Le Défi biblique de l’été : Le Cantique des cantiques, par Kathryn

Le Cantique des cantiques ou « le plus beau des cantiques » : un livre qui sonne comme un défi pour ceux qui ne sont pas habitués ou à l’aise avec un langage intime (Source image : public domain pictures)

Kathryn, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé son défi biblique, nous présente le Cantique des cantiques, avec une invitation inattendue.

Le Cantique des Cantiques était lu chaque année par les Juifs le huitième jour de la Pâque. Son titre en hébreu, Shir Hashshîrîm, indique par la répétions de « shir » qu’il était considérée comme le meilleur ou le plus excellent des cantiques.

Il y a 2 interprétations communes de ce livre :

1) allégorique, en ce qu’il représente un échange de termes d’affection entre Dieu et Son peuple; dans ce cas, une grande partie du vocabulaire est considérée comme prophétique ou symbolique;

2) naturel ou littéral, en ce qu’il s’agit d’un poème vantant l’amour humain, un cadeau donné par le Dieu d’alliance à un homme et une femme qui concluent une alliance de mariage, auquel cas un mari et son épouse aujourd’hui peuvent même apprendre de son langage franc mais pur. C’est probablement le seul livre des Écritures qui décrit le caractère sacré des relations conjugales, tout en entraînant le lecteur dans une nouvelle révélation du lien d’amour pur et fervent entre le Christ et son Église.

La lecture du Cantique peut représenter un défi pour certains, comme moi, qui ne sont pas habitués ou à l’aise avec un langage intime. Peut-être notre arrière-plan religieux ou notre pudeur nous empêche de développer ce vocabulaire, particulièrement vis-à-vis de Dieu qui, à nos yeux, mérite uniquement un langage de révérence.

Dans ma lecture j’étais impressionnée par l’expression d’amour intense et passionné de l’Epoux pour sa bien-aimée, et ses répliques communicant un tel désir et admiration pour son mari. Au-delà des doctrines, des commandements et des principes du Royaume, les paroles inspirent une poursuite ardente de Dieu !

L’étude de ce livre peut enrichir notre vocabulaire d’amour et approfondir notre intimité avec le Seigneur.

Une phrase saute aux yeux : « Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d’amour! » (Can 5v1)

Libérer ! Formation continue en Libé+Zoom !

Une formation continue en accompagnement spirituel : Libé+zoom ! (Source image : première de couverture de « Au Nom de Jésus, libérer le corps, l’âme, l’esprit » de Gilles Boucomont. ed. Première Partie)

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Le Défi biblique de l’été : l’Apocalypse, par Jean-Louis

« J’ai mis en veilleuse ma soif de trouver les interprétations possibles des évènements pour ne pas m’égarer et perdre de vue le verset-clef «Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche.»(Image : « Tout seul au fond de l’espace »)

Jean-Louis, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé ce défi biblique, nous présente l’Apocalypse, un livre dont le titre ne signifie pas « catastrophe » mais « révélation ».

Le dernier livre a fait couler beaucoup d’encre et défie l’esprit humain…

Cet ouvrage est dans son essence le livre prophétique qui clôture la Bible. Il hérite du Nouveau Testament l’impact apostolique des épîtres, et de l’Ancien Testament la verve de ses prophètes.

L’eschatologie [étude des fins dernières de l’homme et du monde. NDLR] décrite dans les visions m’appelle à la sagesse, l’intelligence et non à une spéculation, ce qui est un vrai challenge.

J’ai mis en veilleuse ma soif de trouver les interprétations possibles des évènements pour ne pas m’égarer et perdre de vue le verset-clef «Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche.» [Apoc.1v3]

Son vocabulaire, ses visions, son enseignement, ses appels à la repentance et à la vigilance, ses arguments et explications, ont leurs racines dans les livres de la Bible.

Celui-ci, authentifié, est écrit pour mémoriser toute la parole prophétique qui révèle Jésus-Christ, Roi des rois, Agneau de Dieu, Parole de Dieu.

Les lettres aux églises des premiers chapitres sont riches en saines réflexions et apportent la lumière sur ce qui est important et durable. Jésus est le chef incontestable des assemblées !

Les 7 rappels de « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises » associés aux promesses divines, m’ont clarifié les enjeux, les réalités spirituelles et les objectifs à atteindre. Ce verset m’est une source d’inspiration.

