Le Défi biblique de l’été : l’épître de Paul aux Galates, par Louis-Michel

Pourquoi retournerions-nous sous la loi alors que nous sommes sauvés par la foi ? (Source image : public domain pictures)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente l’épître de Paul aux Galates.

 

L’Épître :

Excusez mon originalité, mais j’imagine l’organisation télévisée d’un grand débat entre deux leaders : le premier représenterait la loi, le second serait le fer de lance de la foi. Incontestablement, c’est Paul, le défenseur de la foi qui l’emporte !

Il écrit sa lettre aux églises de Galatie en 49 ap. J.-C. Des prédicateurs partisans de la loi de Moïse pour les chrétiens veulent détourner les membres des églises de la foi toute simple que Paul avait prêchée lors de son premier voyage missionnaire.

Le défi :

C’est très simple : Je dois choisir entre vivre par la loi, et vivre par la foi. Paul, aux Romains, parle de la foi avec ces mots : « La loi de foi ». C’est ce que Jésus a fait par Son Esprit, nous donner de vivre, non avec la lettre qui tue, mais avec l’Esprit qui vivifie ! D’ailleurs, Luther, reprenant un mot de la Bible, s’écrie : « Mon juste vivra par la foi ! »

L’interpellation :

Ne nous laissons pas prendre par le légalisme ! C’est la plus grande menace contre l’Eglise. En effet, pourquoi retournerions-nous sous la loi alors que nous sommes sauvés par la foi ? Parce que nous voulons une église parfaite, sans aucun défaut, parce que nous voulons une belle apparence ?

Les versets :

« Nous avons compris qu’on est déclaré juste devant Dieu, non parce qu’on accomplit les oeuvres que commande la loi, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ » (Ch.2:v.16).

« Tu n’es plus esclave, mais tu es fils ou fille, héritier des biens promis, grâce à Dieu » (Ch.4:v.7).

Question :

La loi vient des commandements de Dieu, doit-on les retirer de la Bible ? Il faut répondre à cela, que Jésus, à cause de l’amour divin, nous rend capables d’accomplir toute la loi selon l’Esprit !

 

 

 

Le Défi biblique de l’été : l’Evangile selon Marc, par Louis-Michel

Dans l’Evangile selon Marc, Jésus y apparait comme une flèche qui atteint rapidement son but. Les chrétiens ont besoin d’être sans cesse défiés et réveillés par le Saint-Esprit pour accomplir la volonté de Dieu ! Ce sera mon défi de l’été ! (Source image : convergence bolcho-catholiques)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente l’Evangile selon Marc.

 

Le témoignage :

Selon François Bassin, dans son « Evangile de Marc », cet Évangile, après avoir été longtemps délaissé,  reçoit aujourd’hui un franc succès ! Son récit est vif et dynamique, le texte est bref. C’est Marc qui est le plus proche du vécu de Jésus au quotidien.

Je propose ici de se fier au plan proposé par F. Bassin :

  1. Les préliminaires (1:2-13)
  2. Proclamation et miracles en Galilée (1:14 à 8:26)
  • De la Galilée à Jérusalem (8:27 à 13:37)
  1. Le dénouement (14:1 à 16:8)

Conclusion (16:9-20).

Le livre aurait été écrit à Rome (vers 63-68 après Jésus-Christ).

Le défi :

Il me semble qu’il y a dans le témoignage de Marc (qui n’est pas hébreu) une puissance en action. Jésus y apparait comme une flèche qui atteint rapidement son but. Les chrétiens ont besoin d’être sans cesse défiés et réveillés par le Saint-Esprit pour accomplir la volonté de Dieu ! Ce sera mon défi de l’été ! Si je dois être comme une flèche, alors, que je le sois vraiment !

