« Chrétien, majeur et vacciné » : les raisons qui éclairent une décision, au-delà du « mon choix, ma liberté »

Le « c’est mon choix, ma liberté » parodié par BROUTE, sur Canal +

« C’est mon choix » était le titre d’une émission controversée, connue pour ses sujets racoleurs, diffusée sur France 3 de 1999 à 2004, puis dans une nouvelle version sur Chérie 25 de 2015 à 2017.

« C’est mon choix, ma liberté » est la revendication de ce qui est considéré comme étant une valeur fondamentale, du moins dans le monde – mais aussi parmi certains chrétiens se disant attachés à « la liberté individuelle » – particulièrement pour justifier la décision de ne pas se faire vacciner.

Sur ce qui est fondamental, qu’en dit la Bible ? A la question de « ce qui est le plus important », le Seigneur Jésus-Christ, citant les Ecritures, n’a pas répondu : « tu respecteras le c’est mon choix, ma liberté! de ton prochain », mais « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être et de toute ta pensée. C’est là le commandement le plus grand et le plus important. Et voici le second commandement, qui est d’une importance semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Toute la loi de Moïse et tout l’enseignement des prophètes dépendent de ces deux commandements. » (Matt.22v37-40)

Certes, Dieu se déclare comme le Dieu libérateur, dans la première des « 10 Paroles » (Exode 20v2), et Paul rappelle que nous avons été « appelés à la liberté » (Gal.5v13)….tout en précisant qu’il convient de nous auto-limiter à ce sujet, au nom de l’amour (v13-15) : 

Mais vous, frères et sœurs, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre selon les penchants humains. Au contraire, laissez-vous guider par l’amour pour vous mettre au service les uns des autres. Car toute la Loi se résume dans cette seule parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Mais si vous agissez comme des bêtes sauvages, en vous mordant et en vous dévorant les uns les autres, alors prenez garde : vous finirez par vous détruire les uns les autres.(Gal.5v13-15) [Lire aussi 1 Cor.6v12 et 1 Cor.10v23].

Le « c’est mon choix, ma liberté » n’est donc pas un absolu. L’amour, si.

Et c’est « l’amour du Christ » qui « nous étreint », qui « nous presse » (2 Cor.5v14), de ce poids de la gloire de Dieu.

D’autre part, si certains considèrent que « le plus grand pouvoir de l’homme » serait « le (libre) choix », un célèbre superhéros a rappelé qu’un « grand pouvoir implique de grandes responsabilités ».

Justement, face à l’épidémie de Covid-19, nous sommes tous responsables : non pas de l’apparition du virus, bien sûr, mais plutôt d’empêcher ou de freiner sa propagation [ceux qui ne veulent absolument pas se faire vacciner doivent alors nous expliquer comment ils comptent le faire, à moins qu’ils considèrent sans gravité la pandémie], comme nous sommes tous responsables de soutenir ceux qui soignent ou assistent les malades, cherchent et trouvent des vaccins, ou encore se battent pour que nous puissions continuer à nous nourrir, à communiquer….Nous sommes aussi responsables de notre prochain, notamment plus faible, isolé et fragilisé par l’épidémie(1), en respectant les gestes barrières et les consignes sanitaires, sans attendre les mesures du gouvernement ou du préfet. Le respect des gestes barrières implique aussi de ne pas se faire le relais de tout et n’importe quoi, comme de prendre la décision d’en finir avec le réflexe de repartager des idées/informations toxiques (surtout celles non fiables, non vérifiées et/ou lues « en diagonales »), et de pas (plus) s’y exposer.

C’est en prenant ainsi nos responsabilités (et dans la prière), que nous glorifierons notre Dieu et contribuerons à l’édification et à l’encouragement de tous.

Une de nos responsabilités devant les hommes est donc de les bénir, à l’instar des sacrificateurs de l’Ancien Testament devant le peuple, soit d’énoncer et de se mobiliser pour rendre possible ce que Dieu a déclaré comme étant « bien », « bon » ou « très bon », « très bien ». Et notre responsabilité devant Dieu est de lui exprimer notre reconnaissance. Et les sujets ne manquent pas : 

Ainsi, l’an dernier, nous avons beaucoup prié pour les vaccins. Voici aujourd’hui, non pas un, mais plusieurs vaccins disponibles. Merci donc pour ces vaccins aujourd’hui disponibles et produits à des centaines de millions d’exemplaires contre un virus en à peine dix huit mois ; merci pour les tests pcr gratuits, les vaccins gratuits, les soins gratuits, les salariés payés, les entreprises aidées et les aides pour les plus modestes ; merci parce que nous ne sommes pas à la place de nos gouvernants en charge de gérer cette crise (personnellement, j’en serai bien incapable)….

A-t-on rendu grâce à Dieu, notamment sur les blogues ou les réseaux @sociaux occupés par des chrétiens, pour tout cela ?

