Foireux liens(8) : face à une actualité « chaude », ne laissons pas refroidir notre engagement !

Les "Foireux liens" de Mars : une actualité "chaude", qui ne devrait pas vous laisser "froid"...

Les « Foireux liens » de Mars : une actualité « chaude », qui ne devrait pas vous laisser « froid »…

Les « Foireux liens » sont de retour ! Au menu : actualité plus ou moins « chaude » appelant à la vigilance (« Fin de vie », éducation, « neutralité religieuse », « identité et culture »…) ou pistes d’expérimentation/d’engagement possibles (écologie, pauvreté, éducation, culture…) ; questions sur les médias ; questions « théo » mais non moins pratiques….

Questions « Théo » pratiques :

– « Le Bon combat » s’interroge : « Quand baptiser les « nouveaux convertis » ? Ou comment respecter « le bon ordre » : « sûrs », puis « matures ».

 
– Toujours sur « Le Bon Combat » : « Masculinité et féminité bibliques: la déclaration de Danvers » pour remettre les choses à l’endroit. Un thème particulièrement d’actualité, qui appelle à une réponse fondée sur la Bible…..

– Sur TGC : « Est-ce important de croire en l’historicité d’Adam  et Ève comme le premier couple humain, créés à l’image de Dieu, qui ont péché contre leur Créateur, plongeant ainsi la création dans la futilité de la corruption ? » 
Oui, c’est important. C’est même très important. La raison ici.

Médias :

– Une information, rapportée par le «Washington Post», révèle que la chaîne d’information Fox News vient en effet d’être élue «chaîne d’information la plus digne de confiance», par 29% des Américains interrogés, dans le cadre d’une étude de l’université de Quinnipiac. L’intérêt étant de connaître la méthode utilisée, qui a permis d’obtenir un tel résultat…

 – « Réinformation » et désinformation  : l’extrême droite des médias en ligne : c’est sur ACRIMED.
 
– Et parce qu’il convient d’être toujours « constructif » : des propositions pour une refonte des aides à la presse.

 

« Actualité (plus ou moins)chaude », appelant à la vigilance :


– Un curieux débat, entre un historien chrétien et un intellectuel néopaïen, découvert via le blog de Patrice de Plunkett, a eu lieu à la paroisse Saint-Lambert de Vaugirard (Paris XVe), « le quatrième jour du mois dédié au dieu Mars ». Sujet : « le christianisme et l’Europe : un mariage heureux ou contre-nature ?  ». Son analyse, sur le site « Le Rouge et le Noir », par le blogueur catholique « Bougainville ». La conclusion est à lire avec attention, et à rechercher avec ce qui suit :

– Cela  s’est installé ou « s’installe sans bruit ». L’argument pour dissuader « les contre » : s’y opposer, c’est « du conservatisme ».
….Ainsi, l’euthanasie : réaction sur « Koztoujours » et « Les Cahiers libres ».

 
–  Un autre débat refait surface : celui sur la neutralité religieuse des crèches (encore) relancé
La proposition de loi Laborde(RDSE) « visant à étendre l’obligation de neutralité à certaines personnes ou structures privées accueillant des mineurs et à assurer le respect du principe de laïcité »( cf sur le site du Sénat  et celui de l’Assemblée nationale ) a soulevé l’opposition aussi bien des catholiques que des musulmans mais aussi de l’Observatoire de la laïcité. Cette proposition de loi, dont l’examen prévu le 12 mars a été reporté suite aux contestations exprimées, a relancé un débat devenu lancinant. A lire sur La Vie

 
– Autre sujet : un entretien avec Alexis Escudero, auteur de La Reproduction artificielle de l’humain, publié dans Article 11.
Une prise de position qui n’a pas fait l’unanimité dans la rédaction, laquelle a tout de même décidé de la publier…. C’est le double intérêt de lire l’article…
 

– Réforme du collège : ce qui va changer en 2016
 Quelques « échos » ici et des réactions, .  
 
 – Évasion fiscale, fraudes et manipulations : découvrez le casier judiciaire de votre banque….
…..si elle ne spécule pas sur la faim dans le monde

 

Champs d’expérimentation ou d’engagement :

-Ils font plus que protester : ils agissent.  Sur plusieurs fronts
 
– Un projet de café associatif culturel et premier espace « catho-friendly » de coworking(un lieu de travail qui accueille une communauté d’auto-entrepreneurs, de créateurs d’entreprise et de travailleurs indépendants) à Lyon: « Le Simone », en hommage à la philosophe Simone Weil.
“Culture, convivialité et création” sont ses trois grands piliers.
Découvert grâce aux « Cahiers libres ». Il peut être une source d’inspiration, même pour les protestants/protestants-évangéliques.


– Casser les idées reçues sur les pauvres : « Hackons la misère »
Testez-vous ! 

