Les vœux de Pep’s café pour 2017 : pour une joyeuse année, marquée par l’espérance, la résistance et la persévérance !

« Une nouvelle année, et nous sommes vivants aujourd’hui », écrivais-je il y a un an. C’est encore vrai aujourd’hui, à l’heure où je publie le présent article. Et ce blogue aura quatre ans, lundi 09 janvier. Nous fêterons son anniversaire le vendredi 13 janvier.

En 2016, vous avez pu être troublé ou éprouvé, et l’avenir qui se profile ne semble pas rassurant du tout. C’est pourquoi- plus que jamais – il est vital de continuer à vivre, en témoin véritable et en fidèle disciple de Jésus-Christ, à contre-courant de ces deux mensonges du XXIe siècle, qui semblent s’imposer tels des rouleaux compresseurs : le seul « nous n’y pouvons (plus)rien » (conduisant au déterminisme et au fatalisme, avec une absence de foi et de confiance) et le seul « tout nous est possible » (avec une absence de garde-fou).

 

Et pour 2017, je vous souhaite :

Une nouvelle année : « nouvelle », de qualité, et promesse de pouvoir « repartir à zéro ».

Une nouvelle année joyeuse, pleine d’espérance : plus dans le retour certain de Jésus-Christ que « dans les prochaines élections » ou dans « les messies politiques », « les hommes(ou les femmes) fort(e)s »(1).

Une nouvelle année marquée par la persévérance : surtout, « ne te lasse pas en faisant le bien »(Gal.6v9), même si le contexte n’est pas favorable à cela. Et « persévère dans l’amour fraternel » (Hébr.13v1)

Une nouvelle année marquée par la vigilance, la prudence(ou la sagesse) et la résistance, à contre-courant de l’uniformisation ambiante, et des « sophismes »(sagesses qui ne le sont que d’apparence)de ce siècle : le pragmatisme et l’utilitarisme(2) (cf Rom.12v2).

Une nouvelle année marquée par la sécurité : pas ces « petites sécurités » bien commodes mais illusoires que sont « les enfers tranquilles ». Mais la meilleure et la plus grande de toutes, qui est de demeurer dans la volonté de Christ.

Une nouvelle année marquée par l’humour, que l’on apprendra à manier : sachant que « humour » (à ne pas confondre avec « ricanement » ou « moquerie ») est composé des mots « humilité » et « amour ».

Une nouvelle année marquée par le souci de la justice, dans les standards de Dieu : ne manquez d’ailleurs pas de relire, à ce sujet, « la Loi, les Prophètes et les Psaumes » (tout l’Ancien Testament), et surtout l’interprétation de la Loi, donnée par Jésus-Christ Lui-même dans le Nouveau Testament. Ne manquez pas non plus de voir ou revoir « les dessous de la mondialisation ou comment Coca Cola colonise le Mexique », sur Public Sénat (3), pour mieux rejeter ce qui est présenté comme « acquise » cette « règle du jeu » édictée par les puissants : te voler ce qui était jusque-là « gratuit » et « de droit », et te faire payer un produit « moins bien » et même néfaste pour la santé.

Une nouvelle année marquée par le souci de la vérité et l’ancrage dans le monde réel, à mille lieux du fantasme et de l’idéalisé.

Une nouvelle année marquée par la force et l’unité véritables : car « la grande faiblesse des méchants, c’est que leur méchanceté les divise. Il faut beaucoup de bonté et d’amour pour s’unir, et seule l’union fait la force »(4). Tout dépend ensuite au nom de qui et comment l’on s’unit (cf Eph.4v1-6). Et « l’amour ne fait rien de laid, il ne cherche pas son intérêt » (1 Cor.13v5. TOB).

Une nouvelle année marquée par le retour du « bien commun » : car il est vital de « suivre les règlements établis pour le bien commun. C’est une question de vie ou de mort » (5).

 

 

 

 

Notes :

(1)A l’instar de Benoît, blogueur catholique et co-fondateur des « Cahiers libres ».