Quelqu’un pourrait-il me signaler les sites, blogues ou comptes FB/twitter chrétiens (ou non) exprimant de tels sujets de reconnaissances pour tout ce dont nous avons bénéficié en cette période de crise pandémique/sanitaire ? Merci par avance.

J’en connais au moins deux ou trois (ce qui me paraît insuffisant), tels le blogue d’Antoine Nouis, les comptes twitter et FB du pasteur Gilles Boucomont, et aussi cet article de Myriam Widmer, publié dans le mensuel mennonite « Christ Seul » : cette professionnelle de santé nous explique simplement et clairement que « se faire vacciner est une des multiples façons de choisir la Vie. La vie est un don de Dieu et je fais [non pas « ce que je veux », mais] ce que je peux pour la préserver : la mienne et celle des autres ». 

Lire cet article dans son intégralité pour découvrir la déclinaison de cette vérité biblique, concernant la vie comme un don de Dieu.

Extraits :  

Une information fiable

À titre personnel, je me suis posé la question en début d’année : vaccin ou pas ? On ne savait pas trop… C’est la lecture de la revue Prescrire qui m’a décidée. Prescrire est une revue médicale fiable, très sérieuse, indépendante des laboratoires car financée exclusivement par ses abonnés. Ses rédacteurs étudient toujours en détail les résultats des essais cliniques avant de donner leur avis sur un nouveau médicament. (Par exemple, ils ont toujours déconseillé de prescrire le Mediator® en raison de sa dangerosité). Leur analyse des études sur les vaccins était tout à fait favorable. Ils ont coté les vaccins contre le Covid « Intéressants ! », et une telle cotation de leur part est plutôt rare. L’efficacité des vaccins sur le variant Alpha était estimée à 95 % environ (Pfizer, Moderna) ou 70-80 % (Astra Zeneca). Les vaccins restent efficaces sur le variant Delta (2).

Solidaire

En me faisant vacciner, je suis solidaire des autres car je ne suis pas un ermite qui vit en autarcie sur une île déserte. En réduisant la contagiosité, je contribue à la protection des personnes à risque de forme grave (…) je suis aussi solidaire des enfants et des jeunes (….) des étudiants privés de cours en présentiel (…) En me faisant vacciner, je suis solidaire des soignants (…) en particulier aux personnels qui travaillent dans les services d’urgence et de réanimation et qui ont beaucoup donné ces derniers mois. J’ai discuté début août avec une infirmière de réanimation. Elle m’a confirmé qu’à cette période-là, tous les patients Covid présents dans son service étaient des non-vaccinés. On sentait une grosse lassitude de sa part… À l’échelle nationale, on estime que les non-vaccinés représentent 85 % des patients Covid en soins critiques. Alors si nous avons applaudi les soignants l’an dernier, soyons cohérents et encourageons-les aujourd’hui en nous faisant vacciner.(….)

Devant Dieu     

Certains chrétiens affirment : « Dieu me protège ! J’ai confiance en lui et je n’ai pas besoin du vaccin ! » Dieu me protège… et pourtant une Église sœur a été durement touchée par l’épidémie. Nos frères et sœurs ont droit à tout notre amour et notre compassion. L’épreuve qu’ils ont subie (eux et d’autres chrétiens) prouve qu’on peut être un enfant de Dieu et tomber malade quand même.

Il est écrit : « Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu » (Dt 6.16 ; Mt 4.7). S’il existe un moyen de protection contre cette maladie contagieuse, et que je le néglige, qu’en pense Dieu ? » (…..)

Lire la suite de l’article ici.

Et « en bonus », une campagne pro-vaccination plutôt osée :

“Ne vous faites pas vacciner.” Signé: Pompes funèbres Wilmore. Photo « piquée » sur twitter

Une pub-choc au message simple pour se protéger contre le Covid, véhiculé par un camion noir des pompes funèbres Wilmore qui a sillonné les rues de la ville de Charlotte (Caroline du Nord) à la mi-septembre. Mission accomplie pour ce camion, au message retransmis par de nombreux médias locaux et nationaux et me paraissant illustrer ce verset biblique : « ….avertissez-les comme des frères » (Cf 2 Thes.3v15) !

Notes :

(1) D’après cette réponse à une question publiée sur 1001 questions.

(2) En complément, lire des réponses d’épidémiologistes à certaines objections sur les vaccins anti-covid, comme à certaines hésitations à se faire vacciner ici et . Sur ce qu’est un ARN Messager, lire ici et .