L’impression :

Lorsque j’ai fini d’étudier globalement et en détail le témoignage de Marc,  je me suis dit que j’aurais aimé vivre cette fantastique aventure de la foi, proche de mon Sauveur. Oui, l’impression que me laisse Marc (qui signifie d’ailleurs « empreinte »), est celle de la PROXIMITÉ. « Approchez-vous de Dieu, il s’approchera de vous » (Epître de Jacques).

Le verset :

« Suivez-moi et je ferai de vous des pécheurs d’hommes » (Marc 1:17). Si nous désirons être des pécheurs d’hommes, il nous faut suivre Jésus, apprendre à ses côtés, nous inspirer de son comportement, de sa communication, de son amour actif et concret !

Question :

Jésus ne prépare-t-il pas sa mort ? Marc veut-il nous interpeller pour nous-mêmes ? Pour quelles raisons ?

 

 

 

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Sophonie, par Joël

Le but final de Dieu est de se réjouir dans des hommes qu’il aura sauvés, plus encore, d’en faire « sa plus grande joie » ! (Source image : Superman & Co. – Bible et Partage. Sur Pinterest)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre du prophète Sophonie.

 

Quel est ce livre ?

Sophonie, un des « petits prophètes », n’est certainement pas le livre de la Bible le plus connu ! Contemporain de Jérémie et d’Habakuk, Sophonie lance encore un appel au peuple de Juda pour les avertir de l’imminence du « jour de l’Éternel » où Dieu va juger son peuple par les Babyloniens.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Le « jour de l’Éternel » dont il est souvent question dans ce livre est à la fois spécifique (pour le peuple juif) et universel (il concerne la terre entière). Il est aussi à la fois immédiat (le jugement va venir sur Jérusalem) et lointain (Dieu, un jour, jugera toutes les nations). Ces différents niveaux d’interprétation ne sont pas faciles à distinguer.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Le jugement de Dieu, que Sophonie développe, n’est pas la notion avec laquelle nous sommes le plus à l’aise… Pourtant, ici comme dans tant d’autres livres bibliques, le prophète affirme que ce jugement sera juste : « Le Seigneur est présent dans la ville pour y faire régner la justice et non le mal ; chaque matin sans faute, il rend ses jugements. Malgré cela, les méchants agissent sans aucune honte ! » (3.5) Je devrais avoir honte de mal agir en pensant que le Dieu juste est là et me voit…

Le verset de ce livre qui m’inspire

« L’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi un héros qui sauve. Il fera de toi sa plus grande joie. Il gardera le silence dans son amour, puis il se réjouira à grands cris à ton sujet. » (3.17) Le but final de Dieu est de se réjouir dans des hommes qu’il aura sauvés, plus encore, d’en faire « sa plus grande joie » ! Quel Dieu plein d’amour et généreux avons-nous !

 

Le Défi biblique de l’été : Le livre de Daniel, par Joël

Suivre le courant, au risque de se laisser emporter…ou vivre à contre-courant ? (Source image : public domain pictures)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre de Daniel.

 

Quel est ce livre ?

Selon les traditions, le livre de Daniel est classé soit parmi les « Écrits » (les « Ketubim ») pour les Juifs, soit parmi les prophètes pour les chrétiens. C’est un ouvrage composite, avec l’histoire de la vie de Daniel, juif déporté à Babylone devenu haut fonctionnaire auprès de plusieurs rois, qui s’entremêle avec de larges passages prophétiques. Une partie des prophéties s’est déjà réalisée, par exemple la succession des 4 empires vus sous la forme de 4 bêtes ; mais d’autres restent encore à venir.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Les prophéties de Daniel sont de type « visionnaire » ou « apocalyptique » : Daniel, en songe ou en vision, voit des statues, des bêtes fantastiques, des combats sur la terre ou dans le ciel, etc. Et l’interprétation des symboles de ces visions n’est pas facile… Je dois accepter de ne pas tout comprendre !

