« Dans Evangélique, il y a évangile » (ça ne peut pas faire de mal) : Lettre à l’Église de Sardes

Ephèse ou Philadelphie sont les lettres de l’Apocalypse qui nous attirent naturellement. Et puis…et puis, il y a la lettre à Sardes, où tout semble être négatif…. (Source image : Éclaboussures grunge par Karen Arnold)

Cinquième épisode de notre série de l’été – « Dans Evangélique, il y a évangile » (ça ne peut pas faire de mal). Une série en 7 épisodes pour découvrir ce que peuvent nous enseigner les interpellations et encouragements de Jésus-Christ aux 7 églises de l’Apocalypse. Aujourd’hui, la lettre à l’ange de l’Eglise de Sardes, par Yannick, que je remercie pour sa contribution.

Si vous aviez le choix, quelle lettre de l’Apocalypse choisiriez-vous de lire ? Sur laquelle choisiriez-vous de vous arrêter ? De nombreuses lettres sont édifiantes et encourageantes ! Jésus dit à celle de Philadelphie : « j’ai mis devant toi une porte ouverte que nul ne peut fermer » (3.8). S’il a des reproches envers Éphèse, il commence par une exhortation: « Je connais tes œuvres, ton travail et ta persévérance. » (2.2). L’encouragement est au cœur de la lettre à Smyrne : « Je connais ta tribulation et ta pauvreté — et pourtant tu es riche… » (2.9)

Éphèse ou Philadelphie sont les lettres qui nous attirent naturellement. Et puis… et puis il y a la lettre à Sardes, où tout semble être négatif. Le constat du moins est sans appel : « Tu as le renom d’être vivant, mais tu es mort. » (3.1) Quel constat amer, tragique ! La voici cette Eglise qui a la réputation d’être dynamique, avec des projets sociaux, des groupes d’Eglise, et des formations de disciples. La voici cette Eglise qui tente de se faire une place dans le monde. La voici encore cette Eglise qui pense être au-dessus des autres parce plus équilibrée, moins extrémiste… ou plus orthodoxe.

Le problème ? C’est que c’est une réputation, non une réalité. Le problème c’est que notre orgueil marque cette Eglise, jusqu’à la séparer de ce qui compte vraiment. Le problème ? C’est de ne pas avoir gardé et suivi la parole qui avait été entendue et reçue. La possibilité est là, malgré tout ce qui pourrait être considéré comme une trahison du Seigneur : nos alliances discutables, notre éthique chancelante, notre théologie hésitante, et nos médisances envers les autres croyants. Malgré tout cela, ta repentance est là présente. La main du Seigneur ne s’est pas encore fermée.

Cette repentance est d’autant plus possible que dans l’Eglise il y a toujours un reste « qui n’ont pas souillé leurs vêtements » (3.4) La possibilité est là, mais associée à une exhortation : « Sois vigilant et affermis le reste qui allait mourir… » Sois vigilant, affermis-toi… une repentance est possible. La main du Seigneur est encore ouverte, jusqu’à ce que le livre soit fermé. Mais ce n’est pas encore le temps… Pour le moment, le Seigneur nous appelle encore : « Ainsi le vainqueur se vêtira de vêtements blancs, je n’effacerai pas son nom du livre de vie et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. » (3.5) Entendons la voix de Jésus, et demandons qu’il nous renouvelle par son Esprit, celui qui parle encore aux Eglises.

Prochain épisode, la semaine prochaine : Philadelphie.