« L’homme, au sein du luxe, s’il manque de raison, est pareil aux animaux : sa fin est certaine »

« Tout s’achète…tout a un prix… »

Justement……

.….Quel est le prix d’une âme ?*

Qui peut payer le prix ?

Qui a payé le prix ?

Qu’est-ce qu’une vie réussie ? Préparer son avenir ?

A quoi devons-nous consacrer notre vie ?

Beaucoup de questions, qui ne sauraient laisser indifférent, ni rester sans réponse ! 

De fait, réfléchissons-y ! Marquons une pause et lisons ensemble le Psaume 49, de nature à nous interpeller :

1 Au chef des chantres. Par les fils de Coré. Psaume.

2 Ecoutez ceci, vous toutes, ô nations, soyez attentifs, vous tous, habitants du globe,
3 les hommes d’humble condition comme les grands personnages, ensemble les riches et les pauvres!
4 Ma bouche prêche la sagesse, et la raison inspire les pensées de mon cœur.
5 Je prête l’oreille aux sentences poétiques, et prélude avec la harpe aux piquants aphorismes.
6 Pourquoi m’exposerais-je à avoir peur aux jours de l’adversité? à me voir enveloppé par le péché qui s’attacherait à mes talons?
7 De ceux qui se fient à leurs biens, et se glorifient de l’abondance de leurs richesses,
8 pas un ne saurait racheter son frère, ni donner à Dieu le coût de sa rançon.
9 Le rachat de leur âme est à trop haut prix, il faut y renoncer à jamais.
Pensent-ils donc vivre toujours, ne pas voir la tombe?
11 Ils remarquent pourtant que les sages meurent, tout comme périssent le fou et le sot, en laissant leurs biens à d’autres.
12 Ils s’imaginent que leurs maisons vont durer éternellement, leurs demeures de génération en génération, qu’ils attacheront leurs noms à leurs domaines.
3 Or les hommes ne se perpétuent pas dans leur splendeur; semblables aux animaux, ils ont une fin.
14 Cette attitude chez eux est pure folie: qu’ils puissent, de leur bouche, se déclarer satisfaits de l’avenir. Sélah!
15 Comme un troupeau ils s’avancent vers le Cheol; le matin venu, les hommes droits auront raison d’eux; le Cheol consume jusqu’à leur forme, ne leur servant [pas longtemps] de demeure.
16 Toutefois Dieu délivrera mon âme du Cheol, quand il lui plaira de me retirer. Sélah!
17 Ne sois pas alarmé si quelqu’un s’enrichit, et voit s’accroître le luxe de sa maison!
18 Car, quand il mourra, il n’emportera rien; son luxe ne le suivra point [dans la tombe].
19 Il a beau se dire heureux durant sa vie, s’attirer des hommages par son bien-être:
20 il ira rejoindre la génération de ses pères, qui plus jamais ne verront la lumière.
21 L’homme, au sein du luxe, s’il manque de raison, est pareil aux animaux: sa fin est certaine.
(Version du Rabbinat français)

A lire également :
1 Timothée 6v7-10
Luc 12v15-21; voir aussi 18v18-30
Jean 3v16

2 Corinthiens 8v9

 
Notes :

*A écouter : « Argent trop cher » du groupe « Téléphone »

« Je dis argent trop cher, trop grand, la vie n’a pas de prix
Je dis argent trop cher, trop grand, la vie n’a pas de prix
Argent trop cher, trop grand, la vie n’a pas de prix
Argent trop cher, trop grand, la vie n’a pas de prix
Pas de prix
Pas de prix
Pas de prix
Trop cher, trop grand
Trop cher, trop grand
Trop cher, trop grand
Trop cher
La vie n’a pas de prix, pas de prix »

Comment, pourquoi et pour qui Jésus est-il venu dans le monde ?

Sauf erreur de ma part, les protestants évangéliques n’aiment pas les crèches. De même qu’ils n’aiment pas voir certaines représentations de Jésus sur la croix. Peut-être par crainte que l’on ne laisse Jésus dans la crèche, à l’état de « bébé permanent », ou que l’on le laisse sur la croix, oubliant qu’Il est « aussi » ressuscité.