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Dieu est le maître de l’histoire et rien n’échappe à son contrôle. Il a prévu les grandes lignes (le songe de la statue du ch. 2 le démontre) comme les détails de certaines batailles (le ch. 11 s’est réalisé en détail 400 ans après Daniel). Même le puissant Nebucadnetsar a dû le reconnaître : « Le Très-Haut agit comme il lui plaît. »

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Daniel prit la ferme décision de ne pas se souiller en consommant les plats servis à la table du roi et le vin de ses banquets. » (1.8) Au-delà de ses prophéties impressionnantes, le personnage de Daniel est très attachant. Ce juif déporté décide très jeune de rester fidèle à son Dieu quoi qu’il en coûte — et, à un âge avancé, il continuera à craindre son Dieu plus que les puissants monarques qu’il sert, jusqu’à ne pas avoir peur de la fosse au lion !

Le Défi biblique de l’été : 1-2 Chroniques, par Yannick

Un rappel historique et un encouragement à nous demander qui est vraiment le peuple de Dieu.  (Source : Pixabay)

Yannick, que je remercie pour ces textes et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente les 1er et 2ème livres des Chroniques, lesquels nous interpellent sur la notion de « peuple de Dieu ».

 

1 Chroniques

Au moment où le livre des Chroniques est écrit, le peuple est en train de revenir d’Exil. Dans ce temps délicat de reconstruction, l’auteur pose une question simple : « Sommes-nous toujours les héritiers des promesses que Dieu avait données à nos ancêtres ? » Le peuple est-il toujours le peuple de l’alliance ? Est-il toujours le peuple au milieu duquel Dieu habite ? La question est posée, d’autant plus que le temple a été détruit ! Plus d’adoration, plus de sacrifices ! Quel avenir pour le peuple ?

La réponse donnée est un rappel historique et l’auteur nous encourage à nous demander qui est vraiment le peuple de Dieu. C’est une question que nous pouvons nous poser. C’est une question que je me pose. Peuple de Dieu ? Est-ce quelque chose de totalement national ? Est-ce quelque chose qui dépend de notre obéissance ? Est-ce dû à notre perfection ?

L’auteur répond en reprenant toute l’histoire d’Israël. Il met l’accent, comme toujours dans les livres historiques, sur la fidèle présence de Dieu. Celle-ci est manifestée à travers l’alliance de Dieu et l’adoration offerte dans le temple. Le résultat, c’est que nous pourrions résumer la réponse du croyant qu’est l’auteur de Chroniques en disant que le peuple de Dieu est définit par la promesse. Ainsi, ceux qui croient en la promesse de Dieu sont comptés comme membres de son peuple.

Cela bouscule tous mes a priori sur la notion de « peuple » parce que cela me dit aussi qui est actuellement membre du peuple de Christ. Ce sont tous ceux qui croient à la promesse : ceux qui croient en Christ vivront avec lui !

Un verset qui m’encourage particulièrement est cette affirmation de David : « Cependant c’est moi que le Seigneur, le Dieu d’Israël, a choisi parmi toute la famille de mon père, afin que moi et mes descendants nous régnions pour toujours sur Israël. » (1 Chr 28.4)

 

2 Chroniques

Encore un livre rempli de noms de rois ! En plus ce sont pour la plupart des rois pas très recommandables. Il y a bien Salomon et Ezékias. Mais dans l’ensemble, ce n’est pas très glorieux, surtout pour le royaume du nord, celui d’Israël. C’est en tous cas l’image que nous pouvons avoir. Ajoutez à cela la vague impression de copier-coller entre le livre des Rois et des Chroniques !

Difficile de savoir quoi faire de ce livre. Pendant longtemps, ce livre n’a été pour moi qu’une répétition inutile. David et Salomon nous suffisent bien ! Et puis en lisant plus attentivement j’ai découvert certains accents différents.