(2) Pour le pragmatisme, la vérité n’existe pas : ce qui est vrai, c’est « ce qui marche ». Il n’y aurait donc plus de « théorie », mais seulement de la « praxis », de l’action. Je ne peux donc voir ou concevoir aucune idée, mais seulement faire des expériences. L’utilitarisme, quant à lui, dit « adieu aux idéaux » (qualifiés de « discours »), et incite à croire « qu’on n’a plus du tout à se soucier de savoir si une action est vertueuse au départ ; la seule chose qui importe est qu’elle soit vertueuse à l’arrivée ». L’utilitarisme est également « im-prudent, puisqu’il incite à agir en fonction d’un futur (toujours hypothétique) en refoulant (ou ignorant) l’examen du présent (toujours certain). Et il rend « désuète la morale (ce qui vaut pour tous), au profit de l’éthique (ce que j’ose faire, y compris contre tous) ». Voir notre article à ce sujet.

(3) Voir https://youtu.be/WxPFdegA6T8  et lire https://reporterre.net/Au-Mexique-la-population-manque-d

(4) Une  « perle » découverte dans un vieux album jeunesse datant de 1944 : « les aventures de mademoiselle Hortense » d’Herman Grégoire. Ill. de Roger Sam. Edition Archat Lyon-Paris, p 69.

(5) A lire dans le même album cité plus haut, pp75-76. Contexte : pourchassés par des bandits, les héros – un jeune prince de 14 ans et une vieille demoiselle, mademoiselle Hortense – arrivent à un refuge non gardé : « il n’y avait(…) âme qui vive(…) mais tout y était dans un ordre parfait. Une pancarte au mur expliquait ce mystère : « prenez ce qui vous est nécessaire et remettez tout en place ».

– « C’est bien la première fois, s’écria mademoiselle Hortense, que je vois une pareille recommandation aussi bien suivie ».

– « En montagne, répondit le prince Armor, il faut suivre les règlements établis pour le bien commun. C’est une question de vie ou de mort ».

 

 

 

 

 

 

 

“De toutes nos forces”, aimons notre Dieu…

… et, “comme nous-mêmes”, notre prochain…..(1)

« De toutes nos forces », un film de Niels Tavernier, 2014, avec Jacques Gamblin et Fabien Héraud

« De toutes nos forces », un film de Niels Tavernier, 2014, avec Jacques Gamblin et Fabien Héraud

Qu’est-ce que le Christianisme ? « Une relation » et « non une religion », a-t-on coutume de dire. Quoique « religion » (du latin « re-ligio ») signifie « relier à nouveau à Dieu »…

Le Christianisme est relation. Avec Dieu, par et en Jésus-Christ, ainsi que « les uns avec les autres » sur une base commune (Jean 17, 3 ; 1 Jean 1, 3). Il n’est pas un chemin en solo, même si la qualité de nos relations avec les autres dépend de notre relation personnelle avec Dieu.

Surtout, « le christianisme nous rappelle que nous avons besoin les uns des autres », écrit le pasteur Gilles Boucomont, parlant des “bienfaits de l’Eglise”-celle de Jésus-Christ, dans « Mener le bon combat » (Ed. Première partie, pp. 247-249.)

« C’est un « sport collectif ». Nous faisons corps. Ne penser qu’à son salut personnel est une marque d’immaturité dans la foi, ne se préoccuper que de son confort spirituel est le signe d’un individualisme avancé. « Sans moi vous ne pouvez rien faire ». Jean 15, 5. (…) La communauté, soudée par l’amour du Christ et pratiquant la redevabilité, devient une vraie cuirasse de sécurité pour les croyants. Ils ne sont pas seulement protégés par Celui qui est leur rocher et leur abri, mais ils le sont aussi par l’Eglise…

Ce qui est construit ensemble est plus solide. Et le soin apporté au plus petit fait grandir aussi le plus grand. Cette démarche est tout sauf déresponsabilisante, car elle vise à créer un maximum de dépendance non pas à l’égard des personnes, mais à l’égard de Dieu ». (op. cit.)

