Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Abdias, par Joël

Ce qui est interpellant dans Abdias est la dénonciation très nette d’un péché ; se réjouir du malheur des autres est très grave.
(Source image : De retour au couvent, 1868, d’ Eduardo Zamacois Y Zabala)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente le livre du prophète Abdias.

 

Quel est ce livre ?

Abdias, le plus petit livre de l’Ancien Testament, traite d’un sujet qui pourrait paraître secondaire : annoncer le jugement définitif d’Édom, le peuple qui descend d’Ésaü, le frère de Jacob, en raison de sa haine séculaire et constante d’Israël.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Le défi est de trouver des applications d’un tel livre dans ma vie. Et qui cherche, trouve ! Par exemple, ce livre dénonce l’orgueil de l’homme qui veut s’élever toujours plus haut et croit pouvoir trouver par lui-même sa sécurité.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

La dénonciation très nette d’un péché ; se réjouir du malheur des autres est très grave. À sept reprises, Dieu assène : « Tu n’aurais pas dû » ! Une version plus subtile (mais tout aussi grave) : considérer que les épreuves qui arrivent à un frère sont la conséquence méritée de son inconduite et s’en féliciter (au moins en pensée…).

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Le royaume sera à l’Éternel. » (v. 21) Le roi choisi par Dieu, Jésus, est déjà venu et un Édomite, Hérode le Grand, a voulu le faire mourir bébé. Mais le livre se termine sur cette vision d’un règne universel du roi selon le cœur de Dieu qui mettra définitivement un terme à toutes les haines fratricides qui séparent les peuples.

N’attendez pas d’avoir le temps mais prenez le temps d’une pause Pep’s café

« Prenez le temps » d’une pause pep’s café salutaire, car le temps disponible ne se donnera jamais.
(Source : rawpixel)

S’arrêter sur ce blogue, c’est d’abord répondre à une invitation.

Une invitation à prendre le temps de s’arrêter, le temps d’une véritable pause, à l’heure du café (ou du thé), pour une rencontre salutaire, propice au partage et à la réflexion, avant de reprendre la route.

J’écris bien : « prendre le temps », car le temps disponible ne se donnera jamais.

Pour Erri de Luca, ces « heures prises au reste de la journée » est un « bout d’oreille », une « patte (qu’il a) retirée au gaspillage inexorable, grand dévorateur du temps accordé », à l’instar du berger du livre d’Amos, lequel « sauve de la gueule du lion deux jambes ou un bout d’oreille… »(Amos 3v12)

Comme Erri de Luca l’explique lui-même dans la préface de son livre, « Première heure »(Folio, pp 9-10), « tout au long de (ses)années de vie d’ouvrier », celui qui est maintenant un écrivain feuilletait « les Saintes Ecritures et leur hébreu ancien une heure avant de partir au travail. Il (lui)semblait ainsi saisir un peu de chaque jour nouveau avant qu’il ne soit dérobé par la fatigue(…)Encore maintenant, alors (qu’il)n’exerce plus ce métier, (ll a)gardé cette habitude et cet horaire. »

« Un bout d’oreille, deux jambes »…des morceaux qui peuvent paraître dérisoires, mais quels morceaux ! « Un bout d’oreille » pour prendre le temps d’écouter la Parole d’un autre que nous même ; et « deux jambes », pour « marcher », mettre en pratique ce que l’on aura reçu et compris de cette Parole du jour.

 

Article initialement paru le 05 avril 2019 et remis à jour.