« De l’unité en crise à l’unité en Christ » : le défi des hommes réunis pour l’étude biblique

Ezéchiel 37v22 : « Je ferai d’eux une seule nation dans le pays, dans les montagnes d’Israël : ils auront tous un même roi, ils ne formeront plus deux nations, et ne seront plus divisés en deux royaumes. »

Jean 17v11 : « Qu’ils soient un comme nous sommes un. »

« …rappelons que notre destinée éternelle (…) est liée à un appel communautaire. Il ne peut s’envisager en marchant seul dans les ténèbres ». Source : Pixabay

Depuis cette prière du Fils au Père [rapportée par Jean dans son évangile], nous sommes promis à une existence unie et interdépendante. Nous ne formons plus « deux royaumes », à l’image d’Israël et Juda au temps du prophète Ezéchiel, mais nous avons à jamais un « même roi », et une même destination à atteindre dans la communion de l’Esprit. Ce même Esprit a été répandu sur tous les membres du corps de Christ (Joël 3v1).

Quant à parler du « corps de Christ », nous nous rappelons que notre destinée éternelle (incluant notre passage dans le monde) est liée à un appel « communautaire ». Il ne peut s’envisager en marchant seul dans les ténèbres. Si nous pensons avoir à choisir entre avancer seul ou ensemble, rappelons-nous seulement que les deux sont interdépendants. Tout comme Dieu est « un et trois » à la fois, Dieu nous a « réglé » de la même manière, afin d’être au milieu de nous (extrait de Matthieu 1v23 : « Et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu parmi nous »).

Selon 1 Jean 1v7 notre marche doit être « dans la lumière, comme le Père est lui-même dans la lumière, mutuellement en communion, purifiés de tout péché par le sang de Jésus son Fils. »

Qualifierions-nous aujourd’hui notre marche comme une marche « unie » ? Cette prière du Seigneur Jésus, « Qu’ils soient un comme nous sommes un. » (Jean 17v11) demeure dans nos Bibles, mais nous approprions-nous le fruit de cette prière prophétique ? En d’autres termes : « vivons-nous », pratiquons-nous notre unité en Christ ? Si oui, de quelle manière ?

Il faut admettre que notre vision du « corps de Christ » est mise à l’épreuve, quand le monde nous enjoint au développement « personnel » et à un amour propre qui dépasse l’amour du prochain. A ce sujet, il est bon de méditer sur le second plus grand commandement de Dieu (semblable à son premier), selon Matthieu 22v34-40 : « Aime ton prochain comme toi-même. »

Nous positionnant sur la vérité de la Parole, posons-nous à présent 4 (remises en) questions :

  1. De quoi avons-nous réellement, et visiblement, le plus soif ?
  2. Comment le partage entre frères, l’étude de la Parole et le soutien mutuel peut-il y contribuer ?
  3. Selon moi, suis-je vraiment membre du corps de Christ ? [Et de son expression locale ?] Comment le savoir, et surtout comment le vivre ?
  4. Comment « ma » marche en Christ peut-elle devenir « notre » marche en Christ ?

Ne doutons pas que Dieu ait véritablement pourvu à nos besoins : sa Parole en est un témoin fidèle ! Il se pourrait simplement que nous ayons du mal à le percevoir.

En ce sens, il est bon de se rappeler quelques bénéfices pour les hommes de (la) Parole qui entreprennent de « Lire et étudier la Bible », et de la lire, l’étudier ensemble : 

