Est-il « spirituellement inopportun » de dire « Jésus » au lieu de « Yeshouah » pour désigner/invoquer le Messie ?

« Au Nom de Jésus », ne perdons pas de vue « le bon combat » !

Quel est « le vrai nom » de Jésus ?

« Yeshouah », « Yesous » ou « Jésus » ? Comment les apôtres appelaient-ils Jésus ? Quel nom (faut-il absolument) utiliser aujourd’hui ? Pourquoi avoir traduit son prénom d’origine ?

Certes, Jésus était Juif. Il parlait araméen et non le grec, « l’anglais de l’époque ». Son prénom, parfaitement juif, se disait effectivement « Yeshouah » (signifiant en hébreu : « Dieu sauve/Dieu élargit »), correspondant à « Josué ». C’est même un prénom assez banal pour l’époque, puisque l’on retrouve plusieurs « Jésus » dans la Bible : par exemple, « Jésus-Barrabas », le brigand de Matt.27v16.

Pourquoi dire « Jésus », alors ? Tout simplement parce que « Jésus » est la francisation de la latinisation (« Iesus ») du grec « Yesous », lui-même transcription grecque de l’hébreu Yeshouah, explique le répondant à une question sur ce sujet, sur le site « 1001 questions »(1). « Cette mutation s’est simplement opérée par glissement successifs au fil des époques ». Mais, comme le précise le répondant, « ce n’est pas à proprement parler une traduction, mais juste une évolution dans la prononciation, tout comme Charlemagne ne s’appelait pas « Charlemagne » avec notre prononciation dans la langue franque de l’époque devenue « vieux françois » et français…. Dans le même sens, en restant sur une même époque, si vous avez une amie malgache qui s’appelle Hanitra, les français vont prononcer son nom « Anitra » alors qu’elle le prononcera en malgache « An’tch ». Il n’y a donc pas de problème d’utiliser Jésus, Yesous, ou Yeshouah (d’autant plus que le « ah » final est quasiment imprononçable pour un français, et que donc, il sera presque impossible d’être fidèle à sa prononciation authentique »)(1).

Le problème n’est pas non plus « dans la forme du nom que l’on emploie pour le prier, mais dans notre manière d’utiliser son nom. On peut être tout aussi superstitieux en utilisant le nom « Yeshouah » qu’en utilisant « Jésus » si on en fait une formule magique pour être exaucé dans toutes nos demandes ». En effet, donner du pouvoir au nom de Jésus/Yeshouah de par sa phonétique frise la superstition et l’occulte.  Il ne suffit pas de dire « au nom de Jésus » ou « au nom de Yeshouah Ha Mashiah » à la fin d’une prière pour que « ça marche » ou que cela soit « certifié conforme ». La relation avec Dieu n’est pas de l’ordre de la magie (2) !

Jésus Lui-même donne des conditions pour être exaucé lorsque nous prions « en son nom » :

Jean 14v12-15 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Si vous m’aimez, gardez mes commandements ».

Jean 15v7 : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé ».

1 Jean 3 v22-24 : « Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. Et c’est ici son commandement: que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu’il nous a donné. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné ».

Plus important encore, il y a, dans le nom de Jésus, la divine aptitude à faire ce que l’on dit. Comme déjà signifié plus haut, « Jésus/Yeshouah » veut dire : « Dieu sauve ». Il ne se contente pas de le dire : il le fait. Depuis 2000 ans et encore aujourd’hui.

Jésus/Yeshouah veut dire aussi « Dieu élargit ». De tout temps et encore aujourd’hui, c’est au nom de Jésus que les chrétiens (ceux qui reconnaissent Jésus comme leur Seigneur) agissent et font ce qu’ils ne sauraient pas faire par eux-mêmes : élargir l’horizon de leurs frères et/ou de leurs prochains en les faisant sortir de là où ils (se) sont enfermés, pour leur faire connaître « une vie (toujours plus) abondante », et autres choses significatives de nature à porter un fruit immédiat dans leur vie.

Dans cette optique, nous voyons mal en quoi « lancer des débats » sur des questions de nom peut y contribuer.

Au contraire, de tels « débats », qui vont jusqu’à lancer des malédictions indirectes à ceux qui « ne disent pas comme il faut » – un nouveau « shibboleth » (3) – ne peuvent qu’engendrer « des querelles de mots qui, loin d’édifier, ne servent qu’à la ruine de ceux qui écoutent » (2 Tim.2v14) !

 

 

Notes :

(1) Voir http://1001questions.fr/en-hebreu-le-nom-de-jesus-est-yeshua-il-a-ete-traduit-en-grec-par-yesous-puis-est-devenu-jesus-comment-les-apotres-appelaient-ils-jesus-pourquoi-avoir-traduit-son-prenom-dorigine-isabelle/

(2) Voir http://1001questions.fr/est-il-inopportun-de-dire-jesus-au-lieu-de-yeshouah-pour-designer-invoquer-le-messie-ny-a-t-il-pas-la-un-risque-de-derive-superstitieuse-et-occulte-peps/

(3) Terme signifiant « épi de blé » ou « ruisseau » : mot qui ne peut être utilisé – ou prononcé – correctement que par les membres d’un groupe ; « code » pour reconnaître ceux qui sont du « bon groupe » ou pas, cf Juges12v4-6

 

 

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