Une chose qui m’a petit à petit marqué, c’est la « survie » du temple. Plus que dans le livre des Rois, l’auteur des Chroniques exhorte ses lecteurs à ne pas oublier que le temple était le symbole de la présence bienveillante de Dieu au milieu de son peuple. Bien sûr la lecture des derniers chapitres peut être déprimante. C’est paradoxal, mais cela m’encourage : malgré toutes les trahisons des rois, Dieu est fidèle à sa promesse de demeurer au milieu de son peuple.

Malgré l’exil, Dieu fera revenir son peuple. Malgré les désobéissances futures, Dieu viendra lui-même. Il y a donc quelque chose de l’annonce de la venue de Jésus dans Chroniques. La fidélité de Dieu, et l’espérance de sa venue.

Cette fidélité est d’ailleurs ce qui vient clore 2 Chroniques. Le livre se termine sur le décret du roi Cyrus : « Le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre, et il m’a chargé de lui bâtir une maison à Jérusalem, en Juda. Quiconque d’entre vous appartient à son peuple, que le Seigneur, son Dieu, soit avec lui, et qu’il monte [à Jérusalem] ! » (2 Chr 36.23)

 

 

Le Défi biblique de l’été : les Proverbes, par Louis-Michel

« La crainte de Dieu dans les Écritures (…)libère plutôt une grande force car celui qui craint Dieu ne peut craindre autre chose… », écrit Erri de Luca (Source : rawpixel)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente le livre des Proverbes, dédiée à la sagesse, laquelle est accessible à tous à la condition suivante….

 

Le livre :

Le livre des Proverbes est dédié à la SAGESSE. Avec l’Ecclésiaste, ce sont des livres philosophiques qui aborde des vérités spirituelles, morales, sociales, sentimentales, économiques, sociologiques, pratiques… Divers hommes « sages » en sont les auteurs : Salomon, Agur, et la mère du Roi Lemuel.

Dès le début du livre, la sagesse est présentée accessible à tous à partir du moment où l’on craint l’Eternel.

Qui est concerné par l’enseignement des proverbes ? Les dirigeants, les enfants et leurs parents, les entrepreneurs, les ouvriers, les hommes et les femmes, les riches et les pauvres, les serviteurs des rois, les gens corrompus, les usurpateurs, les voleurs, les iniques …

Le défi :

Ayant enseigné la philosophie quelques années, je sais bien que la sagesse ressemble à l’espace infinie qui nous entoure. Mon défi personnel est d’être rendu capable de sagesse par l’Esprit de Dieu car sinon ce n’est qu’une sagesse humaine vaine !

L’impression :

Un jour, j’étais en montagne. Soudain, je vis tout en haut dans le ciel un aigle royal qui tournoyait en descendant. J’ai été si impressionné qu’aujourd’hui encore je suis irrésistiblement attiré par ce spectacle ! Eh bien, c’est cette impression que me fait le livre des Proverbes. En même c’est si proche si concret et pourtant si lointain si insaisissable … Mais Dieu n’est-il pas ainsi ? Un père, mais aussi un Dieu vivant, juge et souverain !

Le verset :

Il faudrait recopier tous les proverbes !!! Mais j’en choisis un quand même : « Une femme de sagesse pleine de sagesse construit sa maison » (ch.14, v.1). Je choisis cette perle parce qu’elle correspond à ce qu’est mon épouse ! Gloire à Dieu !

Questions :

Craignons-nous Dieu dans l’amour de son saint Nom ?

Demandons-nous la sagesse comme l’écrit Jacques (ch.1) ?

Sommes-nous l’attente de recevoir de Dieu Son Esprit de sagesse et de sainteté ?

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Joël, par Louis-Michel

Acceptons-nous d’être des porte-paroles de Dieu dans notre époque ?….

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente le livre du prophète Joël : « ça déchire ! »

 

Le livre :

Joël, fils de Petouël, prophète de l’Éternel est très peu connu. Son nom signifie « l’Eternel est Dieu », et celui de son père « Dieu libère ». La prophétie est peut-être rédigée sous Joas (835 à 796 av. J.-C ou bien au retour de l’exil, après Aggée et Zacharie.