 

 

 

Foire aux médias(4) : journaux, magazines ou sites « non chrétiens »

Suite et fin de notre « Foire aux médias », débutée ici, et poursuivie ici, et .

Eau turbulente par Daniele Pellati Suivre le courant, au risque de se laisser emporter...ou vivre à contre-courant ?

Eau turbulente par Daniele Pellati
Comment être une presse ou un média « à contre courant » ?

Au menu, des journaux, magazines et sites « non chrétiens » : Certains spécialisés dans le décryptage/ »observatoire des médias » et d’autres, représentatifs d’une curieuse presse « pas pareil » à observer, notamment par le choix de ligne éditoriale, le traitement de l’information, le graphisme, le style et le modèle économique (sans pub) de la plupart.

 

24 heures dans une rédaction : Depuis 2013, un outil simple et pédagogique pour connaître le métier de journaliste. Co-réalisé par l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille et Canal France International, l’agence française de coopération médias à destination notamment de l’Afrique, il propose 4 séries de 24 fiches pratiques sur l’exercice du journalisme. Ces documents rédigés par des journalistes confirmés en télévision, radio, web et presse écrite sont destinés aux journalistes, et formateurs en journalisme, mais aussi pour le grand public.

Acrimed : ou Action-CRItique-MEDias. Sur un mode très différent d’« Arrêt sur image » (lequel n’échappe pas toujours au piège du racolage, à mon goût), une association née en 1996 du mouvement social de 1995, qui se veut un « observatoire des médias ». Elle réunit des journalistes et salariés des médias, des chercheurs et universitaires, des acteurs du mouvement social et des « usagers » des médias. Elle cherche à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d’une critique indépendante, radicale et intransigeante. Depuis octobre 2011, Acrimed publie par ailleurs une revue papier trimestrielle, le magazine Mediacritique(s)

L’Age de faire : Sympathique périodique national « grand public », paru pour la première fois en octobre 2005(aujourd’hui mensuel) et créé par un ancien entrepreneur dans le BTP. L’Age de faire propose « des outils pour réinventer le monde » : « savoir » et « comprendre », pour « agir », dans les domaines de l’écologie, la citoyenneté et la solidarité, au niveau local comme international. Mais surtout, le journal promeut un mode de vie écologiste « responsable » assez radical. Son indépendance financière (ni subventions, ni publicité) repose sur ses abonnements et sur ses lecteurs : un mode de diffusion original, basé sur des « coopérateurs » qui s’engagent à acheter un certain nombre de numéros par mois et à les diffuser.
Il est possible de trouver l’Age de faire dans les biocoop, épiceries équitables, associations écologiques, stands de producteurs, et même certains cinémas indépendants(tels le réseau « Utopia »). Il est animé depuis fin 2011 par une Sarl Scop (Société coopérative de production). Les six salariés détiennent la majorité des voix et du capital au sein de l’entreprise. Ils décident ensemble du contenu et de la gestion du journal.

Basta Mag : Pure player se voulant « alternatif », Basta ! veut offrir un autre regard sur l’actualité : sur les problématiques sociales et environnementales(qu’il veut décloisonner et traiter de manière transversale), sur la solidarité internationale et l’engagement citoyen. Par la production d’articles, reportages, enquêtes, interviews, vidéos, Basta ! décrypte les crises qui rongent le monde actuel : crise économique, crise sociale, crise de la démocratie, crise environnementale. On aime sa volonté de « ne pas se contenter d’évidences », de creuser et d’essayer de comprendre le fond des sujets, comme sa volonté de ne pas faire le même traitement médiatique que d’autres médias. « Engagé »(avec une production journalistique qui se rapproche parfois du contenu des sites associatifs ou syndicaux), mais pas « partisan ». Excellent. A suivre de près, pour son sérieux.

CQFD : mensuel « de critique et d’expérimentation sociale », distribué tous les premiers vendredi du mois.  Basé à Marseille, son comité de rédaction est composé essentiellement de chômeurs. Il est certes souvent « en colère » mais traite avec professionnalisme des sujets locaux, nationaux et internationaux, liés à la pauvreté, aux mouvements sociaux, aux résistances sociales parmi les salariés, dans les périphéries urbaines et aussi dans le milieu agricole. Car il n’est pas question pour lui de ne publier que des billets d’humeur ou des éditoriaux, ni de faire du « journalisme Google ». Sa ligne éditoriale : « faire un Charlie mieux informé et un Diplo plus accessible. » Sans publicité, il est gratuit pour les personnes incarcérées. A noter que ses numéros d’été traitent le plus souvent de sujets pointus et exigeants (les langues, l’éducation…), quand d’autres médias se laissent aller à la facilité.

