« La fin du commencement » : la cantate de John Featherstone qui rend « heureux, heureux… »

Extrait du chant no 3 de ‘La Fin du Commencement’, cantate de John Featherstone, sur des images des séances de studio

Le saviez-vous ? « Apocalypse », qui est le titre du dernier livre de la Bible, ne signifie pas « catastrophe » ou « cataclysme », mais « révélation », celle de Jésus-Christ. Ce texte imagé, parfois difficile d’accès, que l’on peut qualifier de « science-fiction de la littérature biblique », où les scènes d’horreur et de destruction alternent avec celles de joie et d’assurance, s’ouvre d’ailleurs sur cette promesse : « heureux » celui qui lit ce livre ! (Apoc.1v3)

« Heureux, heureux… ! » sont également les premières paroles du chant d’ouverture de « la fin du commencement », la cantate de John Featherstone sur l’Apocalypse.

L’auteur, compositeur et interprète, était l’invité de Solaé, « le rendez-vous protestant » sur France culture, dimanche 13/11/22, pour en parler et nous donner d’en écouter quelques extraits.

Deux concerts de lancement sont programmés cette semaine à Paris à 20h30, le jeudi 17 novembre, à l’Eglise Protestante Unie du Marais, et le vendredi 18 novembre, à l’Eglise Protestante Unie de Belleville.

« Dans Evangélique, il y a évangile » (ça ne peut pas faire de mal) : lettre à l’église de Smyrne

Une LETTRE très courte et très simple à comprendre….(Source image : public domain pictures)

Deuxième épisode de notre série de l’été« Dans Evangélique, il y a évangile » (ça ne peut pas faire de mal). Une série en 7 épisodes pour découvrir ce que peuvent nous enseigner les interpellations et encouragements de Jésus-Christ aux 7 églises de l’Apocalypse.

Aujourd’hui, la lettre à l’ange de l’Eglise de Smyrne, par Louis-Michel, que je remercie pour sa contribution.

Il était une fois l’histoire incroyable d’une LETTRE envoyée par l’apôtre Jean à l’ange de l’assemblée de Smyrne (aujourd’hui son nom est Izmir) … (Apocalypse Ch.2 v.8-11).

Jean écrit ici une LETTRE très courte et très simple à comprendre par les destinataires de l’église de Smyrne (en Asie mineure). Cette LETTRE n’est pas du tout la même que celle adressée à l’ange de l’église d’Éphèse. Elle s’adapte aux chrétiens concernés. Le Seigneur rappelle quelques réalités dans le vécu de Smyrne : Je connais tes oeuvres, ta détresse et ta pauvreté … pourtant tu es riche … et le « Fils de l’homme » précise la présence épouvantable de calomnies de ceux qui se disent juifs et ne le sont pas (v.9).

Ce groupe de personnes forment une synagogue de SatanAu verset 10, les chrétiens de Smyrne sont avertis d’une persécution imminente orchestrée par le diable ! En effet, la divinité de Smyrne était LE CULTE DE ROME à travers l’image de Tibère. Les habitants de Smyrne ont reçu l’autorisation de construire ce Temple en l’an 26 ap. JC. Toute la ville, dont le port était le plus important de l’Asie, brillait de mille feux grâce une architecture moderne et efficace, avec des bâtiments splendides, des symboles de la spiritualité liée au culte de l’Empereur …

L’archéologie et l’histoire nous aident à comprendre ce que devaient vivre les chrétiens de cette grande et glorieuse cité. Face à l’abondance de Smyrne, les chrétiens semblaient si fragiles et si pauvres, des gens sans défense dont on pouvait profiter sans risque …

Et la LETTRE d’ambassade du Seigneur remet tout en cause !

Qui passera par l’épreuve ? Les chrétiens, c’est vrai.

Qui sera fidèle jusqu’à donner sa vie ? Les chrétiens c’est encore vrai.

