Le Défi biblique de l’été : Jérémie, par Nicolas

Un livre qui nous met au défi de répondre quand « Dieu a parlé » : ici, Dieu a parlé à Jérémie par cette Parole semblable à « un feu, un marteau qui brise le roc » (Source image : Le feu par Petr Kratochvil)

Nicolas, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé le défi biblique, nous présente le livre de Jérémie, le prophète solitaire malgré lui, d’une solitude imposée par la Parole de Dieu.

 

Quel est ce livre ?

Un film, qui n’a rien à voir (ou presque) avec le livre dont il est question, a plagié son titre.

Ce livre est celui d’un prophète appelé très jeune par Dieu pour transmettre un message franchement impopulaire au peuple infidèle. Pendant 40 ans, Jérémie n’aura de cesse, sans succès, d’appeler le peuple à la repentance, et de l’avertir du jugement qui le menace s’il ne revient pas à Dieu : la destruction de Jérusalem et du temple, avec la déportation à Babylone.

Voir notamment cette scène stupéfiante en Jér.7v1-7, où Dieu ordonne à Jérémie de se tenir à la porte de Sa propre Maison (« la Maison du SEIGNEUR ») pour y clamer cette parole à tous ceux qui y entrent pour se prosterner devant le SEIGNEUR – non pas « Dieu vous aime », « vous êtes une race choisie », « nous allons de gloire en gloire », « Dieu est bon », etc…mais plutôt : « Ainsi parle le SEIGNEUR de l’univers, le Dieu d’Israël : Améliorez votre conduite, votre manière d’agir, pour que je puisse habiter avec vous en ce lieu. Ne vous bercez pas de paroles illusoires en répétant « Palais du SEIGNEUR ! Palais du SEIGNEUR ! Palais du SEIGNEUR ! Il est ici. » Mais plutôt amendez sérieusement votre conduite, votre manière d’agir, en défendant activement le droit dans la vie sociale ; n’exploitez pas l’immigré, l’orphelin et la veuve ; ne répandez pas du sang innocent en ce lieu ; ne courez pas, pour votre malheur, après d’autres dieux ; je pourrai alors habiter avec vous en ce lieu, dans le pays que j’ai donné à vos pères depuis toujours et pour toujours ».

Pourquoi sa lecture est-elle un défi pour moi ?

Parce qu’il s’agit d’un livre très long – l’un des plus longs de la Bible – parfois ardu à lire et difficile à suivre, du fait de son caractère désordonné et confus.

Parce que cette lecture me met au défi d’éprouver et de discerner la parole authentique de Dieu, particulièrement à notre époque où semblent fleurir toutes sortes de paroles d’hommes, se revendiquant d’une certaine autorité divine, en mode « ainsi dit l’Eternel » ou « Dieu m’a dit ».

Et parce que je suis mis au défi de répondre quand « Dieu a parlé » : ici, Dieu a parlé à Jérémie par cette Parole semblable à « un feu, un marteau qui brise le roc » (Jer.23v29 ; 20v9) et qui le fait « trembler comme un homme ivre » (23v9).

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné ?

Jérémie, c’est le prophète seul contre tous (y compris même les membres de sa propre famille), qui se distingue malgré lui, et lié au destin tragique de son peuple qu’il aime. Il finit sa vie en exil en Egypte où il a été entraîné par le peuple, sans jamais renoncer à être fidèle à Dieu.

De là ce critère d’appréciation de Dieu, qui n’est heureusement pas le nôtre, de l’authenticité d’une vocation prophétique : non pas le rendement ou la réussite du ministère (car à vue humaine, Jérémie « a échoué » et d’un point de vue social, Jérémie reste celui « qui reste à l’écart »), mais plutôt la fidélité, à l’instar de ce Seigneur dans une parabole racontée par Jésus : « c’est bien, bon et fidèle serviteur…viens te réjouir avec ton maître » (Matt.25v21 et ss)

Et le fait que le Seigneur veille à la fois sur Sa Parole pour l’accomplir et sur son prophète, qu’il appelle et équipe pour sa mission (Jer.1v1-11, 17-19)

