Le Mexique sous emprise du Coca : comment résister ?

 

Au Mexique, Coca-Cola a acquis un pouvoir considérable. Dans le sud du pays, au Chiapas, l’un des états les plus pauvres, la multinationale américaine a fait main basse sur l’eau et sur la vie de ses habitants. Le Chiapas est considéré comme le réservoir d’eau du Mexique. Dans les années 80, la firme Coca Cola installe à San Cristobal de Las Casas sa plus grosse usine, qui emploie près de 300 personnes. Elle y pompe l’eau nécessaire à sa production, puisant directement dans la nappe phréatique de la ville jusqu’à en assécher certaines communautés alentours. Pour fabriquer 1 litre de Coca, il ne faudrait pas moins de 6 litres d’eau. Et les bénéfices de cette industrie ne semblent pas encourager les pouvoirs publics à affronter les problèmes de son réseau hydrique vétuste. Entré dans l’ALENA en 1994, le Mexique a suivi les pas des Etats Unis dans sa politique néolibérale. La multinationale américaine s’est ainsi immiscée partout. Pas un village qui ne soit labellisé aux couleurs rouges et blanches de la marque.

Les Mexicains sont devenus les plus gros consommateurs au monde de soda et notamment de Coca-Cola. Lors des cérémonies et rituels mayas, la boisson gazeuse remplace désormais les boissons fermentées d’autrefois. Des conséquences sanitaires désastreuses en découlent : 70 % de la population, sevrée également à la malbouffe, est en surpoids. Le diabète est l’une des principales causes de mortalité. Face à ce fléau, certains habitants tentent se mobilisent et tentent de se réapproprier leur ressource naturelle. 

« Mexique : sous l’emprise du Coca », un documentaire réalisé par Julie Delettre, produit par Wild Angle et diffusé sur « Public Sénat » le 01/10/16, dans le cadre de la série « Les Dessous de la Mondialisation », ou les faces cachées de la fabrication des produits que nous consommons.

A voir et à partager, pour mieux rejeter cette « règle du jeu » édictée par les puissants et qui nous est présenté comme « acquise » : nous voler ce qui est vital, « gratuit » et « de droit », pour nous faire payer à la place un produit « moins bien » et même néfaste pour la santé.

A lire et méditer, en complément :

« Holà, vous tous qui avez soif, voici de l’eau, venez. Même sans argent, venez ; prenez de quoi manger, c’est gratuit ; du vin ou du lait, c’est pour rien. A quoi bon dépenser de l’argent pour un pain qui ne nourrit pas, à quoi bon vous donner du mal pour rester sur votre faim ? Ecoutez-moi bien, et vous aurez à manger quelque chose de bon, vous vous régalerez de ce qu’il y a de meilleur » (Es.55v1-2. BFC).

« Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif : l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’où jaillira la vie éternelle » (Jean 4v13-14. BFC).

« Vous le savez bien : si vous vous mettez au service de quelqu’un pour lui obéir, vous devenez les esclaves du maître auquel vous obéissez » (Rom.6v16. BFC)

Voir aussi, comment, dans Marc 5v1-20, Jésus a libéré, non seulement un homme, mais aussi toute une économie locale d’un système « impur ».

 

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