la Bible(avec un choix de version ou traduction). Le site propose également, outre des cours bibliques gratuits, divers articles(sur la foi et la vie chrétienne, la personne de Jésus-Christ, Bible et archéologie, l’histoire de l’Eglise, l’ésotérisme, les anges…), des messages(à lire ou à écouter)de l’évangéliste Fernand Legrand, une « FAQ Bible », les questions les plus courantes que l’on se pose sur Dieu, le salut, la mort et l’éternité…Et ce, dans une optique chrétienne non confessionnelle. Comme disent les auteurs, Pierre et Daniel Oddon, évangélistes :  « même si nous n’avons pas de paroisse à remplir, nous connaissons une personne formidable, Jésus-Christ, dont nous aimons parler ». C’est là l’essentiel. Ne passons pas à côté !

Question suivante : un site web qui a pour but d’enrichir la réflexion des étudiants francophones sur les questions existentielles. Il propose à chacun la possibilité de se forger une opinion éclairée sur la foi chrétienne et sur la Bible.

Un Poisson dans le Net : un autre excellent site chrétien francophone, de ressources évangéliques-l’un des premiers du genre, ouvert le 1er mars 1996. « Nettement » au service de l’évangile, dont nous avons parlé ici.

 

 

Spécial jeunesse :
Ta Jeunesse : un des rares journaux d’édification chrétienne dédiés aux jeunes. Gratuit, de qualité tant dans son contenu que dans sa présentation. A lire, une présentation ici.

 
La Rebellution, « le blog qui défie tes attentes ». « Rébellution » est un mot-valise, composé de « rébellion » et de « révolution ». Une rébellion de jeunes chrétiens non pas contre des autorités instituées par Dieu, mais contre les exigences médiocres de notre société. Le blogue, écrit par des jeunes pour des jeunes, a du « pep’s » et contient quantité de ressources pour booster sa foi et nous encourager à vivre pour Dieu. Il est la version francophone d’un mouvement(« rebelution », avec un seul « l ») initié par Alex et Brett Harris.

Si vous êtes anglophone, ne manquez pas de découvrir la version « originale », laquelle met également en avant des projets humanitaires, sociaux et caritatifs.

(A suivre, avec, prochainement : « protosphère » et « cathosphère »)

« Si vous ne connaissez pas Dieu, Il vous ressemblera beaucoup ! »

On se souvient qu’en Horeb, Dieu s’était fait, non pas voir, mais entendre du ciel, « au milieu du feu »(Deut.4v10-20, 33-36), afin que le peuple se garde de faire une quelconque représentation de Dieu qui devienne une idole, et afin que le peuple reconnaisse que « L’Eternel est Dieu et qu’il n’y en a point d’autres ».
Dans tous les cas, il est toujours périlleux de tenter de se faire sa propre image de Dieu, car celle-ci sera forcément « à notre image » et donc réductrice et fausse. Danny Silk le dit fort bien autrement et de cette façon :
« Si vous ne connaissez pas Dieu, Il vous ressemblera beaucoup. Vous l’inventerez selon votre convenance et vous tiendrez le rôle de rockstar dans cette relation.
Quand nous ne savons pas qui est Dieu parce que nous ignorons Son amour et la façon dont celui-ci se manifeste, nous prenons peur et Le transformons, Lui et notre relation avec lui, en quelque chose que nous connaissons déjà »(« La culture de l’honneur » de Danny Silk. Hermeneia, 2012, p118)

Dans le même ordre d’idée, toute adaptation cinématographique de la Bible est révélatrice de l’image de Dieu du réalisateur, que celui-ci nous laissera à travers son oeuvre.  L’enjeu est là, puisque c’est cette image véhiculée(que Jésus soit représenté, par exemple, « blond » ou avec « de beaux yeux ») qui restera dans les esprits et les coeurs.

Dans ce cas, que retenir d’essentiel dans tout cela ?

L’essentiel-et ce qui fait sens- est de ne pas « chercher à voir Dieu », au risque de l’enfermer dans une représentation limitée et donc fausse, mais de « chercher Dieu » : soit chercher Sa présence, Sa communion, et chercher à l’écouter pour faire Sa volonté.