Néanmoins, il importe de se souvenir dans quelles circonstances(et pour quelle raison)

Il est venu dans ce monde :

C’est pour cela que je vous propose quelques lectures des évangiles à ce sujet :

Matt. 12, 9v10-13

Marc 1, 2v15-17, 10v32-45

Luc 124

Jean 1, 10

Avec quelques épîtres du Nouveau testament :

2 Corinthiens 8v9

Philippiens 2v1-11

Sur ce, bonnes lectures et  joyeux Noël !

Et avec une pause nécessaire pour ce blogue, avant de reprendre au plus tard le 11 janvier, jour d’anniversaire de Pep’s Café !

En attendant, vous pouvez lire et relire les billets précédents et rédiger(si vous le souhaitez) des commentaires au pied des articles.

« Pour vivre esclave, il faut posséder »*

« …la soif de posséder, qui est une idolâtrie. »(Col. 3v5 )

Esclave : qui est sous la puissance absolue d’un maître qui l’a rendu captif ou qui l’a acheté. Et qui donc le possède(cf Rom.6v16).

Aujourd’hui, « pour vivre esclave », il « faut » posséder. Quoi donc ? N’importe quoi. Pourvu que nous soyons persuadés d’être « satisfait », « épanoui », « important », si nous possédons cette « chose » ou ce « n’importe quoi » comme les autres, ou avant les autres.
Mais ce que nous croyons posséder, devenu le centre de nos vies, finit par nous posséder.
C’est ce qui s’appelle « se faire posséder »**.

Patrick McGrath Muñiz "The Escape Plan" ou "Le Plan d'évacuation" (2013)  Huile sur toile 24" x 36"

Patrick McGrath Muñiz
« The Escape Plan » ou « Le Plan d’évacuation » (2013)
Huile sur toile 24″ x 36″

C’est ce qui s’appelle aussi le consumérisme : « une idole ignorée(…)lié à la poursuite du bonheur et de la satisfaction(…)fondé sur le principe de la transformation d’une convoitise en besoin, d’un besoin en nécessité et d’une nécessité en dû », selon Mike Evans. Lequel rappelle qu’« aux États-Unis, le coup d’envoi des achats de Noël est traditionnellement donné le lendemain de Thanksgiving », jour fixé dans les années 40 par
le président Roosevelt « au 4ème jeudi de novembre afin d’étendre la période des achats de Noël, ce qui illustre clairement la subordination d’une fête importante à l’idole de la consommation. Á cette occasion, les grandes marques américaines proposent des rabais importants qui provoquent d’impressionnantes marées humaines dans les magasins(…)
En 2008, 2000 acheteurs n’ont pas su attendre l’ouverture de l’un des grands temples de la distribution. Animés d’une agressivité quasi animale, ils ont détruit les portes du magasin et, dans l’émeute qui a suivi,
quatre personnes ont perdu la vie et de nombreuses autres personnes ont été blessées. Tout cela pour économiser 100$ sur une tablette ! »

Pour mémoire, même s’il n’est en réalité que « bien peu probable » que cela se soit passé un « 25 décembre », Noël est censé fêter ou célébrer la venue du Sauveur dans ce monde. Du Messie, venu « pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres » ; envoyé « pour guérir ceux qui ont le coeur brisé,
Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur »(Luc 4v18-19).

Comment alors privilégier une célébration de « Noël » qui ne sera pas « idolâtre » ?

En rappelant « l’esprit du message de Noël », qui pourrait se résumer à ce verset : « Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis »(2 Cor.8v9).

Face à la sagesse de ce monde, recherchons la sagesse de Dieu, notamment à travers le livre des Proverbes, « un mini-guide pour la vie », et apprenons de la grâce de Dieu qui nous « enseigne à vivre sagement, justement et pieusement »(Tite 2v12).

D’autres exemples de « Noël qui a du goût » peuvent se découvrir ici et là(idée des « Christingles »). Vous pouvez aussi organiser, pour Noël, un « banquet mondial »(dont nous avons déjà parlé ici et que nous avons testé sur notre groupe d’ados de l’église, hier, avec d’autres moniteurs)

Notes :

* »Piqué » dans le courrier des lecteurs du dernier numéro de décembre-janvier de « La Décroissance »

** Voir « La Classe ouvrière va au paradis » d’Elio Pétri(1971)

L’histoire de Lulù, ouvrier modèle, dont « la seule ambition dans l’existence est de gagner suffisamment de miettes pour pouvoir, le soir, rentrer chez lui regarder la télévision et acheter, le week-end, les gadgets inutiles qu’il y aura vus vantés par la publicité ».