Le Berger, métier ancestral et utile, menacé de précarisation

Berger : métier et vocation en voie de disparition ? Dessin de Coolus

Lorsque le Seigneur Jésus reviendra sur Terre, trouvera-t-il encore des « bergers » ou des pasteurs, nous interrogions-nous dans une note de blogue de fin juin dernier(1) ?

Par « bergers » ou « pasteurs », nous entendions ceux qui, sans être forcément des « clercs » ou des « docteurs », passent l’essentiel de leur temps à prendre soin et à accompagner « les brebis », au sein de l’Église de Jésus-Christ.

Et comme par un fait exprès, je découvre ce reportage d’Elsa Hellemans, pour Bastamag, qui souligne que la question se pose aussi pour ce métier bien connu : En effet, entre juin et septembre, ils sont un petit millier d’hommes et de femmes à garder d’immenses troupeaux de moutons dans les Alpes, les Pyrénées ou encore le Massif Central. Un métier de berger de plus en plus utile pour assurer la protection des troupeaux, alors que les syndicats agricoles pestent contre le loup ou l’ours. Seuls, en couple ou en famille, les bergers transhumants s’isolent du reste du monde, dans des conditions difficiles. Déjà menacé par l’agriculture industrielle, leur métier est désormais rongé par la précarité, quand ce n’est pas par le harcèlement moral ou sexuel. Mais quelques voix s’élèvent des alpages pour briser les tabous, et défendre des droits fragilisés.

L’intégralité de l’article est à découvrir sur Bastamag

Mais nous sentons-nous concernés par cette situation sociale ? Celle-ci est-elle le reflet (ou fait-elle écho à) d’une réalité spirituelle ?

Qu’en pensez-vous ? A vous la parole, que vous soyez bergers, pasteurs, anciens d’église, ou « laïcs » engagés dans un ministère d’accompagnement et de soin pastoral !

 

Notes :

(1) https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2017/06/21/quand-le-seigneur-reviendra-sur-la-terre-trouvera-t-il-encore-des-pasteurs/

Voir aussi : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2014/03/26/le-berger-et-le-mercenaire/

Publicités

Quand le Seigneur reviendra sur la Terre, trouvera-t-il encore des « pasteurs » ?

L’Église d’aujourd’hui a besoin de « vrais pasteurs », c’est-à-dire de personnes disponibles pour veiller, accompagner et soigner ceux que le Seigneur, « le Souverain Berger » leur a confié. Source : Rawpixel

Les églises d’aujourd’hui ne manquent pas de « ministères » !

En effet, il existe des ministères « de louange », centrés sur l’adoration ; des ministères dits « diaconaux », qui prennent soin des gens sur le plan matériel ; et il y a des ministères de « relation d’aide », très marqués par la vision du monde de la psychologie, parfois plus que par l’anthropologie biblique, et travaillant la plupart du temps hors des églises locales et communautés réelles, alors que c’est au cœur des relations que l’on guérit ses relations.

Mais ce qui semble être un atout cache une réalité plus problématique : si les églises ne manquent pas de ministères, on n’y trouve presque plus de « pasteurs » ou de « bergers » au sens biblique du terme, C’est-à-dire des personnes qui, sans être forcément des « clercs », passent l’essentiel de leur temps à prendre soin et à accompagner. Le verbe « accompagner » signifie « partager son pain avec » [ce qui a aussi donné « copain »] et tout accompagnement dit « pastoral » est avant tout « fraternel », de fait enraciné dans la vie communautaire. Quand je suis accompagné spirituellement ou que j’accompagne quelqu’un d’autre, je fais route avec lui jusqu’au partage du pain (de la Cène) qui révèle Christ ressuscité, comme l’illustre la scène( !) des pèlerins d’Emmaüs en Luc 24v28-35.