Ce principe me paraît magnifiquement illustré dans le film « De toutes nos forces », de Nils Tavernier (2014), avec Jacques Gamblin, Alexandra Lamy et le jeune Fabien Héraud (comédien non professionnel) : l’histoire d’une famille composée d’un père, d’une mère et de deux enfants. Mais Julien, le fils qui rêve d’aventures et d’une relation amoureuse – d’une vie excitante – est littéralement frustré et coincé : 1) par son lourd handicap (il est infirme moteur cérébral, en fauteuil roulant) ; 2) entre un père, ancien coureur de fond et chômeur, distant, trop distant, et une mère aimante, trop aimante, présente, trop présente.

Une famille et un couple au bord de l’éclatement

Or, à la veille de ses 18 ans, Julien ne veut plus être traité en enfant que l’on doit protéger de tout et décide de vivre ses rêves. Pour y parvenir, il met au défi son père de concourir avec lui à « l’Ironman », le triathlon de Nice(2). Dans un premier temps, le père refuse, ne s’estimant pas capable d’un tel exploit. Mais Julien ne “lâchera rien”, contraignant son père à le suivre et ressoudant le couple.

Un (mélo)drame tiré d’une histoire vraie : celle d’une redoutable épreuve qui réconcilie un père avec son fils handicapé. Duo sportif ne formant qu’un, témoignant d’une magnifique communion, le père et le fils tenteront d’atteindre leur but, “de toutes leurs forces”.

« De toutes nos forces » est donc le titre d’un beau film. L’expression évoque ce commandement d’aimer (Notre) Dieu…. « de tout notre cœur, de toute notre âme et de toutes nos forces » (Deut.6v 52)(3) Avec ce « second commandement, qui lui est semblable » (ou complémentaire), comme le rappelle le Seigneur Jésus (Matt.22,v37-40) : « aimer (notre) prochain, comme (nous)-même ».

Même si ce n’est sans doute pas l’intention première du réalisateur, le film me paraît également être une illustration de la vie chrétienne, autant dans sa dimension individuelle que collective (ici, au sein du noyau « famille »), et de ses vertus dites théologales, telles la foi, l’espérance et l’amour (1 Cor.13v 13) :

C’est cette puissance de l’amour, de l’espérance et de la foi – celle en Dieu qui déplace des montagnes (cf Marc 11v22 : l’action se passe d’ailleurs en Haute-Savoie) qui s’avère être le moteur de la reconstruction d’une famille en décomposition, comme de la véritable émancipation, réellement libératrice(4).

On relèvera enfin le rôle de la sœur aînée, modèle de la « sœur en Christ » et de l’amour fraternel, qui « supporte », soutient, édifie, honore (cf 1 Cor.13v7 ; Col.3v12-14), avec l’idée de réciprocité et de redevabilité (voir son touchant discours lors de la scène du repas d’anniversaire de Julien au restaurant)

Sans oublier la place essentielle du père (notre génération manque de véritables pères, constate-t-on), censé être un modèle, celui qui inspire, qui enseigne, qui « prépare au dehors », et cet équilibre nécessaire, vital, au sein de la famille, avec la mère, celle « qui nourrit », veille et entoure.

 

Voir aussi : http://www.europe1.fr/Cinema/De-toutes-nos-forces-handicapes-ils-ont-ete-bouleverses-1924655/#

Et la bande annonce du film :

 

Notes :

(1) Cet article a été  initialement écrit, en tant qu' »inédit », pour  « Les Cahiers Libres » et publié le 23/05/14.

(2) Une épreuve de 226 km où le père devra tirer, porter et pousser le fils sur la terre et en mer : 3,8 km de natation, 180,2 km de cyclisme puis un marathon (42,195 km) en course à pieds

(3) Avec ce bel exemple donné par le Roi David en 2 Sam.6v14-16

(4) Le véritablement affranchissement étant en Christ, comme ce dernier le dit lui-même : « si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8v36)

 

« Maintenant, vous êtes le peuple de Dieu… »(1 Pierre 1v22-2v10)

Retour, en ce début d’année 2014, à notre étude la première épître de Pierre, entamée ici.