Les Dossiers de l’Actualité : « L’actu décodée » – Idéal pour les lycéens et étudiants. Conçus par les journalistes de La Croix (un des quotidiens français de référence) et de Phosphore (mensuel pour les jeunes), Les Dossiers de l’Actualité proposent un temps pour faire le point, chaque mois, de façon pédagogique et éclairante, sur trois sujets qui comptent : politique, économie, culture, environnement, société…

L’Eléphant : une revue trimestrielle qui revendique cette idée jugée désuète, à l’heure où toute la connaissance du monde est à portée de clic : « La culture générale et l’éducation contribueront à sauver le monde ». 

e-media.ch : l’indispensable site suisse romand d’éducation aux médias, qui me paraît beaucoup mieux conçu que celui de son homologue du CLEMI français. On y trouve d’importantes ressources pédagogiques consacrées à la presse papier et audio-visuelle, au cinéma (avec des fiches films détaillées), la publicité, l’internet, les technologies de l’information et de la communication, et la littérature jeunesse.

Le Gorafi : pour ceux qui en ont assez de certains « pure players », ce site se livre à une parodie(en faisant preuve d’ironie) jouissive des sites de presse. Comme le dit si bien la journaliste « Aliocha », « des gens capables de concevoir un article qui dit que « 79% des français refusent de répondre aux sondages » [ou « À l’encontre de son code de déontologie, un journaliste pose une question économique au président »] mériteraient d’être élevés au rang d’antidépresseur recommandé par la faculté de médecine ». A quand la recommandation « sur les chaines d’information continue et des sites de presse de la lecture du Gorafi, au même titre que la consommation de 5 fruits et légumes par jour » ? Certaines personnalités (notamment politiques) s’y sont d’ailleurs laissé prendre, en relayant une « infaux » du « Gorafi », la croyant « vraie ».

Habilomedias : un autre site francophone, canadien, d’éducation aux médias et de litteratie numérique, sans but lucratif, et tout aussi riche que le précédent. Son objectif est de veiller à ce que les enfants et les adolescents développent une pensée critique, pour un usage « citoyen, actif et éclairé » des médias et du numérique. On y trouve quantité d’outils et de ressources pédagogiques destinés aux parents et aux enseignants.

La Décroissance : « le journal de la joie de vivre » et « premier journal d’écologie politique ».
Créée en 2004 par Vincent Cheynet et Bruno Clémentin, fondateur de « Casseurs de pub », La Décroissance est un mensuel critique qui veut incarner un projet d’écologie politique radical, sans compromis ni compromissions, et promouvoir une société basée sur « la décroissance soutenable »(sachant qu’une croissance perpétuelle est illusoire sur une planète aux ressources limitées). Un étonnant journal, particulièrement intransigeant(au risque de demeurer marginal), qui offre débats, chroniques, coups de gueule, interviews, articles de fond, dessins(d’Andy Singer, Colloghan…) et BD.

 

OWNI :  un média d’enquête, de reportage et de data-journalisme, dédié aux cultures numériques ainsi qu’aux nouveaux enjeux de société.Une référence. Leur charte éditoriale se découvre ici. Placé en liquidation judiciaire le 21 décembre 2012, le site est fermé depuis, mais toutes les archives restent en ligne. C’est un bien commun en « Creative Commons ».

Sciences Humaines : le magazine référence indépendant, sans annonceurs et pariant sur ses lecteurs, « pour comprendre l’humain et la société à travers l’actualité des sciences humaines et sociales ». Conçu, dès l’origine, comme un instrument de synthèse des connaissances.

Le Tigre magazine : un drôle d’animal « curieux » ayant réussi un temps à poser sa griffe dans la jungle médiatique, avant de disparaître en 2015. Découvert « par hasard » il y a quatre ans dans un cadre professionnel, il m’est devenu « familier » avec le temps. « Familier », mais pas « domestique » pour autant.
Fondé en 2006, Le Tigre était un mensuel généraliste, indépendant, éclectique, souvent imprévisible et sans publicité, distribué en kiosques et en librairies. C’était aussi une aventure de presse novatrice avec de petits moyens, à rebours de la logique économique actuelle : il proposait un journalisme inventif, curieux, ouvert au monde, exigeant et constructif, dressant des passerelles entre des secteurs d’ordinaire très éloignés.  On pouvait y découvrir des contributions de journalistes, photographes, dessinateurs, écrivains et universitaires.

Parmi ses choix : le refus« de ne pas faire ce que d’autres font déjà très bien »(comme les recensions de l’actualité culturelle-livres, films, disques, etc), au profit de créations d’auteurs contemporains (pages graphiques et dessins, photographies sans contrainte d’actualité…..) » ; l’ironie plutôt que le pamphlet et la diatribe ; le télescopage, le décalage et le recul aux lignes de fracture traditionnelles. Le Tigre était un animal solitaire : plutôt que la défense d’un groupe, ou de dire ce qu’il faut penser, Le Tigre avait l’ambition de faire réfléchir. Il réveillait en nous non pas nos bas instincts, mais plutôt une acuité perdue dans la banalité du quotidien.

