N’attendez pas d’avoir le temps mais prenez le temps d’une pause Pep’s café

« Prenez le temps » d’une pause pep’s café salutaire, car le temps disponible ne se donnera jamais.
(Source : rawpixel)

S’arrêter sur ce blogue, c’est d’abord répondre à une invitation.

Une invitation à prendre le temps de s’arrêter, le temps d’une véritable pause, à l’heure du café (ou du thé), pour une rencontre salutaire, propice au partage et à la réflexion, avant de reprendre la route.

J’écris bien : « prendre le temps », car le temps disponible ne se donnera jamais.

Pour Erri de Luca, ces « heures prises au reste de la journée » est un « bout d’oreille », une « patte (qu’il a) retirée au gaspillage inexorable, grand dévorateur du temps accordé », à l’instar du berger du livre d’Amos, lequel « sauve de la gueule du lion deux jambes ou un bout d’oreille… »(Amos 3v12)

Comme Erri de Luca l’explique lui-même dans la préface de son livre, « Première heure »(Folio, pp 9-10), « tout au long de (ses)années de vie d’ouvrier », celui qui est maintenant un écrivain feuilletait « les Saintes Ecritures et leur hébreu ancien une heure avant de partir au travail. Il (lui)semblait ainsi saisir un peu de chaque jour nouveau avant qu’il ne soit dérobé par la fatigue(…)Encore maintenant, alors (qu’il)n’exerce plus ce métier, (ll a)gardé cette habitude et cet horaire. »

« Un bout d’oreille, deux jambes »…des morceaux qui peuvent paraître dérisoires, mais quels morceaux ! « Un bout d’oreille » pour prendre le temps d’écouter la Parole d’un autre que nous même ; et « deux jambes », pour « marcher », mettre en pratique ce que l’on aura reçu et compris de cette Parole du jour.

 

Article initialement paru le 05 avril 2019 et remis à jour.

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Nahum, par Eric

« Comment une ville pourtant repentie, qui avait atteint son apogée culturel, au fil des générations a fini par fouler de ses pieds le premier avertissement divin ? Voilà ce qui m’a littéralement interpellé »…
(Source image : Rawpixel)

Eric, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre du prophète Nahum.

 

Quel est ce livre ?

La prophétie de Nahum. Nahum que l’on qualifie de petit prophète a prédit la chute de la capitale de l’empire néo assyrien au sommet de sa puissance culturelle, économique, militaire.

En quoi (ou pourquoi) la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Nahum n’a rien d’un fou furieux qui annonce le pire auprès de la ville de Ninive. Le nom de Nahum laisse même entrevoir que le prophète fut aussi connu pour sa dimension compassionnelle, consolatrice au point sans doute d’imprégner la mémoire d’un village appelé Capernaüm. Nahum rappelle à ses auditeurs, la bonté de Dieu au verset 7 dès le premier chapitre du livre. Mais au cours de cette lecture, le prophète aborde la brutalité soudaine liée au jugement de Dieu qui entend détruire la ville de Ninive. Un siècle plus tôt, toute la ville de Ninive s’était pourtant convertie au grand dam de Jonas.

Le défi associé à la lecture de ce livre prophétique était de saisir les raisons qui ont conduit Dieu un siècle plus tard à détruire la ville de Ninive après avoir un siècle plus tôt, chercher à la sauver, « 40 jours avant qu’elle ne soit détruite » ? Pourquoi Dieu est-il revenu finalement sur sa décision ?

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Comment une ville pourtant repentie, qui avait atteint son apogée culturel, au fil des générations a fini par fouler de ses pieds le premier avertissement divin ? Voilà ce qui m’a littéralement interpellé.

Souvenons-nous qu’un siècle plus tôt, Jonas parvient « à reculons » à mener cette ville étendue incroyante à la repentance. Il ne fait pas de doutes pour reprendre le texte de l’apôtre Pierre que les habitants de Ninive ont ainsi purifié leurs âmes en obéissant à la vérité. Cette génération un siècle plus tôt avant l’intervention de Nahum, cette ville a été totalement impactée par le message prophétique de Jonas. Un message puissant conduisit alors la ville à un authentique réveil salutaire lorsque Dieu fit une première fois, comprendre que cette ville serait bientôt détruite. La parole de Jonas a été comme la semence incorruptible, la parole vivante et permanente de Dieu qui conduisit la ville Mésopotamienne, capitale de l’Assyrie, à un retour à Dieu. Jonas a bel et bien, semé la parole incorruptible de Dieu et a généré ce fruit qui fut la repentance de toute une ville.