Voici le plan du présent ouvrage :

1- But du livre (chapitre 1)

2- Lettres aux sept communautés (chapitres 2 à 3)

3- Trône de Dieu (chapitres 4 à 5)

4- Sept sceaux (chapitres 6 à 11)

5- Visions célestes (chapitres 12 à 15)

6- Sept coupes (chapitre 16)

7- Babylone (chapitres 17 à 18)

8- Jésus-Christ (chapitres 19 à 20)

9- Nouvelle terre (chapitres 21 à 22)

 

Ce livre, que je ne cesse de méditer avec humilité et l’aide des autres livres de l’Ancien et Nouveau Testament, ne me fait pas oublier la vie présente, au contraire, car il appelle la grâce du Seigneur Jésus sur la vie de tous.

Foireux liens de juillet (40) : la situation écologique ou « un problème de trains qui se croisent »

Les « Foireux liens » de Juillet : l’occasion de faire le point (chaud) sur la situation écologique (Source image : public domain pictures)

Chers abonnés, chers lecteurs, voici vos « foireux liens » tant attendus ! Au menu : écologie, nucléaire, procès Fillon, racisme, internet, pauvreté, virus, Eglise post-covid et bien d’autres sujets. Bonne lecture !

 

1) Convention citoyenne pour le climat : les trois propositions qui vont vraiment agacer Macron

Les propositions de la convention sur le climat ne se résument pas à la limitation des 110 km/h, qui obnubile les commentateurs. Emmanuel Macron s’est engagé à y répondre le 29 juin. Soumettra-t-il « sans filtre » l’ensemble des propositions citoyennes au travail législatif ou référendaire, comme il l’a assuré ? Retour sur trois mesures qui obligent le gouvernement à en finir avec ses faux-semblants sur l’écologie.

2) Municipales : la France en habit vert

Le second tour des élections municipales a eu lieu dimanche 27/06. 16 millions d’électeurs étaient appelés à voter. Le taux de participation était de 41,6 %, selon le ministère de l’Intérieur, soit un chiffre en forte baisse par rapport à 2014 (63,7 %) et en baisse par rapport au premier tour du 15 mars (44,7 %). Des résultats de ce scrutin, l’on retient la victoire de candidats écologistes dans plusieurs villes de plus de 100 000 habitants. La majorité présidentielle n’en a gagné aucune à l’exception du Havre, où la liste du Premier ministre, Édouard Philippe, l’a emporté avec 58,8 % des voix. Le Parti socialiste se maintient à Paris, Lille ou Nantes et a ravi plusieurs villes à la droite, comme Nancy. Les Républicains conservent pour leur part « 50 % des villes de plus de 9 000 habitants », comme Toulouse et Nice, selon leur président, Christian Jacob, mais ont perdu des villes de taille, dont Bordeaux. Le Rassemblement National a gagné Perpignan, une ville de plus de 100 000 habitants …une victoire qui cache une dégringolade générale, puisqu’ailleurs en France, le parti de Marine Le Pen voit son nombre de conseillers municipaux s’effondrer [De 1 438 sièges dans 463 communes en 2014 à 840 sièges dans 258 communes en 2020].

Le politiste et historien Nicolas Roussellier nous propose une analyse du scrutin de dimanche.  Il tient compte à la fois des bouleversements provoqués par le changement climatique, par la pandémie du Covid 19, et par les évolutions profondes qui se dessinent dans la société française depuis trente ans.

Au soir du 28 juin (….)les élections municipales 2020, plus qu’en 2008 et 2014, ont fait naître un paysage politique inédit. Faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter?  Le politiste et historien Nicolas Roussellier reconnaît le poids de l’abstention comme l’ampleur du vote en faveur des écologistes. Mais il en propose un décryptage moins conventionnel que bien d’autres (…) nous assistons à un vrai changement de paradigme : « Alors qu’autrefois les électeurs votaient pour les écologistes quand ils voulaient envoyer un coup de semonce aux partis de gouvernement, ils considèrent les défenseurs de l’environnement comme des gens crédibles pour assumer le pouvoir exécutif. Que des villes réputées pour leur modération, leur prudence- Bordeaux, Lyon au premier chef, aient élu un candidat écologiste peu connu, voilà qui marque une rupture éclatante. »