Le thème principal du livre est LE JOUR DE L’ETERNEL. En effet, le fléau des sauterelles est un jour de l’Eternel. Ce fléau en annonce un autre, celui de l’invasion d’un peuple du nord. Il préfigure aussi le jour de l’Eternel à la fin des temps. Il y aura un jour de l’Eternel universel, un jugement pour tous, mais le peuple de Dieu sera sauvé. Selon Nombres 11, Dieu donnera de son Esprit Saint afin que son peuple accomplisse une mission prophétique. Jésus reprendra ce thème (Jean 7:37-38) dont Joël fait mention au sujet de la purification à la fin de sa prophétie.

Un défi :

Accepter l’Esprit de Dieu qui me permet d’obéir à l’impulsion du Christ : « Allez, faites de toutes les nations des disciples ». La Pentecôte n’a pas été pour une satisfaction, mais pour accomplir le plan de Dieu à travers son peuple.

Interpellation :

Ce qui m’interpelle, c’est de déchirer mon propre coeur, et non les formes extérieurs de la piété, et de mettre ma confiance en Dieu.

Le verset :

« Déchirez votre coeur et non vos habits, et revenez à l’Eternel, lui qui est votre Dieu. Il est plein de grâce, compatissant, lent à colère, et riche en amour … » (chapitre 2, verset 13).

Questions :

Acceptons-nous d’être les porte-parole de Dieu dans notre époque ?

Désirons-nous la puissance du Saint-Esprit pour accomplir cette mission ?

Croyons-nous que Dieu peut changer quelque chose dans notre monde et dans le vie de nos contemporains ?

 

Le Défi biblique de l’été : 1-2 Corinthiens, par Joël

« Notre christianisme n’est pas un ensemble de règles ou de pratiques, mais avant tout une relation avec une personne vivante, chef de l’Église…. »(Source image : public domain pictures)

Joël, que je remercie pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente les épîtres de Paul aux Corinthiens, des lettres touchant des sujets variés et d’une actualité impressionnante.

 

1 Corinthiens

Quel est ce livre ?

D’Éphèse, Paul écrit une lettre à l’église de Corinthe qu’il a fondée quelques années auparavant pour traiter divers problèmes qui lui ont été rapportés (divisions, immoralité sexuelle, procès) et pour répondre à diverses questions que les Corinthiens lui ont posées (mariage et divorce, viandes sacrifiées aux idoles, manifestations spirituelles, résurrection, collecte).

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Comprendre le style utilisé par Paul est capital pour bien interpréter cette lettre qui touche des sujets très variés — et d’une actualité impressionnante. L’apôtre manie l’ironie, l’hyperbole, les raisonnements a fortiori, etc. Par ailleurs, il évoque des sujets jamais abordés dans les autres écrits du N.T. et dont l’importance doit donc être relativisée (ex. : voile pour les femmes, baptême pour les morts, etc.). Si l’on n’y prête pas garde, on peut faire dire à cette Épître ce qu’elle ne veut pas dire !

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

La façon dont Paul recentre les nombreux sujets concernant la pratique de la vie quotidienne ou dans l’église sur Jésus Christ. La présentation de Jésus crucifié et de Jésus ressuscité encadre le développement de la lettre. Notre christianisme n’est pas un ensemble de règles ou de pratiques, mais avant tout une relation avec une personne vivante, chef de l’Église qui est vue sous l’image de son corps.

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Qu’as-tu que tu n’aies pas reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi faire le fier comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (4.7) Les Corinthiens étaient très fiers de ce qu’ils avaient, en particulier de leurs dons spirituels et en premier lieu les plus spectaculaires, comme les langues ou les miracles. Moi aussi, je peux facilement devenir orgueilleux de mes dons, de mes capacités, de mes biens, de mon église, de mes relations sociales, etc. Alors ce texte me rappelle que tout m’a été donné par pure grâce.