Dernièrement, nous avions vu que le chrétien est caractérisé par l’obéissance et la sainteté.

Sachant qu’il est exhorté à marcher individuellement « en espérance » et « dans la sainteté« , étudions maintenant à travers notre passage du jour(1 Pierre 1v222v10*) ce que sont les chrétiens ensemble et comment doivent-ils vivre ensemble.

Que forment les chrétiens ensemble ?(le corps de Christ ou l’Église)

Comment Pierre parle-t-il de l’Église dans ce passage, sachant qu’il utilise quatre images :

Q 1 : quelle est la première image utilisée pour désigner ce que sont les chrétiens ensemble ?(1 Pie.1v22-23)

Pourquoi ?

Q1a : que partagent-ils ? Qu’ont-ils en commun ?(v22)

Qu’apprenons-nous sur cet amour dont parle Pierre ?

(A noter que l’apôtre utilise deux mots différents pour parler de l’amour : « philadelphia »-amour fraternel-et « agape »-l’amour de Dieu, qui est allé jusqu’au sacrifice)

Nature et origine de cet amour ? Lire Rom.5v5, Gal.5v22-23

Etapes et processus de cet amour ?(vv22-23) :

Que doit-il s’opérer d’abord ? Et ensuite ?(ce qui rend possible un véritable amour fraternel : lire 1 Jean 4v7-21 ; Col.3v16 ; Eph.5v18)

De quelle manière devons-nous aimer nos frères ? (v22)

Q1b : qu’ont-ils tous connu, initialement ?(1 Pie.1v23-25)

Comment entrons-nous dans « la famille de Dieu » ? (Jean 3v1-16, 1 Cor.12v13)

Comment sommes-nous « régénérés » ? (v23)

Quel est le rapport entre la Nouvelle naissance et l’amour fraternel ?(cf 1 Jean 4v7-21)

Q1c : que partagent-ils encore ?(1 Pie.2v1-3)

Que demande Pierre à ses lecteurs ? Pourquoi ? Un commandement « négatif »(cad, de rejeter…) cf 1 Pie.2v1, et un commandement « positif » cf 1 Pie.2v2-3 – comparer avec Ps.34v9.

Q2 : quelle est la deuxième image de ce que sont les chrétiens ensemble ?(1 Pie.2v4-8)

Q2a : comment le Seigneur Jésus-Christ est-il désigné ici(v6) ? Cette idée vient-elle de la seule imagination de Pierre ou était-elle familière des lecteurs de l’apôtre ? (cf Es.28v16 ; 8v14 ; Ps.118v22 – comparer avec Matt.21v42 et Actes 4v11)

Lampe par bruna pires

Lampe par bruna pires

Comment Pierre « innove-t-il » en utilisant cette image pour parler de Christ ? Comment est cette « pierre » ? Quel est son rôle ? Qui sont alors ceux qui sont édifiés sur Lui ?(vv4-8)

Pierre lui-même avait été désigné par le Seigneur comme « la pierre » sur laquelle Jésus « bâtirait son Eglise »(Matt.16v18). Est-ce à dire qu’il en est le « fondement vivant » ?(comparer avec 1 Pierre 1v4-8)

Q2b : que sont les chrétiens et que forment-ils ?(1 Pie.2v5, 9)

Sachant que l’apôtre écrit à des chrétiens qui vivent dans cinq provinces différentes….

Q3 : quelle est la troisième image de ce que sont les chrétiens ensemble ? Ce que Dieu a fait d’eux ?(1 Pie.2v5,9, cf Exode 19v6)

A noter que dans l’Ancien Testament, le peuple avait une sacrificature ou un sacerdoce. Dans le temple de Jérusalem, elle était exercée par ceux (et eux seuls)qui étaient aptes à cette charge. Quelle est la durée de cette sacrificature ? Et qui sont aujourd’hui « sacrificateurs » ? (Hebr.10v19-25)

A noter encore que seul Christ est sacrificateur et roi(Hebr.7). Dans l’Ancien Testament, un roi ne pouvait être sacrificateur et le seul qui tenta de l’être fut puni(2 Chron.26v16-21).