Le verset qui m’inspire

« J’entends ce que disent les prophètes qui prophétisent faussement en mon nom en disant : « J’ai eu un songe ! J’ai eu un songe ! » Jusques à quand ! Y a-t-il quelque chose dans la tête de ces prophètes qui prophétisent faussement ? Ce ne sont que prophètes aux trouvailles fantaisistes ! Avec leurs songes qu’ils se racontent mutuellement, ils pensent faire oublier mon nom à mon peuple, comme leurs pères avec leur Baal ont oublié mon nom. Que le prophète qui a un songe raconte son songe, mais que celui qui a ma parole proclame exactement ma parole ! Qu’y a-t-il de commun entre la paille et le froment ?
– oracle du SEIGNEUR. Ma parole ne ressemble-t-elle pas à ceci : à un feu – oracle du SEIGNEUR –, à un marteau qui pulvérise le roc ? » (Jer.23v25-29)

Et aussi celui-ci, pour les fins gourmets : « Dès que je trouvais tes paroles, je les dévorais. Ta parole m’a réjoui, m’a rendu profondément heureux ». (Jer.15v16)

 

Unifie mon cœur !

« La crainte de Dieu dans les Écritures », écrit Erri de Luca, « libère…une grande force car celui qui craint Dieu ne peut craindre autre chose… » (Source image : rawpixel)

« Ce qui intéresse l’insensé n’est pas de comprendre, mais de faire étalage de son opinion », nous dit le Proverbe (Prov. 18v2. NFC)

A l’inverse, notre prière devrait être plutôt celle-ci :

« SEIGNEUR, montre-moi ton chemin
et je me conduirai selon ta vérité.
Unifie mon cœur
pour qu’il craigne ton nom ». (Ps.86v11. TOB)

« Unifie mon cœur » : une expression curieuse qui signifie à peu près : « Fais que mes pensées, mes décisions et mes sentiments n’aient qu’un seul but… »

Quel sera le vôtre ?

 

Le Défi biblique de l’été : Jonas, par Pierre

Jonas ou le signe que le Seigneur Jésus-Christ a choisi pour annoncer sa résurrection, le coeur de la foi chrétienne (Source image :
Tombes dans la roche par Petr Kratochvil)

Pierre, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé le défi biblique, nous présente le livre du prophète Jonas. Un livre considéré par le contributeur comme « un lieu d’échange passionnant avec nos frères juifs et musulmans. En effet, Jonas est le signe que le Seigneur Jésus a choisi pour annoncer sa Résurrection, qui est le cœur de notre foi ». Ce « signe de Jonas » étant « le seul qui sera donné aux hommes » (Matt.12v38-41).

 

Le livre de Jonas est un court récit très vivant, plein d’ironie et de merveilleux. Probablement écrit au retour de l’Exil où le peuple juif tend à se replier sur son particularisme. A travers son expérience, le prophète Jonas va découvrir que Dieu veut la miséricorde, son projet est le salut tous les hommes.

Ainsi, Dieu envoie Jonas à Ninive pour appeler ce peuple perverti à se convertir de leur mauvaise conduite. Mais celui-ci trahit sa mission et s’enfuit en bateau. A peine embarqué, la tempête se déchaîne en raison de sa désobéissance. Jeté à la mer, les flots s’apaisent. Un grand poisson l’avale. Il restera en prière trois jours et trois nuits dans le ventre du monstre, avant d’être rejeté sur le rivage. Alors, Dieu lui donne l’ordre de retourner à Ninive. Jonas s’exécute et annonce la destruction de la ville. A sa surprise, les habitants de Ninive entendent cet appel et se convertissent. Dieu touché renonce au châtiment et accorde son pardon, ce qui contrarie Jonas. Il est conduit à abandonner ses fausses idées sur Dieu, découvrant que sa miséricorde s’étend à tous les hommes, jusqu’aux ennemis d’Israël. Il révèle ainsi à Jonas que sa parole est efficace.