Depuis 2006, Le Tigre a connu de nombreuses vies : hebdomadaire à sa création, il a été mensuel en 2007, bimestriel en 2008-2009, quinzomadaire en 2010, et mensuel début 2011, avant de cesser de paraître(définitivement ?) depuis 2015. Enfin, Le Tigre était le premier journal en France à être conçu uniquement avec des logiciels libres.

« L’Homme meilleur » : un projet (trans)humaniste « d’enfer » à décrypter dans le dernier Dan Brown

Réflexions par Bobbi Jones Jones Réfléchissons donc un peu

Réflexions par Bobbi Jones Jones
Réfléchissons donc un peu

« Pour donner la liberté du choix », selon la « Refondation de l’école », qui prévoit notamment d’introduire un enseignement obligatoire de la morale laïque dont le but est, pour le ministre « de permettre à chaque élève de s’émanciper », il faut être capable « d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel… »

Dans « Inferno », le dernier Dan Brown, l’humanité pourra être « meilleure » si elle « s’arrache » ou se « déleste ». Se « délester » de quoi ? Nous allons le bientôt le savoir(attention : « spoilers », comme on dit).

Il est possible d’éviter ce roman publié depuis mai 2013(éd française JC Lattès) si l’on ne fréquente pas les librairies, les plages ou les gares(et ses points « Relay »).

L’histoire en gros : Robert Langdon, professeur d’histoire de l’art américain, se réveille dans une chambre d’hôpital de Florence, amnésique. Il n’a guère le temps de faire la connaissance du Dr. Sienna Brooks, puisque des tueurs font leur apparition. Notre héros a le temps de s’échapper de justesse avec la doctoresse, de découvrir l’existence d’une mystérieuse organisation à leurs trousses, et que Zobrist, un milliardaire bio-généticien suisse dérangé, veut régler le problème de surpopulation mondiale de manière assez radicale…

Tasse blanche d'un thé vert par Petr Kratochvil

Tasse blanche d’un thé vert par Petr Kratochvil

Dan Brown, ce n’est pas la tasse de thé de Pep’s Café ! Son « Da Vinci Code »(2003, adapté au cinéma en 2006) m’avait déjà personnellement suffit pour me faire une idée, et du style, et des théories* véhiculées sur Christ, le Christianisme, la Bible…Théories* qui ont suscité diverses questions de la part de certains ados de mon église, alimentant plusieurs discussions.

A propos d' »Inferno », dont j’ai lu de longs extraits**, on passera sur certaines critiques plutôt conventionnelles(dont celle de Le Figaro : « Un style haletant, fait de chapitres courts, de rebondissements savamment ménagés, avec ce zeste de mystère qui a fait le succès des trois premières aventures de Robert Langdon », mais « Un manque de dimension littéraire. Le jeu de piste endiablé que nous propose Dan Brown est parfois un tantinet trop compliqué »),

Science et la technologie par Petr Kratochvil

Science et la technologie par Petr Kratochvil

pour s’attarder sur celle d’Article 11(version papier, numéro de juillet-août-septembre ou version en ligne, publiée le 4 novembre 2013)***, nettement plus intéressante, qui a attiré mon attention.

Passons sur la première partie de l’article pré-cité en double-colonne, qui charge Dan Brown sans mesure (Le plus « gentil » : « Dan Brown est partout. Il squatte les médias, les murs des métros…les serviettes de plage…. ») pour nous attarder sur la seconde, qui a le mérite de pointer avec discernement « l’aspect véritablement dérangeant(parce que pleinement politique)du bouquin de Dan Brown(qui)émerge en pleine lumière » dans les dernières pages(pp 524-553).

Extraits :

« Robert », répliqua Sienna. « Le génie génétique ne constitue pas une accélération de l’évolution. C’est le cours normal des choses ! Vous oubliez un détail d’importance : c’est justement l’évolution qui a créé Bertrand Zobrist. […] » Langdon resta muet devant la démonstration. »(p553)

Lever du soleil par Jan Balek Aube nouvelle pour l'"homme meilleur" ? Ou lumière faite sur une idéologie contestable jusque là masquée ?

Lever du soleil par Jan Balek
Aube nouvelle pour l' »homme meilleur » ? Ou lumière faite sur une idéologie contestable jusque là masquée ?