8 réflexions sur “« Chrétien, majeur et vacciné » : les raisons qui éclairent une décision, au-delà du « mon choix, ma liberté »

  1. Une analyse différente du sujet, sans polémique et sans stigmatisation [Note : lien supprimé, dans l’attente d’une réponse au contenu de l’article ci-dessus]

    • Cher Francks68,

      bienvenu sur notre blogue !
      Avec tous les Franck que je connais, je pense avoir trouvé de quel « Franck » il s’agit. 😉

      Sinon, as-tu bien lu mon article intégralement ? Qu’en pense-tu vraiment, sur le fond ?
      Personnellement, je pense que cette situation de crise sanitaire nous donne l’opportunité de vivre en vérité ce commandement, jugé « le plus important » par le Seigneur (et donc pertinent/valable en tout temps), d’aimer « l’Eternel, Notre Dieu », ainsi que « notre prochain, comme nous-même ». Et donc, par là même, de glorifier Notre Seigneur, soit de le rendre visible tel qu’Il est en vérité.
      De fait, devant le Seigneur comment, concrètement, manifesterons-nous l’amour envers notre prochain dans la période de pandémie que nous traversons ? « L’amour ne fait pas de mal au prochain », dit Romains 13v13 et « l’amour bannit toute crainte » (1 Jean 4v18), dont celle de la polémique et d’être stigmatisé ! 😉
      Autant de questions que nous ne pouvons éluder, à la lumière de ces paroles du Seigneur.

      Je te remercie par avance pour ton retour à ce sujet, ce qui donnera une base pour échanger sérieusement…si tu le souhaites et si c’est bien là ton but en postant ton commentaire.

      Bien fraternellement et à bientôt,
      Pep’s

  2. Tu devrais reprendre et compléter en tenant compte de 4 autres domaines qui entrent aussi en jeu:

    a) les conflits d’intérêts et donc les alternatives dont on ne parle pas assez, traitement ivermectine par exemple: bénéfice/risque bien plus intéressant!
    b) transhumanisme. Même si ce n’est pas directement lié, les tout nouveaux « vaccins » génétiques modifient artificiellement le fonctionnement de nos cellules. Ils pourraient être la porte d’entrée à des choses incontrôlables: « carnet » de vaccination implanté, étiquetage de la population, cf ID2020
    c) l’aspect « liberticide » : passeport vaccinal, harcèlement de certaines catégories de population, mépris du principe de « l’intégrité physique », chantage à la « liberté », discrimination (il devient impossible à des missionnaires de voyager),
    d) danger de faire ce qui s’apparente à une « expérimentation » de nouvelles technologies (vaccination « génique ») sur la population mondiale sans avoir aucun retour sur les risques de moyen et long terme (phase 3 des essais non réalisée, technologie innovante, risques de cancers non évalués, risque d’intégration dans l’ADN du « vacciné », risque de surproduction du virus transgénique (immunotoxicité), risque de recombinaison virale.

    Il est aussi intéressant de lire ce que disent des soignants alternatifs en dehors des plateaux TV.
    En comparant, on se rend compte qu’il y a une sacré dissonance.

  3. Bonjour « maître Dan » et bienvenu sur notre blogue.

    Je te remercie de m’avoir partagé ton opinion et ton ressenti sur la question.
    Pour te répondre, il n’y a pas de loi pour me dire que je « devrais » suivre des injonctions de lire ou de regarder quoique ce soit. Car tu ne le sais peut-être pas, « maître Dan », le Seigneur Jésus-Christ nous a bien recommandé « Pour vous, ne vous faites pas appeler “Maître”, car vous n’avez qu’un seul Maître et vous êtes tous frères » (Matt.23v8).

    Sinon, c’est étonnant : ce que tu écris là est mot pour mot ce qu’un ami vient de m’envoyer par mail, en réaction à cet article. « Comme par hasard » ? Un « canard blanc au long cou » ? A moins qu’il ne s’agisse d’un « complot » ? 😉

    Blague à part, puisque l’on parle de « complot », et puisque « de l’abondance du coeur, la bouche parle », j’ai été frappé de constater à quel point, sur ton compte twitter, cette notion de « complot » est omniprésente. Tout est réduit à cette notion de « complot ». Comment cela se fait-il ?
    Cela m’interroge : pourquoi la notion de « complot » marche si bien (« comme par hasard ») dans les milieux chrétiens ?

    Alors ok, l’idée que les puissants puissent faire des complots est simplement de l’ordre du bon sens, vu que toute l’histoire de l’humanité le montre. Et beaucoup d’histoires bibliques confirment cela : par exemple, le roi David complotant pour voler Bethsabé à son époux Urie, et tuer le mari ; le livre de l’Apocalypse qui renforce aussi l’idée qu’il puisse y avoir des choses qui se passent dans l’invisible, modifiant le cours de l’Histoire, et qui ne soient pas immédiatement compréhensibles.
    Mais entre accepter que des complots puissent exister et voir des complots partout, il y a un pas gigantesque à ne pas franchir. Car franchement, tout réduire à des complots, n’est-ce pas un peu…réducteur ?