Qui recevra la couronne de vie ? Alléluia ! Les chrétiens !!! Rappelons-nous que seule la victoire permettait au vainqueur de parader devant l’Empereur de Rome avec une couronne au-dessus de sa tête …

Qui n’aura pas à souffrir la seconde mort (celle du Jugement dernier) ? Les chrétiens que Dieu aura conduit à travers cette épreuve satanique courte mais violente (v.10).

Oui, la LETTRE annonce une épreuve terrible, mais elle annonce aussi la fin glorieuse de ceux qui se sont attachés au Seigneur jusqu’au bout !

Smyrne était UNE BELLE ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE qui vivait un évangile authentique et puissant. Grâce à l’encouragement du Seigneur, cette église a pu passer le temps de l’épreuve.

On pourrait nommer ce groupe de croyants, au fil des ans, les « serviteurs souffrants » pour reprendre une expression du prophète Esaïe. En effet, plus tard, l’un des plus célèbres disciples de Jean, Polycarpe, mourra à Smyrne comme un martyr, en 155 ap. JC …

Qu’apprenons-nous aujourd’hui ? Si le temps actuel est difficile, la fin sera glorieuse, pourvu que nous restions sans cesse dans la présence de notre Bien-aimé Sauveur : Jésus.

AMEN !

Prochain épisode, la semaine prochaine, par un nouveau contributeur : Pergame.

« Dans Evangélique, il y a évangile » (ça ne peut pas faire de mal) : lettre à l’église d’Ephèse

« Il était une fois, l’histoire incroyable d’une lettre…. ! » (Source image : public domain pictures)

Premier épisode de notre série de l’été« Dans Evangélique, il y a évangile » (ça ne peut pas faire de mal). Une série en 7 épisodes pour découvrir ce que peuvent nous enseigner les interpellations et encouragements de Jésus-Christ aux 7 églises de l’Apocalypse.

Aujourd’hui, la lettre à l’ange de l’Eglise d’Ephèse, par Louis-Michel, que je remercie pour sa contribution.

Il était une fois l’histoire incroyable d’une LETTRE envoyée par l’apôtre Jean à l’ange de l’assemblée d’Éphèse … (Apocalypse Ch.1 v.11, 19 et ch.2 v.1a)

Cette LETTRE est écrite de la main de Jean lorsqu’il se trouve sur l’île de Patmos au travail forcé dans les mines de sel de l’Empire Romain, vers la fin du 1er siècle de l’ère chrétienne.

Jean reçoit l’ordre du « Fils de l’homme » d’écrire la LETTRE et de l’envoyer à un ange … N’est-ce pas là une chose étrange digne d’un conte ? Ce « Fils de l’homme » se présente comme tenant dans sa main droite 7 étoiles … ce sont les anges des 7 églises d’Asie mineure concernée par la LETTRE. Il dit marcher au milieu des sept chandeliers (image de l’église universelle) qui sont les 7 églises (Ch.1, v.20 et Ch.2, v.1b).

Cela signifie :

  • que si le « Fils de l’homme » est Jésus (on le nomme ainsi dans d’autres textes du N-T), alors cette LETTRE est inspirée par l’Esprit du Christ.
  • que Jésus est réellement présent dans Son église quelque soit le lieu concerné : Éphèse, Pergame, Philadelphie, etc.
  • que c’est une sorte de LETTRE d’ambassade (Jean apparait comme un ambassadeur) de la plus haute importance pour les destinataires, les croyants d’Éphèse.

Les destinataires de la LETTRE doivent comprendre que Jésus est présent. Il veut que Son église soit vraiment « évangélique », vivant de l’Évangile, cette bonne nouvelle du Christ qui libère l’homme de l’esclavage de la loi du péché. L’église locale d’Éphèse, si précieuse pour Jésus, a toujours besoin d’être renouvelée dans l’Esprit, surtout dans des temps difficiles pour les chrétiens, sans cesse confrontés à de terribles menaces !