3) Tantôt le pigeon, tantôt la statue

Un article du naturaliste catholique Phylloscopus [« parce que ça existe ! »], dans lequel il est question « des déboulonnages de statues et des numéros de cirque de zozos yankees qui se fouettent le dos pour demander pardon pour l’esclavage », avant de régler « tout de suite le premier point : l’écologie » avec la métaphore suivante :

« À deux reprises, dans Tintin au pays des soviets et dans Tintin en Amérique, on voit ce dernier suivre une voie de chemin de fer au moment où celle-ci est taillée dans le roc, au point qu’il soit impossible d’éviter un train s’il en arrive un. Il faut imaginer notre situation écologique comme très semblable, sauf qu’il y a non pas une mais deux voies ; et fonçant vers nous, le train du dérèglement climatique, et en sens inverse, celui de l’extinction biologique. Un élève appliqué résoudrait vite le problème des trains qui se croisent : pile où nous sommes, didon ! ça n’est pas de chance. Autrement dit, aucun espoir d’esquiver d’abord l’un, puis l’autre. Nous en sommes là, et quand l’ouvrier blanc, ou noir ou jaune ou brun ou rouge, ou beige, bleu, vert ou sang et or, diable rouge ou all black, sentira 40°C dans son appart suroccupé, 50 dans la rue, cinq pouces d’eau dans sa cave, et verra le prix de la nourriture s’envoler parce que faute d’insectes, il faut tout produire hors sol et payer nous-mêmes ce que la nature faisait gratos, il en fera une tête. Il sera ravi que la priorité du pays, quelques années plus tôt, ait été d’accabler d’anathèmes trois excités qui voulaient peindre en jaune le Colbert en bronze qui sert, au square, de latrines aux pigeons ».

4) Après l’arrêt définitif de la centrale de Fessenheim, beaucoup de questions subsistent

La procédure d’arrêt définitif du réacteur n° 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a débuté lundi 29/06 après-midi. Le premier des deux réacteurs de cette centrale, mise en service en 1977, avait été arrêté le 22 février. Emmanuel Macron avait promis lors sa campagne pour l’élection présidentielle de 2017 qu’il fermerait la centrale au cours de son quinquennat. Quelles sont les conséquences sociales de cette fermeture ? Comment se déroulera le démantèlement ? Quel avenir pour le site ? Reporterre fait le point.

5) Starbucks sans filtre (Arte)

Disponible jusqu’au 06 mars 2021 : Comment la chaîne américaine de cafés, désormais planétaire, a conquis les classes moyennes urbaines. Cette investigation sur trois continents dévoile la face soigneusement cachée de la marque à la sirène.

La bande annonce du documentaire.

6) Encadrer la pub et l’influence des multinationales : un impératif écologique et démocratique

La publicité et la com’ des multinationales ne servent pas seulement à vendre toujours plus de produits, souvent pas très bons pour le climat ou la santé. Elles servent aussi à influencer, sans le dire, l’opinion publique et les décideurs pour protéger leurs modèles de profit. Une nouvelle publication, dont l’Observatoire des multinationales est partenaire, propose plusieurs mesures pour protéger notre démocratie de l’intoxication.

7) Feuilleton judiciaire : Condamnation des époux Fillon

Le tribunal judiciaire de Paris a condamné le 29/06 l’ancien Premier ministre François Fillon à cinq ans de prison dont deux ferme, 375 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité de 10 ans dans une affaire d’emplois fictifs de son épouse, Penelope. Celle-ci a été condamnée à trois ans de prison avec sursis et 375 000 euros d’amende. Les époux ont annoncé leur intention de faire appel.

Pendant quelques jours le dossier a été masqué par le tapage autour de quelques phrases d’une magistrate retraitéee devant une commission d’enquête parlementaire :  Mme Eliane Houlette, ex-procureure financière, a en effet déclaré (après avoir dit le contraire précédemment) qu’en 2017 la hiérarchie judiciaire avait exercé sur elle des “pressions”. Aussitôt les anciens supporters de M. Fillon à la présidentielle ont relancé l’idée que ce procès était un coup monté, visant, disent-ils, à leur “voler la présidentielle”. Dire cela, c’est de bonne guerre sur la scène politique. Mais est-ce la réalité ? On en doute.