Sachant que Dieu ne peut être connu que par révélation et non par spéculation.

Ainsi, une lecture attentive et droite du seul Ancien Testament nous révèle déjà non un Dieu « sanguinaire » ou « inoffensif », mais le « Dieu terrible », le Dieu saint, « un feu dévorant », et le Dieu compatissant, le Dieu bon, défenseur de la veuve, de l’orphelin, du pauvre et de l’étranger.
Cependant, la révélation la plus complète de Dieu est celle que nous pouvons discerner en Jésus-Christ, dans le Nouveau Testament : Jésus-Christ, « la Parole faite chair », « qui a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité », qui nous révèle « Dieu le Père ».
« Personne ne vit jamais Dieu »(car nul ne peut voir Dieu et vivre), mais « Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître »(Jean 1v14, 18 cf Jean 14v6-11, 1 Jean 1v1-2 et 5v20-21)

Vous l’avez compris : la découverte de Dieu, du vrai Dieu, ne peut s’affranchir de la lecture de la Bible, la Parole de Dieu écrite, qui témoigne de Jésus, la Parole de Dieu faite chair(Jean 5v39). Demandez donc sincèrement à Son auteur(Dieu lui-même) de vous aider à la comprendre : Il vous répondra.

Ne cherchons donc pas « à voir Dieu » et « gardons-nous des idoles »(1 Jean 5v21). Mais cherchons-le, et désirons l’entendre pour lui plaire à tous égards, le connaître personnellement et véritablement.

« Semez selon la justice, moissonnez selon la miséricorde, Défrichez-vous un champ nouveau ! Il est temps de chercher l’Eternel »(Osée 10v12)

Outre une lecture proposée d’Esaie 40-66(en plus de plans de lecture de la Bible) pour se faire une première idée de Dieu et de son engagement vis à vis de l’homme, la vision des adaptations cinématographiques suivantes de certains livres de l’Ancien et du Nouveau Testament vaut le coup d’oeil :

« L’Evangile selon St Matthieu » de Pasolini(1964, Italie), une adaptation européenne, à mille lieux des adaptations hollywoodiennes.
« L’histoire de Ruth » d’Henry Koster(1960, USA), une adaptation originale où l’on découvre un Dieu compatissant.
« Ben Hur » de William Wyler(1959, USA), pour son choix délibéré d’une « non représentation » de Jésus-Christ. Musique du film de Miklós Rózsa.

Et « Jésus », une version filmée selon l’Evangile de St. Luc. Produit par John Heyman, et réalisé par Peter Sykes et John Krish en 1979.  Présenté sur le site d’Agapé France et visible dans son intégralité ici.

Mais ne l’oubliez pas : aucune adaptation cinématographique, aussi excellente soit-elle, n’est à proprement parler « inspirée » : la Bible, si.

« Plus », ce n’est pas forcément « mieux »…

Qui n’a pas déjà soupiré : « plus de toi, Seigneur ! » ?

« Plus », « plus, « plus »….

Mais ce désir de « plus de Dieu » ne cacherait-il pas en réalité un désir de…..« mieux (connaître Dieu) » ?

« La vie éternelle », a dit le Seigneur Jésus, « c’est de te connaître, toi seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jean 17v3).
Et « le peuple qui connaît son Dieu sera fort et agira » (Daniel 11v32).

Concernant cette connaissance de (mieux de)Dieu, l’ exemple de Moïse* est particulièrement édifiant et fort actuel pour nous aujourd’hui :

Moïse est né de parents pieux. Il aurait pu « en rester à la foi de ses parents ». Néanmoins, il a eu, au cours de sa vie,

une révélation progressive de Dieu. Pas « plus », mais « toujours davantage », jusqu’à ce que Dieu « parle (avec lui) bouche à bouche » (Nombres 12v8)
Un élément fondamental du trait de caractère et de la vie de Moïse est à souligner : Moïse est connu comme un homme de prière, mais il est intéressant de noter que Moïse écoute Dieu beaucoup plus « qu’il ne parle à Dieu »* (cf les expressions récurrentes « l’Eternel dit à Moïse »)