Ah oui ! J’allais oublier l’ange : Soit il s’agit d’un « messager » ou bien d’un « vrai » ange. Mais cela est secondaire en rapport avec Christ. Les Éphésiens doivent prendre cette LETTRE comme une évaluation, non de leur salut déjà acquis, mais de leur sanctification, en vue d’un avenir merveilleux (Ch.2, v.7).

Alors, où en sont-ils ?

Le Seigneur établit un BILAN précis de la vie de l’église d’Éphèse. Il commence par mettre en valeur des qualités telles que le travail dans les oeuvres (de charité probablement), la persévérance, le refus de la méchanceté, l’exercice du discernement, la fidélité, et continue par un avertissement lié à l’oubli du premier amour. Oui, dans son amour, Dieu exerce une pédagogie de l’encouragement envers les chrétiens Éphésiens afin qu’ils puissent se nourrir du fruit de l’arbre de vie (image de la vie éternelle) dans le jardin de Dieu (image de Sa présence permanente).

Pour conclure : Quand Dieu semble nous réprimander, ne pensons pas qu’il agite l’image terrifiante de l’enfer pour nous effrayer ! Non, il désire préserver ce qui est de Lui en nous, et nous fortifier dans l’alliance qui nous unit à Lui depuis le début.

Soli Deo Gloria ! AMEN.

Prochain épisode, la semaine prochaine : Smyrne.

« Dans Evangélique, il y a évangile » (ça ne peut pas faire de mal) : Lettres aux églises de l’Apocalypse

Une série pour considérer ce que peut nous enseigner l’objet des encouragements et interpellations de Jésus-Christ aux « 7 églises de l’Apocalypse » ( Source : Pixabay)

Le saviez-vous ? Le mot « évangélique » est dérivé du mot grec pour « évangile ». Originalement, cela signifiait pour les chrétiens que l’Évangile est le cœur et l’essence même de ce qu’ils sont chargés de transmettre, de la part de leur Seigneur Jésus-Christ.
Alors que ce terme est devenu péjoratif et connoté, souvenons-nous que, dans le livre de l’Apocalypse (= « révélation »), Jésus n’a pas adressé ses sept lettres à sept sièges de gouvernement des capitales du monde. Il les a écrites et envoyées aux Églises. Prenons quelques instants pour réfléchir au sens et aux conséquences de cette nuance quant à notre mission, comme pour considérer ce que peut nous enseigner l’objet des encouragements et interpellations de Jésus-Christ aux « 7 églises de l’Apocalypse ».

Voici donc la nouvelle série de l’été de Pep’s café en 7 épisodes, intitulée « Dans Evangélique, il y a évangile » (ça ne peut pas faire de mal), à partir des lettres aux anges des 7 églises de l’Apocalypse : Ephèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie, Laodicée.

Plusieurs contributeurs, Louis-Michel, Mialy et Yannick, ont accepté de relever joyeusement le défi de traiter un ou plusieurs de ces épisodes hebdomadaires, à paraître du 06 juillet au 17 août, et s’efforceront notamment de souligner :
Ce que les destinataires de chaque « lettre aux églises » devaient comprendre
Ce que les églises d’aujourd’hui peuvent comprendre quant à ses défis et à ses engagements d’aujourd’hui
.

Qu’ils en soient remerciés !

Et en vous souhaitant toute la joie d’une lecture édifiante !

Premier épisode mercredi prochain, avec Ephèse.

Avec quelles « lunettes » lis-tu l’Apocalypse ? Avec les lunettes « fin des temps » ou « premier siècle » ?

Ta lecture de l’Apocalypse est-elle celle « de la fin des temps » ou du « premier siècle » ? (Source image vidéo Is the COVID vaccine the “mark of the beast”? par Curtis Chang

Le vaccin contre le COVID est-il la « marque de la bête » ?

Notre façon de répondre à une telle question dépend beaucoup de notre lecture du livre de l’Apocalypse, le dernier livre de la Bible. Cette lecture de l’Apocalypse est-elle celle « de la fin des temps » ou du « premier siècle » ?