L’occasion de rappeler que « l’affaire Fillon » n’est pas « l’Affaire » (Dreyfus). En effet, les “pressions” de 2017 n’étaient pas venues du pouvoir politique mais du Parquet national financier. Elles ne visaient qu’à faire nommer vite un juge d’instruction (magistrat indépendant, lui, contrairement à une procureure). Et l’affaire Fillon n’était pas l’affaire Dreyfus : le dossier n’était pas vide, il s’agissait du million d’euros versé par l’Etat – les contribuables – à Mme Fillon pour un travail d’assistante dont on n’a pas trouvé trace…

8) Travailler 4 jours pour travailler mieux

Sans la crise financière de 2007-2008, la tendance, après des décennies de baisse graduelle du temps de travail, nous aurait conduit à bénéficier, aujourd’hui en 2020, d’une semaine de travail en moins sur l’année en moyenne. Mais c’est le scénario inverse qui déroule ses effets pervers. Quant au mirage de l’automatisation, de la digitalisation et l’intelligence artificielle censées soulager l’humain, il ne profite qu’à une infime minorité quand ce n’est pas l’exacte opposé qui se produit avec la précarisation à outrance des « ouvriers du net ». Et pourtant travailler moins apporterait plus. Du fait de ce constat, l’économiste Michel Santi estime que la crise sanitaire et économique actuelle devrait créer un élan vers la semaine de quatre jours dans une tribune dans La Tribune

9) Manif, masques et racisme

A Sherbrooke, Montréal, Trois-Rivières et bien d’autres villes du Québec, des manifestations ont eu lieu dimanche pour dénoncer le racisme systémique et la brutalité policière. Ce journaliste du Verbe, média catholique, est allé à celle de Québec, il a écouté les discours et a interviewé une organisatrice et une manifestante. Compte-rendu de la manifestation et points de vue sur l’antiracisme et la religion.

Extrait : « …plusieurs chrétiens ne comprennent pas la situation des communautés opprimées en Occident, alors qu’il s’agit là d’un devoir. « Le rôle des chrétiens, devant le racisme, est de s’informer et de savoir quoi répondre, de puiser dans la Bible et dans les enseignements de l’Église ce qui prouve que les êtres humains sont égaux et que l’idée de discrimination selon la race n’a pas lieu d’être. »

Marjorie raconte : « Quand j’étais plus jeune, mon père me rappelait fréquemment qu’être catholique, c’est être le plus universel possible. » Selon elle, si certains catholiques s’opposent à l’égalité, c’est qu’ils suivent un message biaisé, qui n’est pas celui de l’Église. »

10) Pourquoi « le racisme anti-Blanc » n’existe pas

Après la polémique suscitée par les propos du rappeur Nick Conrad, à lire ou écouter certains commentaires, il apparaît utile de revenir aux fondamentaux et d’expliquer ce qu’est le racisme (pour les nuls). Démonstration efficace, par Rokhaya Diallo.

11) Ce virus nous a-t-il vraiment rendus fou ?

Avant d’envisager le monde d’après, comment analyser et comprendre ce que nous venons de vivre ? Quel bilan tirer de ce temps de confinement ? Entretien avec le philosophe Olivier Abel.

12) Le concept « One Health » doit s’imposer pour permettre l’anticipation des pandémies

C’est à la fois un concept, une stratégie et un objectif. « One Health » (une santé) s’est progressivement imposé en sciences du vivant, en médecine vétérinaire et en sciences biomédicales. Il domine à présent la communication d’organisations internationales de santé publique comme l’Organisation mondiale de la santé animale, la Food and Agriculture Organization (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), l’Organisation mondiale de la Santé et les Centers for Disease Control and Prevention (centres pour le contrôle et la prévention des maladies). Mais le concept « One Health » reste peu connu du grand public et rarement intégré dans les prises de décision des gouvernements. Alors même que, représentant un véritable changement de paradigme, il pourrait nous aider à mieux appréhender, anticiper et gérer l’irruption de nouvelles pandémies.

13) Covid-19 : assez d’informations, place à l’éducation !

Depuis le début de la crise sanitaire, les messages sur les gestes barrières ont été conçus avec leur déclinaison de spots, d’affichages et de tutoriaux pour être facilement compris. Cependant, il est difficile de mesurer leur bonne réception auprès du public. D’autre part, on a tendance à raisonner et réagir actuellement comme si la diffusion de l’information suffisait à enclencher un comportement de prévention. Comme si la simplicité des messages rendait ipso facto la vie réelle compatible avec le contenu des informations, sans passer par un débat sur ce qu’est un comportement de santé.