Le secret de la vie de prière de Moïse : la prière d’écoute

Nombres 7v89 révèle le secret de toute la vie de prière de Moïse : celui-ci « entrait dans la tente d’assignation pour parler avec Lui, il entendait la voix qui lui parlait de dessus le propitiatoire qui était sur l’arche du témoignage, d’entre les deux chérubins; et il Lui parlait ». Moïse allait à l’écart, comme plus tard le Seigneur Jésus, pour un entretien personnel et quotidien avec Dieu. Il « entrait dans la tente d’assignation », d’abord pour écouter Dieu, puis pour lui parler.

Que trouvait-on dans la tente d’assignation, où Moïse entrait pour son « face à face avec Dieu » ?* Il s’y trouvait le propitiatoire (ou couvercle de l’arche, dans le lieu très saint du tabernacle), l’arche (contenant notamment les tables de la loi) et les chérubins.
Plus exactement, sur ce propitiatoire étaient deux chérubins, leurs faces tournées vers le propitiatoire et contemplant donc le sang mis sur le propitiatoire lors du grand jour des expiations (Lévit. 16:12-14).
Pour mémoire, le propitiatoire parle de l’œuvre de Christ à la croix(cf 1 Jean 2v1-2 et 1 Jean 4v10) ; l’arche, de la Parole de Dieu, et les chérubins, de la sainteté de Dieu.

Ces éléments pris dans leur ensemble (et non séparément)nous enseigne que :

Nous nous approchons de Dieu, sur la base de l’œuvre de Christ (accomplie) à la croix : « Dieu est amour. En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui; en ceci est l’amour, non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés »(1 Jean 4v8-10).
Sa Parole doit demeurer en nous, pour que nos prières soient selon Sa volonté. (Jean 15v7)
Il est enfin essentiel de ne pas perdre de vue que Dieu est saint (« soyez saints, car je suis saint », cf Lévit.19v2 et 1 Pie.2v11)

Persévérer dans ce temps de communion avec Dieu nous permet d’apprendre à mieux discerner Sa volonté et Son plan pour nous. D’autant plus que ce temps est voulu de Dieu, qui nous attend pour ce rendez-vous avec lui, « dans le lieu secret »(Matt.6)

Moïse : un intercesseur pour son peuple

Intercéder, c’est se placer entre Dieu et un autre, et prier pour cet « autre ».

Moïse a bien des fois intercédé pour le peuple d’Israël, mais nous vous invitons à étudier en particulier trois événements :

-Rephidim, en Ex.17v8-13 ;

Le veau d’or en Ex.32v7-14 ;

-Les douze espions en Nombres 14v11-20

Les deux derniers cas sont similaires, et il est édifiant de considérer ce que Moïse a prié ou demandé, ce que Dieu Lui a proposé et ce que Moïse a répondu.

Enfin, Moïse a découvert progressivement qui est Dieu(lire, en parallèle, le Ps.90)

1)Une « première rencontre » a eu lieu au « Buisson ardent » (Ex.3v1-14). Dieu se présente et se révèle à lui comme le « Dieu de son père » (v6), le Dieu des promesses, le Dieu qui agit (v7) et « Celui qui est »(cf le premier élément de la foi en Hébr.11v6)
2)En Ex.19v16-21, une seconde révélation de Dieu permet à Moïse de découvrir que Dieu est saint(cf Hébr.12v18-29)
3)En Ex.33v18-23, et Ex.34v5-7, Moïse découvre enfin la bonté de Dieu.

En Exode 34 se manifeste là sans doute « l’un des sommets de la révélation de Dieu, dans tout l’Ancien Testament »**. Moïse se trouve sur le Sinaï pour recevoir les secondes tables de la loi-les premières ayant été brisées par Moïse face à l’idolâtrie du veau d’or.