Laquelle est la plus fidèle aux intentions de l’apôtre Jean, l’auteur de l’Apocalypse ?

Analyse à lire (en anglais, mais se traduisant aisément) ici ou (en vidéo) .

Vous l’avez peut-être vu passer :

« Ceux qui refuseront la marque de la bête auront-ils de quoi manger et vivre ? »

Notre recension du manga « Majesté », sur l’Apocalypse

Un album et un manga pour nous sensibiliser au retour de Jésus

Le Maître revient ! Ses serviteurs qui l’ont attendu auront « une très grande surprise » !

Jésus nous surprend toujours, car il n’est jamais là où on l’attend : par exemple, Lui, le créateur de l’Univers, est venu sur Terre – surprise ! – comme un bébé ! Et alors que le peuple de Dieu attendait un libérateur charismatique, venu chasser l’envahisseur, Il a eu la surprise de découvrir un curieux Messie, qui « n’avait ni la beauté ni le prestige qui attirent les regards.  Son apparence n’avait rien pour plaire » (Es.53v2) !

Jésus est décidemment bien surprenant….mais ceux qui lui appartiennent et déclarent le servir, Lui « le Seigneur et le Maître », se préparent à l’accueillir, lorsqu’Il reviendra. Un magnifique album nous rapporte une histoire jadis racontée par Jésus, lequel nous explique comment l’attendre. Au final, « une très grande surprise » attend ces serviteurs…qui ne s’y attendaient pas, comme les auditeurs d’hier de l’histoire !
Et nous, lecteurs d’aujourd’hui ? Comment serons-nous surpris ?
[En bref : Jésus et la très grande surprise, de Catalina Echeverri. BLF éditions, 2021]
Jésus est encore plus surprenant dans ce manga, le dernier de la série « La Bible en manga », édité par BLF et disponible depuis le 17 mars 2021 : dans cette adaptation réussie de « l’Apocalypse » de Jean, Il apparaît en effet, non plus comme « l’humble charpentier » ou « le Roi serviteur », mais comme « le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs », dans toute sa Majesté.

« Majesté » : un manga « dédié à tous ceux qui attendent l’élu », tel qu’il est annoncé et présenté dans les Ecritures bibliques.

Le livre de « l’Apocalypse », que l’on pourrait qualifier de « science fiction » de la littérature biblique, vient conclure la Bible de manière déroutante. Comme tout genre apocalyptique, il contient des images et des symboles, donnant à lire un code difficile à déchiffrer, d’où le pari risqué d’adapter un tel livre en BD. Face à ce défi, comme nous l’explique l’éditeur, les auteurs du Manga ont fait le choix de limiter au strict minimum les interprétations du texte et de raconter au maximum la vision telle que l’apôtre Jean l’a reçue. Ce qu’on perd en lisibilité, on gagne en fidélité au texte biblique, avec quelques petites adaptations nécessaires dans le texte. A noter une annexe bienvenue nous donnant une vue d’ensemble synthétique du déroulé de « l’Apocalypse ».