Comment alors les chrétiens peuvent-ils être à la fois « Rois et sacrificateurs » ?(1 Pie.2v5,9, cf Apoc.1v6 ; 2v26-27 ; 20v6)

Q3a : Dans quels buts les chrétiens sont-ils « rois et sacrificateurs » ?(1 Pie.2v5, 9)

Quels sont les sacrifices qui sont offerts ? (Rom.12v1 ; Hébr.13v15, 16 ; Philip.4v10-20) Et comment les offrir à Dieu ?(Hebr.13v15)

1 Pierre 1v9 : comparer avec Eph.5v8-14, Col.1v12. Qu’est-ce que « les vertus » de Celui qui « nous a appelé des ténèbres à sa merveilleuse lumière » ? Et  comment les annoncer ?(cf Matt.5v16, Hebr.13v16)

Q4 : quelle est la quatrième et dernière image de ce que sont les chrétiens ensemble ?(1 Pie.2v9-10)

Le v10 est une citation d’Osée 1v6,9(comparer avec Rom.9v25) : que veut dire Pierre à ses destinataires en faisant allusion à ce prophète de l’Ancien Testament ?

 

 

Notes :

*1Pie.1
22    Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité, pour que vous ayez une affection fraternelle sans hypocrisie, aimez-vous l’un l’autre ardemment, d’un coeur pur,
23    vous qui êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu:
24    parce que « toute chair est comme l’herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l’herbe: l’herbe a séché et sa fleur est tombée,
25    mais la parole du Seigneur demeure éternellement ». Or c’est cette parole qui vous a été annoncée.

1Pie.2
1    Rejetant donc toute malice et toute fraude, et l’hypocrisie et l’envie, et toutes médisances,
2    désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel, afin que vous croissiez par lui à salut,
3    si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon;
4    duquel vous approchant comme d’une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu,
5    vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, un sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ.
6    Parce qu’on trouve dans l’écriture: « Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse; et celui qui croit en elle ne sera point confus ».
7    C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix; mais pour les désobéissants, « la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin »,
8    et une pierre d’achoppement et un rocher de chute, lesquels heurtent contre la parole, étant désobéissants, à quoi aussi ils ont été destinés.
9    Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière;
10    vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde.

Quand lire l’étiquette ou l’emballage ne suffit plus

http://www.publicdomainpictures.net/pictures/10000/nahled/2614-1275330318vcZV.jpg Un "chrétien d'étiquette" : ça n'emballe pas !

http://www.publicdomainpictures.net/pictures/10000/nahled/2614-1275330318vcZV.jpg
Un « chrétien d’étiquette » : ça n’emballe pas !

Un geste écocitoyen simple consiste à lire les emballages des produits alimentaires que l’on achète.

Or, depuis le scandale de la découverte de la présence de viande de cheval dans des lasagnes pourtant étiquetées « pur boeuf », ce geste ne suffit plus.

De même, il ne suffit pas de revendiquer une étiquette « chrétienne », même s’il est toujours délicat d’affirmer qu’un tel n’est pas un « vrai » chrétien et donc susceptible d’être un « faux/mauvais chrétien ».

Pourtant, deux principes contenus dans la Bible, la Parole de Dieu(pour peu qu’on prenne la peine de la lire, et « pas en diagonale »), devraient nous aider à y voir clair :

« Dieu est amour »(cf 1 Jean 4v8) : on devrait donc reconnaître ses enfants comme ceux qui aiment(cf v7), comme on devrait reconnaître les disciples du Seigneur Jésus-Christ(ou ceux qui se revendiquent comme tels) « à l’amour qu’ils ont les uns pour les autres »(Jean 13v35).