Or, dans certaines églises protestantes « historiques » et protestantes évangéliques, ceux que l’on appelle « pasteurs » sont en réalité des « docteurs » ou des enseignants : ils ont « BAC +++ », connaissent la philosophie antique et moderne, ainsi que l’hébreu et le grec anciens. Dans les églises évangéliques, les « pasteurs » sont en réalité des « évangélistes », avec parfois un charisme de guérison, appelant tous les dimanches à la conversion. Certains sont des « apôtres », préoccupés par le nombre d’implantations d’églises. D’autres encore sont des « prophètes », exhortant le troupeau à ne plus être perdu, alors que leur rôle serait justement de les faire paître.

L’Église d’aujourd’hui ne manque pas de « ministères » mais a grand besoin de « vrais pasteurs », c’est-à-dire de personnes disponibles pour veiller, accompagner et soigner ceux que le Seigneur, « le Souverain Berger »(Hébr.13v20) leur a confié.

Quelle serait alors « la fiche de poste » pour un « vrai pasteur » ? A ce sujet, la Bible, Ancien et Nouveau Testaments, peut nous éclairer.

Il est premièrement celui sur qui l’on peut compter. Il n’est pas le propriétaire du troupeau mais celui qui rend compte de chacune des brebis qu’on lui a confié – et qu’il ne choisit pas (1 Pie.5v2)- parfois au péril de sa vie (Jean 10v11)

Voici, en guise d’illustration, une scène saisissante en Amos 3v12 : le berger est celui qui ose lutter avec le lion qui a sauté sur son troupeau, pour lui arracher « deux pattes » et « un bout d’oreille » de la brebis attrapée. Il doit rapporter les restes de l’animal et du combat au propriétaire du troupeau, pour montrer que la brebis a été perdue malgré lui, dans un guet-apens et non pas égarée par sa faute.

Et si des brebis distraites se sont égarées « un jour de nuages et de brouillard » (Ez.34v12), il se doit de partir à leur recherche, jusqu’à ce qu’il les trouve, obéissant à l’appel de Dieu(cf Luc 15v4)   . Aucune ne doit manquer à l’appel.  Il est celui qui  compte et recompte les brebis, « les connaissant toutes par leur nom » (Jean 10v3), et qui les accompagne dans toutes les saisons de la vie, de leur naissance à leur mort.

Il est intéressant de noter qu’il est demandé au berger du troupeau de se préoccuper du nombre confié. Non pour l’augmenter- Ce sera le travail du « pécheur d’hommes »(Marc 1v17) – mais pour veiller à sa croissance, avant tout qualitative. Et ce, à l’instar de Dieu, qui se concentre sur un seul peuple, qu’Il a « choisi », « élu », « mis à part », et qu’Il appelle à être « saint », parce que Lui est « Saint » (Lévit.11v44).

Enfin, le berger n’est pas celui qui « envoie paître » mais celui qui « sort devant » le troupeau (Jean 10v4) et le fait aller là où il va et s’arrêter là où il s’arrête : « les verts pâturages » (Ps.23v2-3), propre à nourrir les brebis. Ce qui implique que le berger sache où il va, lire et suivre les instructions du ciel.

 

 

Sources/inspi :

Boucomont, Gilles. Au nom de Jésus : libérer le corps, l’âme, l’esprit. Ed. Première partie, 2010, pp 175-176

De Luca, Erri. Le métier d’Abel IN Comme une langue au palais. Arcades/Gallimard, 2006, pp 9-27.

Voir aussi :

Marshall/Payne. L’essentiel dans l’Eglise : apprendre de la vigne et de son treillis. IBG/Clé, 2014 (pour redécouvrir ce qu’est le « sacerdoce universel, selon Eph.4v1-16)

Baxter, Richard. Le pasteur chrétien. Impact héritage, 2017 (ou la version électronique gratuite)

Kallemeyn, Harold. La visite pastorale IN La Revue réformée, N° 228 – 2004/3 – JUIN 2004 – TOME LV. L’auteur se propose d’étudier quelques fondements bibliques de la visite pastorale à partir des chapitres 2 et 3 de la Genèse. Dans cette présentation, un sens assez large est donné au mot « pastoral » pour inclure la tâche des anciens, des diacres et des aumôniers qui, avec le « pasteur titulaire », sont appelés à rendre visite au nom du Christ.