« Majesté » débute par une introduction – non présente dans le livre de l’Apocalypse –  qui a pour but de contextualiser ce que nous allons voir : après la mort, la résurrection et l’ascension de Jésus-Christ, ses disciples propagent Sa Bonne Nouvelle dans le monde entier. Ils se heurtent à l’opposition des autorités religieuses juives et de l’empire romain, qui contre-attaque – le pouvoir impérial exigeant de tous les citoyens qu’ils lui rendent un culte. Les chrétiens, ne connaissant que le Christ comme Seigneur, s’exposent de fait à des persécutions, se voyant exclure de la vie sociale et économique, au point où ils (se) demandent « où est Dieu » et si ce n’est pas là « la fin de l’histoire » et le triomphe du pouvoir romain et des puissances du mal. « Apocalypse Now » ?
Heureusement, « Apocalypse » ne signifie pas du tout « catastrophes/cataclysmes/effondrement » mais
« révélation/dévoilement » de Jésus-Christ. Il contient en effet « les réalités cachées que Jésus-Christ a fait connaître clairement. Dieu lui a fait connaître ces réalités, pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. Le Christ les a fait comprendre à son serviteur Jean en lui envoyant son ange. Voici ce que Jean a affirmé : tout ce que j’ai vu, c’est bien la parole de Dieu, et c’est bien le témoignage de Jésus-Christ ». (Apoc.1v1-2)
Le manga « Majesté », dédié « à tous ceux qui attendent l’élu » tel qu’il est annoncé et présenté dans les Ecritures bibliques [pour ne pas se tromper et attendre « d’autres élu(e)s »], nous donne un rendu en images assez impressionnant des visions de l’Apocalypse – un livre déjà assez visuel – quoique celles-ci devaient être encore plus impressionnantes pour Jean, lorsqu’il les a reçues un certain dimanche, sur l’île de Patmos où il était exilé.
Mais le parti pris graphique, impressionnant, n’est pas qu’inquiétant : certaines planches sont mêmes lumineuses, pour nous dévoiler le mystère de la présence de Dieu dans ce monde, en toutes circonstances, y compris dans les temps d’épreuves où tout semble perdu pour le peuple de Dieu.
C’est ainsi que ce livre, qui nous parle de l’avenir, garde toute son actualité pour notre présent, en particulier du présent de tout croyant, aujourd’hui aux prises avec l’incompréhension, l’incertitude, l’illusion, la tromperie, l’injustice mais aussi l’espérance et la présence de Dieu. Face aux prétendues « révélations » sur « ce qui se passe en ce moment » ou « la fin des temps », « l’Apocalypse » est LA révélation de Jésus-Christ, qui, loin de susciter le fatalisme, le cynisme ou l’indignation stérile, constitue un message d’espérance et une bonne nouvelle pour tous ceux qui souffrent pour leur foi. En effet, les chrétiens, en « témoins fidèles et véritables », n’adorent que Dieu et refusent d’adorer, d’accorder leur loyauté ou de sacraliser tout pouvoir (qu’il soit politique, idéologique, religieux ou économique…) prétendant prendre la place du Dieu véritable dans le coeur et la vie des hommes. Ils savent que leur loyauté et leur fidélité à Jésus-Christ peuvent les exposer à être marginalisés ou persécutés (jusqu’à la mort), quand ils refusent les compromis, les mensonges et les injustices auxquels ces pouvoirs cherchent à les entraîner.
Mais au final, l’Apocalypse proclame la victoire et le règne du Christ crucifié, ressuscité et glorifié, à laquelle ceux qui lui appartiennent sont associés.
C’est pourquoi, « il est heureux, celui qui lit ce livre ! [en écho au début du psaume 1 et aux béatitudes de l’Evangile selon Matthieu] Ils sont heureux, ceux qui écoutent ces paroles venues de Dieu et qui obéissent aux choses écrites ici ! Oui, le moment fixé pour ces événements est bientôt là » (Apoc.1v3).
C’est tout le bonheur que je puisse vous souhaiter !
[En bref : Manga. Majesté (vol.6) : le combat apocalyptique de l’élu, de Ryo Azumi. BLF éditions, 2021]
Ouvrages reçus gracieusement en service presse de la part de l’éditeur, que je remercie.

Le Défi biblique de l’été : l’Apocalypse, par Jean-Louis

« J’ai mis en veilleuse ma soif de trouver les interprétations possibles des évènements pour ne pas m’égarer et perdre de vue le verset-clef «Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche.»(Image : « Tout seul au fond de l’espace »)

Jean-Louis, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé ce défi biblique, nous présente l’Apocalypse, un livre dont le titre ne signifie pas « catastrophe » mais « révélation ».

Le dernier livre a fait couler beaucoup d’encre et défie l’esprit humain…

Cet ouvrage est dans son essence le livre prophétique qui clôture la Bible. Il hérite du Nouveau Testament l’impact apostolique des épîtres, et de l’Ancien Testament la verve de ses prophètes.

