« Un moi pour aimer l’essentiel », de Gilles Geiser ou comme un « geyser d’amour » de Dieu

Ces derniers mois, je note dans mon carnet les réflexions et méditations suivantes :

Le 13/09/21 : « un seul mot peut tout changer ». Un seul mot ou une seule parole confessée, donnée, accueillie…pour se réconcilier, revenir, se réajuster, révéler, relever, encourager, édifier, libérer…tels : « pardon », « je me repens », « je te pardonne », « je t’aime d’un amour éternel », « viens (et bois, mange, gratuitement) »….

Le 14/09/21 : « ma nourriture (dit Jésus) est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir Son œuvre » (Jean 4v34).

Le 28/09/21, d’après une lecture d’Ezéchiel 14v1-11 : « quand je me présente devant Dieu pour le consulter [mais aussi pour le prier, l’adorer), qu’y-a-t-il dans mon cœur ? »

Autant d’interrogations et de préoccupations sur ce qui est prioritaire pour Dieu, lesquelles trouvent un écho particulier dans un recueil de méditations quotidiennes reçu il y a quelques mois en service presse de la part de BLF éditions, que je remercie : « Un moi pour aimer l’essentiel : 30 jours pour trouver ta joie en Dieu », de Gilles Geiser, sorti le 15/09/21. Envoi particulièrement bienvenu : je cherchais justement un tel recueil inspirant !

Et inspirant, « un moi pour aimer l’essentiel » l’est particulièrement.

Ce livre étonnant et unique, déstabilisant et souvent drôle, n’est pas un livre à lire d’une traite, comme on boirait « cul sec ». Il est un livre à vivre chaque jour, seul, ou mieux, en couple, « à deux ou (même) trois » (ce qui est le minimum ecclésial » selon Jésus), comme un parcours ou une aventure autour de ce qui fait l’essentiel de notre existence. Nous concernant, mon épouse et moi, nous l’avons vécu à deux, en lisant un chapitre par jour, suivi de temps d’échange et de prière, pour s’encourager mutuellement et concrètement à passer, comme nous y invite l’auteur, « du savoir à l’avoir », pour relever le défi d’« un moi pour aimer mieux ».

L’essence de l’essentiel est d’aimer. Non pas d’en savoir « plus, plus, plus » sur ce qu’est l’amour et aimer. Ni même d’« aimer plus, plus, plus », comme un puits sans fond jamais satisfait. Mais de vivre l’appel de Jésus-Christ pour ma vie, qui est d’aimer l’essentiel. Et l’essence de l’essentiel est d’aimer de manière mieux ajustée : aimer « le Seigneur ton Dieu » et aimer « ton prochain, comme toi-même » (Matt.22v36-40).

Ce parcours quotidien nous invite donc à nous focaliser sur l’essentiel de Dieu, enseigné par le Seigneur Jésus-Christ. Comprendre et vivre l’essentiel est en effet là tout l’essentiel, car si on en manque, il nous manque tout, même si nous avons tout le reste, qui reste encombrant et inutile. Et si nous avons cet essentiel, nous avons tout !

Il vaut donc la peine de se plonger dans ce parcours, où nous sommes invités à « aller en eaux profondes », qui est aussi « un torrent d’amour » de Dieu à traverser ensemble, d’abord « avec l’eau aux chevilles », puis « à la taille », et enfin « en nageant », sans jamais nous « noyer » (Ezéch.47v1-5).

Ce parcours percutant nous est proposé par Gilles Geiser, l’auteur, dont le nom me fait penser à « geyser », comme « geyser d’amour ». A l’image de celui que Dieu déverse dans notre cœur par l’Esprit qu’Il nous a donné ! (Rom.5v5)

Au final, nous n’oublions pas d’en ressortir et nous en ressortons « lavés d’une eau pure » (Ezéch.36v25), encouragés et inspirés à vivre cet essentiel.

L’aventure n’attend plus que vous !

Disponible chez l’éditeur ou dans toutes les bonnes librairies, par exemple ici ou .