« Inferno » met un certain temps avant de dévoiler son message. Oui, il faut s’accrocher pour décrocher la timbale idéologique, mêlant délire malthusien**** et envolée transhumaniste.***** Et c’est en fait la personnalité de celui qui au départ est posé comme le méchant, soit le « biochimiste Bertrand Zobrist, qui finit par donner la tonalité morale du roman. De manière assez étrange pour ce type de littérature, Robert, le héros attendu, rate lamentablement son coup. Il ne parvient pas à contrecarrer le plan machiavélique de Zobrist. Et le virus se répand de par le monde, inexorablement. La cata ? Bah non. Car ce cher Robert avait mal interprété les indices du jeu de piste : Zobrist ne visait pas la destruction physique de l’humanité, juste la stérilisation forcée d’un tiers d’icelle(via un bio-virus fulgurant qui traficote certains codes ADN). Du coup, c’est pas trop grave. C’est même plutôt cool. Comme l’énonce benoîtement Robert : « je désapprouve évidemment les méthodes de Bertrand Zobrist, mais il dit vrai quant à l’état du monde. Cette planète doit régler son problème de surpopulation ». Un point de vue que partage(…)Elisabeth Sinskey, la patronne de l’OMS : « c’est par amour pour l’homme qu’il en a été réduit à ces extrémités ». Quant à (…)Sienna Brooks, elle enfonce le clou évoquant « les visionnaires comme Bertrand[qui vient de stériliser sans barguigner un tiers de l’humanité…], ces esprits brillants, aux convictions si fortes qu’ils s’attellent tout seuls aux problèmes de ce monde ». Au final, si tous s’accordent à trouver la méthode un chouïa « limite », ils applaudissent le résultat(pp 532, 548, 552). On ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs, mon pote.

Dans le livre, Zobrist est défini comme un transhumaniste*****(p 531), soit un adepte de ce courant qui estime que la technologie doit accélérer l’évolution physique du genre humain. Un darwinisme à marche forcée. Et cela passe notamment par de petits coups de boosts génétiques, un domaine que Dan Brown encourage clairement dans la vraie vie. En un récent entretien au Matin****** », (il) déclarait ainsi : « prenons l’exemple d’un singe qui apprend à utiliser un bâton pour attraper les fourmis[….] Si nous décidons de ne pas utiliser l’ingénierie génétique pour notre évolution, c’est selon moi comme si le singe renonçait à se servir de son bâton ».

En mêlant recherche génétique et obsession malthusienne, Brown conçoit(et salue)mine de rien l’un des pires projets scientifiques imaginables, celui de l’eugénisme sélectif de type « Meilleur des mondes »[roman d’Aldous Huxley]. Qu’il enrobe tout ça d’un patchwork de références artistico-historiques ne fait que rendre le propos plus dangereux, hypocrite.

En exergue d’Inferno, Brown a d’ailleurs placé cette citation de Dante : « les endroits les plus sombres de l’enfer sont réservés aux indécis qui restent neutres en temps de crise morale ». Une phrase que Robert médite longuement dans l’épilogue, pour bien asséner le message. Lequel a le mérite d’être clair : si tu ne veux pas pourrir en enfer, il est temps de joyeusement sabrer ces populations qui encombrent la planète de leurs codes génétiques pourraves. Par pur humanisme, évidemment.

Conclusion : le statut « pavé de plage » doit-il être l’alibi(comme le statut « œuvre d’art »)justifiant que l’on laisse son cerveau au placard, sous prétexte que l’on cherche simplement du « divertissement » ? Émilien Bernard, l’auteur de la critique pour Article 11, répond donc « non ».

La Bible, quant à elle, exhorte d’« examiner toutes choses », de retenir « ce qui est bon » et de s’abstenir « de toute espèce de mal »(1 Thes.5v21-22)

Mais faut-il se dispenser de lire « Inferno » pour autant ? A chacun de voir. Sachant que la question est plutôt : « comment lis-tu » ?

Néanmoins, « La Rébellution » offre la preuve qu’il est possible de dresser une liste de « lectures de plage »(avec des lectures « sérieuses »)*******, et ce, sans citer « Inferno » !

 

 

 

Notes :

*Théories par ailleurs facilement démontables pour un peu que l’on lise les quatre évangiles, sinon tout le Nouveau Testament (ce que ne fait pas Dan Brown, qui choisit de rejeter les documents historiques sérieux-datant du premier siècle ap JC, époque où les témoins de Jésus sont encore en vie-que sont les 4 évangiles et préférer des documents plus tardifs, écrits longtemps après les faits et donc peu fiables), et pour un peu que l’on ait quelques connaissances raisonnables en histoire, ou que l’on fasse simplement marcher son cerveau. Voir à ce sujet : http://biblio.domuni.org/articleshum/davincicode/ ; http://lci.tf1.fr/cinema/news/dossier-da-vinci-code-page-1-5007436.html ; http://lci.tf1.fr/cinema/news/dossier-da-vinci-code-page-2-5007437.html ; http://lci.tf1.fr/cinema/news/dossier-da-vinci-code-page-3-5007438.html ; http://lci.tf1.fr/cinema/news/dossier-da-vinci-code-page-4-5007439.html ; http://editionscle.com/commerce/catalog/product_info.php?products_id=284 

** Les premières pages et les pages 524-553 essentiellement.
*** « Forgeons un homme meilleur avec Dan Brown », d’Emilien Bernard. Article 11, juillet-août-septembre 2013, p 38.  Un journal dont nous avons déjà parlé ici et . Une critique parmi d’autres : http://journallecteur.blogspot.fr/2013/05/inferno-de-dan-brown-suite-et-fin-en.html ; http://alerte-environnement.fr/2013/06/03/inferno-de-dan-brown-le-malthusianisme-et-lecologisme/

Voir également ici ou ces interviews de Dan Brown.