 

Paul face à ses opposants : les « super-apôtres » ! (Source image : public domain pictures)

2 Corinthiens

Quel est ce livre ?

Paul est sur le point d’aller rendre une nouvelle visite aux Corinthiens pour finaliser la collecte au profit des pauvres de Judée. Mais certains opposants, se présentant comme des « super-apôtres » s’étaient établis à Corinthe et influençaient l’église contre Paul. L’apôtre est donc obligé de défendre son ministère tout au long de cette lettre, tout en cherchant à stimuler la générosité des Corinthiens pour la collecte en cours.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

La lettre abonde en textes connus : le trésor dans le vase de terre, voir Dieu en Christ, être ambassadeur pour Christ, quand je suis faible alors je suis fort, etc. Mais il importe de comprendre que ces versets s’insèrent comme des joyaux dans une trame beaucoup plus sombre, méconnue et complexe, celle de la contestation du ministère de Paul qui est le sujet de fond de la lettre.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Le dévouement sans compter de Paul pour les Corinthiens : ceux-ci, que Paul a amenés au salut, pour qui il a beaucoup fait, sont ingrats, injustes, influencés, peu généreux… Mais Paul continue à les aimer et la sévérité de son propos, parfois, en est même un témoignage touchant : « Je me dépenserai moi-même pour vous même si plus je vous aime, moins je suis aimé de vous. » (12.15). Quel amour inconditionnel !

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Nous renversons les raisonnements et tout obstacle qui s’élève avec orgueil contre la connaissance de Dieu, et nous faisons toute pensée prisonnière pour qu’elle obéisse à Christ. » (10.5) Le combat spirituel se situe avant tout dans nos pensées. Les faux raisonnements que nous cultivons peuvent devenir des « forteresses » mais en changeant nos pensées pour celles de Christ, nous pouvons être vainqueurs !

Le Défi biblique de l’été : 1-2 Rois, par Yannick

1-2 Rois : des livres actuels sur le désir de pouvoir des êtres humains(Source image : public domain pictures)

Yannick, que je remercie pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente 1 et 2 Rois, des livres pleins d’intrigues.

 

1 Rois

Israël : le peuple de Dieu. David, le roi choisit par Dieu. A priori, tout était enfin en bonne voie pour le peuple d’Israël. C’est sans compter sur le désir de pouvoir des êtres humains. Aussitôt que David donne des signes que la fin est proche, les hommes autour de lui révèlent leur vraie nature. Les intrigues visant à prendre le pouvoir commencent dès 1 Rois. Dès la mort de Salomon, ces intrigues reprennent. Et les choses semblent souvent aller de plus en plus mal…

D’ailleurs, je suis toujours surpris de l’honnêteté avec lequel le livre des Rois rapporte l’histoire des deux royaumes. Rien n’est embellit. Tous les rois du royaume du Nord (Israël) se détournent de Dieu. Quant aux rois du royaume du Sud (Juda), les choses sont plus mixtes. Lorsque je regarde l’histoire des deux royaumes d’une manière globale, je me pose une question : « Va-t-il vraiment rester un roi fidèle à Dieu ? » D’ailleurs c’est l’un des soucis de l’auteur de ce livre. Il chercher à encourager le peuple de Dieu.

Dans le passé, Dieu a jugé de nombreux rois qui ont rejeté son alliance. Mais Dieu a toujours préservé un « reste fidèle ». La maison de David n’a jamais totalement été écartée de la royauté. Dieu a fait en sorte que certains rois reviennent vers son alliance. La repentance est toujours possible. Suivre Dieu est toujours possible. Et de David viendra le roi parfaitement fidèle, Jésus.

