Etre chrétiens et « prêtres de l’Eternel » après les élections : comment prier pour nous, corps de Christ, et pour le Président réélu

« Retrouver la joie de prier », notamment pour les autorités, n’est pas seulement le titre d’un excellent ouvrage : C’est notre grand privilège, en tant que « prêtres de l’Eternel »

Emmanuel Macron a été réélu Président de la République Française avec 58,5 % des suffrages exprimés, devant Marine Le Pen qui a obtenu 41,5 % des voix(1). Ce n’est peut-être pas votre choix, et vous avez certainement les meilleures raisons du monde de lui en vouloir, mais notre responsabilité en tant que chrétiens est désormais de prier positivement pour lui, comme nous l’avons certainement tous fait pour ses prédécesseurs – et comme d’autres l’auraient certainement fait si leur candidat(e)avait été élu(e) – et pour notre pays. Reste à savoir comment, dans quel but, et avec quel secours. 

Comme déjà souligné dans un autre article, être vraiment « chrétiens » – c’est à dire des femmes et des hommes, non seulement « pour le Christ », mais « du Christ »  durant l’actuelle saison électorale, à l’heure où souffle un « esprit de rébellion », est un véritable défi et un engagement spirituel, pour être en mesure de porter une véritable voix prophétique dans ce monde, plutôt que d’être réduits à l’état des « prophètes professionnels » du roi Achab, dans la Bible (1 Rois 22v1-28).

Etre chrétien, c’est manifester qui règne véritablement dans ce que nous sommes, ce que nous disons, pensons et faisons. C’est aussi espérer davantage dans le retour de Son Seigneur, en manifestant que Son règne s’est approché, que dans le résultat d’une élection. C’est donc prendre conscience que « le réveil de la France » n’est pas lié à l’élection d’un tel ou d’une telle.

Etre chrétien, être une femme ou un homme du Christ, se manifeste dans une façon particulière de prier pour les autorités cf Ex 22.28 et l Tim 2.1-2, mais aussi avant tout, pour soi-même, pour l’Eglise – le corps de Christ – dans un esprit d’humilité et de repentance.

Comme une internaute l’a très bien exprimé sur la toile, en réponse à cet article encourageant à prier pour le Président réélu, « nous chrétiens, au-delà de nos devoirs de citoyens, avons aussi des devoirs spirituels dont celui d’intercéder pour le « roi » [ici, le chef de l’Etat]. Ce devoir émane du Seigneur, nous devons donc l’appliquer que nous épousions ou non les sensibilités de nos dirigeants. Ma prière pour nous chrétiens est que nous arrivions à prendre de la hauteur et à vaquer à cette responsabilité. Nous ne pouvons pas toujours changer les choses par le moyen des urnes mais avec les genoux au sol nous pouvons faire en sorte que des montagnes soient transportées. Le cœur du roi est dans la main d’Elohim et il l’incline où il veut nous dit les proverbes. Nous devons être la différence dans une société en crise et dans un monde en totale confusion. Fléchissons donc nos genoux vers le Roi des rois qui sait toute chose mieux que nous ».

Souvenons que nous nous disons « sacrificateurs » ou « prêtres de l’Eternel », et que nous sommes effectivement « rois et sacrificateurs » pour Dieu, selon Apoc. 1v6 et 1 Chron.23v13. Comme tels, nous sommes « mis à part pour être (sanctifiés) comme (très saints), pour offrir les parfums devant l’Eternel, pour faire son service, et pour bénir à toujours en son nom ». Notre service consiste en la prière et l’intercession « dans le temple », à approcher le Dieu saint dans le lieu saint et « pour bénir (dire le bien de Dieu et non « mal dire ») à jamais en son nom ».  Pour cela, il nous faut être saint. C’est pour une vie de prière devant Dieu que les prêtres sont sanctifiés (par contraste, le rôle du diable consiste à accuser continuellement les saints). Jésus, en tant que souverain sacrificateur, prie et intercède pour nous, pour toi et ton frère. Que prie-t-il ? (« Père, pardonne-lui, car il ne sait ce qu’il fait… »)

« Si alors mon peuple, le peuple qui porte mon nom, fait preuve d’humilité et prie, (s’ils) me recherchent en renonçant à leur mauvaise conduite, moi, dans les cieux, je serai attentif, je pardonnerai leur péché et je guérirai leur pays » ( 2 Chron.7v14).

Avant de prier pour le Président réélu, prions pour que, de même que l’autorité de Jésus-Christ ne jette aucun discrédit sur les pouvoirs humains, sachant que son Royaume « n’est pas de ce monde », nous, chrétiens, exercions « la culture de l’honneur » envers les structures d’autorités, et prenions tous au sérieux l’autorité de Dieu. 

Prions pour que nous grandissions dans la foi en Dieu le Père, dans le respect des figures de la paternité.

Prions pour que Dieu soit bien le Père dans nos églises, et non quelqu’un d’autre qui se serait mis à la place du Père.

Prions pour que nous poursuivions la paix et contribuons à la paix, pour être en mesure d’ annoncer une parole sur la Paix qui vient du Dieu véritable.

Prions pour la cohérence de notre témoignage

Jésus-Christ, Notre seul Seigneur, qui est entré à Jérusalem, est passé par le mont Golgotha et qui est sorti du tombeau, nous appelle aujourd’hui à laisser tomber « l’agitation de nos rameaux » pour habiter les figures de la paternité, militer pour la paix, et s’engager dans la réhabilitation des structures de nos sociétés où les institutions ont été discréditées

C’est donc au nom de l’évangile que nous devons réhabiliter la considération pour les institutions politiques, car sans cette considération et de respect, rien ne peut fonctionner. Nous ne pouvons pas détruire ceux que nous avons fait monter en autorité, car c’est bien nous qui les avons placés à ces postes.

Rendons aussi grâce pour notre pays, et apprenons, dans la dépendance de l’Esprit Saint, à cultiver une attitude de reconnaissance, à l’instar de cette exhortation de Phil.4v6, rappelée par Timothée Minard sur son blogueEn cette période électorale, la tendance est à la colère, au rejet, à l’inquiétude. On focalise nos regards vers ce qui ne va pas, vers les difficultés de notre pays, vers le péché des uns et des autres. On nous montre le malaise ambiant, le chômage, les injustices, la corruption, l’immoralité… Et cela nous pousse notamment, en tant que chrétiens, à l’intercession. A juste titre. Toutefois, ce que ce verset de Philippiens nous rappelle, c’est que nous sommes appelés à prier « dans une attitude de reconnaissance ».

C’est alors que nous pourrons prier positivement pour le Président de la république réélu, de sorte qu’il reçoive humilité, conseil et sagesse, sachant que sa réélection « l’engage » effectivement.

Note :

(1) En savoir plus sur le vote des électorats dits confessionnels – protestants, catholiques, musulmans…- au second tour de l’élection présidentielle 2022.

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