    L’explication « complotiste » paraît rassurante, car elle réduit le réel à une explication qui va paraître vraisemblable, plausible, alors qu’en réalité elle réduit surtout le réel à des équations qui donne le sentiment d’avoir une clé de lecture simple, pour ne pas dire simpliste, qui permet de tout expliquer à bon compte : « on nous cache tout on nous dit rien »……à l’heure où on ne nous a jamais autant informés !
    Or, le Seigneur nous assure pourtant que toutes choses seront révélées pour ce qu’elles sont (« Apocalypse » veut bien dire « révélation »), et son ministère rend justice à la complexité du réel, en nous invitant à accepter que Dieu le Père, seul, puisse tout maîtriser et tout expliquer.

    Et notre mandat n’est pas de surcharger le net de thèses que l’on trouve déjà sur les réseaux @sociaux, ou les sites complotistes dans le style « France soir », ou même sur certains plateaux tv de type CNews, mais plutôt d’annoncer et de prêcher l’Evangile de Jésus-Christ : c’est là aider à vivre selon Sa volonté, et encourager à se garder du mal et à faire des choix libres, inspirés non par la peur (alimentée notamment par toutes ces théories complotistes) mais par l’amour. C’est là la priorité, comme je le disais dans mon article. Il est d’ailleurs amusant de voir des chrétiens défendre le « c’est mon choix, ma liberté », par ailleurs revendiqué par ceux qui font la promotion de l’avortement !
    Comme je le disais encore, « c’est mon choix, ma liberté » n’est pas un absolu. L’amour si.
    Aimer le Seigneur et son prochain est la plus grande liberté qu’il nous soit donné d’exercer, d’autant plus que « l’amour bannit toute peur », dit encore l’Ecriture (1 Jean 4,18). La seule dette que nous avons, c’est de nous aimer les uns les autres , dit Paul en Romains 13, verset 8 (à intégrer dans son contexte, avant et après). Donc, sur cette base, chacun décidera devant le Seigneur comment, concrètement, il manifestera l’amour envers son prochain dans la période de pandémie que nous traversons.
    Car, dans ce contexte, ne s’agit-il que de ma « liberté individuelle », de ma propre santé ou aussi de celle des autres ? S’agit-il seulement de me protéger, ou de protéger aussi les autres ? A moins que l’on nie la réalité de la gravité de la pandémie, mais là c’est un autre problème….

  4. Bonjour Pep’s café 🙂
    Je suis vraiment étonné que l’on parle d’amour du prochain pour obliger une vaccination qui est bien loin d’être validée médicalement.

    La méfiance, voir la défiance du public envers ce vaccin Covid vient du fait de l’opacité tant au niveau médical que des politiques: inévitablement, le manque de clarté pose des questions auxquelles personne (au niveau officiel) n’a répondu. Une communication contradictoire, voir digne de l’amateurisme, des explications médicales alambiqués. Jamais le politique s’est mêlé d’une épidémie à cette échelle. Que ce soit pour la grippe, le Sida, la grippe espagnole et j’en passe.

    Le fait donc de n’avoir ni explication, ni preuve, le public n’a pas d’autre choix que de chercher lui-même des réponses.
    De fait, certains vont parler complot, d’autres vont parler plans financiers des industries multinationales, et d’autres encore resteront très suspects. Et c’est normal !
    J’ai essayer d’analyser la ou les stratégies gouvernementales (lire sur https://www.marketing-non-marchand.ch/) sous un regard marketing. Lorsqu’on veut vendre un produit ou faire passer une idée à tout prix, les moyens ne manquent pas ! Sachant que la vaccination est la seule offre proposée, alors qu’il en existe d’autres. C’est assez parlant à mon avis.

    Quand à évoquer le commandement de Jésus, c’est un peu court comme argument pour motiver les personnes à se faire vacciner. La vaccination est un choix. Ne pas le faire également. Étant vacciné, vous pouvez transmettre le virus. Je l’ai eu moi-même et suis guéri depuis plus d’un an, et je… ne le transmets donc pas. Ainsi, je pourrais dire que je fais preuve d’amour de mon prochain. Non ?
    Dans cet optique, si ce faire vacciner est un acte d’amour parce-que je sauve des vies, alors je devrais aussi valider l’avortement (je sauve la vie d’une femme), valider l’homosexualité (je sauve la vie d’un couple qui s’aime), etc.
    On peut bien évidemment penser à Hitler qui « par amour de leur pays » les allemands ont dénoncé les juifs.

    Pour ma part, le laisse à César ce qui lui appartient, et garde ce que Dieu m’a donné : la liberté de choix.

  5. Cher Eric,

    soyez le bienvenu sur notre blogue ! Je suis heureux de vous lire ici, appréciant vos analyses sur « le marketing non marchand ».
    Sinon, merci à vous de nous partager ainsi votre ressenti sur cette question sensible.

