« Dans Evangélique, il y a évangile » (ça ne peut pas faire de mal) : Lettre à l’Église de Laodicée

La lettre à Laodicée Ou quand la tiédeur de l’indifférence fait froid dans le dos (Source : Bolligan)

Septième et dernier épisode de notre série de l’été – « Dans Evangélique, il y a évangile » (ça ne peut pas faire de mal) ! Je vous remercie d’avoir suivi jusqu’au bout cette série en 7 épisodes pour découvrir ce que peuvent nous enseigner les interpellations et encouragements de Jésus-Christ aux 7 églises de l’Apocalypse. Aujourd’hui, la lettre à l’ange de l’Eglise de Laodicée, par Yannick, que je remercie pour sa contribution.

« Parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche » : Aïe ! Alors là ça fait vraiment mal. Dire à l’Eglise de Sardes, « tu penses être vivante, mais tu es morte », c’est presque moins violent !

Il faut dire que la tiédeur de l’indifférence me fait froid dans le dos. Je dis parfois à mes étudiants que c’est plus facile de discuter avec un athée ou un bouddhiste convaincu qu’avec quelqu’un qui n’a que « bof » à la bouche. Avec l’indifférence, vous avez beau faire tout ce que vous voulez, dire tout ce que vous voulez… cela n’a aucun effet. Cela ne fait ni chaud, ni froid ! C’était exactement ce qui se passait à Laodicée. On avait l’impression que, même dans une Eglise, la Parole de Jésus lui-même… ne leur faisait ni chaud ni froid.

Nous pourrions penser être au-dessus de tout cela. Nous… nous sommes zélés ! Jusqu’au moment où nous ouvrons les yeux sur notre condition. Nous réalisons alors que nous aussi nous pensons avoir tout ce dont nous avons besoin. Nous ne sommes pas si misérables que cela. Nous sommes plutôt de bons disciples. Notre orgueil revient toujours : cette Eglise de Laodicée quand même, quel contre-exemple !

Attention quand même, ne soyons pas trop sévères… ce qui est malheureusement notre réaction immédiate avec les autres croyants. Cette Eglise reste destinatrice de la parole de Jésus. La solution que propose le Seigneur ? Tout d’abord, prendre conscience que nous sommes « malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu » (3.17) Cette confession nous conduit ensuite à reconnaître qu’en Jésus seul nous serons riches et purs.

 L’avertissement est fort, mais la promesse est là, toute aussi forte : « je te conseille d’acheter chez moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche… » (3.18) Venez ! Venez à Jésus ! Oui, il dit : « Moi, je reprends et je corrige tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle et repens-toi. » (3.19) Jésus aime, et c’est pour cela qu’il nous reprend fermement, avec des paroles de grâce. Ecoutons sa voix, venons à lui, car tout est gratuit (cf. Es 55.1) !

Venir à lui pour trouver la vraie richesse, c’est ce que Laodicée avait oublié. Que l’Esprit nous aide à ne pas faire pareil. Qu’il nous aide à toujours entendre sa voix, et le suivre. Le suivre… avec la promesse que nous mangerons avec lui !

Cette série est terminée : j’espère qu’elle vous a été encourageante et édifiante. Si c’est le cas, ne manquez pas de nous le dire en commentaire et/ou de la partager autour de vous.

Si vous venez d’arriver, ne manquez pas non plus de la reprendre au début.

Et encore mille merci aux contributeurs, Louis-Michel, Mialy, Yannick, nos « plumes invitées de l’été », pour leur participation !