14) Quel est l’état d’Internet en France ? Le « gardien des réseaux » répond en détail

L’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) publie l’édition 2020 de son rapport sur l’état d’internet en France, remis au Parlement et présenté lors d’une conférence de presse en ligne. Dans ce rapport, l’Arcep expose les évolutions marquantes des différentes composantes des réseaux internet fixes et mobiles pour 2019 : qualité de service, interconnexion de données, transition vers IPv6, neutralité du net, ouverture des terminaux et rôle des plateformes.

L’objectif de ce suivi : s’assurer, à travers la régulation, qu’internet continue à se développer comme un bien commun où l’utilisateur est l’arbitre en dernier ressort.

Pour la première fois, un chapitre entier est consacré à la question de l’impact environnemental du numérique, secteur qui représente aujourd’hui environ 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il s’agit d’une première étape vers un « baromètre vert » que l’Arcep souhaite mettre en place pour mettre à disposition du public les données les plus pertinentes sur l’empreinte environnementale des réseaux, des terminaux et des usages, dans le cadre de la plateforme de travail « pour un numérique soutenable » lancée le 11 juin dernier.

Par ailleurs, bien qu’il s’agisse d’un rapport sur 2019, l’Arcep détaille également  ses observations et les premiers enseignements tirés de la  période.de la crise sanitaire et le confinement du printemps 2020  qui ont eu de forts impacts sur les usages des réseaux.

La synthèse du rapport et le rapport complet.

15) La pauvreté : un sujet éminemment d’actualité

En 2018, la France comptait plus de neuf millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. La pauvreté affecte toute l’existence de près de 15 % de la population et les inégalités sont aujourd’hui reparties à la hausse, selon le « Portrait social de la France » (Insee, novembre 2019). La France peut-elle rester passive devant un tel scandale ? A lire le dossier sur la lutte contre la pauvreté dans la revue Projet, lequel se propose comme une base de réflexion pour alimenter les débats. Parce que la lutte contre la pauvreté se présente comme un sujet majeur, à l’avenir.

16) Read it again : La revue jésuite America bannit les termes « conservateur » et « progressiste »

Un vieil article (publié dans La Vie le 02/07/13) qui garde encore toute sa pertinence aujourd’hui, à lire et à relire : « Généralement elle-même qualifiée de « progressiste », véritable symbole du catholicisme « de gauche » aux Etats-Unis, la revue jésuite America lance une grande révolution en interne en choisissant de ne plus catégoriser les catholiques entre « progressistes » et « conservateurs ». Un changement expliqué par (celui qui était, à l’époque) le nouveau rédacteur en chef de l’hebdomadaire, Matt Malone, qui publie un véritable manifeste de ce nouveau positionnement sur le site de la revue plus que centenaire, expliquant notamment que la société est « malade de ce poison qu’est l’idéologie partisane »« Quand nous envisageons l’Eglise en fonction de catégories politiques essentiellement laïques, alors ce n’est plus vraiment l’Eglise, ce n’est plus une communion mais un regroupement de factions. Et la conséquence de cela, c’est que les termes et la teneur des conversations ecclésiales deviennent de plus en plus difficiles à distinguer de celles du monde qui nous entoure. Pour ce qui nous concerne, les médias catholiques deviennent alors l’équivalent religieux des chaînes du câble : chacun a ses programmes favoris, et la plupart du temps ce sont ceux qui viennent le mieux satisfaire nos opinions préexistantes. »

Le manifeste (en anglais).

17) Les autorités civiles : au service de Dieu ou au service du diable ?

L’histoire montre que l’attitude des peuples envers leurs dirigeants est parfois extrême : certains rois ont été divinisés alors que d’autres ont été mis à mort par leur peuple. Au sein des démocraties modernes, l’opinion envers les élus va de l’amour quasi-aveugle jusqu’à la haine injurieuse. Parmi les chrétiens évangéliques, il n’est pas rare que ces opinions extrêmes soient « spiritualisées ». Ainsi, un président peut être porté aux nues par certains qui le considèrent comme un chef d’état « béni » et « élu » par Dieu. Pour d’autres, ce même individu sera considéré comme une figure quasi-diabolique, voire l’antichrist lui-même.