Extraits :

[Un antidote, selon moi, aux tentations du tribalisme et du nationalisme et autres replis identitaires]

« Si nous aimons notre famille par-dessus tout, nous finirons par choisir le bien de notre famille au détriment du bien d’autres familles.

Si nous aimons notre pays par-dessus tout, nous choisirons les intérêts de notre pays et nous ignorerons ceux des autres pays.

Si nous aimons notre intérêt personnel par-dessus tout, nous choisirons de nous servir nous-même au détriment des besoins des autres.

C’est seulement si nous aimons Dieu lui-même par-dessus-tout que nous pourrons aimer et servir tout le monde, toutes les familles, toutes les catégories, tous les peuples » (Jonathan Edwards, cité par Gilles Geiser, « un moi pour aimer l’essentiel », p 127)

« Il y a parfois deux essentiels. Jésus le souligne dans son enseignement [en Matthieu 22v36-40]…..Aimer Dieu, c’est aimer son prochain. Ne pas aimer son prochain, c’est ne pas aimer Dieu. Puisque l’homme est créé à l’image de Dieu, il est impossible d’adorer Dieu en méprisant celui qui en est son image. Impossible d’aimer une personne et piétiner son portrait (….). Quand Dieu nous regarde, il nous voit à travers nos rapports humains. Nous ne nous présentons pas seul devant Dieu. Nos relations, bonnes ou mauvaises, restaurées ou détruites, sont présentes à nos côtés et font partie intégrante de qui nous sommes. Rien ne lui est caché (….) Où es-tu ? C’est la première parole que Dieu adresse à l’homme après que celui-ci a délibérément choisi de lui désobéir. Il n’est pas question uniquement ici de localisation géographique. Il s’agit aussi de localisation relationnelle (….). Laissons-nous interpeller par notre créateur encore aujourd’hui. Tu en es où dans tes relations : avec Dieu et avec ton prochain ? » (op. cit., pp 49-52)

Titulaire d’un master en sciences de l’éducation et en théologie, Gilles Geiser est pasteur à Aigle, en Suisse, depuis 12 ans. Marié et père de trois adolescents, il travaille aussi comme aumônier dans un foyer pour adolescents, et s’est lancé dans un one-man-show mêlant rire, émotion et profondeur.

L’auteur nous parle de son livre ici, lors d’une émission de radio.

PS : je viens de me rendre compte que j’avais déjà lu, il y a quelques années, quelque chose de Gilles Geiser, lequel est notamment l’auteur du premier article [« la sexualité : un constat, un sens, un défi»] du dossier de la revue Promesses (N°183, janvier-mars 2013) intitulé « en attendant le mariage ».

« Chrétien, majeur et vacciné » : les raisons qui éclairent une décision, au-delà du « mon choix, ma liberté »

Le « c’est mon choix, ma liberté » parodié par BROUTE, sur Canal +

« C’est mon choix » était le titre d’une émission controversée, connue pour ses sujets racoleurs, diffusée sur France 3 de 1999 à 2004, puis dans une nouvelle version sur Chérie 25 de 2015 à 2017.

« C’est mon choix, ma liberté » est la revendication de ce qui est considéré comme étant une valeur fondamentale, du moins dans le monde – mais aussi parmi certains chrétiens se disant attachés à « la liberté individuelle » – particulièrement pour justifier la décision de ne pas se faire vacciner.

Sur ce qui est fondamental, qu’en dit la Bible ? A la question de « ce qui est le plus important », le Seigneur Jésus-Christ, citant les Ecritures, n’a pas répondu : « tu respecteras le c’est mon choix, ma liberté! de ton prochain », mais « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être et de toute ta pensée. C’est là le commandement le plus grand et le plus important. Et voici le second commandement, qui est d’une importance semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Toute la loi de Moïse et tout l’enseignement des prophètes dépendent de ces deux commandements. » (Matt.22v37-40)