  1. C’est notre nature selon Dieu ! Le mâle, « zakar » en hébreu, signifie « celui qui se souvient ». Dieu a adressé ses commandements au genre masculin. Les hommes ont ainsi le devoir de les retenir, et de les transmettre dans leurs sphères d’influences (famille, église, société).
  2. Jésus nous donné une promesse (Matthieu 18v20) que « là où nous sommes deux ou trois en son nom, Il est là au milieu de nous »: nous connaissons donc une plus grande faveur dans la révélation de Jésus, Parole vivante, lorsque nous venons nous soumettre ensemble à sa Parole. La Parole de Dieu a donc vocation à être étudiée en groupe, pour expérimenter la communion du Fils de Dieu.
  3. Dieu désire que nous le connaissions pleinement, et que nous connaissions toute sa Parole. Voici un grand bénéfice de notre étude en groupe : lorsque nous sommes seul nous nous heurtons à nos limites, et lorsque nous sommes en fraternité, notre faiblesse est compensée dans les forces de nos vis-à-vis.

Gardons également en vue des objectifs pertinents et communs à l’ensemble du groupe :

  1. Croître en conviction : connaître et comprendre la personne de Jésus-Christ
  2. Croître en caractère : vivre en homme à l’image et à la ressemblance de Dieu
  3. Croître en compétence : connaître toute la Bible pour mieux la comprendre, garder et transmettre fidèlement son message à d’autres.

POUR FINIR EN MAJUSCULE : UNE BONNE ÉTUDE NOUS CONDUIT A L’HUMILITE, EXALTE LE SAUVEUR ET PROMEUT LA SAINTETÉ

 

[Une nouvelle contribution de mon frère en Christ Pierre-Louis, par ailleurs très impliqué dans mon groupe d’étude et de partage biblique pour hommes : qu’il en soit remercié !]

4 réflexions sur “« De l’unité en crise à l’unité en Christ » : le défi des hommes réunis pour l’étude biblique

  1. Le début de la lettre de Paul aux Galates et la fin de celle aux Romains illustrent l’aspect communautaire de notre foi mentionnée dans l’article de Pierre-Louis.

    En effet, Paul n’agit pas en vase clôt, même lorsqu’il écrit ses lettres aux églises. L’épître aux Galates s’ouvre par «De la part de Paul […] et de tous les frères qui sont avec moi aux Églises de la Galatie» (Galates 1.1-2, Segond 21). Pourtant cette même lettre nous apprend aussi que Paul n’attend pas l’approbation des autres avant de se mettre au service de Christ, même s’il s’assure d’arrimer son oeuvre auprès des non juifs avec celle de ceux qui ont été apôtres avant lui. L’épître aux Romains quant à elle illustre ce même principe par le nombre de personnes qui sont mentionnées vers la fin de la lettre.

    Daniel Garneau
    http://www.savoiretcroire.ca

  2. Si le socle de notre unité se trouvait justement dans la lecture de Romains 12…. Lorsque je lis cette épître, cela produit chez moi la même émotion que celle qui envahit mon âme, lorsque je lis les béatitudes… Il me semble que nous avons là les textes (Béatitudes et Romains 12) fondateurs de la vie chrétienne incarnée (sel et lumière )….

  3. Merci, chers frères, d’apprécier ainsi l’article de notre plume invitée du jour : cela l’encouragera certainement.

    Effectivement, David, l’on ne pense pas forcément à la lecture et à l’étude de la Bible en groupe comme facteur de croissance…dans l’unité !

    Sinon, Daniel, vous faites bien de souligner que « le début de la lettre de Paul aux Galates et la fin de celle aux Romains illustrent l’aspect communautaire de notre foi mentionnée » (dans le présent article commenté), sachant que l’unité ne saurait être prétexte pour fonctionner « en vase clos ».

    Et merci Eric, pour ce rapprochement bien vu des Béatitudes et de Romains 12, en tant que textes « fondateurs de la vie chrétienne incarnée (sel et lumière )…. », et ce, rajouterai-je, à l’image de Notre Dieu, lequel « est un Dieu incarné, qui vient rejoindre l’humanité dans ses faiblesses et ses fragilités » (Lemaître, Eric. La Déconstruction de l’homme. Ed. La Lumière, 2018, p 13).

    Fraternellement,
    Pep’s

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