Quand Jésus prêche l’Evangile de Dieu : Episode 1, d’après Marc 1v14-15

Imaginez, au milieu d’une réunion de préparation pour la prochaine campagne d’évangélisation, quelqu’un se lève et lance : « voilà ce que nous devons dire : repentez-vous et croyez ». Source image : Affiche du film « Jimmy Hall » de Ken Loach, (2014)

Quand Jésus prêche l’Evangile de Dieu, le cœur de son message ne commence pas par un « Dieu vous aime », mais par l’annonce de la venue d’un règne et d’un appel à la repentance ! C’est « une bonne nouvelle », ça ? Voici l’épisode 1 de notre série Pep’s café, par Yannick, notre plume invitée du jour que je remercie, et d’après Marc 1 v14-15.

Annoncer l’Evangile ? D’accord mais par quoi commencer ? Le Nouveau Testament nous offre des angles d’approches multiples tu « toi suis-moi » au salut par la seule foi. L’Evangile de Marc nous peint une image surprenante. Re-découvrons-là : « Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée ; il prêchait la bonne nouvelle de Dieu et disait : Le temps est accompli et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle. » (1.14-15)

Je ne sais pas si Jésus ferait bien sensation de nos jours. Imaginez une réunion de préparation pour la prochaine campagne d’évangélisation. Tout le monde cherche les moyens les plus pertinents pour « rejoindre » les personnes là où elles sont. Comment construire des ponts avec ce que nos contemporains croient ? Et là, en plein milieu d’un brainstorming intense, quelqu’un que personne n’avait vu entrer se lève et lance : « Repentez-vous et croyez à Jésus… voilà ce qu’on devrait leur dire ! » Entre vous et moi… personne ne serait partant. Pas assez « sexy » comme message. Pas assez attirant. C’est un message qui ne peut pas être entendu. C’est pourtant le message de Jésus.

Frappant dans ces deux versets ? Marc ne nous dit pas ce qu’est la « bonne nouvelle ». Du moins… il faut revenir au verset 1 : « Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu. » La bonne nouvelle c’est tout ce que Marc vient de décrire : l’Ancien Testament accompli (v. 2), la promesse du Messie et de l’Esprit (v. 8), le Fils serviteur et humble dans son baptême (v. 8), la venue du Fils bien-aimé (v. 11), la soumission des anges au Christ (v. 14). Tout cela, c’est la bonne nouvelle de Jésus-Christ. Cette annonce est bonne parce que c’est l’accomplissement de la fidélité de Dieu qui veut sauver son peuple en se faisant lui-même homme.

Voilà ce que nous devons dire : Repentez-vous, et croyez. Croyez en Dieu qui s’est fait homme. Croyez en Dieu qui est fidèle. Croyez en un Dieu qui par amour envoie son Fils bien-aimé.

Dans un monde prêt à se soumettre à n’importe quelle autorité, n’importe quelle tyrannie, même la plus douce, continuons de dire la force de la Bonne nouvelle : la repentance est une libération parce qu’elle brise les liens de nos idoles. Dieu se fait homme et serviteur. Dieu est pour nous.

Dans ces deux versets de Marc, la double annonce de la repentance et de la bonne nouvelle sont unis dans la proclamation du royaume. Chez Marc, le cœur de la proclamation de Jésus c’est le royaume : Dieu vient régner sur son peuple. Jésus proclame la venue du royaume, et donc du roi… tous sont invités à venir à sa suite en reconnaissant son règne.

Le roi qui règne, la repentance, la bonne nouvelle de Jésus-Christ. Voilà ce qui est, pour Marc, notre évangélisation.

Bonus : Egalement à écouter, sur le même sujet et le même texte, une prédication de Thomas, du Temple du Marais (Paris), que je remercie !