 

Le Berger et le mercenaire

L'amour "agapé" : l'amour jusqu'au sacrifice

A quoi reconnaît-on le « Bon Berger » ? Il n’a pas cherché ce qui est rentable(pour lui)

Qu’est-ce qu’un « (bon) berger » ? Comment ne pas le confondre avec un « mercenaire » ?

Le Seigneur Jésus-Christ nous donne, à ce sujet, un important enseignement, que l’on peut lire dans l’évangile selon Jean, chapitre 10, versets 1 à 30.

 

A partir de là, nous pouvons définir les caractéristiques du berger. Du « Bon Berger » :

-« Il entre par la porte de la bergerie »(v2)

-« Il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent » et les « conduit dehors »(v3 : « conduire dehors », dans le sens d' »éduquer », d' »élever » ou d’aider quelqu’un à tirer de lui-même ce qui y est en germe, en sommeil-« educere »)

-« Il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix »(v4-5)

-« Il vient afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. »(vv10)

-Le Père le connaît, il connaît le Père et le Père l’aime.(v15, 17). Parce qu’il donne sa vie pour ses brebis(v11, 15), parce qu’il donne sa vie « pour la reprendre »(v17).

Il donne la vie éternelle à ses brebis et « elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de sa main »(v28). Il reçoit les brebis de son Père, « qui est plus grand que tous », et personne ne peut les ravir de la main de son Père ». Lui et le Père sont un(v29-30).

Le bon berger connaît et aime donc ses brebis. Il les sert et donne sa vie pour elles.

Le mercenaire, à l’inverse, peut, dans un premier temps, faire illusion en « jouant le rôle du berger ». Sauf qu’un mercenaire est « payé pour ». Il ne cherche pas « l’intérêt général »-celui des brebis-mais le sien. Son activité doit être « rentable ». Et pour le mercenaire, « la rentabilité ultime », c’est de « sauver sa peau », au prix de l’abandon des brebis.

 

Bien entendu, à la lumière de Jean 10, le « Bon Berger », c’est le Seigneur Jésus. Le connaître et l’accepter comme Sauveur et Seigneur de ta vie est la décision la plus importante de ta vie, de laquelle découleront toutes les autres(décisions).

Mais n’oublions pas d’encourager les  » bons bergers », qui manifestent l’esprit(et le coeur) du « Grand » et « Bon Berger ». Dans le cadre ecclésial, évidemment, mais également dans d’autres domaines. « Civil », familial, associatif, professionnel, voire même politique, aux niveaux national et local…dans les domaines de la santé, de l’énergie, de la culture…Ne confions pas ce qui nous est vital et nécessaire(y compris moral et spirituel), « d’intérêt public »,  « aux mercenaires » ! Sachons faire preuve de discernement et apprenons à reconnaître « la voix du Bon Berger » !

 

A lire, pour approfondir : 1 Pie.5v1-4 ; Ézéchiel 34 [à noter que dans ce chapitre, « berger » a le sens de « chef politique »] ; 1 Sam. 21v7 et 22v9-10, 18 ; Psaume 23 ; Psaume 78v70-72 ; Apoc.13v11-18.

 

« Mon Père, ce héros… »

Note : ce sujet a été proposé à des enfants/préados(10-14 ans), dans le cadre d’une leçon d’ « école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe.

Qu’est-ce qu’un héros ?

En connais-tu peut-être quelques-uns ?

Celui-ci, par exemple :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tant de héros de fictions !

Petit Spiderman par George Hodan

Petit Spiderman par George Hodan

Pourtant, un seul est le vrai….

Qui a inspiré ces modèles de fiction  ?

 

Lecture de Ps.146v5-9 :

Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob, Qui met son espoir en l’Éternel, son Dieu ! Il a fait les cieux et la terre, La mer et tout ce qui s’y trouve. Il garde la fidélité à toujours. Il fait droit aux opprimés ; Il donne du pain aux affamés ; L’Éternel délivre les captifs ; L’Éternel ouvre les yeux des aveugles ; L’Éternel redresse ceux qui sont courbés ; L’Éternel aime les justes. L’Éternel protège les étrangers, Il soutient l’orphelin et la veuve, Mais il renverse la voie des méchants.