Certes, Dieu se déclare comme le Dieu libérateur, dans la première des « 10 Paroles » (Exode 20v2), et Paul rappelle que nous avons été « appelés à la liberté » (Gal.5v13)….tout en précisant qu’il convient de nous auto-limiter à ce sujet, au nom de l’amour (v13-15) : 

Mais vous, frères et sœurs, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre selon les penchants humains. Au contraire, laissez-vous guider par l’amour pour vous mettre au service les uns des autres. Car toute la Loi se résume dans cette seule parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Mais si vous agissez comme des bêtes sauvages, en vous mordant et en vous dévorant les uns les autres, alors prenez garde : vous finirez par vous détruire les uns les autres.(Gal.5v13-15) [Lire aussi 1 Cor.6v12 et 1 Cor.10v23].

Le « c’est mon choix, ma liberté » n’est donc pas un absolu. L’amour, si.

Et c’est « l’amour du Christ » qui « nous étreint », qui « nous presse » (2 Cor.5v14), de ce poids de la gloire de Dieu.

D’autre part, si certains considèrent que « le plus grand pouvoir de l’homme » serait « le (libre) choix », un célèbre superhéros a rappelé qu’un « grand pouvoir implique de grandes responsabilités ».

Justement, face à l’épidémie de Covid-19, nous sommes tous responsables : non pas de l’apparition du virus, bien sûr, mais plutôt d’empêcher ou de freiner sa propagation [ceux qui ne veulent absolument pas se faire vacciner doivent alors nous expliquer comment ils comptent le faire, à moins qu’ils considèrent sans gravité la pandémie], comme nous sommes tous responsables de soutenir ceux qui soignent ou assistent les malades, cherchent et trouvent des vaccins, ou encore se battent pour que nous puissions continuer à nous nourrir, à communiquer….Nous sommes aussi responsables de notre prochain, notamment plus faible, isolé et fragilisé par l’épidémie(1), en respectant les gestes barrières et les consignes sanitaires, sans attendre les mesures du gouvernement ou du préfet. Le respect des gestes barrières implique aussi de ne pas se faire le relais de tout et n’importe quoi, comme de prendre la décision d’en finir avec le réflexe de repartager des idées/informations toxiques (surtout celles non fiables, non vérifiées et/ou lues « en diagonales »), et de pas (plus) s’y exposer.

C’est en prenant ainsi nos responsabilités (et dans la prière), que nous glorifierons notre Dieu et contribuerons à l’édification et à l’encouragement de tous.

Une de nos responsabilités devant les hommes est donc de les bénir, à l’instar des sacrificateurs de l’Ancien Testament devant le peuple, soit d’énoncer et de se mobiliser pour rendre possible ce que Dieu a déclaré comme étant « bien », « bon » ou « très bon », « très bien ». Et notre responsabilité devant Dieu est de lui exprimer notre reconnaissance. Et les sujets ne manquent pas : 

Ainsi, l’an dernier, nous avons beaucoup prié pour les vaccins. Voici aujourd’hui, non pas un, mais plusieurs vaccins disponibles. Merci donc pour ces vaccins aujourd’hui disponibles et produits à des centaines de millions d’exemplaires contre un virus en à peine dix huit mois ; merci pour les tests pcr gratuits, les vaccins gratuits, les soins gratuits, les salariés payés, les entreprises aidées et les aides pour les plus modestes ; merci parce que nous ne sommes pas à la place de nos gouvernants en charge de gérer cette crise (personnellement, j’en serai bien incapable)….

A-t-on rendu grâce à Dieu, notamment sur les blogues ou les réseaux @sociaux occupés par des chrétiens, pour tout cela ?

Quelqu’un pourrait-il me signaler les sites, blogues ou comptes FB/twitter chrétiens (ou non) exprimant de tels sujets de reconnaissances pour tout ce dont nous avons bénéficié en cette période de crise pandémique/sanitaire ? Merci par avance.