Dans les 3 monothéismes, Jonas est connu. A plusieurs reprises, il est cité dans le Coran. La sourate X porte même son nom. Bien que le récit de ses aventures diffère, l’enseignement est semblable : Allah pardonne et est miséricordieux. Dans le judaïsme, le livre de Jonas revêt une grande importance ; il est lu en entier, chaque Yom Kippour, jour du Grand Pardon. Et pour les chrétiens, Jonas, par son séjour « dans le ventre de la baleine », préfigure la Résurrection, comme l’indique le Christ dans l’Evangile [Matt.12v38-41]. Musulmans, juifs et chrétiens peuvent évoquer fraternellement la figure de Jonas et s’édifier.

 

Le Défi biblique de l’été : l’Evangile selon Jean, par Isabelle

« Demeurez en moi comme je demeure en vous », dit le Christ (Source image : « Demeurez en Christ » d’Andrew Murray)

Isabelle, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé ce défi biblique, nous présente l’Evangile selon Jean, comme elle aime à le souligner. Car il n’y a qu’un seul Évangile.

 

Quel est ce livre ?

Jean est l’un des douze apôtres qui ont vécu avec Jésus et qui livre l’évangile selon son témoignage et la révélation de Dieu d’où « l’évangile SELON Jean ». Ce livre est le quatrième livre du second testament après l’évangile selon Mathieu ( apôtre aussi), selon Marc, selon Luc. Ces quatre personnes sont un peu comme les quatre témoins ou historiens de la scène qui se déroule entre la naissance de Jésus, son ministère de 3 ans sur terre, puis sa mort et sa résurrection. On y lit beaucoup de paroles prononcées par Jésus- Christ lui-même. L’évangile selon Jean se démarque des trois autres par son approche : on dit que c’est l’évangile de l’amour.

Pourquoi sa lecture représente-t-elle un défi pour moi ?

Sa lecture m’est au contraire assez facile et agréable car Jean – comme Jésus- y parle beaucoup en parabole. Or j’apprécie particulièrement les allégories, les images pour exprimer une idée. Ce qui m’est un défi, c’est plutôt sa mise en pratique…

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Le premier chapitre met des mots sur une réalité intérieure assez mystérieuse et extraordinaire que j’ai vécue mais que je ne pourrais expliquer moi-même : il s’agit de la nouvelle naissance, le fait de devenir enfant de Dieu non pas notre propre volonté mais par celle de Dieu. On y découvre Jésus comme le Bon Berger qui conduit et parle de façon personnelle à ses brebis qui reconnaissent sa voix. On se rend mieux compte de la grandeur, la profondeur, la largeur de l’amour Dieu et comment Jésus nous invite à aimer « comme » il nous a aimé. Ce qui m’a le plus bouleversé, ce sont les paroles de Jésus retranscrites dans le chapitre 15 que je vous invite à lire, lorsqu’il demande à ses disciples de «  Demeurez en [lui] ». Au tout début de ma vie chrétienne, j’ai lu le livre d’Andrew Murray «  Demeurez en Christ »  qui utilisait ce principe de la méditation d’un verset par jour sur l’ensemble de ce chapitre. Or, en méditant sur ces paroles de Jésus, ma relation à Jésus-Christ en a été à littéralement changée, transformée par révélation (cela ne venait pas de moi).

Le verset du livre qui m’inspire

Je me souviens du jour où le mot « comme » dans le verset 9 du chapitre 15 « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour » m’a ouvert les yeux sur l’immensité de l’amour de Dieu pour moi ! Comme Jésus m’a aimé, je suis poussée à aimer mon prochain. C’est l’inspiration et le défi de toute ma vie !

 

 

Le Défi biblique de l’été : Esaïe, par Etienne

Esaïe, un prophète qui a du style (source image : public domain picture)

Etienne, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé un triple défi biblique, nous présente le livre du prophète Esaïe, souvent considéré comme « un cinquième Evangile ».

 

Quel est ce livre ?

