Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Nahum, par Eric

« Comment une ville pourtant repentie, qui avait atteint son apogée culturel, au fil des générations a fini par fouler de ses pieds le premier avertissement divin ? Voilà ce qui m’a littéralement interpellé »…
(Source image : Rawpixel)

Eric, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre du prophète Nahum.

 

Quel est ce livre ?

La prophétie de Nahum. Nahum que l’on qualifie de petit prophète a prédit la chute de la capitale de l’empire néo assyrien au sommet de sa puissance culturelle, économique, militaire.

En quoi (ou pourquoi) la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Nahum n’a rien d’un fou furieux qui annonce le pire auprès de la ville de Ninive. Le nom de Nahum laisse même entrevoir que le prophète fut aussi connu pour sa dimension compassionnelle, consolatrice au point sans doute d’imprégner la mémoire d’un village appelé Capernaüm. Nahum rappelle à ses auditeurs, la bonté de Dieu au verset 7 dès le premier chapitre du livre. Mais au cours de cette lecture, le prophète aborde la brutalité soudaine liée au jugement de Dieu qui entend détruire la ville de Ninive. Un siècle plus tôt, toute la ville de Ninive s’était pourtant convertie au grand dam de Jonas.

Le défi associé à la lecture de ce livre prophétique était de saisir les raisons qui ont conduit Dieu un siècle plus tard à détruire la ville de Ninive après avoir un siècle plus tôt, chercher à la sauver, « 40 jours avant qu’elle ne soit détruite » ? Pourquoi Dieu est-il revenu finalement sur sa décision ?

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Comment une ville pourtant repentie, qui avait atteint son apogée culturel, au fil des générations a fini par fouler de ses pieds le premier avertissement divin ? Voilà ce qui m’a littéralement interpellé.

Souvenons-nous qu’un siècle plus tôt, Jonas parvient « à reculons » à mener cette ville étendue incroyante à la repentance. Il ne fait pas de doutes pour reprendre le texte de l’apôtre Pierre que les habitants de Ninive ont ainsi purifié leurs âmes en obéissant à la vérité. Cette génération un siècle plus tôt avant l’intervention de Nahum, cette ville a été totalement impactée par le message prophétique de Jonas. Un message puissant conduisit alors la ville à un authentique réveil salutaire lorsque Dieu fit une première fois, comprendre que cette ville serait bientôt détruite. La parole de Jonas a été comme la semence incorruptible, la parole vivante et permanente de Dieu qui conduisit la ville Mésopotamienne, capitale de l’Assyrie, à un retour à Dieu. Jonas a bel et bien, semé la parole incorruptible de Dieu et a généré ce fruit qui fut la repentance de toute une ville.

Mais en à peine trois générations la situation spirituelle de la Ville de Ninive qui après avoir connu l’apogée au pinacle de sa domination, se dégrada. Avec le règne d’Assurbanipal celui qui méditait le mal contre l’Éternel, la situation de l’Assyrie déclina brutalement. Génération, après génération, la situation spirituelle de Ninive la puissante, s’est totalement délitée, le dernier grand Roi d’Assyrie s’est même vu affublé d’un surnom « le jouisseur indolent et dépravé », le dernier Roi d’Assyrie Assurbanipal, Roi efféminé s’est surpassé, il a dépassé tous ses prédécesseurs depuis la prophétie de Jonas, et il est allé de débauches, en débauches, de cruauté en cruauté.

La cruauté de la ville de Ninive, sa débauche, ses idoles ont fini par exaspérer Dieu. S’adressant à la ville de Ninive Nahum lui déclara ceci « Malheur à la ville sanguinaire, pleine de mensonge, remplie de violence, qui ne cesse de se livrer au pillage… au verset 3, Nahum décrit la multitude de blessés, la foule des cadavres, les morts innombrables. Nahum dénonce les prostitutions de Ninive, les pratiques magiciennes ». Nahum finit par annoncer la destruction de la ville qui avait foulé de ses pieds le premier avertissement qui fut donné un siècle plus tôt par le prophète Jonas. Ainsi « Dieu est lent à la colère », mais il ne laisse pas impuni le pécheur. Nahum 1.3

Le verset de ce livre qui m’inspire

Nahum 1.7 : « L’Eternel est bon, Il est un refuge au jour de la détresse; Il connaît ceux qui se confient en lui ».  Alors, confions-nous en Dieu et prenons ses avertissements très au sérieux.