**** L’économiste britannique Thomas Malthus(1766-1834)fut l’inspirateur d’un courant de pensée pointant le danger d’un développement libre-supposé exponentiel-de la population mondiale. Moralité : si nous ne pouvons avoir de croissance de population infinie sur une planète finie, nous ne pouvons avoir mieux de croissance économique infinie.

***** Sur le transhumanisme : http://www.cnetfrance.fr/news/transhumanisme-en-route-vers-l-homme-augmente-39793020.htm ; http://www.histophilo.com/transhumanisme.php ; http://www.politis.fr/Le-transhumanisme-est-il-encore-un,23236.html ; http://www.slate.fr/life/74165/transhumanisme-clone-numerique-esprit-immortalite ; http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/04/18/google-et-les-transhumanistes_3162104_1650684.html ; http://www.reforme.net/une/societe/pensent-protestants-transhumanisme

Avec ces autres « progrès », cela commence à faire beaucoup d’un coup :  https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2013/06/04/si-les-fils-sont-des-fleches-les-parents-sont-des-arcsstables/ ; https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2013/06/27/plus-rien-ne-semble-evident-apres-le-mariage-lecriture-le-savoir/ ; https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2013/07/03/ce-nest-pas-la-cupidite-qui-plongea-le-monde-entier-dans-une-crise-financiere-sans-precedent-cest-lintelligence/

****** Edition du 25 mai 2013

*******   http://www.larebellution.com/2013/07/12/le-livre-du-mois-les-recommandations-de-la-reb-team/ ; http://www.larebellution.com/2013/08/12/le-livre-du-mois-les-recommandations-de-la-reb-team-2/

« Ce n’est pas la cupidité qui plongea le monde entier dans une crise financière sans précédent, c’est l’intelligence »

Excès de vitesse de taxi par Bobby Mikul Démesure

Excès de vitesse de taxi par Bobby Mikul
Démesure

« Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne la grâce aux humbles »(1 Pie.5v5)

« …se disant sages, ils sont devenus fous. »(Rom.1v22)

Certains parlent naturellement de la crise. Comme si ses causes étaient naturelles….

Dimanche dernier, je feuillette un vieux numéro de « Promesses »(juillet-septembre 2008), que l’on m’a rendu depuis peu et ayant pour thème « intégrité et corruption ». J’y redécouvre un excellent article intitulé « regard sur la crise financière actuelle » . Son auteur, Nathanaël Bourgeois, loin de considérer la crise comme un phénomène naturel, explique « que la cupidité est à l’origine de la crise ».

Personnellement, j’ai longtemps cru que la cupidité était la cause de la crise. Je le crois toujours en partie. En réalité, contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la cupidité qui plongea le monde entier dans une crise financière sans précédent, c’est l’intelligence.

Ou la démesure. Ou l’orgueil.

La démesure, ou l’orgueil, la Bible en parle. Valable hier, son message est toujours actuel pour notre temps.

L’orgueil, c’est le péché de celui ou celle qui a déjà beaucoup et qui veut « toujours plus » : c’est celui de Lucifer(Es.14v12-15), d’Eve et d’Adam(Gen.3), du roi Ozias(2 Chron.26v16-23)…..

L’orgueil se termine toujours de la même façon : par la chute.

L’orgueil touche tous les domaines et personne(à part le Seigneur Jésus-Christ) n’est à l’abri de succomber à une telle tentation.

Je disais plus haut que la véritable cause de la crise était « l’intelligence ». Ou plutôt la démesure. Ou l’orgueil, qui se perçoit dans l’évolution de la finance, avec l’irruption d’acteurs non humains sur les marchés financiers : le « trading à haute-fréquence » *.  Cette (r)évolution d’une finance devenue automatisée, amorcée depuis des décennies « et en totale roue libre ces dernières années « **  est détaillée par Alexandre Laumonier, jeune éditeur belge et spécialisé dans l’anthropologie, dans son essai « 6 »***, que je n’ai pas encore lu, mais que j’ai découvert dans le numéro 12, de mai-juin 2013, du journal « Article 11 »(article consultable en ligne). Cette évolution est qualifiée par les critiques de « portrait vivant et atterrant » de « la course en avant démentielle qui agite les hautes sphères de la finance, entre soulèvement des machines, règne des algorithmes et dérèglements boursiers ».