18) Service protestant sur France culture : « un petit déjeuner autrement nourrissant ! »

Le Service protestant sur France culture est proposé par la Fédération Protestante de France (FPF), association constituée d’Eglises et œuvres protestantes aux sensibilités culturelles et théologiques plurielles. Le dimanche à 8h30 (à 9h30 à la Toussaint, Noël et l’Ascension) des pasteurs se succèdent pour partager leur compréhension des textes bibliques et leur confiance en la vie et en Dieu. L’un des objectifs de ce service est de rendre l’émission cultuelle accessible et compréhensible par tous, croyants ou non, pratiquants ou non. Il veut aussi interpeller et surprendre en laissant s’exprimer la créativité, la sensibilité des pasteurs, prédicateurs et intervenants.

Depuis le 16 juin 2020, son nouveau responsable éditorial est le pasteur baptiste Jean-Luc Gadreau.

19) S’il n’y avait qu’un article à lire sur l’Eglise post-covid, ce serait celui de Philippe Henchoz, Pasteur de l’Eglise évangélique de Meyrin, qui a ressenti le besoin de prendre la plume pour parler de son vécu de la pandémie. Et surtout de ce qui se passe aujourd’hui dans son Eglise, alors que l’on s’attendrait à ce que tout redevienne comme avant. Un propos fort et poignant d’un responsable évangélique dans une Eglise locale.

Et le dernier pour la route :

20) « A quoi sert d’avoir le Saint-Esprit ? »

Voici une série à découvrir sur les effets du Saint-Esprit dans la vie de chaque croyant.

 

 

 

 

 

 

 

Le Défi biblique de l’été : l’épître aux Romains, par Laurent

« Le message principal de Romains, c’est l’Evangile et l’égalité des croyants quelle que soit leur origine… » (Source image : public domain picture)

Laurent, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé un double défi biblique, nous présente l’épître (ou la lettre) de Paul aux Romains.

 

Quel est ce livre ?

Le message principal de Romains, c’est l’Évangile et l’égalité des croyants quelle que soit leur origine (juif, non-juif etc). En particulier, il présente soigneusement sa compréhension de l’Évangile, en particulier dans son rapport à la question des Juifs et des païens, de la Loi et de l’Évangile. Il fait tout cela pour plusieurs raisons :

  1. Pour se présenter aux chrétiens de Rome, les préparer à sa visite et obtenir leur soutien pour son projet missionnaire.
  2. Présenter les bases de la foi chrétienne car les chrétiens romains n’avaient jamais reçus un enseignement apostolique précis.
  3. Se défendre des futures accusations des judaïsants (qui prônent un retour au judaïsme) à Rome, prévenir et protéger l’Église de Rome des faux enseignements qu’il a déjà vu nuire aux Églises.
  4. Réconcilier les chrétiens juifs et chrétiens non-juifs de Rome (d’après les chapitres 13 à 15) en les unifiant autour de l’Évangile. (d’où le gros rappel de Romains 1-11).

Pourquoi sa lecture représente-t-elle un défi pour moi ?

Il y a beaucoup de passages compliqués et sur lesquels les chrétiens ne sont pas d’accord (Romains 7, 11). En plus, dans cette lettre, on trouve des parties argumentatives très développées qu’il faut étudier sérieusement pour les comprendre. Ça se voit comme il y a beaucoup de « car », « parce que », « afin », « pour », « c’est pourquoi » etc. En tout cas il y en a moins par exemple dans Philippiens, Ephésiens, Colossiens… Un autre défi est de trouver des applications des chapitres 9 à 11. Comme cette partie parle de la relation entre Israël et les autres nations, on a du mal à comprendre le rapport avec notre vie.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Juste le message de Romains :

  1. Notre incapacité à être innocent devant Dieu et à lui plaire (Romains 1-3), même après être devenu chrétien (Romains 6-7)
  2. L’Evangile (la mort / l’humiliation et la résurrection / la glorification de Jésus nous sauve de l’enfer et du péché) et sa beauté (Romains 1-4)
  3. Et son impact dans notre vie (Romains 5-8, 12-15).
  4. Aussi le fait que l’Evangile est ancré dans l’histoire. La preuve, c’est que Paul passe par Adam (Romains 5), Abraham, David (Romains 4), par Israël (Romains 2-3), l’ouverture du salut aux nations (Romains 9-10) jusqu’au jour où toutes les nations adoreront Dieu en étant soumis à son oint, le (Romains 15.9-12).