    Ces derniers temps, je suis particulièrement interpellé par les enseignements de la Bible en général et de l’Evangile en particulier sur l’amour, qui est divin et non naturel aux humains que nous sommes, en particulier vous et moi.
    Je reste convaincu que la clé est là : loin d’être « un peu court », comme le disait un certain Cyrano, le commandement (et la promesse) d’aimer « l’Eternel, Notre Dieu », et « notre prochain comme nous-même » est le plus important, comme le Seigneur l’a directement et explicitement rappelé. Il reste valable en tout temps et particulièrement durant cette période de crise. Tout chrétien, disciple de Jésus-Christ, et croyant que les Ecritures bibliques font autorité, sait qu’aimer le Seigneur et son prochain est la plus grande liberté qu’il nous soit donné d’exercer.
    C’est pourquoi l’amour ne saurait être sacrifié sur l’autel « pro-choice ».
    Manifester l’amour dans ce contexte est là une formidable opportunité de témoignage, comme de rendre visible Son Seigneur tel qu’Il est en vérité, pour le chrétien.

    Comme je l’ai spécifié dans mon article, il s’agit simplement d’être cohérent avec ce que nous croyons : chacun décidera donc devant le Seigneur, sur cette base, comment il manifestera concrètement l’amour envers son prochain dans la période de pandémie que nous traversons, et comment il contribuera à empêcher ou de freiner la propagation du virus [ceux qui ne veulent absolument pas se faire vacciner doivent alors nous expliquer comment ils comptent le faire, à moins qu’ils considèrent sans gravité la pandémie].

    Concernant le vaccin, comme l’explique très un épidémiologiste, « le vaccin diminue le risque de transmission, probablement entre 60 et 80 %, ce n’est pas du 100 %, mais au niveau de la santé publique, diminuer très substantiellement le risque de transmission contribue à diminuer le risque de propagation du virus. Donc, plus les gens seront vaccinés plus on fera barrière à ce virus, et plus il aura des difficultés à se faufiler dans la population. Toutefois, cela ne peut se faire de façon totale : il y a peu de vaccins qui soient complètement stérilisants et qui permettent de n’avoir absolument aucun risque de transmettre le virus. Les vaccins contre le Covid-19 peuvent laisser passer une certaine transmission, mais ils nous protègent contre les formes graves, et c’est ce qu’on leur demandait » (cf cet article recommandé par le CPDH : https://www.france24.com/fr/france/20210706-vrai-ou-faux-les-arguments-des-anti-vaccins-covid-19-pass%C3%A9s-au-crible )

    A noter que cette technologie du vaccin contre la Covid n’est pas nouvelle, ni « expérimentale », comme on le lit ici ou là : utilisée pour la première fois à l’échelle planétaire pour un vaccin, l’ARN messager est une technologie dont le développement remonte….aux années 1990. L’Institut Pasteur attribue sa découverte aux chercheurs français Jacques Monod et François Jacob lors de leurs travaux sur la régulation de l’expression génétique, qui datent du début….des années 60.

    Je vous avoue enfin ne pas comprendre toute cette agitation accrue autour des vaccins et de la vaccination (vu que la vaccination obligatoire n’est pas une nouveauté : elle a permis d’éradiquer certaines maladie en France, et les directeurs d’école demandent aux parents des carnets de vaccination à jour de leurs enfants scolarisés chaque année), comme ne pas comprendre comment il est possible d’avoir peur qu’un vaccin puisse faire quelque chose qui serait pire que le virus que l’on prétend combattre.

    « L’amour bannit toute crainte » (1 Jean 4,18) et « l’amour ne fait point de mal au prochain » (Rom.13v10).

    Que le Seigneur vous bénisse, cher frère, et vous garde.

    Puisse ce souhait de Paul être notre réalité à tous :
    « Je demande que vous soyez enracinés et solidement établis dans l’amour ; ainsi vous aurez la force de comprendre, avec tous ceux qui appartiennent à Dieu, combien l’amour du Christ est large et long, haut et profond. Et vous connaîtrez alors son amour, bien qu’il surpasse toute connaissance [comme toute angoisse de « savoir » ce que l’on « nous cacherait »], et vous serez ainsi comblés de toute la plénitude de Dieu » (Eph.3v17-19).