« Et en ceci est l’amour »(le vrai) : « non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés ». (1 Jean 4v10)

« Dieu est lumière et il n’y en a en Lui aucune ténèbres »(1 Jean 1v5) : Dieu ne triche pas, ne fait pas de compromis, ne se contredit pas avec Lui-même, et n’estime pas que « la fin justifierait les moyens ». On devrait donc reconnaître ses enfants(ou ceux qui déclarent Lui appartenir) comme « les « enfants de lumière », « marchant comme les enfants de lumière » qu’ils sont censés être et pratiquant « le fruit de la lumière : bonté, justice, vérité ».(Eph.5v8-9)

« Celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu. »(Jean 3v21).

On ne saurait avoir l’un(l’amour) sans l’autre(la lumière), les deux étant indissolublement liés. Car « Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. »(1 Jean 2v9 et ss)

« Les licornes existent : j’en ai rencontré (au moins)une ! »

Mythique. Rare, donc précieux….et donc à conserver !

Dernièrement, nous réfléchissions sur la notion d’ « adhérence » ou d’engagement, de fidélité, soit le fait de « coller à ».
« Coller à », ou « aimer comme une colle », est aussi le commandement adressé à l’homme pour sa femme, dans le cadre du couple marié. Et la caractéristique d’un homme mâture, d’un « homme, un vrai », comme le rappelle Florent Varak, citant Ephésiens 5v31 et Gen. 2v24  :
« C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. » Le terme grec traduit par « s’attacher » veut littéralement dire « coller », avec une portée sexuelle explicite. La caractéristique d’une bonne colle, c’est d’unir sans qu’il soit possible de séparer. Une image idéale du mariage ! Une deuxième caractéristique d’une bonne colle, c’est d’unir deux objets sans qu’il soit possible d’y intercaler quoi que ce soit d’autre. En bref, la Bible parle de pureté au sein du mariage (Héb 13.4). Cette image à deux aspects. L’un positif : il faut déborder d’imagination pour apprendre à créer une union mutuellement satisfaisante. L’autre négatif : il interdit à toute autre présence de s’installer entre les époux, ce qui trahirait l’alliance du mariage ».

 
Quel est le rapport avec les licornes du titre, me demanderez-vous alors ?
Tout d’abord, que croire à la réalité et au respect d’une telle union voulue de Dieu et posée par Dieu « dès le commencement » (l’union entre un homme et une femme dans le cadre du mariage. Une « alliance » et non « un contrat ») peut paraître aujourd’hui « mythique » ou « chimérique », à l’instar, par exemple, de la croyance aux licornes…Croire au mariage biblique de nos jours, c’est croire aux licornes.

C’est le parallèle audacieux, plein d’humour et de poésie (et de pertinence) qu’ose faire le blogueur « Ecbatane » dans un billet datant du 29 mai 2013, intitulé : « Du mythe de l’indissolubilité du mariage et de l’existence des licornes! »
Un billet à lire attentivement et pas en diagonale, qui nous invite à croire et à espérer. D’ « Oser l’amour » pour que « le monde (recommence) à croire en l’amour », au point d’en avoir soif et de « (vouloir) essayer lui aussi! »
Parce que « ce n’est pas parce que l’idéal est minoritaire qu’il ne peut pas être le modèle auquel tout le monde doit aspirer ».
Parce que(comme nous le disions ailleurs, la meilleure réponse à la banalisation du divorce et à ce que l’on présente comme un « progrès humain », reste la défense et le respect du mariage tel qu’il a été conçu « dès le commencement »(voir ce que le Seigneur Jésus en dit dans Matt.19v4-6).

La meilleure réponse, comme le souligne Ecbatane, c’est non seulement d’y « croire »(au mariage biblique). Mais de « le prouver » et d’« affirmer » ce qui peut pourtant paraître comme une évidence.

Parce que le mariage n’est pas un jeu. Mais un enjeu pour aujourd’hui.