A ce stade de la lecture, certains d’entre vous seront peut-être tentés de zapper cet article, s’estimant ou peu concernés par un sujet complexe et bien « peu spirituel », ou étrangers aux maths et aux algorithmes (c’est mon cas), ou les deux. A ceux-là, je me permets de leur dire que c’est parce que ce sujet est complexe, et même largement méconnu, qu’il mérite justement toute notre attention. Surtout si un tel système, progressivement livré à lui-même et devenu entièrement automatisé, a produit les fruits que l’on a vus en 2007-2008. Fruits que l’on mange encore aujourd’hui. Aussi, je remercie d’avance le lecteur de prendre le temps nécessaire de lire attentivement(en contrepoint avec cet autre sujet ) le contenu des différents liens.

En attendant, que faire ?

Nathanaël Bourgeois, dans l’article pré-cité, juge avec raison que des lois ne peuvent changer le comportement humain. Bien entendu, les lois sont utiles(cf Rom.13), telles celles contre le meurtre, le vol…car elles nous protègent. Mais il reste que l’homme n’est pas améliorable**** et Dieu ne veut pas l’améliorer : Il veut le changer, le transformer. Changer son cœur(Ezech.11v19, 36v26 ; Deut.30v6 ; Jér.24v7), parce celui-ci est « trompeur et incurable »(Jer.17v9).

De plus, le seul remède à l’orgueil et à la démesure est la grâce de Dieu. Cette grâce, nous pouvons, vous pouvez la recevoir si vous confiez votre vie à Dieu et si vous acceptez de vous soumettre à Lui. Et il sera alors manifeste que cette grâce agit dans vos vies, dans nos vies, si nous nous soumettons les uns les autres et si nous nous servons les uns les autres, en recherchant leur intérêt(1 Cor.13 et Jean 13)

Notes :

* Selon Wikipédia, « Les transactions à haute fréquence, ou trading haute fréquence, sont l’exécution à grande vitesse de transactions financières faites par des algorithmes informatiques. Ces opérateurs de marché virtuels peuvent ainsi exécuter des opérations sur les bourses en un temps calculé en microsecondes.  »  Voir également cet article sur « Basta mag ! »

**« En 2013, les algorithmes que l’on appelle ’traders à haute fréquence’ réalisent aux États-Unis plus de 70 % des transactions contre 10 % en 2001. ».

***« 6 ».  Editions Zones Sensibles, 2012(ouvrage signé du pseudonyme « Sniper ». Une critique peut être lue ici.

Extraits ici :

Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la cupidité qui plongea le monde entier dans une crise financière sans précédent, c’est l’intelligence(p 11).

Jusqu’à la fin du XXe siècle, les marchés financiers baignaient dans une ambiance sonore faite de cris en tout genre. Puis, en moins d’un quart de siècle, le silence s’est peu à peu imposé : les humains ont été remplacés par des machines.(p14)

 En 1977, des premières réflexions sur l’importance croissante des machines eurent vite fait de convaincre tous les acteurs que l’avenir des marchés financiers reposait sur les machines. Grâce à la montée en puissance de la technologie, les Bourses allaient radicalement changer de visage.

Elles allaient même perdre tout visage.Il faudra pour cela faire sauter les filtres humains.

Libéraliser les marchés et déréguler la finance. Changer des règles qui remontaient parfois à deux siècles. Il faudra investir des centaines de millions de dollars, puis des milliards. Il faudra concevoir un algorithme capable de gérer la priorité de temps. Puis soumettre les humains à la temporalité des ordinateurs.

Ainsi débutera une nouvelle ère, celle du soulèvement des machines…(pp20-21)

****De même, est-il réaliste de prétendre « moraliser » un système économique immoral dans son essence, particulièrement à l’heure où ce système devient de plus en plus abstrait et financier ?

« Si Diogène revenait parmi nous il ne chercherait pas un homme, mais une tomate, une vraie… »

Après avoir été l’héroïne du documentaire « L’île aux fleurs »,

Tomates vertes par Peter Griffin Les tomates en voient "de vertes et des pas mûres" !

Tomates vertes par Peter Griffin
Les tomates en voient « de vertes et des pas mûres » !

la tomate revient au centre de nos préoccupations dans ce nouveau billet.
A l’origine, concernant l’évolution de la tomate, une obsession de la perfection. Et cela donne le résultat décrit dans cette chronique publiée dans le numéro 11 de la version papier d’Article11. Certains se sentiront sans doute plus concernés que d’autres (ceux-là zapperont et « passeront à autre chose »)par les conséquences écologiques et alimentaires posées par le traitement réservé à ce végétal, plante de la famille des solanacées. D’autres se risqueront peut-être, au terme de la lecture, à faire en plus une comparaison (type parabole) avec les effets d’une caricature de christianisme, qui ne serait qu’une variante d’un syndrome « pharisien » : la « conformité légale » mais sans la compassion et la saveur de la vie…à la place, un triste ersatz, fade et bidouillé.