 

Lecture de Ps.68v1-7 :

Dieu se lève, ses ennemis se dispersent, Et ses adversaires fuient devant sa face. Comme la fumée se dissipe, tu les dissipes ; Comme la cire se fond au feu, Les méchants disparaissent devant Dieu. Mais les justes se réjouissent, ils triomphent devant Dieu, Ils ont des transports d’allégresse. Chantez à Dieu, célébrez son nom ! Frayez le chemin à celui qui s’avance à travers les plaines ! L’Éternel est son nom : réjouissez-vous devant lui ! Le père des orphelins, le défenseur des veuves, C’est Dieu dans sa demeure sainte. Dieu donne une famille à ceux qui étaient abandonnés, Il délivre les captifs et les rend heureux…

Lecture de Exode 15v1-7

Je chanterai à l’Éternel, car il a fait éclater sa gloire ; Il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier. L’Éternel est ma force et le sujet de mes louanges ; C’est lui qui m’a sauvé. Il est mon Dieu : je le célébrerai ; Il est le Dieu de mon père : je l’exalterai. L’Éternel est un vaillant guerrier ; L’Éternel est son nom. Il a lancé dans la mer les chars de Pharaon et son armée ; Ses combattants d’élite ont été engloutis dans la mer Rouge. Les flots les ont couverts : Ils sont descendus au fond des eaux, comme une pierre. Ta droite, ô Éternel ! a signalé sa force ; Ta droite, ô Éternel ! a écrasé l’ennemi. Par la grandeur de ta majesté Tu renverses tes adversaires ; Tu déchaînes ta colère : Elle les consume comme du chaume.

 Deut.10v17-18 :

Car l’Éternel, votre Dieu, est le Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, fort et terrible, qui ne fait point de favoritisme et qui ne reçoit point de présent, qui fait droit à l’orphelin et à la veuve, qui aime l’étranger et lui donne de la nourriture et des vêtements.

 Sophonie 3v17 :

 L’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve…

 

Réponse : Dieu Lui-même !

Il est fort, vaillant, puissant ; il sauve les opprimés (les veuves, les orphelins, les étrangers…), fait justice, punit les méchants. On ne peut le corrompre ou « l’acheter ».

 Pourtant, le peuple rejette son héros !

 1 Sam.8v5-8 :

Ils lui dirent : Voici, tu es vieux, et tes fils ne marchent point sur tes traces ; maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les nations. Samuel vit avec déplaisir qu’ils disaient : Donne-nous un roi pour nous juger. Et Samuel pria l’Éternel. L’Éternel dit à Samuel : Écoute la voix du peuple dans tout ce qu’il te dira ; car ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux. Ils agissent à ton égard comme ils ont toujours agi depuis que je les ai fait monter d’Égypte jusqu’à ce jour ; ils m’ont abandonné, pour servir d’autres dieux.

 

Le peuple demande un roi. Quel en est la raison ?

« Tu es vieux, Samuel, tes fils ne marchent pas droit, les autres nations ont un roi… »

Le peuple veut un héros à son image, à l’image des héros de ce monde, « pour faire comme les autres ».

Quelle est la réaction de Samuel ? Et la réponse de Dieu ?

(1 Sam.10v18-19 )

Dieu prévient le peuple des conséquences de son choix : 1 Sam.8v 11-18

Quels sont les droits du roi sur le peuple ? Comparer le caractère du roi que le peuple veut, avec le caractère du véritable héros.

Quels sont les devoirs du peuple ? (Obéir au roi !)

 Comment réagit-il ? (v19-20)

 Que penser de cette obstination du peuple ? Il témoigne d’une certaine ingratitude envers Samuel, il ne croit pas Dieu « qu’il ne voit pas » et n’a pas cru que Dieu pouvait le sauver. Il préfère faire confiance dans la personne d’un roi « que l’on peut voir ». (Cf Ex.32v1 : Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s’assembla autour d’Aaron, et lui dit : Allons ! fais-nous un dieu qui marche devant nous, car ce Moïse, cet homme qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il est devenu).