C’est dans ce sens que nous pouvons lire cette promesse de David à Salomon : « Si tes descendants font fidèlement ce que je veux, s’ils se conduisent à mon égard avec une entière honnêteté et avec un engagement total, il y aura toujours après toi l’un d’entre eux qui régnera sur le peuple d’Israël. » (1 Rois 2.4)

 

2 Rois

Avec 2 Rois, j’ai parfois l’impression de lire le récit d’une longue descente dans… dans quoi ? La violence, l’injustice et l’idolâtrie. D’ailleurs ce livre commence avec le ministère d’Elie et sa lutte contre le roi Ahazia, et sa succession par Elisée. 2 Rois nous fait descendre lentement vers l’Exil du peuple. De plus en plus, l’alliance de Dieu est oubliée, et Dieu rejetée.

Lire 2 Rois est un vrai défi quand je regarde la situation politique. Peut-être suis-je un pessimiste, mais j’ai souvent l’impression que de nombreux politiciens n’ont rien à envier aux mauvais rois d’Israël et de Juda. Elections douteuses, détournement d’argent, mœurs pour le moins peu recommandables. Et que dire de l’adoration de l’argent et du pouvoir ! Faut-il attendre quelque chose des responsables politiques ? Oui, car je ne suis au fond pas meilleur qu’eux. De la même manière que le peuple d’Israël n’était pas choisi parce qu’il était meilleur. Ou que la lignée de David n’a pas été choisie parce qu’elle était meilleure.

En lisant 2 Rois, je suis toujours en admiration devant la patience de Dieu. Dieu a choisi David. Si les rois fidèles à Dieu sont en petit nombre, pourquoi Dieu ne rejette-t-il pas cette lignée royale ? Pourquoi ne pas simplement confier la royauté à quelqu’un qui serait plus fidèle ? Dieu aurait pu choisir un roi parfait. Bien sûr, ce roi existe. C’est Christ. Le fils de David, le roi parfait, celui qui a seul parfaitement respecté et accomplit l’alliance de Dieu. Le récit de 2 Rois doit nous encourager : Christ règne et Dieu est bon. C’est lui qui a promis le retour d’Exil : « Je vous arracherai, toi et Jérusalem, aux griffes du roi d’Assyrie. Je protégerai cette ville, parce que je suis Dieu, et par fidélité à David mon serviteur. » (2 Rois 20.6) Christ nous a fit revenir de notre exil dans le règne du péché !

 

 

 

 

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Abdias, par Joël

Ce qui est interpellant dans Abdias est la dénonciation très nette d’un péché ; se réjouir du malheur des autres est très grave.
(Source image : De retour au couvent, 1868, d’ Eduardo Zamacois Y Zabala)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente le livre du prophète Abdias.

 

Quel est ce livre ?

Abdias, le plus petit livre de l’Ancien Testament, traite d’un sujet qui pourrait paraître secondaire : annoncer le jugement définitif d’Édom, le peuple qui descend d’Ésaü, le frère de Jacob, en raison de sa haine séculaire et constante d’Israël.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Le défi est de trouver des applications d’un tel livre dans ma vie. Et qui cherche, trouve ! Par exemple, ce livre dénonce l’orgueil de l’homme qui veut s’élever toujours plus haut et croit pouvoir trouver par lui-même sa sécurité.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

La dénonciation très nette d’un péché ; se réjouir du malheur des autres est très grave. À sept reprises, Dieu assène : « Tu n’aurais pas dû » ! Une version plus subtile (mais tout aussi grave) : considérer que les épreuves qui arrivent à un frère sont la conséquence méritée de son inconduite et s’en féliciter (au moins en pensée…).

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Le royaume sera à l’Éternel. » (v. 21) Le roi choisi par Dieu, Jésus, est déjà venu et un Édomite, Hérode le Grand, a voulu le faire mourir bébé. Mais le livre se termine sur cette vision d’un règne universel du roi selon le cœur de Dieu qui mettra définitivement un terme à toutes les haines fratricides qui séparent les peuples.