    Bien fraternellement et dans la joie de vous lire,

    Pep’s

  6. Bonsoir Pep’s, on aura peut-être l’occasion d’en parler de vive voix mais je voulais te dire que je suis étonnée de la publication de cette vidéo en introduction. Dieu nous invite à ne pas nous asseoir sur le banc des moqueurs (Psaume 1.1, Jérémie 15.17). Je ne pense pas qu’on puisse dire de cette vidéo que c’est de l' »humour gentil, ça n’a rien de mal ». Que diraient ceux qui sont vaccinés si on retournait le discours? Jésus publierait-il cette vidéo ? Peut-elle être une pierre d’achoppement pour ceux qui ne seraient pas vaccinés et viendraient sur ton blogue ?
    Dieu nous invite à considérer l’autre supérieur à nous-même. Être vacciné ne permet en rien de mépriser ceux qui ne le sont pas, et inversement. Ne croyons pas avoir plus raison que ceux qui font d’autres choix. Les chrétiens se sont toujours trompés lorsqu’ils croyaient pouvoir affirmer ce que doivent faire les autres, sous prétexte d’amour ou de vérité. Dans la vidéo que tu postes, il y a l’idée d’une supériorité intellectuelle (ou de connaissances) des vaccinés ou des pro-vaccins. Les personnes qui ne sont pas vaccinées sont présentées comme peu intelligentes et peu cultivées (elles ont un langage pauvre, une attitude un peu « simple » et font des fautes d’orthographe, manquent de réflexion…) : où est la réalité ? où est l’humilité ? Où est le respect ? Où est l’amour ? Par contre on voit bien la moquerie. Cela va dans le sens de la division que vit déjà notre société, où les familles et amis se déchirent sur la question, se moquent, se méprisent. Au contraire, dans une société qui se divise, ne sommes-nous pas là pour être des acteurs de paix ? Notre réaction, quelle que soit notre situation (vacciné ou non), peut manifester l’amour de Dieu par l’humilité, le respect, la grâce… et surtout en pointant vers l’éternité. Les vaccins sont pour un temps mais c’est la façon dont on aura vécu cette période et ces choix qui laissera des traces éternelles. Ne nous trompons pas de combat spirituel.
    De plus, entrer dans cette polémique ne favorise pas l’unité dans l’église. Ne nous conformons pas au monde : ne pensons pas à la place des autres, ne tentons pas de remplacer une réflexion personnelle par une pensée toute faite, biais cognitifs inclus. Ne nous conformons pas aux attitudes de moquerie et de mépris de ceux qui ne pensent pas ou ne font pas comme nous.
    Nos concitoyens vivent des tensions, disputes familiales et conflits à cause du vaccin. En tant que chrétien, notre rôle est-il d’affirmer haut et fort qu’il n’y a qu’un chemin pour aimer ? Doit-on, parce qu’on a reçu une conviction pour soi-même de se faire vacciner, en faire une généralité pour tous et la justifier par des arguments « spirituels »? Dans ton article, tu affirmes que Dieu nous demande de faire des choix guidés par l’amour. Jusque là, je suis bien de ton avis. Mais ensuite, dire qu’aimer son prochain c’est se faire vacciner, c’est aller trop loin. C’est comme dire « aimer son prochain, c’est voter pour tel parti politique, choisir tel type de voiture… » et bien d’autres convictions personnelles.
    Par ailleurs, il me semble réducteur d’affirmer que ceux qui ne se font pas vacciner le font « pour faire leur choix ». Dieu attend de nous de prendre nos décisions par la foi. Nos décisions doivent-elles se prendre uniquement par l’intelligence ? Aucun homme n’est assez intelligent pour ne jamais se tromper. « Ne t’appuie pas sur ton intelligence, mais dans toutes tes voies connais-le et il dirigera tes sentiers ». La foi n’exclue pas l’intelligence, mais elle n’en fait pas sa base, car elle a l’humilité de reconnaître qu’elle ne sait pas tout. La foi prend des décisions dans l’intimité d’une relation avec Dieu, pour soi-même, et pas pour les autres. Prétendre que c’est de l’amour que de se vacciner repose sur une hypothèse scientifique : le vaccin rendrait les vaccinés moins contaminants pour les autres. On peut aussi trouver des scientifiques très sérieux qui disent le contraire. Alors que faire ? Je crois que la foi entend, mais place Dieu au-dessus. Et je crois que Dieu peut convaincre une personne de se faire vacciner, et une autre de ne pas le faire. Lui est omniscient. Romain 14 me semble tout à fait éclairant pour le sujet du vaccin :
    « Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. […] Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli. Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui? »
    « Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort… le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle. Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement. Il est bien de […] s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse. Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve ! Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché. »
    « Si vous êtes morts avec Christ aux principes élémentaires qui régissent le monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous soumettez-vous à toutes ces règles :
    « Ne prends pas ! Ne goûte pas ! Ne touche pas ! » ? Elles ne concernent que des choses destinées à disparaître dès qu’on en fait usage. Il s’agit bien là de commandements et d’enseignements humains ! Ils ont, en vérité, une apparence de sagesse, car ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité et le mépris du corps, mais ils sont sans aucune valeur et ne servent qu’à la satisfaction personnelle.
    « Attachez-vous aux réalités d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre ».

