« De qui est cette effigie ? » (2)

Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il soumette les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toute la terre et toutes les petites bêtes qui remuent sur la terre ! » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa. Dieu les bénit et Dieu leur dit : « Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-la. Soumettez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui remue sur la terre ! »  (Gen.1v26-28)

« L’image de ce que (l’homme) est, et de ce qu’il représente doit décider de sa destinée. Il a été créé à l’image de Dieu et lui appartient. Il a été créé pour prier Dieu », publions-nous ici-même la semaine précédente. Mais quel rapport entre le fait de « représenter Dieu » et la prière, nous demandions-nous ?

Selon Andrew Murray, la prière fait partie intégrante de cette merveilleuse ressemblance d’origine divine et est à l’image et la ressemblance (1) terrestre de la communion qui existe entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit (2).

Plus nous méditons sur ce que représente la prière, plus nous méditons sur sa merveilleuse puissance auprès de Dieu, plus nous sommes portés à nous demander ce que l’homme est en réalité. Qui est l’homme pour que Dieu lui accorde une telle influence auprès de Lui au ciel ? Le péché nous a tellement avilis que nous n’avons plus la moindre notion de ce que nous sommes vraiment ou de ce que nous devrions être. Nous devons nous tourner vers le récit de Dieu sur la création de l’homme pour découvrir le but véritable de la création. C’est dans Genèse aussi que nous retrouvons les qualités dont Dieu a revêtu sa créature pour lui permettre d’atteindre le but fixé par lui.

La destinée de l’homme a été clairement établie par Dieu dès l’instant de la création. Sa destinée était de peupler la terre et d’établir sa domination sur tout ce qui existe sur la planète. Ces expressions nous démontrent que la destinée de l’homme était de représenter Dieu et de gouverner le monde entier. L’homme devait agir [au nom de Dieu] en qualité de vice-roi (gouverneur). Etant lui-même soumis à Dieu, il devait garder toutes choses soumises à Dieu (….). La position que l’homme devait occuper et la puissance dont il devait disposer se devaient d’être à la mesure de sa destinée.

(….) L’homme, en qualité de représentant de Dieu, devait donc gouverner le monde. Tout aurait dû s’accomplir selon la volonté et l’autorité de l’homme. Suivants les conseils et les requêtes de l’être humain, le ciel aurait répandu de bien riches bénédictions sur la terre. La prière était le canal naturel, le moyen de communication direct, pour assurer et maintenir une relation constante entre le Roi dans les cieux et son fidèle serviteur (….). Les destinées de la terre étaient confiées aux désirs de l’homme et à sa volonté, par la puissance de la prière.

[L’homme devait donc gouverner la terre comme représentant de Dieu, agissant au Nom de Dieu et comme Dieu, mais pas sans Dieu, et non pas dans le but d’asservir/détruire la création]

Hélas ! Le péché a tout changé. La chute de l’homme a entraîné la malédiction de Dieu sur toute la création. Mais grâce à la rédemption, le début d’une glorieuse restauration de la dignité humaine a déjà pu se réaliser. C’est en considérant tous ces faits, que nous pouvons voir quelle puissance se dégage de la prière du fidèle serviteur de Dieu, une force assez puissante pour influencer les destinées de ceux qui entrent en contact avec le Seigneur. Nous pouvons le constater avec Abraham, lorsque Dieu a décidé de se former un peuple duquel seraient issus des rois (…..).

Voilà ce que devait être la destinée de l’homme, suivant les desseins de Dieu. En plus de nous révéler cette destinée, les Ecritures nous démontrent aussi comment Dieu avait pu confier à l’homme une œuvre aussi élevée, [en le créant] à sa propre image. Dieu n’avait pas imposé de décrets sans confier à l’homme une aptitude correspondant à ses lois [« Justice et droit », « bonté et fidélité » cf Ps.89v15]. Etre à l’image de Dieu et dominer (…) ne pouvait être possible pour l’homme à moins qu’il ne fut d’une essence compatible à celle Dieu. Il existait donc un accord et une harmonie internes entre Dieu et l’homme. Il y avait chez l’homme un début de ressemblance avec Dieu qui lui donnait une capacité réelle, une aptitude lui permettant de devenir le médiateur du monde devant Dieu. L’homme devait être prophète, sacrificateur et roi, pour interpréter la volonté de Dieu, pour représenter la nature dans ses besoins, pour recevoir et dispenser les richesses de Dieu. C’était sa ressemblance à Dieu qui rendait l’homme capable de porter la règle divine. Il ressemblait véritablement à Dieu ; il pouvait comprendre et interpréter ses plans, et il devait les accomplir. C’est pourquoi Dieu lui avait confié ce merveilleux privilège qui lui permettait de tout demander et de tout obtenir.

Le péché a « frustré » les plans de Dieu pour un certain temps, mais la prière est demeurée ce qu’elle était avant la chute de l’homme. La prière représente la preuve tangible de notre ressemblance à Dieu, elle reste le véhicule de notre communion avec l’infini et l’invisible (…). La prière n’est pas seulement un cri d’appel à la pitié, elle est la plus haute expression de l’homme conscient de ses origines divines, conscient d’avoir été créé pour exécuter les décisions de l’Eternel. La grâce a restauré ce que le péché a détruit. Ce que le premier Adam a perdu, le deuxième l’a reconquis. En Jésus-Christ, l’homme reprend sa première place, et l’Eglise qui demeure en Christ hérite de la promesse : demandez…et vous le verrez s’accomplir.