Le verset (de ce livre) qui m’inspire

Le verset qui m’inspire est celui qui, je trouve, résume le mieux Romains : « Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Evangile de Dieu, qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les Saintes Ecritures, et qui concerne son Fils né de la postérité de David, selon la chair, et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts, Jésus-Christ notre Seigneur » (Rom.1v1-4)

 

 

Le Défi biblique de l’été : La Genèse, par Laurent

La Genèse : un livre plein d’espérance pour des « résident aliens », des exilés « en terre étrangers » (Source image : première de couverture du livre de Hauerwas/Willimon, « Etrangers dans la cité »)

Laurent, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé joyeusement un double défi biblique, commence par nous présenter le livre des commencements : la Genèse.

 

Quel est ce livre ?

Dieu fait des promesses à Adam et Eve, aux descendants de Seth, Noé, aux descendants de Sem, Abraham, Isaac, et Jacob. Mais le suspense, c’est qu’ils ne les verront pas s’accomplir véritablement dans leurs vies, mais seulement après leur mort. Ils doivent donc vivre par la foi, placer leur confiance en Dieu, en exil dans un monde hostile à Dieu en attendant leur arrivée dans la cité de Dieu. Parce que malgré tous ces obstacles auxquels ils font face (femmes stériles, rois kidnappeurs de femmes, tromperie, divisions familiales), Dieu fait avancer l’accomplissement de ses promesses. En particulier, le péché ne peut pas l’empêcher d’accomplir son plan. Plein de grâce, il pardonne et corrige son peuple avec amour.

C’est de cette manière que Genèse encourageait ses premiers destinataires (les Juifs exilés à Babylone) à garder l’espérance que Dieu accomplira bien ses promesses. Nous aussi, gardons une ferme assurance que Dieu sera fidèle à ses promesses lors de notre exil dans un monde hostile et pécheur.

Pourquoi sa lecture représente-t-elle un défi pour moi ?

Le début de ce livre soulève beaucoup de questions profondes sur des sujets en lien avec la science : la durée des 6 jours de la création, la mort avant la chute etc… Pour la partie sur les patriarches, j’ai été perturbé que tous n’étaient pas d’accord pour savoir si Jacob connaissait déjà Dieu avant sa rencontre à Péniel (Genèse 32). En fait, rien dans le texte ne nous dit que Jacob a mal agi, ni le Nouveau Testament. Pour sa tromperie avec Isaac, peut-être qu’il avait avec Rébecca une bonne intention car c’était les promesses de Dieu qui étaient en péril. Isaac voulait bénir un fils alors que Dieu avait choisi l’autre…

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

L’incroyable actualité du message pour nous chrétiens d’aujourd’hui qui vivons définitivement dans un monde hostile et marqué par la souffrance et la banalité du péché, des idoles. Sexe, divertissements à n’en plus finir, l’argent, le matérialisme, la prétention à la divinité (transhumanisme etc)… Comme Abraham, nous ne nous sentons vraiment pas à l’aise dans ce monde impie et éphémère. Comme les patriarches : « C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie. S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité. » (Hébreux 11.13-16)

Le verset (de ce livre) qui m’inspire : Genèse 12.1-3 : « L’Éternel dit à Abram: Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. »

 

 

Le Défi biblique de l’été : Le Lévitique, par Eric

Une invitation à découvrir « un texte qui a pensé l’organisation sanitaire et sociale avant l’heure » (Source image : public domain picture)

Eric, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le Lévitique.

Quel est ce livre ?

Le lévitique, troisième livre du pentateuque. Selon la tradition judaïque, le livre est attribué à Moïse. Il est probable que ce livre dans sa forme actuelle n’a pas été entièrement écrit par Moïse, mais vraisemblablement, ce livre, il l’a inspiré.