    J’ai lu des articles de chrétiens affirmant que telle ou telle position était selon Dieu, correspondait à l’amour ou à la vérité. J’ai écouté un seul message qui me semblait juste : il appelait à discerner les enjeux spirituels et les motivations qui nous animent. La relation avec Dieu ouvre à un chemin personnel. Non pas, surtout pas parce que « c’est mon choix », mais parce que c’est le chemin de Dieu pour moi, qu’il connaît ma santé, (par exemple il sait comment mon corps va réagir au vaccin), il connaît les projets qu’il a pour moi, les œuvres qu’il a préparées d’avance pour que je le glorifie.

    Se faire vacciner, ou ne pas se faire vacciner, peut avoir une apparence de sagesse. Affirmer que se vacciner ou non c’est de l’amour, c’est se baser sur un enseignement humain : celui d’un groupe de scientifiques ou d’un autre, selon que ce groupe affirme que le vaccin protège ou non les autres. Alors faut-il être un scientifique supérieur aux autres pour trancher ? Ma décision par la foi n’exclue pas l’intelligence et le savoir. Mais elle met l’intelligence et le savoir en dessous de ma relation avec Dieu. Un homme politique avait beaucoup de mal à admettre cela récemment. Pourtant, cela revient au même que de dire, pour un athée, que la conscience est au-dessus de la loi. Et encore heureux, sinon, dans un pays aux lois iniques, nous serions forcés de faire le mal.
    Être chrétien c’est vivre une relation avec Dieu. Ce n’est pas dicter ce qui, d’après notre vision des choses, est de l’amour ou pas, de la vérité ou pas.

    Je remercie Dieu de nous permettre de respecter notre gouvernement quelle que soit notre conviction pour nous-même.

    Un point me gêne aussi : le pass sanitaire amène dans une partie de la population le sentiment d’être plus « sanitaire » que d’autres. Le comportement suit : mépris, agacement, injustices, discrimination qui va très largement au-delà des droits que le pass est censé ouvrir. Comme si une nouvelle religion se dessinait, avec une sainteté acquise par le vaccin. On voit déjà bien que certains se sentent « meilleurs citoyens » que d’autres. Pourtant, être vacciné n’empêche de faire aucune forme de mal… C’est un biais cognitif bien réel et je l’ai observé plusieurs fois déjà.

    Je conclurais par : humilité pour ce qui concerne mon opinion, grâce pour ceux qui n’auraient pas la même, intimité avec Dieu pour prendre nos décisions (« Que chacun ait en son esprit une pleine conviction »), et conscience de l’éternité, pour remettre les choses à leur place, parce que le vaccin n’est pas l’éternité.

  7. Bonjour Anne,

    je te remercie pour ta lecture attentive, comme d’avoir pris le temps de m’écrire ce riche commentaire, que j’apprécie et dont je comprends parfaitement l’esprit et les inquiétudes formulées.
    Ce qui suit étant forcément limité, nous aurons, en effet, certainement l’occasion d’en reparler de vive voix.

    Sinon, pour te répondre :

    – Tu as raison de préciser que l’on ne saurait confondre les personnes : il y a effectivement des années lumière entre les « anti-vaccins » (et mêmes « anti-masques », « anti-mesures sanitaires »…) – qui s’opposent par principe et que rien ne fera changer d’avis – et les personnes qui, sans s’opposer au vaccin ou aux mesures sanitaires, se questionnent légitimement. Pour tous, ces trois questions demeurent :

    1)où en suis-je à ce sujet ?

    2) Qui m’a appris ce que je pense savoir sur le sujet ? La foi vient de l’écoute d’une parole, la Parole de Christ (Rom.10v17). De là l’enjeu spirituel : Qui ai-je écouté ? Sous l’autorité de quelle parole me suis-je placé ? Qui a parlé ? A quelle source d’info ai-je porté du crédit ? D’où est-ce que je tiens telle idée sur le vaccin, les mesures sanitaires ? Quelles sont mes sources d’inspiration, de connaissance, de ce que je sais, de ce que je crois, de ce sur quoi je fonde ma vie ?

    Ainsi, il ne suffit pas dire « des scientifiques très sérieux disent le contraire » [de ce que le vaccin rend les vaccinés moins contaminants pour les autres]. Mais plutôt : qui dit cela ? Quels « scientifiques » disent cela ? Sont-ils compétents dans le domaine concerné pour parler en toute autorité ? Acceptent-ils le regard de leurs pairs ?
    A quelle source fiable revenir ? Qu’est-ce qu’une source fiable ? La recherche de la vérité est la condition d’une information digne de ce nom, crédible. Quel est notre rapport à la vérité et à la réalité ? Là me paraît un autre des enjeux spirituels de notre temps.

    3) Qu’est-ce que je fais de mon frère ? Ce que nous décidons a toujours un impact sur les autres.

