Ceux qui refuseront « la marque de la bête » auront-ils de quoi manger et vivre ?

 » En tant que chrétiens, nous n’adorons que Dieu, et nous refusons d’adorer ou de sacraliser les pouvoirs qui prétendent prendre sa place dans le coeur et la vie des hommes : pouvoirs totalitaires idéologiques, politiques, économiques (Mammôn)… ». Source : Reflets.info

« Quand on refusera la marque de la bête, aura-t-on de quoi manger et vivre ? Pourrons-nous prendre soin de nos familles ? Ou devrons-nous attendre notre mort sur cette terre ? »

Cette question de l’internaute Anna, posée sur le site « 1001 questions », fait allusion au texte d’Apocalypse 13 v16-18, où il est question de « la marque » et du « chiffre de la bête » que chacun doit porter pour « pouvoir acheter ou vendre ». Rappelons pour commencer que le genre littéraire apocalyptique est fait d’images et de symboles, le tout constituant un code parfois difficile à déchiffrer et en tout cas à ne pas prendre à la lettre.

La plupart des commentateurs s’accordent à penser que tout comme dans le livre de Daniel, la « bête » représente le pouvoir impérial Romain, qui exigeait de tous les citoyens qu’ils lui rendent un culte. Les chrétiens des premiers siècles, ne reconnaissant que le Christ comme Seigneur, se sont exposés à des persécutions, se sont vus souvent exclure de la vie sociale et économique.

Le chiffre indiqué, 666, a donné lieu à bien des pseudo-actualisations farfelues (par exemple, certains y ont vu le code-barre étiqueté sur les produits commercialisables…). Mais le texte de l’Apocalypse le désigne simplement comme « un chiffre d’homme » : Six, répété trois fois comme pour évoquer cette parodie de la trinité, cette « anti-trinité » que constituent le Dragon du ch.12, la bête et l’autre bête du ch.13, appelé le « faux-prophète en 16v13. Le chiffre Six, c’est sept (chiffre évoquant dans la Bible l’achèvement, la perfection) moins un. Autrement dit C’est le chiffre de l’humanité qui cherche à se faire Dieu mais ne peut atteindre Dieu.

Comment interpréter tout cela ? En tant que chrétiens, nous n’adorons que Dieu, et nous refusons d’adorer ou de sacraliser les pouvoirs qui prétendent prendre sa place dans le coeur et la vie des hommes : pouvoirs totalitaires idéologiques, politiques, économiques (Mammôn)… Et notre fidélité à Jésus-Christ peut nous exposer à être marginalisés, voire persécutés dans certains pays, quand nous refusons les compromis, les mensonges, les injustices auxquels ces pouvoirs cherchent à nous entraîner.

Mais nous n’avons rien à craindre ! L’Apocalypse proclame la victoire du Christ crucifié et ressuscité (voir les chapitres 4,5 et 12 entre autres), à laquelle nous sommes associés (dans le langage symbolique de l’Apocalypse : notre nom est inscrit dans le livre de vie, 13,8).

Contrairement à ce que le mot « apocalypse » désigne dans le langage courant (catastrophe, effondrement du monde), il signifie « révélation » (de Jésus-Christ) et constitue un message d’espérance, une bonne nouvelle adressée à ceux qui souffrent pour leur foi.

Source : http://1001questions.fr/quand-on-refusera-la-marque-de-la-bete-est-ce-quon-aura-de-quoi-manger-et-vivre-pourrons-nous-prendre-soin-de-nos-familles-ou-devrons-nous-attendre-notre-mort-sur-cette-terre-anna/

 

 

 

« Mes Voies ne sont pas vos voies » : continueriez-vous à suivre Jésus si cela vous paraissait absurde ?

Un livre percutant et déstabilisant, propre à renverser nos manières de penser (et de voir) la persécution des disciples de Jésus-Christ partout dans le monde.

Une trouvaille salutaire que je dois à mon épouse, interpellée par le titre de l’ouvrage, lors d’une escale à la librairie Jean Calvin, à Paris. Ce livre, qui traite de la persécution des disciples de Jésus-Christ dans le monde sous un angle original, garde toute son actualité.

L’auteur, qui écrit sous le pseudonyme de « Nik Ripken », a choisi d’attendre 20 ans pour nous rapporter certains faits et témoignages, pour des raisons évidentes de sécurité.  Initialement parti avec les siens « pour aider » en Somalie dévastée par la guerre, il expérimente la réalité de la souffrance dans sa propre famille et affronte la destruction de tout ce qu’il se sentait appelé à faire, au point de se sentir parfois submergé par le mal. De quoi nous inciter à relativiser nos propres échecs !

Il traverse alors une profonde crise spirituelle et existentielle. Avec honnêteté et humilité, il nous témoigne sans fard de sa lenteur à croire et à comprendre les voies et les pensées de Dieu. A contre-courant du « story telling » triomphaliste et de toute vision romantique de la mission, Nik Ripken se pose – et nous pose – des questions troublantes :

Dieu promet-il vraiment la sécurité ? Les choses s’arrangent-elles toujours pour ceux qui lui obéissent ? Le Seigneur nous demande-t-il des sacrifices – de tout sacrifier ? Que se passe-t-il quand nos meilleures intentions et nos idées les plus créatives ne suffisent pas ? Dieu travaille-t-il dans les Zones les plus difficiles, les plus « ténébreuses » ? Nous demande-t-il de le rejoindre là-bas ? Comment peut-on dire que Dieu est bon au sein de telles ténèbres ? Comment peut-on dire que le Christ est victorieux alors que des amis proches meurent en martyrs ? Le Christ a-t-il vraiment toute autorité lorsque les circonstances disent le contraire ? Que veut dire Dieu quand il affirme que « ses voies ne sont pas nos voies ? » Permet-il à ceux qui l’aiment d’échouer ? Si tel est le cas, peut-il utiliser nos erreurs pour réaliser ses plans ? Pourquoi tant de chrétiens souffrent-ils sur la Terre ? Comment mettre fin à la persécution des chrétiens dans le monde ? Pourquoi, nous chrétiens occidentaux, ne sommes-nous pas persécutés ?

A la recherche de réponses à ces questions, les Ripken se rendent dans plus de 60 pays, à commencer par l’ex-URSS et la Chine, pour entendre l’histoire de plus de 700 hommes et femmes qui ont appris à être suffisamment forts et prêts pour marcher avec Jésus dans un environnement de persécution. Au bout du voyage, des réponses non moins troublantes, mais percutantes et déstabilisantes, propres à renverser nos manières de penser (et de voir) la persécution des disciples de Jésus-Christ partout dans le monde.

 

En bref : 

Mes voies ne sont pas vos voies : continueriez-vous à suivre Jésus, si cela vous paraissait absurde ? Nik Ripken. Ed. Portes Ouvertes/Excelsis, 2014. Disponible chez l’éditeur ou dans toute bonne librairie.