« Voilà les sacrifices qui plaisent à Dieu » : Hébreux 13v8-25

« Jésus Christ est le même, hier, aujourd’hui et pour l’éternité. Ne vous laissez pas égarer par toutes sortes de doctrines étrangères. Car il est bon que le cœur soit fortifié par la grâce et non par des aliments, qui n’ont jamais profité à ceux qui en font une question d’observance.

Nous avons un autel dont les desservants de la tente n’ont pas le droit de tirer leur nourriture. Car les corps des animaux, dont le grand prêtre porte le sang dans le sanctuaire pour l’expiation du péché, sont brûlés hors du camp.

C’est la raison pour laquelle Jésus, pour sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert en dehors de la porte.

Sortons donc à sa rencontre en dehors du camp, en portant son humiliation.

Car nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous sommes à la recherche de la cité à venir.

Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.

N’oubliez pas la bienfaisance et l’entraide communautaire, car ce sont de tels sacrifices qui plaisent à Dieu ». (Hébr.13v8-25)

L’épître (dont l’auteur est inconnu) aux Hébreux nous rappelle près de 10 fois que Christ a été à la fois le sacrificateur et le sacrifice ultime, « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » et qui s’est offert lui-même : une vérité porteuse de conséquences pas toujours bien perçues dans notre réalité de tous les jours, à savoir que nous pouvons encore vivre selon une culture ou une logique de sacrifice. Ainsi, par exemple, le sacrifice du père ou de la mère de famille, le sacrifice de celui qui se donne « corps et âme » pour son entreprise ou dans le service dans l’église, au point de finir l’année scolaire « épuisé »…. De là, une logique du « toujours plus plus plus… », avec une boulimie d’engagement et d’abnégation, jusqu’à donner son propre café ou à prendre des coups « à la place de… ».

On (Se) donne ainsi jusqu’à la mort et jusqu’à prendre la place du Sauveur ?

En réalité, cette logique n’est pas si belle et si noble que cela, puisque cette posture de sacrifice, qui suscite l’admiration de tous, finit par devenir un piège : que vais-je devenir si je ne me sacrifie plus pour les autres ?

Or, et c’est la Bonne Nouvelle de l’Evangile, Jésus-Christ s’est donné Lui-même pour nous, une fois pour toutes, pour que nous arrêtons de nous sacrifier : notre dette est payée !

Dans ce cas, quel sera le seul sacrifice exigé de nous ?  Voici, via la vidéo ci-dessus, une prédication du Pasteur Gilles Boucomont (07/11/21) sur le sujet, à partir du texte d’Hébreux 13v8-25. Bonne écoute édifiante !