« Seigneur de tout…ou pas du tout ? »

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée ».(Matt.22v37)

 

 

 

Voici un jeu* : relisez cette phrase et dites-nous quel est le mot le plus important ?

 

 

 

 

 

 

Avez-vous trouvé ?
Il s’agit du mot…« tout », bien sûr !

Jésus présente ce commandement comme étant « le premier et le plus grand »(Matt.22v38). Donné encore aujourd’hui, il nous implique tout entier. Il n’y a d’ailleurs aucun domaine, corps, âme et esprit(1 Thes.5v23), où Dieu ne serait pas souverain.
Ou pour dire les choses autrement, si Dieu n’est pas le Seigneur « de tout », Il n’est pas Seigneur « du tout » !

A ce sujet, un autre exemple, découvert lors d’un séminaire cet été(et qui m’a beaucoup parlé, à l’instar d’un autre thème similaire : celui de l' »ouverture »), est cette promesse du Seigneur Jésus, qui se lit dans Apocalypse 3v20-un verset (trop)bien connu :

"La Lumière du monde", par William Holman Hunt (1851-1853, église Saint-Paul, Londres)

« La Lumière du monde », par William Holman Hunt (1851-1853, église Saint-Paul, Londres)

« voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi ».

Il est d’ailleurs intéressant de faire une comparaison avec une série d’exhortations données par Jésus, dans Luc 11v9-10 : « demandez…cherchez…frappez… ».
Lui-même donne(et montre)lui-même l’exemple, puisqu’ Il 1)nous cherche(Matt.18v12-13, Luc 15v1-7), 2)frappe à notre porte et 3)demande à entrer(Apoc.3v20).
Le Seigneur « est à la porte » et il frappe…peut-être avec un peu plus d’insistance aujourd’hui(Il « revient bientôt » et n’a peut-être été jamais aussi « proche » de nos jours, cf Matt.24v33, Luc 21v31). Mais sans forcer, « sans défoncer la porte ».

Le Seigneur « est à la porte » et il frappe. A quelle porte frappe-t-il ?
Bien sûr, on dit généralement qu’il s’agit de « la porte de notre coeur ». « Ouvrir la porte », c’est inviter à entrer Jésus, pour qu’Il devienne « le Sauveur et le Seigneur de notre vie ». C’est effectivement vrai, mais d’autres sens sont également possibles(voir contexte d’Apoc.3v20-à qui est d’abord destinée cette invitation de Jésus ?)

Le Seigneur frappe. A quelle(s) porte(s) frappe-t-il aujourd’hui ? Dans quel(s)domaine(s)de ta vie, où Il n’est pas (encore) maître, souhaite-t-il entrer ?
Quelle est notre part ? Entendre(comprendre, reconnaître) la voix de Celui qui frappe(cf Cant.2v8-3v2 ; 5 ; Jean 10v1-5, 7-14 ; 1 Rois 19v1113…) et ouvrir la porte, pour laisser passer la lumière(ou plutôt Celui qui est « la lumière du monde » cf Jean 1v9 et ss ; 8v12) dans les parties de ma vie où le Seigneur n’est pas(encore)maître(Jean 3v21).
Rappelons-nous : S’Il n’est pas le Seigneur de tout….

Le Seigneur se tient à la porte et frappe. Si nous entendons sa voix et ouvrons la porte, Il entrera chez nous et « soupera avec nous(« prendra la cène » – TOB)et Lui avec nous »(Apoc.3v20). Le Seigneur veut « prendre la cène » avec nous. La cène ou « le repas du soir ». Il veut partager avec nous un repas de communion-un repas où l’on parle, échange, et où l’on s’ouvre(contre-exemple : Luc 7v36, 50).

Le Seigneur vient sans doute « frapper » dès le matin, mais aussi, peut-être, particulièrement le soir. A un moment où nous avons plus d’appréhension, à l’approche de la nuit et des ténèbres. Le Seigneur frappe aujourd’hui à notre porte, pour nous apporter, outre la lumière dans nos vies, la paix et la véritable sécurité, dans une véritable relation avec Lui.
Vous connaissez sans doute ce récit des « pèlerins d’Emmaüs » dans Luc 24v13-28, et de leur rencontre avec un mystérieux voyageur. Voici la conclusion, aux vv28-29 : « lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. Mais ils le pressèrent, en disant : reste avec nous car le soir vient et la journée déjà est avancée. Et il entra, pour rester avec eux ».
Les pèlerins s’inquiétaient-ils de ce que leur mystérieux compagnon allait rester dehors la nuit, dans le noir, ou de ce qu’eux-mêmes allaient passer la nuit seuls ?
A moins que « l’amour du Christ » ne les « étreigne »(2 Cor.5v14), puisqu’eux-mêmes témoigneront plus tard que « leur coeur brûlait » en eux, lorsque leur mystérieux compagnon leur parlait en chemin et « leur ouvrait les Ecritures ? »(v32)

 
Notes :

* »Jeu » imaginé, à la base, par ma chère moitié.