Je vous livre une partie de son article et vous invite à en découvrir l’intégralité sur son propre blogue :

(…)« Déjà la définition du couple du XXIème siècle s’éloigne vraiment du mariage chrétien tel que défini par Jésus lui-même : « Au commencement, le créateur les fit homme et femme et il leur dit : « voilà pourquoi l’homme quittera son père et sa mère; il s’attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu’un. A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Matthieu 19 4-6). Le couple moderne ne croit pas en l’indissolubilité, il fonde toute sa base sur le sentiment amoureux (purement hollywoodien) et ses fluctuations. Il ne croit pas en la fidélité, mais en l’instinct et en la passion. Il ne croit pas en la liberté de choix. Des contraintes financières, émotionnelles, sexuelles (etc…) peuvent entrer en jeu. Enfin il ne croit pas en la fécondité, vu qu’il limite volontairement le nombre d’enfants au minimum (mais il y a des exceptions). Le couple moderne ne repose donc sur aucun des 4 piliers du mariage chrétien : indissolubilité, fidélité, liberté, fécondité. Et cette vision moderne du couple prédomine complètement la société. Elle est devenue la norme. En fait, on ne peut pas vraiment parler de norme vu que cette modernité du couple a une infinité de combinaisons possibles (et éphémères), mais c’est justement cette infinité de possibilités qui devient norme par rapport à la vision que l’Eglise nous donne du foyer conjugal.
Le modèle qu’on ose présenter comme « traditionnel » est un leurre. Un seul papa, une seule maman, et des enfants. Vraiment ? Très sincèrement, je ne pense pas que ça soit si répandu que ça. L’adultère a existé de tout temps, la polygamie et les répudiations sans raisons valables étaient largement ancrées dans la mentalité de l’ancien testament. Veuvage, remariage, violences dans le couple jusqu’au meurtre, inceste et j’en passe et des meilleures.
Pourtant, il y a ceux qui osent essayer le modèle d’amour présenté par l’Eglise [un modèle qui paraît « minoritaire » et « chimérique » comme les licornes, donc]
(……)
Alors quand on voit l’état des familles de nos jours (en France et dans le monde), on peut comprendre que le peuple soit choqué qu’une minorité se lève pour affirmer que les licornes existent. Il y a un énorme fossé entre ceux qui n’ont jamais vu de licorne et ceux qui en élèvent. Mais le tout n’est pas d’affirmer que les licornes existent, il faut le prouver! »

La suite ici :
http://encheminversecbatane.wordpress.com/2013/05/29/du-mythe-de-lindissolubilite-du-mariage-et-de-lexistence-des-licornes/

Et toi ? Crois-tu aussi « aux licornes » ?  😉

« Mon esprit ne se lassera point d’être avec vous… » dit le Seigneur

Coucher du soleil par Anna Langova "Tu respecteras cet amour et cette alliance".

Coucher du soleil par Anna Langova
« Tu respecteras cet amour et cette alliance ».

Je fixerai ma résidence au milieu de vous, et mon esprit ne se lassera point d’être avec vous ; mais je me complairai au milieu de vous, et je serai votre Divinité, et vous serez mon peuple. Je suis l’Éternel votre Dieu, qui vous ai tirés du pays d’Egypte pour que vous n’y fussiez plus esclaves; et j’ai brisé les barres de votre joug, et je vous ai fait marcher la tête haute.(Lévit.26v11-13. Traduction du Rabbinat français)

Ce passage, lu dans la Bible dite du « Rabbinat français »(et contenant-forcément-le seul « Ancien Testament »), m’a paru avoir une force toute particulière. Il mérite qu’on s’y arrête un instant.

Dans le contexte du passage, les bénédictions sont conditionnées à la fidélité et à l’obéissance aux commandements divins, énumérés précédemment.

Néanmoins, on constate que :

-Dieu souhaite cette communion avec nous et s’y plaît(Il nous attend même « dans le lieu secret »-Matt.6v6)

-Dieu nous a libéré de l’esclavage, pour que nous puissions vivre pleinement cette communion.