L’eschatologie [étude des fins dernières de l’homme et du monde. NDLR] décrite dans les visions m’appelle à la sagesse, l’intelligence et non à une spéculation, ce qui est un vrai challenge.

J’ai mis en veilleuse ma soif de trouver les interprétations possibles des évènements pour ne pas m’égarer et perdre de vue le verset-clef «Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche.» [Apoc.1v3]

Son vocabulaire, ses visions, son enseignement, ses appels à la repentance et à la vigilance, ses arguments et explications, ont leurs racines dans les livres de la Bible.

Celui-ci, authentifié, est écrit pour mémoriser toute la parole prophétique qui révèle Jésus-Christ, Roi des rois, Agneau de Dieu, Parole de Dieu.

Les lettres aux églises des premiers chapitres sont riches en saines réflexions et apportent la lumière sur ce qui est important et durable. Jésus est le chef incontestable des assemblées !

Les 7 rappels de « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises » associés aux promesses divines, m’ont clarifié les enjeux, les réalités spirituelles et les objectifs à atteindre. Ce verset m’est une source d’inspiration.

Voici le plan du présent ouvrage :

1- But du livre (chapitre 1)

2- Lettres aux sept communautés (chapitres 2 à 3)

3- Trône de Dieu (chapitres 4 à 5)

4- Sept sceaux (chapitres 6 à 11)

5- Visions célestes (chapitres 12 à 15)

6- Sept coupes (chapitre 16)

7- Babylone (chapitres 17 à 18)

8- Jésus-Christ (chapitres 19 à 20)

9- Nouvelle terre (chapitres 21 à 22)

 

Ce livre, que je ne cesse de méditer avec humilité et l’aide des autres livres de l’Ancien et Nouveau Testament, ne me fait pas oublier la vie présente, au contraire, car il appelle la grâce du Seigneur Jésus sur la vie de tous.

(Les hommes ont-ils le) « virus »(de l’autodestruction) ?

La fin du monde ? On en débat ? Scène du film "Virus", avec Bo Svenson, à droite, et Masao Kusakari, à gauche

La fin du monde ? On en débat ?
Scène du film « Virus », avec Bo Svenson, à droite, et Masao Kusakari, à gauche

Un film et un « débat ».

La fin des temps, on nous l’avait « prédit » pour le 21 décembre 2012, avec la conclusion que l’on sait(vous êtes toujours là, notamment pour lire ces lignes). Pourtant, les « effets d’annonce » ne semblent avoir, ni ridiculisé, ni épuisé le sujet*.
La fin des temps : ce que l’on ne sait pas, ou ce que la Bible ne nous dit pas, c’est « pour quand »(Matt.24v36). Mais ce que la Bible nous assure, c’est qu’elle est certaine, imminente.

Même s’ils ne croient ni en Dieu, ni en la Bible, les hommes sont conscients que les civilisations ne sauraient durer indéfiniment, puisqu’elles ne sont pas éternelles par essence** : elles ne peuvent s’étendre indéfiniment. Or, nous engloutissons toujours plus de ressources pour ne faire que maintenir un état stationnaire. Jusqu’à quand ?(Lire « Quand l’Expansion expire » IN La décroissance, octobre 2013, numéro 103)