    De là cet autre enjeu spirituel, qui me paraît simplement d’être cohérent avec ce que nous croyons : chacun décidera donc devant le Seigneur, sur la base de ce qui est « le plus important » pour le Seigneur, comment il manifestera concrètement l’amour envers son prochain dans la période de pandémie que nous traversons, et comment il contribuera à empêcher ou de freiner la propagation du virus. Ceux qui ne veulent absolument pas se faire vacciner doivent alors nous expliquer comment ils comptent le faire, à moins qu’ils considèrent sans gravité la pandémie. Sur ce point, je n’ai eu, à ce jour, aucune réponse concrète. J’espère en avoir une un jour.

    -Je comprends ta réaction au sujet de la vidéo humoristique et parodique publiée en introduction [tu n’as pas commenté la campagne des « pompes funèbres Wilmore » 😉 ). Elle m’a parue utile et nécessaire, non pour blesser ou humilier, mais pour nous aider à prendre de la distance et de recul. Comme l’a dit un autre avant moi (le dessinateur Xavier Gorce, dans « raison et dérision ». Tracts Gallimard, 2021), l’humour est la tonalité qui permet de s’écarter délibérément de l’indignation première[ce que l’on voit fleurir sur les réseaux @sociaux]. Il ne s’agit pas de tuer l’émotion, ni de se moquer des souffrances d’autrui pour les dévaluer, mais de les tenir à distance pour qu’elle ne vienne pas fausser la réflexion [sans oublier de dire « merci » pour tout ce dont nous avons bénéficié depuis le début de cette pandémie]. Alors, certes, l’ironie peut heurter ou choquer les sensibilités ou les convictions : c’est parfaitement normal, mais c’est sa fonction. C’est ainsi qu’apprendre à accepter d’être choqué, voire bousculé, c’est aussi apprendre à accepter la critique de ses idées. D’ailleurs, qu’est-ce qui fait vraiment « mal », dans cette vidéo ? Le fait de toucher au sacro-saint « mon choix, ma liberté » [c’est l’argument que j’entends ou lis régulièrement] ?

    – Tu dis très bien : « ….dans une société qui se divise, ne sommes-nous pas là pour être des acteurs de paix ? Notre réaction, quelle que soit notre situation (vacciné ou non), peut manifester l’amour de Dieu par l’humilité, le respect, la grâce… et surtout en pointant vers l’éternité. Les vaccins sont pour un temps [comme tout ce qui aura été dit au sujet des vaccins, des mesures sanitaires…] mais c’est la façon dont on aura vécu cette période et ces choix qui laissera des traces éternelles. Ne nous trompons pas de combat spirituel ». Absolument. Je suis bien de ton avis. C’est ce que j’ai déjà exprimé, notamment dans mes commentaires à des internautes qui ont posté leur commentaire au pied de cet article.
    Puisque tu parles de paix, je retiens la définition suivante : « la paix n’est pas l’absence de ce qui dérange, mais la présence de ce qui est bon, juste et vrai ». L’un et l’autre étant « le fruit de la lumière », cf Ephésiens 5. Dans quelle mesure, effectivement, en tant qu' »enfants de lumière », selon cette épître de Paul, manifestons-nous un tel fruit, au quotidien ? Dans quelle mesure contribuons-nous à la présence de ce qui est bon, juste et vrai ?

    – Dire aux autres ce qu’ils doivent faire ou pas : je partage ce que tu dis à ce sujet. C’est pourquoi j’ai déjà demandé à des connaissances chrétiennes d’arrêter de m’envoyer des newsletters toxiques contenant, outre des affirmations bien peu fiables et dénuées d’humilité ou de prudence sur les vaccins, toute une série d’injonctions sur ce que je devrais faire ou ne pas faire, croire ou ne pas croire, sous peine de tomber dans la catégorie des « moutons ». Ainsi, tu as raison de le souligner, ce n’est pas le rôle des chrétiens en général, comme des prédicateurs en particulier du haut de la chaire, de prescrire à l’assemblée, réunie pour l’écoute de la Parole de Dieu, ce qu’ils doivent faire ou pas, pour qui voter ou ne pas voter, contre quoi manifester ou ne pas manifester, quel média regarder ou ne pas regarder…(je l’ai pourtant entendu plusieurs fois).
    Notre rôle est, non de surcharger le web ou les boîtes mails de nos destinataires de ce qui se dit déjà sur les réseaux @sociaux, mais d’annoncer et de prêcher l’Evangile de Jésus-Christ : c’est là aider à vivre selon Sa volonté, et encourager à se garder du mal et à faire des choix libres, inspirés non par la peur (alimentée notamment par toutes ces théories complotistes mensongères et anxiogènes – curieusement, on n’en parle très peu dans les commentaires que j’ai lu) mais par l’amour. On en revient à ce qui est le plus fondamental, d’autant plus que « l’amour se réjouit de la vérité », dit 1 Cor.13.

    Voici quelques éléments de réponse, bien incomplets j’en conviens, dont, je l’espère, tu comprendras l’esprit.

    Sois bénie !

    Fraternellement et à bientôt,
    Pep’s

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