Il nous fait connaître le chemin de la vie….(Ps. 16v11) et nous encourage à veiller à tout ce qui peut entraver cette communion. Si besoin, ce Dieu « qui est lumière » nous invite toujours à nous mettre dans sa lumière(1 Jean 1v5-6), pour demeurer dans Sa communion et être couvert par « le sang de Jésus-Christ, Son Fils ».

Dieu « ne se lasse pas d’être avec nous ».

Dieu « ne se lasse pas d’être avec nous ».

Dieu « ne se lasse pas d’être avec nous ».

C’est l’une des plus belles choses que Dieu puisse nous confier. Car c’est une déclaration d’amour de Dieu pour nous.

 

Et nous ?

Jeune femme s'ennuie par Petr Kratochvil Il est essentiel de savoir se ménager du temps sans distraction, pour être à l'écoute de Dieu

Jeune femme s’ennuie par Petr Kratochvil

 

Nous lassons-nous d’être avec Dieu ?

 

 

 

Combien « veillons-nous » avec Lui ?

« Une heure » ? Plus d’une heure ? (Marc 14v37)

 

 

 

Quelle sera notre réponse ?

Tu me feras connaître le chemin de la vie ;

Curieux étudiant par Petr Kratochvil

Curieux étudiant par Petr Kratochvil

ta face est un rassasiement de joie, il y a des plaisirs à ta droite pour toujours.(Ps. 16v11)

« Un verre d’eau fraîche en son nom »

La première mouture de ce billet date du 28/06/09.
A l’époque, une première idée (« une vision » ?) m’était venue de « donner à boire aux gens ».

Aussi simple que d'offrir un verre d'eau en Son nom...

Aussi simple que d’offrir un verre d’eau en Son nom…

Soit de distribuer, sans conditions, des petites bouteilles d’eau non étiquetées aux passants du quartier défavorisé de mon église, lors d’un été chaud.

A l’époque, les passages bibliques qui avaient inspiré une telle idée étaient : Esaïe 55v1, et (surtout) Matt.10v8b-« vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement »-ou même Jean 7v37(« si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive »).

Parler n’était pas le plus important, mais seulement en cas de questions au sujet des motifs de cette distribution : « faire du bien », « bénir de la part de Dieu », en donnant simplement de l’eau.

Apprendre ainsi à donner sans condition, et à aimer les gens, c’est « affirmer l’évangile ».

Au moment que je réécris ces lignes, le passage d’un livre(« Le Christianisme en bleu de travail » de Richard Exley-Edition Vida, 1994)me revient en mémoire : « on demanda un jour à Saint-Augustin à quoi ressemble l’amour ? Il répondit :
Il a des mains pour aider les autres.
Il a des pieds pour se hâter vers les pauvres et les nécessiteux.
Il a des yeux pour voir la misère et le besoin.
Il a des oreilles pour entendre les soupirs et le chagrin des hommes[je rajouterai : « et pour entendre le cri de ceux qui ploient sous le joug », cf Exode 2v23-25]
Voilà ce à quoi ressemble l’amour.

Jean le bien-aimé l’exprima en ces termes :
 (Jésus-Christ) a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. Si quelqu’un possède les biens du monde, qu’il voie son frère dans le besoin et qu’il lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu demeurera-t-il en lui ? Petits enfants, n’aimons pas en parole ni avec la langue, mais en action et en vérité(1 Jean 3v16-18). »

[« Le Christianisme en bleu de travail », p15]

Quelques pages en arrière, Richard Exley relève que pour des paroissiens d’une petite église des Appalaches, « dans son essence, le christianisme ne consiste pas en sermons ou en chants, mais en bonté-un verre d’eau fraîche en son nom(…). Parfois, à l’heure de la tragédie, cela signifie apporter du réconfort, ou des encouragements à une famille dans la tourmente. Dans d’autres circonstances, nous contribuons à célèbrer un quarantième ou un vingt-cinquième anniversaire de mariage. Faire simplement ce que nous pouvons pour que notre lumière brille. Dans certains endroits, cela s’appelle l’église. Moi, je l’appelle le christianisme en bleu de travail. »(op cit. p9)
…..