« L’être humain a toujours vécu sous la menace de catastrophes, la première étant naturellement sa propre mort. Mais deux traits différencient les catastrophes présentes et futures des catastrophes passées : d’une part elles sont issues de l’homme lui-même(…), d’autre part elles ne sont plus locales, mais globales. La mondialisation est un phénomène total qui ne concerne pas seulement la technique et la finance, mais aussi les catastrophes : guerre mondiale, pandémie, accident nucléaire majeur (…..)Désormais, parce qu’ils dépendent de sources d’énergie elles-mêmes mises en réseau, les appareils sont inter corrélés, et ce à une échelle mondiale, et les hommes sont interdépendants. »
Dans ce contexte, que se passerait-il en cas de « panne » ou d’arrêt de fourniture d’énergie, telle que, par exemple, l’électricité ?
Que deviendrait une société humaine mondialisée dans un contexte de catastrophe globale, privée de ressources habituelles, désorientée dans son cadre de vie et incapable de s’adapter à une situation de grande pénurie ? s’interroge Christian GODIN,philosophe, lors d’un débat « Et quand la mégamachine s’effondrera » ? (Avec également Jacques BLAMONT, astrophysicien, Philippe GRUCA, philosophe et Alband VETILLARD, ingénieur)publié dans La Décroissance, octobre 2013, numéro 103, pp14-15)

Dans une perspective de « fin du monde », quelle réponse chrétienne et biblique ?

Aussi curieux que cela puisse paraître, pour Michel JOHNER, professeur d’éthique à la Faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Provence, « cette imminence de la fin des temps est une espérance qui, dans la pensée des écrivains bibliques, porte à un investissement prioritaire dans le domaine spirituel. L’urgence du temps porte effectivement à considérer l’évangélisation et le dénouement des blocages spirituels comme étant de première urgence dans la hierarchie des priorités ». Un investissement qui n’exlue pas d’autres formes d’investissements temporels, de nature culturelle, sociale, environnementale ou politique. 

Dans un monde instable et précaire, aux ressources finies, mais où les possessions matérielles sont pourtant idolâtrées comme le symbole-même de la réussite, les chrétiens, « artisans de paix », « lumière du monde » et « sel de la Terre », peuvent, bien entendu, prier, et également témoigner par 1)plus de sobriété, de détachement et de justice par rapport aux biens matériels et 2)par plus de vigilance, face aux séductions diverses. Et favoriser des débats publics sur des sujets d’éthique, économique et social, environnemental, énergétique…rappelant quelles sont les causes durables pour lesquels il importe de vouer sa vie.

Passages bibliques ou livres à lire et étudier : 2 Thes. ; 2 Pierre ; Jude ; Apocalypse ; Matt.5-7, 24-25

Enfin, afin d’alimenter une discussion éventuelle, je vous invite à visionner le film Virus (復活の日, Fukkatsu no hi – littéralement « Le jour de la résurrection ») : un film à mi-chemin entre le film catastrophe et le post-apocalyptique, réalisé en 1980 par Kinji Fukasaku, qui explore, avec une certaine minutie, l’effondrement de nos sociétés victimes d’un mal incurable, et imagine les difficultés auxquelles se retrouvent confrontés les derniers survivants regroupés et organisés en communauté.
La distribution internationale comprend Masao Kusakari, George Kennedy, Robert Vaughn, Chuck Connors, Olivia Hussey, Edward James Olmos, Ken Ogata, Sonny Chiba et Glenn Ford. Avec un budget de 16 millions de dollars, il fut au moment de sa sortie le film japonais le plus cher jamais réalisé. Il est désormais tombé dans le domaine public et peut donc(sauf erreur) être téléchargé ou visionné en toute légalité.

L’histoire :

En 1982, un virus mortel échappé d’un laboratoire secret d’armes biologiques***, le MM88, extermine la totalité de l’humanité, à l’exception des scientifiques et techniciens des bases de l’Antarctique, épargnés du cataclysme par les températures polaires trop basses pour que le virus y soit actif. Les survivants(855 hommes et 8 femmes) s’organisent alors autour de la station américaine Palmer et tentent de recréer une société. Mais une nouvelle menace les attend, « héritage »**** que notre civilisation anéantie offre aux survivants  : le système de défense ARS (Automated Reaction System) a été activé par des militaires américains jusqu’au-boutiste, et un séisme majeur au large de Washington risque de l’enclencher. Le monde connaîtra alors une nouvelle apocalypse, nucléaire cette fois-ci, lorsque la riposte automatisée des deux blocs américain et soviétique entrera en jeu ! La base Palmer serait même sur la liste des cibles visées par la riposte russe… Décidés à tenter le tout pour le tout, nos survivants envoient un sous-marin jusqu’à Washington pour une mission-suicide afin de désactiver le système ARS. Les deux volontaires-Le major Carter, un ancien agent de la C.I.A. et Yoshizumi, un scientifique japonais-pour cette excursion en zone contaminée reçoivent également une dose d’un vaccin expérimental contre le MM88. Tous les espoirs de nos survivants reposent donc désormais sur eux*****. Aurons-nous droit à une fin « happy » ou « pas happy » ?