Une telle promesse ne peut en aucun cas servir premièrement à des fins personnelles. Elle s’adresse aux sarments qui portent du fruit (…) ceux qui demeurent en Christ (….), ceux qui ne vivent que pour l’œuvre et la gloire du Père. A tous ceux-là, il a été donné de comprendre comment la nouvelle naissance les a ramenés sur le chemin de leur destinée originale, et de comprendre aussi comment l’image de Dieu et sa ressemblance a été restaurée en eux (….).

Tout avait été confié à l’homme, parce qu’il avait été créé à l’image de Dieu sur la terre. Et tout est tombé avec lui dans sa chute : la création tout entière souffre et gémit…mais l’homme a été racheté, la restauration de sa première dignité a débuté. Et la grande pensée de Dieu, son but éternel et la venue du royaume [ou du règne de Dieu] dépendent de son peuple. Nous devons demeurer en Christ, prendre position en lui, le Souverain sacrificateur, et prier avec assurance devant Dieu. Effigie de Dieu, représentant (de) Dieu, l’homme racheté doit déterminer l’histoire de cette terre par ses prières. L’homme a été créé, il a été racheté pour prier et il doit dominer par la prière !(2)

 

Notes :

(1) Notons que Dieu souhaite au départ créer l’humain « à son image » et « selon sa ressemblance ». Cependant, il s’avère que l’homme n’est créé « qu’à l’image de Dieu », et non « à sa ressemblance ». (Gen.1v27). Que nous manque-t-il pour qu’à l’image s’ajoute la ressemblance ? Une réponse à ce manque se trouve en 1 Cor.15v45-49 : vivre en homme spirituel !

(2) D’après « De qui est l’effigie ? » IN Andrew Murray. Voici comment vous devez prier : méditations sur la prière. Distributions Évangéliques du Québec, 1982, pp 105-110.

 

 

 

De qui est cette effigie ?

De qui est ton effigie ? De la réponse à cette question dépend ta destinée ! (« Denier de Tibère », empereur romain à l’époque de Jésus)

« Ils lui présentèrent un denier. (Jésus) leur demanda : de qui sont cette effigie et cette inscription ? » (Matt.22v20)

« Puis Dieu dit : faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance » (Gen. 1v26)

« De qui est cette effigie ? »

C’est par cette question que Jésus réussit à déjouer ses ennemis qui voulaient le prendre en défaut. Il trancha ainsi la question du tribut à payer. Cette question et le principe qui en découle peuvent être appliqués d’une façon plus générale et universelle. Et nous pouvons l’appliquer encore davantage à l’homme lui-même.

L’image de ce qu’il est, et de ce qu’il représente doit décider de sa destinée. Il a été créé à l’image de Dieu et lui appartient. Il a été créé pour prier Dieu »(1).

Quel rapport entre le fait de « représenter Dieu » et la prière ? Nous le saurons mercredi prochain !

 

 

 

Note :

(1) « De qui est l’effigie ? » IN Andrew Murray. Voici comment vous devez prier : méditations sur la prière. Distributions Évangéliques du Québec, 1982, p 105.

 

Ta destinée

La destinée, c'est une relation

La destinée, c’est une relation

« La destinée n’est pas un lieu ou un ministère, mais une relation », a dit mon pasteur lors d’un culte du dimanche.

Effectivement, notre destinée(ou notre fin)est la vie éternelle, selon Rom.6v22. Et « la vie éternelle », c’est de « connaître » le « seul vrai Dieu », et Celui que Dieu a envoyé : Jésus-Christ(Jean 17v3), « le Dieu véritable et la vie éternelle »(1 Jean 5v20). La vie éternelle est donc relationnelle. Mais faut-il encore la vouloir, cette relation, avec Celui qui est la source de la vie. (cf Jean 3v16, 36 ; Jean 15). Que choisirez-vous ? Quel sera votre destin ?

Des statistiques 100 % fiables(pour une fois) !

Voici, avec un poil d’avance, mon premier billet depuis le 1er janvier :  des « stats »  de nature « à casser l’ambiance », en cette période de début d’année. Pourtant, elles sont(pour une fois)fiables !

En effet, « 100 % des êtres humains mourront un jour ! »*
Ha, ha ! Bon, et après ?

« Il est réservé aux hommes de mourir une fois et après le jugement ».(Hébr.9v27, cf Jean 5v29, Dan.12v2)
« Tout homme est un souffle » et nous ne sommes que de passage(des résidents temporaires)sur cette terre »(Ps.39v12-13)

Quelque soit leurs nombres d’années(impressionnantes pour la plupart), la fin de la vie de toutes les personnes figurant en  Gen.5v1-21, 25-31 est la même : « Et il mourut ».

« Et ils moururent »tous, sauf Hénoc (v22-24), dont on sait qu’une seule chose de ce personnage :
« Il a marché 300 ans avec Dieu »(cf Hébr.11v5-6) et « Il eut des fils et des filles ».
Ainsi, loin de sombrer dans le fatalisme et le cynisme face à l’inéluctable (quelque soit votre position sociale ou votre niveau d’étude),
Hénoc a choisit, au contraire, de parier sur l’avenir(« il eut des fils et des filles », dont on peut douter qu’il se soit contenté de les regarder pousser)et surtout, sur son avenir éternel.
Sa seule œuvre pour être déclaré juste ?(cf Jean 6v2829) Mettre sa confiance en Dieu, une confiance concrétisée par sa marche d’une longévité inégalée(300 ans-le Christ « hors concours ») avec Dieu.

 

 

 

Et vous ?

 

 

 

 

 

Notes :
*Sur un échantillon de 7 milliards d’êtres humains.