Esaïe est un prophète de haute lignée qui a été actif sous l’un des derniers bons rois de Juda: Ezéchias. Et pourtant, au milieu de cet âge d’argent d’Israël, il prédit déjà que la désobéissance d’Israël dépasse les bornes, et que les malédictions du Deutéronome sont sur le point de s’accomplir. Mais dans la foulée, il annonce aussi qu’Israël reviendra dans sa terre, et qu’il viendra « Mon Serviteur » qui sera puni pour les fautes d’Israël et qui amènera non seulement Israël, mais toutes les nations du monde au Seigneur.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

La pure beauté des mots et du style. Esaïe n’est pas un berger comme Amos, son style d’expression est très soigné et très en pointe. C’est un véritable sommet de la poésie hébraïque, et il y a toujours des nouvelles choses à découvrir dans Esaïe, comme dans les psaumes d’ailleurs. On ne peut pas s’ennuyer en lisant de si beaux textes. Par ailleurs, c’est un des livres les plus clairement messianiques de l’Ancien Testament, et à moins d’être dispensationnaliste(1), on ne peut pas rater les références à Jésus.

Le verset de ce livre qui m’inspire

Tout le chapitre 6. La vision qu’Esaïe a du Seigneur est tellement différente que tout ce que l’on peut s’imaginer, même encore aujourd’hui. Nous imaginons les anges comme des bonhommes ailés, voici des créatures terrifiantes rayonnante d’une effroyable puissance. Nous imaginons Jésus comme un basileus illuminé, voici que l’on ne voit que les pans de sa robe, tellement immense qu’elle remplit le temple, mais que sa face est trop pure pour être vue. Nous imaginons que nous serons heureux face à Jésus, Esaïe manque de mourir de terreur. Et il en ressort tellement transformé que même sa façon de nommer Dieu change. Il passe des appellations classiques à une appellation qui lui est particulière: « Le Saint d’Israël ». C’est ce Dieu là que je veux prier.

 

 

 

Note :

(1) Dispensationnalisme : système théologique, selon lequel l’histoire est divisée en époques (ou « dispensations ») successives, chacune caractérisée par une façon particulière d’agir de Dieu envers les humains. Ce système enseigne une distinction rigoureuse entre Israël et l’Eglise.

 

Le Défi biblique de l’été : le Deutéronome, par Etienne

Le Deutéronome, le livre de « la deuxième génération » et le « plan » (blueprint) pour une société chrétienne idéale (Source : rawpixel)

Etienne, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé un triple défi biblique, nous présente le Deutéronome, le livre de la Deuxième génération.

 

Quel est ce livre ?
Le Deutéronome est le dernier livre de Moïse. C’est la récapitulation de l’alliance du Sinaï, contenant notamment les fameuses lois de Moïse, destinée à la seconde génération d’israélites, qui n’a pas connu l’Egypte, et qui s’apprête à entrer dans la terre promise. C’est un des livres les plus clairs et les plus « structurés » de la Bible.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?
Ce qui m’attire le plus dans le Deutéronome, et qui fait que j’ai toujours du plaisir à le lire, c’est le « plan » (blueprint) pour une société chrétienne idéale qu’il semble promettre. Savoir comment appliquer le Deutéronome (et la Loi de Moïse de manière générale) est une question difficile, qui divise encore. Aujourd’hui je suis convaincu avec la tradition réformée qui voit dans ces lois une adaptation de la loi naturelle (éternelle) au contexte particulier de Moïse et Israël. Il n’empêche que même si ce n’est qu’une adaptation, c’est la seule adaptation faite par Dieu lui-même. C’est l’occasion unique de voir comment Dieu voit les différentes composantes de la société, d’étudier en quelque sorte l’organisation politique et sociétale selon Dieu. Il le fait tout au long dans Exode, Lévitique et Nombres aussi bien sûr, mais Deutéronome récapitule et résume les livres précédents.

Ensuite, Deutéronome est un livre clé dans la théologie des alliances (=la grande image de la Bible) car c’est là que l’Ancienne Alliance est la plus clairement écrite. Le prophète Jérémie cite beaucoup le Deutéronome quand il annonce la venue des catastrophes décrites dans un des derniers chapitres.

