Le Défi biblique de l’été : 1-2 Corinthiens, par Joël

« Notre christianisme n’est pas un ensemble de règles ou de pratiques, mais avant tout une relation avec une personne vivante, chef de l’Église…. »(Source image : public domain pictures)

Joël, que je remercie pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente les épîtres de Paul aux Corinthiens, des lettres touchant des sujets variés et d’une actualité impressionnante.

 

1 Corinthiens

Quel est ce livre ?

D’Éphèse, Paul écrit une lettre à l’église de Corinthe qu’il a fondée quelques années auparavant pour traiter divers problèmes qui lui ont été rapportés (divisions, immoralité sexuelle, procès) et pour répondre à diverses questions que les Corinthiens lui ont posées (mariage et divorce, viandes sacrifiées aux idoles, manifestations spirituelles, résurrection, collecte).

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Comprendre le style utilisé par Paul est capital pour bien interpréter cette lettre qui touche des sujets très variés — et d’une actualité impressionnante. L’apôtre manie l’ironie, l’hyperbole, les raisonnements a fortiori, etc. Par ailleurs, il évoque des sujets jamais abordés dans les autres écrits du N.T. et dont l’importance doit donc être relativisée (ex. : voile pour les femmes, baptême pour les morts, etc.). Si l’on n’y prête pas garde, on peut faire dire à cette Épître ce qu’elle ne veut pas dire !

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

La façon dont Paul recentre les nombreux sujets concernant la pratique de la vie quotidienne ou dans l’église sur Jésus Christ. La présentation de Jésus crucifié et de Jésus ressuscité encadre le développement de la lettre. Notre christianisme n’est pas un ensemble de règles ou de pratiques, mais avant tout une relation avec une personne vivante, chef de l’Église qui est vue sous l’image de son corps.

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Qu’as-tu que tu n’aies pas reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi faire le fier comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (4.7) Les Corinthiens étaient très fiers de ce qu’ils avaient, en particulier de leurs dons spirituels et en premier lieu les plus spectaculaires, comme les langues ou les miracles. Moi aussi, je peux facilement devenir orgueilleux de mes dons, de mes capacités, de mes biens, de mon église, de mes relations sociales, etc. Alors ce texte me rappelle que tout m’a été donné par pure grâce.

 

Paul face à ses opposants : les « super-apôtres » ! (Source image : public domain pictures)

2 Corinthiens

Quel est ce livre ?

Paul est sur le point d’aller rendre une nouvelle visite aux Corinthiens pour finaliser la collecte au profit des pauvres de Judée. Mais certains opposants, se présentant comme des « super-apôtres » s’étaient établis à Corinthe et influençaient l’église contre Paul. L’apôtre est donc obligé de défendre son ministère tout au long de cette lettre, tout en cherchant à stimuler la générosité des Corinthiens pour la collecte en cours.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

La lettre abonde en textes connus : le trésor dans le vase de terre, voir Dieu en Christ, être ambassadeur pour Christ, quand je suis faible alors je suis fort, etc. Mais il importe de comprendre que ces versets s’insèrent comme des joyaux dans une trame beaucoup plus sombre, méconnue et complexe, celle de la contestation du ministère de Paul qui est le sujet de fond de la lettre.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Le dévouement sans compter de Paul pour les Corinthiens : ceux-ci, que Paul a amenés au salut, pour qui il a beaucoup fait, sont ingrats, injustes, influencés, peu généreux… Mais Paul continue à les aimer et la sévérité de son propos, parfois, en est même un témoignage touchant : « Je me dépenserai moi-même pour vous même si plus je vous aime, moins je suis aimé de vous. » (12.15). Quel amour inconditionnel !

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Nous renversons les raisonnements et tout obstacle qui s’élève avec orgueil contre la connaissance de Dieu, et nous faisons toute pensée prisonnière pour qu’elle obéisse à Christ. » (10.5) Le combat spirituel se situe avant tout dans nos pensées. Les faux raisonnements que nous cultivons peuvent devenir des « forteresses » mais en changeant nos pensées pour celles de Christ, nous pouvons être vainqueurs !