Mais en à peine trois générations la situation spirituelle de la Ville de Ninive qui après avoir connu l’apogée au pinacle de sa domination, se dégrada. Avec le règne d’Assurbanipal celui qui méditait le mal contre l’Éternel, la situation de l’Assyrie déclina brutalement. Génération, après génération, la situation spirituelle de Ninive la puissante, s’est totalement délitée, le dernier grand Roi d’Assyrie s’est même vu affublé d’un surnom « le jouisseur indolent et dépravé », le dernier Roi d’Assyrie Assurbanipal, Roi efféminé s’est surpassé, il a dépassé tous ses prédécesseurs depuis la prophétie de Jonas, et il est allé de débauches, en débauches, de cruauté en cruauté.

La cruauté de la ville de Ninive, sa débauche, ses idoles ont fini par exaspérer Dieu. S’adressant à la ville de Ninive Nahum lui déclara ceci « Malheur à la ville sanguinaire, pleine de mensonge, remplie de violence, qui ne cesse de se livrer au pillage… au verset 3, Nahum décrit la multitude de blessés, la foule des cadavres, les morts innombrables. Nahum dénonce les prostitutions de Ninive, les pratiques magiciennes ». Nahum finit par annoncer la destruction de la ville qui avait foulé de ses pieds le premier avertissement qui fut donné un siècle plus tôt par le prophète Jonas. Ainsi « Dieu est lent à la colère », mais il ne laisse pas impuni le pécheur. Nahum 1.3

Le verset de ce livre qui m’inspire

Nahum 1.7 : « L’Eternel est bon, Il est un refuge au jour de la détresse; Il connaît ceux qui se confient en lui ».  Alors, confions-nous en Dieu et prenons ses avertissements très au sérieux.

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Michée, par Louis-Michel

Le défi de Michée : vivre le « vrai culte » selon la grâce de Dieu », avec ce verset-clé : « On t’a enseigné, ô homme, ce qui est bien, et ce que l’Eternel attend de toi » (Source image :  Reporterre. A Sao Paulo, le 9 décembre 2013, les étudiants de l’école de communication et d’art de l’université de Sao Paulo investissent un centre commercial de Natal, pour une marche des zombis « blind ones » contre le consumérisme aveugle)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre du prophète Michée.

 

Le Livre :

Michée, fils de Moreshet en Juda, exerce son ministère sous Yoram, Ahaz, et  Ezéchias. Il a connu la chute de Samarie en 722. Michée prêche après Amos. Il s’oppose à la corruption et annonce la restauration de Dieu pour le « reste »  sous la conduite d’un roi-berger, et c’est ce que Jésus confirme dans Jean 10. Alors viendra la paix de Dieu.

Le roi-berger est annoncé au chapitre 5 « De toi (Bethléhem), sortira celui qui règnera sur Israël ». Le Nouveau Testament reprend ce thème plusieurs fois au sujet de Jésus-Christ.

Le défi :

Pour moi, le défi de Michée est de vivre le « vrai culte » selon la grâce de Dieu. Pourquoi ? Comment ? Avec qui ? Avec quel contenu ? Ce « vrai culte » passe devant toute forme de culte à Dieu : « Avec quoi m’inclinerai-je devant le Dieu d’en haut ? » (Michée 6:6) ou quel sera le contenu de mon adoration ?

L’interpellation :

Dieu déclare qu’il veut faire disparaître ce qui empêche son peuple de lui rendre un culte en esprit et en vérité. Dieu dit : « Je ferai disparaître :

  • les chevaux de guerre, les chars,
  • les cités fortifiées,
  • les actes de sorcellerie,
  • les idoles
  • les dieux fabriqués
  • les villes (qui servaient l’orgueil humain) ».

En fait, Dieu veut « ôter le péché du monde ». N’est-ce pas le prémice de ce que Jean-Baptiste dira au sujet de Jésus :  « Voici, l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1:29).

Le verset :

« On t’a enseigné, ô homme, ce qui est bien, et ce que l’Eternel attend de toi : c’est que tu te conduises avec droiture, que tu prennes plaisir à la bonté et que tu vives dans l’humilité avec ton Dieu » (Michée 6:8).