Le verset de ce livre qui m’inspire
Zacharias Ursinus [théologien protestant allemand du XVIe siècle connu pour sa participation au Catéchisme de Heidelberg dont il est probablement le principal auteur] cite beaucoup ce verset: « Maudit soit celui qui ne réalise pas les paroles de cette loi en les mettant en pratique ! » Deutéronome 27.26 ; Dès la rédaction du Deutéronome, il y a la clause qui déjà rend impossible tout salut par la loi. Cette clause est le rappel de ce que Dieu avait promis en Eden: « Le jour où tu mangeras de cet arbre, tu mourras ». Et pourtant Adam n’est pas mort, mais au contraire a eu une descendance. Et dans sa descendance, Dieu passe alliance avec Abraham, et élargit cette alliance sous Moïse, Et toujours cette clause de malédiction: « maudit soit celui qui n’obéit pas à la loi ». Ce verset exprime l’impossibilité intrinsèque d’obéir à la loi pour l’homme ET la nécessité d’un intercesseur qui obéisse parfaitement à notre place, puisque nous en sommes incapables. Or, le simple fait que cette loi existe prouve que Dieu a l’intention d’envoyer ce sauveur, car sinon il aurait déjà tué l’humanité (qui a largement prouvé son incapacité à obéir, à ce stade). Voici comment l’évangile est caché dans la loi.

 

Le conseil de lecture de l’été de Pep’s café : Un seul livre !

Un seul livre à lire cet été ! Plus exactement, une bibliothèque de 66 livres…(Source image : public domain pictures)

Chers lecteurs et abonnés,

Durant tout l’été (et jusqu’au 21 septembre), Pep’s café! le blogue invite ses lecteurs et abonnés à découvrir Le Livre des livres à travers le défi biblique de l’été joyeusement relevé par une vingtaine de chrétien(ne)s !

Ne manquez pas de suivre cette série et de la faire suivre autour de vous !

En vous souhaitant d’être édifiés et encouragés !

Le Défi biblique de l’été : l’épître aux Hébreux, par Joël

L’auteur de l’épître aux Hébreux est anonyme. Aucune importance : il s’agit de regarder à ce que Jésus-Christ a introduit par sa venue et son sacrifice : ce qui est « meilleur, céleste, éternel et parfait ».
(Source image : convergence bolcho-catholiques)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis, dont celui-ci, nous présente l’épître aux Hébreux, un livre biblique au mystérieux auteur anonyme, détail qui n’a pas grande importance…

 

Quel est ce livre ?

La lettre aux Hébreux est le seul livre du Nouveau Testament dont on ne connaît pas l’auteur — mais cela n’a pas grande importance ! Elle présente de façon unique Jésus Christ, dans sa personne, son œuvre passée et présente et son exemple de foi. Elle nous encourage à regarder à ce que Jésus Christ a introduit par sa venue et par son sacrifice : ce qui est « meilleur », « céleste », « éternel », « parfait » — 4 mots clefs de la lettre.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

C’est un livre auquel il faut revenir souvent : en effet, cette Épître est une clef pour comprendre l’Ancien Testament, mais, réciproquement, plus on connaît l’Ancien Testament, mieux on comprend cette lettre ! Alors ne nous décourageons pas si nous ne comprenons pas tout à la première lecture et revenons-y pour mieux l’apprécier.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Cette lettre m’encourage à persévérer. L’auteur parsème son développement d’avertissements qui peuvent me sembler parfois très sévères, voire inquiétants, mais c’est pour mieux me stimuler à rester fidèle au Seigneur quelles que soient les circonstances et à continuer à fixer les yeux sur lui.

Le verset de ce livre qui m’inspire

J’ai l’embarras du choix, tant il y a de versets riches ! Je retiens le souhait de conclusion : « Que le Dieu de la paix – qui a ramené d’entre les morts le grand berger des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus – vous forme en tout ce qui est bon pour faire sa volonté ; qu’il fasse en nous ce qui lui est agréable par Jésus-Christ, à qui soit la gloire à tout jamais ! Amen ! » (Hébr.13v20-21)

Le Défi biblique de l’été : Ézéchiel, par Etienne

Ezechiel :  un prêtre bien éduqué, mais ce qui marque le plus, c’est son style….(Source image : public domain pictures)

Etienne, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé, outre deux défis, celui-ci en plus, nous présente sa version décapante du livre du prophète Ézéchiel. A lire en complément du texte de Joël publié ce même jour.