Un récit dense, des images fortes et certaines scènes qui suscitent le malaise : la décision du conseil de la communauté de l’Antarctique de couler un sous-marin et tout son équipage contaminé par le virus, ou de « réglementer » des relations sexuelles entre 855 hommes et 8 femmes. Les relations conflictuelles entre les membres de ce même conseil, issus des différentes nations désormais disparues, incapables de s’accorder sur la moindre chose, et qui sont pourtant amenés à décider du sort de millions de personnes. Les limites de la science, au service de l’armée. La folie destructrice d’une humanité prise dans la spirale de la course aux armements. Une efficacité sans cesse recherchée pour la destruction. Résultat :  un virus incontrôlé et incontrôlable, sanctionnant la démesure humaine, tel un « châtiment divin ».

En bref :

« Virus », film de science-fiction de Kinji Fukasaku(Japon, 1980) – 2h36 et des poussières, environ….

Scénario : Kinji Fukasaku, Kōji Takada,Gregory Knapp, d’après la nouvelle de Sakyo Komatsu

Acteurs principaux  :

Masao Kusakari (Yoshizumi)
Bo Svenson (Major Carter)
George Kennedy (Amiral Conway)
Olivia Hussey (Marit)
Glenn Ford (Président Richardson)
Robert Vaughn (Sénateur Barkley)
Henry Silva (Gen. Garland)
Chuck Connors (Cne. Mc Cloud)
Edward J. Olmos (Cne. Lopez)
Chris Wiggins (Dr. Borodinov)
Isao Natsuyagi (Dr. Nakanishi)
Cec Linder (Dr. Latour)
Stuart Gillard (Dr. Meyer)
Takigawa Yumi (Noriko)

 

 

 

Notes :

* en tout cas, le sujet est « rentable » : bande dessinée, films(au moins 5 pour 2013 : une « invasion extra-terrestre », une « apocalypse », deux « écologiques », un « virus »)

** « Les diamants sont éternels », titre un fameux « James Bond ».  Les hommes aussi-et c’est ce qui est important de ne jamais oublier.

*** dans le film, il s’agit du « projet Phénix », issu de recherches militaires secrètes américaines, visant à fabriquer une arme bactériologique d’une rare efficacité afin de prendre un peu d’avance sur l’U.R.S.S. dans la course aux armements.

**** Avec ses centrales vieillissantes et son industrie en plein déclin(la part du nucléaire dans l’électricité mondiale est passée de 17 % en 2001 à 9 % aujourd’hui : http://energie.lexpansion.com/energie-nucleaire/de-moins-en-moins-d-electricite-nucleaire-dans-le-monde-_a-32-5270.html ;http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/07/15/20002-20130715ARTFIG00439-baisse-record-de-la-production-d-electricite-nucleaire-en-2012.phphttp://www.monde-diplomatique.fr/2011/07/DELBECQ/20791 ), le nucléaire peut-il être considéré comme une alternative énergétique crédible et rassurante pour notre civilisation ?
Enfin, on l’a peut-être oublié, mais Naoto Kan, premier ministre du Japon pendant l’accident de Fukushima(2011), expliquait que son pays « était proche » de faire évacuer 50 millions de personnes(plus que le nombre d’espagnols) après cet accident « d’origine humaine ».

***** D’après un résumé publié sur « Le Traqueur stellaire, blog science-fiction et culture ».