Le chemin ? Jésus mon Sauveur et mon Seigneur !

 

 

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Amos, par Louis-Michel

Le défi du livre d’Amos : ne jamais accepter la corruption ! (Source image : public domain pictures)

Louis, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente le livre du prophète Amos.

 

Le Livre :

« Amos » signifie « fardeau ou plus exactement « porteur de fardeau ». C’est le rôle du messager. Amos est un berger et un cultivateur de la bourgade de Tekoa, un homme simple et travailleur. Il exerce son ministère dans le nord d’Israël sous le roi Jéroboam II. Le livre est rédigé au milieu du VIII°siècle avant Jésus-Christ. Cette période est paisible tant en Israël qu’en Juda et même avec les nations voisines. Période de paix veut dire aussi temps de prospérité, et malheureusement, de relâchement spirituel. Des abus sont commis, et la corruption se répand partout.

Plan possible : a-Jugements contre les nations (ch.1 à 2:16), b-Reproches à l’égard d’Israël (ch.3 à 6:14), c-Visions sur le jugement et la restauration (ch.7 à 9:15)

Le défi :

Ne jamais accepter la corruption ! Ni de la part de Satan, ni des ennemis, encore moins des proches ! Tant de gens défendent leurs intérêts personnels qu’il est parfois difficile de ne pas se laisser attirer … Mais nous avons un Dieu qui désire se tenir auprès de chacun. Et je veux relever ce défi : Demeurer dans la présence bénie du Seigneur afin qu’aucune corruption vienne faire son nid dans mon coeur !

L’impression :

L’annonce du Jugement me concerne, bien sûr. Mais l’annonce de la restauration aussi. C’est cela qui m’impressionne le plus ! Le messager Amos prononce des paroles qui apportent au peuple toutes les raisons de se rapprocher de Dieu, comme par exemple : « Le vin nouveau ruissellera de toutes les montagnes » (Amos 9:13). L’amour de Dieu ne cesse jamais de se manifester !

Le verset :

« Prépare-toi, Israël, à rencontrer ton Dieu » (Amos 4:12).

Questions :

Lorsque le Mal envahit le monde autour de moi alors que la paix règne, comment est-ce que je réagis vis-à-vis de Dieu ?

 

Le Défi biblique de l’été : l’Evangile selon Luc, par Luc

« Luc nous présente un Jésus plein de compassion, de bonté et de générosité pour les pauvres, les malades, les opprimés, les laissés-pour-compte. C’est le sauveur universel ».

Luc, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé ce défi biblique, nous présente l’Evangile selon Luc.

 

Tout d’abord je suis frappé par la simplicité et l’authenticité de cet évangile adressé à un haut dignitaire, que Luc qualifie d’excellent, Théophile.

Par la simplicité : Luc ne cherche pas à nous présenter un exposé théologique, mais nous décrire un récit suivi et ordonné de Jésus qui s’est fait Homme pour racheter et sauver l’humanité.

Par l’authenticité : Luc a fait des recherches très poussées quant aux événements de la vie de Jésus pour qu’à travers Théophile, ses lecteurs puissent avoir la certitude des enseignements qu’il a composés.

Le grand défi pour moi, c’est ce Jésus qui s’est vidé de toute sa Divinité, sa Gloire et sa sainteté pour devenir semblable aux hommes en tout point hormis le péché, le parfait second Adam, l’un des nôtres qui désormais relie l’humanité à Dieu.

Contrairement aux juifs pieux qui sous-estimaient samaritains, femmes, enfants, païens, collecteurs d’impôts, pécheurs, Luc nous présente un Jésus plein de compassion, de bonté et de générosité pour les pauvres, les malades, les opprimés, les laissés-pour-compte. C’est le sauveur universel. Aussi n’a-t-il pas dit : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ; pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année de grâce du Seigneur » (Luc 4 : 18, 19)

Dans un monde où la violence règne, Luc nous montre un Sauveur plein d’empathie qui pousse à aimer, à prendre de la hauteur dans ce monde de jungle où la raison du plus fort est toujours la meilleure.

 

Le verset qui m’inspire est Luc 19 : 10 : « car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ».

Personne n’est exclu, même les pécheurs les plus endurcis, ce verset m’invite à aimer par-dessus tout et à croire à Dieu Le Père, Dieu Le Fils, Dieu Le Saint Esprit, à la foi seule, à la Bible seule.