« Moïse tailla deux tables de pierre comme les premières, et se leva de bon matin, et monta sur la montagne de Sinaï, comme l’Éternel le lui avait commandé, et prit en sa main les deux tables de pierre.
Et l’Éternel descendit dans la nuée, et se tint là avec lui, et cria le nom de l’Éternel.
Et l’Éternel passa devant lui, et cria: L’Éternel, l’Éternel! Dieu, miséricordieux et faisant grâce, lent à la colère, et grand en bonté et en vérité,
gardant la bonté envers des milliers de générations, pardonnant l’iniquité, la transgression et le péché, et qui ne tient nullement celui qui en est coupable pour innocent, qui visite l’iniquité des pères sur les fils, et sur les fils des fils, sur la troisième et sur la quatrième génération!«  (Ex.34v4-7)

La tradition hébraïque compte treize adjectifs dans les versets 6 et 7 de ce passage, relève Erri De LUCA**. « Israël répète ces vers dans les prières de sa journée la plus solennelle, le Yom Kippour. Ces deux vers contiennent un détail unique : le nom [de l »Eternel-ou plutôt le tétragramme : YHVH***] n’est répété deux fois qu’ici, une après l’autre(…)la tradition hébraïque enseigne que le nombre du tétragramme coïncide avec le mot un, qui est l’attribut par excellence de Dieu, plus le mot amour. C’est ainsi qu’à travers ces treize attributs et cette répétition unique du nom sacré nous apprenons que ces secondes tables ont été données avec encore plus d’amour que les premières, de la part de l’Eternel, caché dans un nuage du Sinaï.

Ces secondes tables, bien qu’égales aux premières, contiennent un amour plus intense. »**

Le résultat(Ex.34v29) en est que « Moïse descendit de la montagne de Sinaï, ayant les deux tables du témoignage dans sa main, en descendant de la montagne; et il ne savait pas que la peau de son visage rayonnait, parce qu’il avait parlé avec l’Éternel ».

 

 

 

 

Notes :

*D’après « La Prière », de Georges ANDRE(Dépôt de Bibles et Traités Chrétiens, 1986), pp 47-54

**D’après « Nous sommes », d’Erri De LUCA. IN « Premières heures ». Gallimard, 2012(Folio), pp59-61

*** autre traduction, celle du Rabbinat français : « L’Éternel descendit dans la nuée, s’arrêta là, près de lui et proclama nominativement l’Éternel. 6 La Divinité passa devant lui et proclama: « ADONAÏ est l’Étre éternel, tout puissant, clément, miséricordieux, tardif à la colère, plein de bienveillance et d’équité… »(Ex.34v5-6)

Ô homme, que fais-tu de ton esprit ?

« Parole de l’Eternel qui a déployé les cieux, fondé la terre et formé l’esprit qui anime l’homme… »(Zach.12v1. Version du Rabbinat français)

Ce passage est à replacer dans son contexte, bien entendu. Mais arrêtons-nous un instant sur ce verset.
Il nous apprend Ce Qui Est au commencement.

Au commencement, Dieu.
Il est nous ici présenté comme le créateur des cieux et de la terre. Et comme le créateur de l’homme. Celui qui a « formé l’esprit de l’homme » ou qui « forme l’esprit de l’homme au-dedans de lui ».
Dieu est donc Celui qui a créé, donné un cadre de vie à l’homme.

Que faisons-nous de ce cadre de vie, nous, hommes ?

Dieu est aussi Celui qui a formé l’esprit de l’homme. L’esprit, pour permettre à l’homme d’être en communion, en relation avec Dieu.
Dieu a donc créé l’homme pour qu’il Le connaisse personnellement.

Que faisons-nous de cet esprit, nous, hommes ?

On notera enfin que ce verset commence par « Parole de l’Eternel… »

« Au commencement était la Parole »-cette Parole créatrice-« et la Parole était Dieu », lisons-nous enfin dans Jean 1v1(et ss).

Que faisons-nous de cette Parole, nous, hommes ?
Y prêtons-nous attention ? Elle est descendue jusqu’à nous et a habité au milieu de nous, lisons-nous encore dans Jean 1v14.

Lectrice, lecteur, l’as-tu accueillie, cette Parole ?