Arrête « d’éviter » mais commence « à inviter » (et à aimer) les « gens ennuyeux » dans ta vie….

Décidons-nous qui est « digne d’amour » ou d’attention ?

« Si vous n’aimez que ceux qui vous aiment, que faites-vous d’extraordinaire ?… »(Matt.5v46)

« Alors que nous n’étions pas aimables, et alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous »(Rom.5v7-8.Version perso).

« Les gens ennuyeux », c’est-à-dire ceux que tu juges « ennuyeux ».

Notre pensée est-elle véritablement « biblique », ou est-elle, en réalité, plutôt influencée par la vision du monde et les concepts de la psychologie moderne ?
Ainsi, « faire le tri », en décidant « qui entrera ou non » dans notre vie (qu’il s’agisse d’un chrétien ou d’un  « non chrétien ») est-il biblique ?

Comme par un fait exprès, je suis tombé sur cet article, traduit de l’anglais et publié le 12/03/17 sur « La Rebellution », que j’ai trouvé plutôt à contre-courant : « Arrête d’éviter (et commence à aimer) les gens ennuyeux de ta vie », par Haley Davidson(1).

« Il y a quelques semaines », l’auteure [une jeune américaine] faisait « défiler (son) fil d’actualité sur Facebook », lorsqu’elle est tombé sur un article intitulé « Les dix types de personnes toxiques que les gens mentalement forts évitent. »
« Curieuse », elle a « cliqué dessus », pour lire l’article, lequel « recommandait d’éliminer les interactions avec les « gens toxiques », dans le but ultime d’améliorer sa qualité de vie ».
Ce n’était pas là « un scoop » ou « une nouveauté », puisque ce message est en réalité particulièrement et « profondément enraciné dans notre culture. On nous dit de faire le nécessaire pour assurer notre propre bonheur.
Mais un problème imprévu vient avec cet état d’esprit : parce que personne n’est parfait, tout le monde va finir par t’ennuyer à un moment donné. Par conséquent, nous commençons à haïr tout le monde, devenant plus grincheux et solitaires qu’avant. Et nous grandissons éloignés des êtres humains mêmes pour lesquels Dieu nous a mis sur terre pour les servir ». Ou alors l’on ne fréquente plus que des « gens parfaits », ou « plus que parfaits » (2)….
« On nous dit que si mon voisin dégrade ma qualité de vie (que je sois irritable ou qu’il soit réellement ennuyeux), j’ai toutes les raisons d’éviter complètement la personne, de mettre fin à ma relation avec elle.
Leur valeur dans ma vie (dépendrait) du bonheur que je peux ou ne peux pas ressentir lorsque je suis avec eux.
On nous dit que nous devrions recevoir quelque chose pour qu’une relation mérite notre temps. Nous devons être remplis.

Or, la Bible raconte une histoire totalement différente ».

La suite à découvrir sur La Rebellution.

En complément, Rebecca Pippert écrivait, dans La Saveur partagée (Ed. Farel) : « si notre conception de la spiritualité nous isole de nos semblables, il est à craindre que nous ressemblions aux pharisiens [qui, par ailleurs, ont rejeté et condamné Jésus]. Et Si nous avions la notion de sainteté qu’avait Jésus, alors nous ne nous isolerions pas des autres, mais en même temps nous ne serions pas confondus avec eux. »(op. ci., p 96)

Dans Marc 7v14-23, Jésus donne un enseignement « théorique » sur « ce qui nous souille », avant de donner l’exemple d’une étonnante mise en pratique aux vv 24-30.
En Colossiens 3v1-17 (not.v12), nous voyons comment les chrétiens, ceux qui connaissent Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur, doivent vivre entre eux. Et pourquoi.

Et en Jacques 2v1-8(PDV), il nous expliqué pourquoi nous, qui croyons en Jésus-Christ, ne devons pas faire de différence entre les gens……

 

 

Notes : 

(2) Quoique de telles personnes pourront être estimées particulièrement « ennuyeuses », elles aussi…. 😉

Comment je suis devenu stupide

Quand devenir "un peu stupide" serait "intelligent", puisqu'"essayer d'être intelligent est stupide" ! (Première de couverture du roman de Martin Page)

Quand devenir « un peu stupide » serait « intelligent », puisqu' »essayer d’être intelligent est stupide » !
(Première de couverture du roman de Martin Page)

Enfin, pas moi….il s’agit du titre d’un roman de Martin Page(1), au éditions J’ai Lu (2002), découvert via le stand de l’ACSI, lors du dernier séminaire Mathurin Cordier, qui a eu lieu du 26 au 28 février 2016, en Alsace(2).

Une proposition particulièrement audacieuse, mais ô combien pertinente !

De quoi s’agit-il ?

 

« J’ai eu à cœur de connaître la sagesse et de connaître la folie et la sottise… » (Eccl.1v17)

L’intelligence fait-elle le bonheur ? Pour Antoine, 25 ans, diplômé d’araméen, de biologie et de cinéma, c’est non. Car selon lui, ce sont précisément son intelligence et sa lucidité qui lui gâchent l’existence. Aussi décide-t-il de renoncer à penser. Il envisage d’abord de devenir alcoolique, c’est-à-dire, « quelqu’un qui a une maladie socialement reconnue ». Car une fois « ivre », il n’aurait plus besoin de penser, il ne le pourrait plus ». Mais, dès le premier verre, il sombre dans un coma éthylique. Il s’intéresse ensuite au suicide, mais la mort ne l’attire décidément pas. Considérant qu’il a été « stupide d’essayer d’être si intelligent », il décide de devenir « un peu stupide » – ce qui serait, selon lui, « intelligent », et de nature à l’aider à mieux s’intégrer dans la société : il se fait prescrire de l’ « heurozac », remplace les parties d’échecs par le jeu du Monopoly, renonce à être un consommateur responsable, se rend au Mc Donald’s, s’achète des vêtements de marque, vide son appartement de tout ce qui peut stimuler son esprit et se procure une télévision. Puis, il devient trader….Jusqu’où ira l’expérience ?