 

Pourquoi Dieu répond-t-il favorablement à cette demande du peuple ?

Lire Deut.17v14-20 : cette demande d’un roi était prévue par Dieu à l’avance !

Ici, avant les droits du roi, voici ses devoirs : le roi ne doit pas avoir beaucoup d’or, de femmes, de chevaux, ne pas s’élever, obéir à Dieu et à ses commandements…

Quelles sont les recommandations de Samuel Cf 1 Sam.12v8-25 ?

 Dieu n’abandonne pas son peuple malgré tout et lui fait des recommandations.

Il donne des critères du bon roi, du bon héros.

Le choix du premier roi. Ses caractéristiques physiques, son caractère, sa mission :

Lire 1 Sam.9v1-2, 16, 21 ; 10v1, 6, 9, 21-27 ; 11v5-7, 11-13

Appelé par Dieu, Saül est changé et reçoit une capacité nouvelle pour sa fonction. Au départ, il se laisse conduire par Dieu, il sauve son peuple, il est humble, il fait grâce à ses ennemis.

 

 Modèle du héros selon Dieu :

 Luc 4v 18-19 : L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur.

Luc 22v24-27 :

 24Il s’éleva aussi parmi les apôtres une contestation : lequel d’entre eux devait être estimé le plus grand ? 25Jésus leur dit : Les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs. 26Qu’il n’en soit pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert. 27Car quel est le plus grand, celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Et moi, cependant, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.

 Marc 10v42-45 :

Jésus les appela, et leur dit : Vous savez que ceux qu’on regarde comme les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les dominent. Il n’en est pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

Jean 10v11 :

 Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.

Juges 8v22-23 :

Les hommes d’Israël dirent à Gédéon : Domine sur nous, et toi, et ton fils, et le fils de ton fils, car tu nous as délivrés de la main de Madian. Gédéon leur dit : Je ne dominerai point sur vous, et mes fils ne domineront point sur vous ; c’est l’Éternel qui dominera sur vous.

 

Résumé :

Le héros est celui qui sauve les opprimés, fait justice, punit les méchants, est au service des autres, donne sa vie, donne gloire à Dieu et non à lui-même.

 

S’il y a le « vrai héros », il y a aussi le « mauvais » ou le « faux » :

Lire Apoc.13v1-8, 11-17 , Juges 9 et Ezéch.34v2-4, 18, 20-21 :

Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Malheur aux bergers d’Israël, qui se paissaient eux-mêmes ! Les bergers ne devaient-ils pas paître le troupeau ? Vous avez mangé la graisse, vous vous êtes vêtus avec la laine, vous avez tué ce qui était gras, vous n’avez point fait paître les brebis. Vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, guéri celle qui était malade, pansé celle qui était blessée ; vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, cherché celle qui était perdue ; mais vous les avez dominées avec violence et avec dureté.(…)

Est-ce trop peu pour vous de paître dans le bon pâturage, pour que vous fouliez de vos pieds le reste de votre pâturage ? De boire une eau limpide, pour que vous troubliez le reste avec vos pieds ? (…) C’est pourquoi ainsi leur parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, je jugerai entre la brebis grasse et la brebis maigre. 21Parce que vous avez heurté avec le côté et avec l’épaule, et frappé de vos cornes toutes les brebis faibles, jusqu’à ce que vous les ayez chassées…

 

Résumé :

Le mauvais (et le faux) héros est celui qui domine, opprime et exploite ; égare (enseigne un faux dieu, n’amène pas à Dieu) ; il parle en son nom, il se fait servir, il cherche sa propre gloire, il ne rend pas justice, il encourage la loi du plus fort et néglige les faibles.

Les enfants apprennent par l’exemple : A l’heure d’un récent sondage du Monde-« les français voudraient un chef » quel modèle de héros leur donnerons-nous ?