« C’est le Seigneur ! » Le crois-tu ?

"Fixons" les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi"(Heb.12v2)

« Es-tu attaché à moi ? » te demande Jésus

« Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : c’est le Seigneur !(…)Et aucun des disciples n’osait lui demander : qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. »(Jean 21v7, 12)

Lecture de Matt.8v28-34(cf Marc 5v1-20, Luc 8v26-39)

« C’est le Seigneur ! » Le crois-tu ?

Si oui, « tu fais bien », dit l’apôtre Jacques, « mais les démons le croient aussi et ils tremblent » (Jacq.2v19). Que manque-t-il donc pour faire la différence ?

Ta réponse personnelle :

– à la question que Jésus te pose : « m’aimes-tu ? » Ou : « Es-tu attaché à moi ? » (Jean 21v15-17)

– à son commandement et appel : « Suis-moi » (Jean 21v19, 22)

Qui est Jésus ? Que veut-il ?

Nous sommes un 4 décembre.

Le premier dimanche de l’Avent est passé. Vous vous préparez sans doute à Noël.

Noël est, semble-t-il, une période « idéale » pour parler, ou entendre parler, de Jésus.

Néanmoins, parmi toutes les questions que vous pourrez vous poser ou poser sur Jésus, deux seulement valent la peine d’être posées. Ou que vous(vous)les posiez :

Qui est Jésus ?

Que veut-il ?

Pour l’anecdote, ce sont deux questions posées par celui qui était à ce moment le plus grand adversaire de Jésus…avant de devenir son plus grand serviteur(Lire Actes 9v56).

Qui est Jésus ?

Que veut-il ?

Si l’on ne se pose pas la deuxième question, il est inutile de se poser la première !

Qui est Jésus ? Jésus est Seigneur !

Que veut-il ? Etre le Seigneur de ta vie !

Mais qu’est-ce que la Seigneurie de Jésus sur ma vie ?

Est « Seigneur de ma vie » est tout ce qui exerce un pouvoir, une autorité ou une domination sur moi. Ou ce que je sers. Par exemple, si je recherche la puissance, l’argent, ou l’approbation, j’ai la puissance, l’argent ou le regard des autres pour seigneurs ou maitres.(Voir Rom.6v16)

Que nous le voulions ou non, nous avons tous un maître. L’important est de savoir lequel.

Si c’est Jésus, alors c’est à Lui que revient l’autorité supérieure dans notre vie. C’est à Lui que nous confions les rênes de notre vie et que nous obéissons.

A ce stade, certains diront peut-être ; « j’ai le choix d’accepter ou non Jésus-Christ comme Seigneur, non ? »

Sans doute. Mais cela ne change absolument rien au fait que Jésus est Seigneur. En revanche, ce choix déterminera durablement et radicalement l’orientation de votre vie.

Pourquoi Jésus est-il Seigneur ?

Il est Seigneur en raison de sa nature même :

– Il est Dieu incarné(« La Parole faite chair », « Christ venu en chair », « l’empreinte de la substance » de Dieu…) : Col. 1v15, 2v9 ; Hébr.1v 3 ; Jean 1 et 1 Jean 4v2

– Le Seigneur de la création : Col.1v16-17, Hébr.1v3 ; Marc 4v35-41

– Le Maître de la vie : Jean 10v1-29

Il nous connaît parfaitement et peut sympathiser avec nous : Hébr.4v15

Son autorité s’exerce dans de nombreux domaines : Marc 1v27, 31 ; Marc 2v1-12 ; Marc 5v35-43

 

 

Par amour, Il est mort pour nous.

Il a toute légitimité pour guider notre vie.

 

 

 

« Qui es-tu Seigneur ? »

« Que veux-tu que je fasse ? »

Telles sont les questions essentielles que vous pourrez Lui poser, même si(et surtout), à l’heure actuelle, vous ne (re)connaissez pas(encore)Jésus comme Seigneur.

L’une de ces questions ne va pas sans l’autre, et il est inutile de se poser la première, si l’on ne s’est pas posé la seconde…

Sur ce, bonne préparation de Noël, avec ce chant : « Jésus est Seigneur ! »

Cette version, avec des « effets spéciaux », ou celle-ci, plus « décoiffante » !