 Ce petit roman malin et curieux (avec peut-être une pointe d’autobiographie) nous offre une critique lucide des travers notre société actuelle, à la manière de l’Ecclésiaste (mais sans la clé finale du chapitre 12), tout en « banalisant » ou « normalisant » certaines évolutions sociétales. Le livre est bien écrit, souvent drôle et facile à lire, mais pas simpliste pour autant. Il invite au recul et à la réflexion sur l’intelligence, les normes et standards de réussite et de bonheur, ou encore sur la place de celui qui est « hors-norme ». Il ne devrait pas non plus manquer d’ interpeller tout enseignant et pédagogue sur sa propre philosophie de l’éducation : quelle place donner à toutes les formes d’intelligence ? L’école doit-t- elle « préparer à la vie en société » ? Et si oui, à quelle société ? Comment découvrir qui l’on est vraiment et cultiver son individualité, en étant réellement heureux, libre et ouvert à l’autre, à mille lieux des impasses de l’égoïste aux comportements grégaires et suivant ses propres désirs? Face à l’utilitarisme pour qui toute vérité est « utile », et face au pragmatisme de la réussite personnelle qui choisit de sacrifier au passage la morale publique, le rôle de l’école ne serait-il pas, justement, d’apprendre à penser véritablement ?

A lire, en guise de prolongement : les livres de la Genèse, Job, des Proverbes, l’Ecclesiaste, et les Evangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean… Autant d’invitations à revenir de façon permanente à la source, pour se retrouver soi-même : soit par un retour et une réconciliation avec son créateur, « le Dieu véritable et la vie éternelle », « le Cep », le Dieu trinitaire, le Père Céleste et « la source des eaux vives ». Un préalable nécessaire à une réconciliation avec soi-même, les autres et toute création. L’individu saura qui il est s’il sait à qui il appartient véritablement, et s’il sait tisser du lien et (re)découvrir le sens de l’altérité.

 

Notes :

(1) Né en 1975, Martin Page passe sa jeunesse en banlieue sud de Paris. Étudiant dilettante, il ne fait que des premières années : il étudie le droit, la sociologie, la linguistique,  la psychologie, la philosophie, l’histoire de l’art et l’anthropologie. « Comment je suis devenu stupide » est son premier roman, paru en 2001.

(2) Le séminaire « Mathurin Cordier », organisé par l’AESPEF(Association des Etablissements Scolaires Protestants Evangéliques Francophones), rassemble les différents acteurs des écoles protestantes évangéliques en francophonie, mais aussi les éducateurs les parents, les enseignants chrétiens dans le public.

L’ACSI est l’Association Internationales des Ecoles Chrétiennes. Elle est la plus grande organisation protestante-évangélique d’écoles chrétiennes dans le monde. Elle propose une assistance sans ingérence et offre des services sans obligation de la part des écoles membres. Son but est de fortifier les écoles chrétiennes et d’équiper les éducateurs chrétiens.

 

 

 

1 sens à ma vie

La religion de la consommation : où cela nous mène-t-il ? Par Andy Singer

Le sens de la vie : c’est par où ?
Par Andy Singer

Tapez « bonheur »* sur votre moteur de recherche favori et vous obtenez environ 89 900 000 résultats.

La requête « Un sens à ma vie » donne, quant à elle,  environ 18 600 000 résultats.

Enfin, ne manquez pas de compter le nombre de titres sur le « bonheur » ou « le développement personnel » disponibles dans les rayons d’une librairie….

C’est dire que le sujet est plus que d’actualité.

« Le bonheur » ou « le sens de la vie », plusieurs l’ont trouvé. Et pas dans le dernier Luc Ferry. Ils sont 10 à témoigner sur le sujet dans « 1 sens à ma vie » :  10 témoignages(dont celui du blogueur Guillaume Bourin) et 2 titres musicaux, avec une introduction et une conclusion, qui s’enchaînent pendant près de 80 minutes, le tout disponible sur CD gratuit. Découvrez les différents parcours d’hommes et de femmes tout aussi différents, et leur point commun ; et découvrez notamment, comme l’explique l’un d’eux, que même « la plus haute sagesse humaine » est « folie devant Dieu »(1 Cor.3v19 et cf 1v18-2v15)

Il est également possible de télécharger directement l’ensemble des enregistrements dans un fichier compressé (se décompresse avec le programme gratuit winrar — Taille : 70 Mo) puis de graver vous-même votre ou vos exemplaires.

Tout est gratuit et chacun est « vivement » encouragé « à copier différents CD pour les offrir à des personnes de (son) entourage ».

Vraiment ? Puisqu’on vous le dit….

Allez « vivement » voir sur :

http://www.1sensamavie.fr/

 

 

Notes :

* L »on peut lire ce fort intéressant débat : « comment refuser d’être heureux », dans le numéro double d’été de « La Décroissance »(juillet-août 2014, numéro 111, pp 30-31). Disponible en kiosque et dans les supermarchés.

D’autre part, le secret des « Gens les plus heureux sur terre » peut se découvrir ici : Nous en reparlerons bientôt…