 

Versets à apprendre :

 

Marc 10v45 :

 Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

 Luc 22v26 :

 Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert.

Juges 8v23 :

Je ne dominerai point sur vous, et mes fils ne domineront point sur vous ; c’est l’Éternel qui dominera sur vous.

« Deux jambes ou un bout d’oreille… » : des restes dérisoires ?

Je ne crois pas aux coïncidences.

Ce matin, un verset du livre du prophète Amos me revient subitement en mémoire :
« Ainsi dit l’Éternel: Comme le berger sauve de la gueule du lion
deux jambes ou un bout d’oreille, ainsi seront sauvés les fils d’Israël… »(Amos 3v12)

agneau-belantLa dernière fois que j’ai lu ce passage, c’était il y a environ deux mois(Le 30/10/12 pour être exact): il était cité dans deux livres lus le même jour, à quelques heures d’intervalle :
« A qui est cet enfant? » de Bill Wilson, engagé dans un ministère d’évangélisation parmi les enfants des banlieues défavorisées de New York(PP 183-184) et « Première heure » d’Erri de Luca, écrivain italien, dont on reparlera encore une autre fois(PP 9-10).

Le premier, qui se questionne sur ce que signifie « un coeur de berger », commente cette illustration d’un lion, d’un agneau et d’un berger contenue dans Amos 3v12. « Un agneau se fait prendre dans la mâchoire d’un agneau, mais on ne sait pas pourquoi il s’est fait attraper…on nous dit seulement qu’il est pris(…)L’agneau est pris dans la gueule du lion. Le berger arrive et se trouve confronté à deux choix. Dans ce cas-ci, il agit(…)Le berger accourt et essaie de retirer l’agneau des mâchoires du lion. Il s’y efforce tellement qu’il finit par arracher la patte de l’agneau… », puis « une autre patte », même si l’agneau est en train de mourir. Et « dans un ultime effort », même si son geste paraît désespéré et au risque de voir le lion se retourner contre lui*, « il attrape et déchire un morceau d’oreille de l’agneau.
Deux jambes et un bout d’oreille-pourquoi ? »

Bill Wilson n’a peut-être « que deux pattes et un morceau d’oreille ». Son engagement pour sortir des enfants défavorisés de leurs misères morales, sociales et spirituelles peut paraître « dérisoire ». Néanmoins, il reste persuadé que nous savons pourquoi l ne baisse pas les bras.

(* une autre histoire de berger ne craignant pas pour sa vie peut se lire dans l’évangile selon Jean 10v11-15, 17-18)

Cette histoire de morceaux de jambes ou d’oreille arrachés à la gueule d’un lion a beaucoup réconforté Erri de Luca, comme lui-même l’explique dans la préface de son livre, « Première heure » : « tout au long de (ses)années de vie d’ouvrier », celui qui est maintenant un écrivain feuilletait « les Saintes Ecritures et leur hébreu ancien une heure avant de partir au travail. Il (lui)semblait ainsi saisir un peu de chaque jour nouveau avant qu’il ne soit dérobé par la fatigue(…)Encore maintenant, alors (qu’il)n’exerce plus ce métier, (ll a)gardé cette habitude et cet horaire. »

Pour Erri de Luca, cette « heure prise au reste de la journée est le bout d’oreille, la patte (qu’il a) retirée au gaspillage inexorable, grand dévorateur du temps accordé ».

« Un bout d’oreille, deux jambes »…des morceaux qui peuvent paraître dérisoires, mais quels morceaux !
« Un bout d’oreille » pour écouter Dieu dès le matin, à travers la Bible, Parole de Dieu ; et « deux jambes », pour « marcher », mettre en pratique ce que l’on aura reçu et compris de la Parole du jour.

Ainsi, écouter sans avoir la volonté d’appliquer est perte de temps et vain(l’inverse est aussi vrai).

« Qui es-tu Seigneur ? » et « que veux-tu que je fasse », demandait Paul à Jésus, sur le chemin de Damas(Actes 9v5-6).
Si l’on ne se pose pas la deuxième question, il est inutile de se poser la première.

Bonne journée à vous !