Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Sophonie, par Joël

Le but final de Dieu est de se réjouir dans des hommes qu’il aura sauvés, plus encore, d’en faire « sa plus grande joie » ! (Source image : Superman & Co. – Bible et Partage. Sur Pinterest)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre du prophète Sophonie.

 

Quel est ce livre ?

Sophonie, un des « petits prophètes », n’est certainement pas le livre de la Bible le plus connu ! Contemporain de Jérémie et d’Habakuk, Sophonie lance encore un appel au peuple de Juda pour les avertir de l’imminence du « jour de l’Éternel » où Dieu va juger son peuple par les Babyloniens.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Le « jour de l’Éternel » dont il est souvent question dans ce livre est à la fois spécifique (pour le peuple juif) et universel (il concerne la terre entière). Il est aussi à la fois immédiat (le jugement va venir sur Jérusalem) et lointain (Dieu, un jour, jugera toutes les nations). Ces différents niveaux d’interprétation ne sont pas faciles à distinguer.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Le jugement de Dieu, que Sophonie développe, n’est pas la notion avec laquelle nous sommes le plus à l’aise… Pourtant, ici comme dans tant d’autres livres bibliques, le prophète affirme que ce jugement sera juste : « Le Seigneur est présent dans la ville pour y faire régner la justice et non le mal ; chaque matin sans faute, il rend ses jugements. Malgré cela, les méchants agissent sans aucune honte ! » (3.5) Je devrais avoir honte de mal agir en pensant que le Dieu juste est là et me voit…

Le verset de ce livre qui m’inspire

« L’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi un héros qui sauve. Il fera de toi sa plus grande joie. Il gardera le silence dans son amour, puis il se réjouira à grands cris à ton sujet. » (3.17) Le but final de Dieu est de se réjouir dans des hommes qu’il aura sauvés, plus encore, d’en faire « sa plus grande joie » ! Quel Dieu plein d’amour et généreux avons-nous !

 

Le Défi biblique de l’été : Le livre de Daniel, par Joël

Suivre le courant, au risque de se laisser emporter…ou vivre à contre-courant ? (Source image : public domain pictures)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre de Daniel.

 

Quel est ce livre ?

Selon les traditions, le livre de Daniel est classé soit parmi les « Écrits » (les « Ketubim ») pour les Juifs, soit parmi les prophètes pour les chrétiens. C’est un ouvrage composite, avec l’histoire de la vie de Daniel, juif déporté à Babylone devenu haut fonctionnaire auprès de plusieurs rois, qui s’entremêle avec de larges passages prophétiques. Une partie des prophéties s’est déjà réalisée, par exemple la succession des 4 empires vus sous la forme de 4 bêtes ; mais d’autres restent encore à venir.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Les prophéties de Daniel sont de type « visionnaire » ou « apocalyptique » : Daniel, en songe ou en vision, voit des statues, des bêtes fantastiques, des combats sur la terre ou dans le ciel, etc. Et l’interprétation des symboles de ces visions n’est pas facile… Je dois accepter de ne pas tout comprendre !

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Dieu est le maître de l’histoire et rien n’échappe à son contrôle. Il a prévu les grandes lignes (le songe de la statue du ch. 2 le démontre) comme les détails de certaines batailles (le ch. 11 s’est réalisé en détail 400 ans après Daniel). Même le puissant Nebucadnetsar a dû le reconnaître : « Le Très-Haut agit comme il lui plaît. »

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Daniel prit la ferme décision de ne pas se souiller en consommant les plats servis à la table du roi et le vin de ses banquets. » (1.8) Au-delà de ses prophéties impressionnantes, le personnage de Daniel est très attachant. Ce juif déporté décide très jeune de rester fidèle à son Dieu quoi qu’il en coûte — et, à un âge avancé, il continuera à craindre son Dieu plus que les puissants monarques qu’il sert, jusqu’à ne pas avoir peur de la fosse au lion !