 

Quel est ce livre ?

Ezéchiel est un prophète du temps de l’exil, qui a fait partie de la première vague d’exilés, contemporain de Jérémie. Pour situer : Babylone a commencé par vassaliser Israël, et déporté à cette occasion une partie de l’élite du pays. Joiakin a été déposé et emmené en prison, et son frère Sédécias a été installé par le roi de Babylone. Pendant quelques années, Israël est ainsi vassal de Babylone, jusqu’à ce que Sédécias se révolte stupidement contre Babylone, contre l’avis de Jérémie. Il en suit la destruction de Jérusalem, l’emprisonnement de Sédécias et la mort de ses fils (qui ne devait pas être âgés de plus de douze ans).

Ezéchiel écrit pendant cette période intermédiaire, pour offrir une ultime chance de repentance à la communauté juive. C’est un prêtre bien éduqué, mais ce qui marque le plus, c’est son style.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Le style d’Ezéchiel est le plus « graphique » de la Bible. C’est le prophète qui utilise le plus de « gestes prophétiques » qui fonctionnent comme des paraboles. Il est aussi « graphique » dans le sens où il ne mâche pas du tout ses mots (c’est le seul auteur à parler des Egyptiens à « gros organe »). C’est un langage qui est fait pour frapper, dérouter, donner une claque en plein visage. On ne lit pas Ezéchiel de façon analytique. On l’expérimente. Pourtant, ce n’est pas du langage apocalyptique, avec un lourd symbolisme volontairement obscur. Ce sont des tableaux convertis en textes. Pour ces raisons, la lecture d’Ezéchiel (« Dieu fortifie ») est toujours une expérience dépaysante.

Le verset de ce livre qui m’inspire
 » Tu t’es prostituée avec les Égyptiens, tes voisins au membre énorme » (Ezéchiel 16.26). De manière générale, tout le chapitre 16 est extrêmement violent à lire. Le Seigneur traite basiquement Israël de -excusez moi le terme- p***. Sauf que contrairement à moi, il ne met pas de pincettes. Je suis toujours dérouté par la vigueur de ces mots. C’est le genre de chapitre qui me fait dire que je ne maîtrise pas la Bible, et que j’ai envie de la relire ensuite.

 

Le Défi biblique de l’été : Ézéchiel, par Joël

Un livre qui nous fait éprouver le « besoin de retrouver la perspective de la grandeur de Dieu et de le mettre au centre — et non pas l’homme ou moi ».

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé, outre celui-ci, plusieurs autres défis, nous présente le livre du prophète Ezéchiel.

 

Quel est ce livre ?

Ézéchiel est un des plus longs livres de la Bible et un des moins connus. Il explique pourquoi Dieu permet que Nebucadnetsar prenne Jérusalem et détruise le temple, le lieu de la présence de la gloire de Dieu. Il annonce en même temps que Dieu, dans le futur, va opérer un travail intérieur dans le cœur des hommes pour y mettre son Esprit et que sa gloire brillera à nouveau dans Jérusalem.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Ce livre comporte des textes compliqués à interpréter dans le détail, avec de nombreuses visions dont les clefs ne nous sont pas toutes données. Nous y trouvons aussi, au milieu, de longs développements sur les péchés du peuple d’Israël qui peuvent nous sembler répétitifs, fastidieux, voire un peu scabreux. Mais il recèle aussi des pages lumineuses, qui annoncent le Nouveau Testament, comme celle sur le bon berger (ch. 34).

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

La grandeur de la gloire de Dieu. Ézéchiel a été marqué à vie par la vision que Dieu lui a donnée au début de son ministère et, par ce livre, au travers du prophète, Dieu veut aussi me montrer la grandeur de sa gloire. J’ai besoin de retrouver la perspective de la grandeur de Dieu et de le mettre au centre — et non pas l’homme ou moi.

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Je leur donnerai un même cœur, je mettrai en vous un Esprit nouveau ; j’ôterai de leur chair le cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils suivent mes prescriptions, qu’ils observent mes règles et les mettent en pratique ; alors ils seront mon peuple, et moi, je serai leur Dieu. » (Ezech. 11.19-20)