En quoi (ou pourquoi)  la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Ce livre n’est pas d’un abord si facile, c’est une compilation de textes juridiques et je n’ai jamais été en osmose avec cette matière au cours de mes études, autant dire que lire un livre qui est une forme de codes et de procédures ne le rendait pas si sympathique. D’autant que le livre n’engage pas son lecteur, tout semble si éloigné de nos pratiques. Puis nous chrétiens, nous avions fait comme un rejet de la forme légaliste des textes. Mais cet apriori est une formidable erreur d’appréciation. Ce texte s’avère d’une immense richesse et sa dimension nous révèle à la fois l’amour protecteur de Dieu envers son Peuple, mais pas que. Je vous invite donc à découvrir un texte qui a pensé l’organisation sanitaire et sociale avant l’heure, la vie économique, la défense des salariés. Il n’y a finalement pas beaucoup de textes au cours de l’antiquité qui couvre toutes ces dimensions de la protection de la vie humaine dans une réelle complétude.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

A l’heure du confinement, déconfinement, pendant plusieurs jours, je me suis ainsi plongé dans la lecture de ce livre le lévitique ; j’ai noté les consignes de sagesses répétées, déclinées dans les premiers chapitres, notamment tous ces principes de mise en quarantaine des israélites infectées par la lèpre, ces procédures sont avant tout des dispositifs de protection, d’immunisation et non des mécanismes sociaux visant à condamner ou à exclure, à rejeter les personnes infectées. Dans ces lois mosaïques, Il s’agit avant tout de mettre à l’abri, d’isoler la personne atteinte d’un virus pathogène, de protéger et de sauvegarder la vie sociale, les relations interpersonnelles. Ce livre très étonnant mêle à la fois les mesures de confinement et les grandes fêtes, notamment la fête des tentes et bien d’autres grandes fêtes comme le Jubilé. À la fois Dieu dans sa sagesse entend protéger les israélites pour éviter la diffusion de l’infection, mais en aucun cas ne décourage les grands rassemblements collectifs si en amont toutes les précautions et les bonnes mesures préventives ont été prises.  Après lecture, vous noterez que Dieu n’encourage pas l’esprit de cabane, mais au contraire la mise en quarantaine immédiate des personnes susceptibles de conduire à la contagion. Un autre point surprenant est le registre qui concerne la dette, une loi sociale celle du Jubilé établit comme règle l’annulation de toutes les dettes au terme de 7 septénaires d’années, c’est-à-dire tous les 50 ans. Un aspect à nouveau surprenant et qui pourrait s’appliquer à toutes les nations les plus pauvres socialement.

Le verset de ce livre qui m’inspire

«  Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous ; vous l’aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu »(Lévit.19v33-34). Ce texte anti discriminant devrait inspirer nos conduites et notre engagement envers le prochain sans même s’interroger sur sa provenance. Le lévitique est un livre plein de sagesse et j’ai envie de vous le dire…prenez-en de la graine et du Pep’s.

 

Le Défi biblique de l’été : Habakuk, par Jean

Dieu laisse-t-il faire le mal ? Une question existentielle dans le livre du prophète Habakuk (Source image : rawpixel)

Voici le premier défi biblique, dont le principe a été présenté ici : Jean, que je remercie pour son texte et pour avoir été le premier à répondre, nous présente Habakuk.

Quel est ce livre ?

Le livre d’Habakuk est situé à la fin de l’Ancien Testament [première partie de la Bible], dans la série des petits prophètes. Ces prophètes recevaient des messages de Dieu à transmettre au peuple d’Israël. Dieu nous les a conservés car en plus de l’application directe à Israël à cette époque, Dieu nous parle par eux aujourd’hui. Comme toute la Bible, ce livre nous dit qui est Dieu et ce qu’il veut pour nous.

Pourquoi sa lecture représente-t-elle un défi pour moi ?
Pour son actualité saisissante, pourquoi Dieu laisse faire le mal, ce que Dieu propose au fidèle : de se réjouir

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?
Au chapitre 1, Dieu laisse faire le mal et le prophète ne comprend pas, Effrayé, il demande si le méchant sera puni.
Au chapitre 2, Dieu lui recommande d’être patient : les justes doivent être fidèles à leur foi. Les méchants seront châtiés pour leurs pillages, leur violence et leur idolâtrie.
Le chapitre 3 contient une prière d’Habacuc dans laquelle il reconnaît la justice de Dieu.

Le verset qui m’inspire :  « Car le figuier ne fleurira pas, et il n’y aura point de produit dans les vignes ; le travail de l’olivier mentira, et les campagnes ne produiront pas de nourriture ; les brebis manqueront dans le parc, et il n’y aura pas de bœufs dans les étables ; Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égayerai dans le Dieu de mon salut »(3.17.18)

C’est le verset anti-consommation par excellence. Notre bonheur n’est pas dans l’abondance matérielle.