J’en connais au moins deux ou trois (ce qui me paraît insuffisant), tels le blogue d’Antoine Nouis, les comptes twitter et FB du pasteur Gilles Boucomont, et aussi cet article de Myriam Widmer, publié dans le mensuel mennonite « Christ Seul » : cette professionnelle de santé nous explique simplement et clairement que « se faire vacciner est une des multiples façons de choisir la Vie. La vie est un don de Dieu et je fais [non pas « ce que je veux », mais] ce que je peux pour la préserver : la mienne et celle des autres ». 

Lire cet article dans son intégralité pour découvrir la déclinaison de cette vérité biblique, concernant la vie comme un don de Dieu.

Extraits :  

Une information fiable

À titre personnel, je me suis posé la question en début d’année : vaccin ou pas ? On ne savait pas trop… C’est la lecture de la revue Prescrire qui m’a décidée. Prescrire est une revue médicale fiable, très sérieuse, indépendante des laboratoires car financée exclusivement par ses abonnés. Ses rédacteurs étudient toujours en détail les résultats des essais cliniques avant de donner leur avis sur un nouveau médicament. (Par exemple, ils ont toujours déconseillé de prescrire le Mediator® en raison de sa dangerosité). Leur analyse des études sur les vaccins était tout à fait favorable. Ils ont coté les vaccins contre le Covid « Intéressants ! », et une telle cotation de leur part est plutôt rare. L’efficacité des vaccins sur le variant Alpha était estimée à 95 % environ (Pfizer, Moderna) ou 70-80 % (Astra Zeneca). Les vaccins restent efficaces sur le variant Delta (2).

Solidaire

En me faisant vacciner, je suis solidaire des autres car je ne suis pas un ermite qui vit en autarcie sur une île déserte. En réduisant la contagiosité, je contribue à la protection des personnes à risque de forme grave (…) je suis aussi solidaire des enfants et des jeunes (….) des étudiants privés de cours en présentiel (…) En me faisant vacciner, je suis solidaire des soignants (…) en particulier aux personnels qui travaillent dans les services d’urgence et de réanimation et qui ont beaucoup donné ces derniers mois. J’ai discuté début août avec une infirmière de réanimation. Elle m’a confirmé qu’à cette période-là, tous les patients Covid présents dans son service étaient des non-vaccinés. On sentait une grosse lassitude de sa part… À l’échelle nationale, on estime que les non-vaccinés représentent 85 % des patients Covid en soins critiques. Alors si nous avons applaudi les soignants l’an dernier, soyons cohérents et encourageons-les aujourd’hui en nous faisant vacciner.(….)

Devant Dieu     

Certains chrétiens affirment : « Dieu me protège ! J’ai confiance en lui et je n’ai pas besoin du vaccin ! » Dieu me protège… et pourtant une Église sœur a été durement touchée par l’épidémie. Nos frères et sœurs ont droit à tout notre amour et notre compassion. L’épreuve qu’ils ont subie (eux et d’autres chrétiens) prouve qu’on peut être un enfant de Dieu et tomber malade quand même.

Il est écrit : « Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu » (Dt 6.16 ; Mt 4.7). S’il existe un moyen de protection contre cette maladie contagieuse, et que je le néglige, qu’en pense Dieu ? » (…..)

Lire la suite de l’article ici.

Et « en bonus », une campagne pro-vaccination plutôt osée :

“Ne vous faites pas vacciner.” Signé: Pompes funèbres Wilmore. Photo « piquée » sur twitter

Une pub-choc au message simple pour se protéger contre le Covid, véhiculé par un camion noir des pompes funèbres Wilmore qui a sillonné les rues de la ville de Charlotte (Caroline du Nord) à la mi-septembre. Mission accomplie pour ce camion, au message retransmis par de nombreux médias locaux et nationaux et me paraissant illustrer ce verset biblique : « ….avertissez-les comme des frères » (Cf 2 Thes.3v15) !

Notes :

(1) D’après cette réponse à une question publiée sur 1001 questions.

(2) En complément, lire des réponses d’épidémiologistes à certaines objections sur les vaccins anti-covid, comme à certaines hésitations à se faire vacciner ici et . Sur ce qu’est un ARN Messager, lire ici et .