Le cri de la tomate – n°1 [extraits]
par Jean-Luc Porquet
posté à 18h11, SAMEDI 27 AVRIL 2013 sur le site d’Article11.

La tomate a disparu. Elle était là, sous nos yeux, dans nos paniers, pimpante et goûtue. Et puis plus rien, envolée. À sa place, de tristes ersatz, fades et bidouillés. Qu’est-il arrivé ?

1.
(…)“Avant il y avait la tomate. Puis, ils ont fabriqué la tomate de merde. Et au lieu de l’appeler ‘tomate de merde’, ils l’ont appelée ‘tomate’ ” (…)
2.
Pour qu’elles ne souffrent plus du vent, du gel, des intermittences du soleil, et qu’elles poussent en toute saison, on les a mises sous serre, et ce sont désormais des ordinateurs qui règlent leur météo.
Pour qu’elles échappent aux maladies et aux parasites, on les a fait pousser sur un support inerte, généralement en laine de roche, par lequel passent chaque jour près de cinq litres de liquide nutritif apportant à chaque plant, goutte à goutte, sa ration d’azote, de phosphore, potasse, calcium, magnésium, sulfate, oligo-éléments, etc. Pour qu’elles soient parfaitement standardisées, sphériques, d’un rouge uniforme, fermes sous la main, pour que leur rendement soit maximum et les marges bénéficiaires confortables, on les a hybridées.
Depuis les années 1960, les chercheurs de l’INRA créent à jets continus de nouvelles variétés de tomates en croisant plusieurs variétés dont ils mélangent savamment les gènes, ceux qui donnent de meilleurs rendements, ceux qui permettent une bonne résistance aux maladies, ceux qui contrôlent l’épaisseur de la peau, etc. (…)
Pour qu’elles tiennent le plus longtemps possible sur l’étal du marchand sans mollir, des chercheurs israéliens ont inventé la long life. (…)alors que les tomates ordinaires, même hybridées, ont la désagréable idée de mûrir en quelques jours et, une fois bien rouges, de vite mollir puis pourrir, la Daniela possède le gène rin, dit « inhibiteur de maturation », qui lui permet de rester imperturbablement rouge, ronde, arrogamment dure, jusqu’à trois semaines après avoir été cueillie. Pour le producteur, le grossiste, le transporteur, le vendeur, c’est génial. Seul problème : la long life est immangeable. C’est une tomate de merde. Elle s’est répandue partout.
3.
Les consommateurs ont fini par s’en apercevoir. (…)Plein de gens ont dit que les tomates, c’était mieux avant. Généralement, quand quelqu’un dit que c’était mieux avant, on lui rit au nez. C’est un indécrottable. Un accroché à ses chimères. Un réac et tout ce qu’on veut(…)Mais là, ceux qui disaient que c’était mieux avant pouvaient le prouver (…)Ces tomates-là avaient du goût. Avaient, et ont encore, un vrai goût.
(…)
4.
Il existe deux conceptions du monde : la tomatière et la non-tomatière. Pour les non-tomatiers, peu importe le goût de la tomate. C’est le cadet de leurs soucis, du moment qu’elle est ronde, rouge et pas chère. Ils l’achètent n’importe où ; ce qu’ils aiment, c’est pousser leurs caddies et les remplir de choses pas chères. Certes, la plupart du temps, c’est la faiblesse de leur pouvoir d’achat qui les incite à adopter ce comportement douteux. Mais pas toujours. Il y a aussi ceux qui aiment ça, ceux à qui on ne la fait pas. (…)la tomate qu’ils achètent chez Auchan, c’est bien de la tomate, non ?
Et c’est pareil pour tout. Ils savent qu’on vit en démocratie, puisqu’on est libre dans l’isoloir et devant l’étal du supermarché. Les non-tomatiers ne cherchent pas midi à quatorze heures. Les tomatiers sont plus compliqués.
5.
«  Devenir adulte, c’est surmonter le désir infantile de l’âge d’or », dit Freud. Mais Freud ne connaissait pas les tomates d’aujourd’hui. Freud n’allait pas faire ses courses à Auchan. Freud vivait sans le savoir en plein âge d’or de la tomate. Nous qui rêvons à cet âge d’or ne sommes pas des enfants. C’est juste que nous n’acceptons pas d’être condamnés aux tomates de merde.
(…)
7.
Je ne sais plus qui a dit que si Diogène revenait parmi nous il ne chercherait pas un homme, mais une tomate, une vraie.
(à suivre et l’article complet à lire ici)