Où en es-tu, dans ton parcours de foi ?

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d'aujourd'hui lui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ? (Source : convergence bolcho-catholiques)

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d’aujourd’hui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ?
(Source : convergence bolcho-catholiques)

Tu es chrétien. C’est à dire que tu confesses Jésus-Christ comme ton Sauveur et ton Seigneur. Repentant, tu te sais pardonné, justifié et tu souhaites changer de vie, appartenir et suivre Jésus-Christ.

Mais où en es-tu, dans ton parcours de foi ?

Au début, tu es préoccupé par les péchés et redoute d’être un pécheur ou un injuste. Puis, prenant de la distance, tu deviens préoccupé d’être le plus ajusté possible à la Loi de Dieu, dans son ensemble, et non plus par rapport à des listes de péchés [ou certains péchés] dans lesquels tu constatais autrefois être embourbé.

Tu passes donc d’une préoccupation pour les péchés à une préoccupation pour le péché en toi. Puis vient le temps où tu peux passer d’une préoccupation pour l’iniquité(1) globale de ta vie à un souci plus dense encore d’harmonie et de cohérence avec le coeur de Dieu. Tu es passé d’une préoccupation pour la justice à une préoccupation pour la justesse. Tu es passé d’une représentation d’un Dieu juge, à un Dieu « maître d’école », puis à un Dieu Père aimant(2).

« En effet, le péché n’aura plus de pouvoir sur vous, puisque vous n’êtes pas soumis à la loi mais à la grâce de Dieu. Mais quoi ? Allons-nous pécher parce que nous ne sommes pas soumis à la loi mais à la grâce de Dieu ? Certainement pas ! Vous le savez bien : si vous vous mettez au service de quelqu’un pour lui obéir, vous devenez les esclaves du maître auquel vous obéissez ; il s’agit soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance à Dieu qui conduit à une vie juste ». (Rom.6v14-16. BFC) (3)

 

 

Notes : 

(1) « Iniquité » : condition de celui qui est sans loi, sans frein.

(2) D’après Boucomont, Gilles. Au nom de Jésus : mener le bon combat. Ed. Première Partie, 2011, p 81

(3) Dans la version « Parole de Vie (PDV), cela donne :

« Ce n’est plus la loi qui vous commande, mais c’est l’amour de Dieu pour vous. Le péché ne peut donc plus avoir de pouvoir sur vous. Ce n’est plus la loi qui nous commande, mais c’est l’amour de Dieu pour nous. Alors, est-ce une raison pour faire le mal ? Sûrement pas ! Vous ne savez pas ceci ? Quand vous vous mettez au service de quelqu’un comme esclaves, vous êtes les esclaves du maître à qui vous obéissez. Alors, ou bien vous êtes esclaves du péché, et le péché vous conduit à la mort, ou bien vous êtes serviteurs de Dieu, et Dieu vous rend justes parce que vous lui obéissez » (Rom.6v14-16).

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22 réflexions sur “Où en es-tu, dans ton parcours de foi ?

  1. Bonjour. Autrement dit : étape 1, soumission à la Vertu ; étape 2, soumission à la Loi mosaïque ; étape 3 : fusion / soumission aux grands Principes de l’Harmonie et de la Cohérence (le Grand Tout, l’Un). Tout cela est somme toute bien raisonnable.

    • Bonjour Sipo, je te remercie pour tes nouvelles questions et réflexions.
      Ceci dit, puisque la question est « où en es-tu dans ton parcours de foi? », si Jésus te posait aujourd’hui la question : « Qui dis-tu que je suis ? » et, toi-même, « qui suis-tu »(dans le cadre de « suivre quelqu’un ») ? Que répondrais-tu, personnellement ?

      Je te remercie par avance.

      Bien à toi,
      Pep’s

  2. Bonne nouvelle !

    Un mystère est ce qui est caché, en attente d’être révélé.
    Et « ce mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints[ceux qui appartiennent à Dieu], à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l’espérance de la gloire.… »(Col.1v26-27)
    « Et nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire, sagesse qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue, car, s’ils l’eussent connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire.… »(1 Cor.2v6-8)

    Néanmoins, toutes ces étapes (de votre parcours de foi personnel ?) que vous décrivez révèlent pas mal d’impersonnel. Vous me donnez l’impression de quelqu’un qui se trouve sur un rivage et qui justifie d’y rester par des questionnements. Or, Christ vous invite à quitter votre « rivage », pour « aller en eaux profondes »(Luc 5v1-4). Au plus profond de vous-mêmes. N’ayez pas peur d’y aller avec Lui, en l’invitant. Il vous y attend même.

  3. Bonjour Peps !
    Les 3 premières étapes que j’évoque plus haut étaient une reformulation de votre propre texte et il est exact de dire qu’elles soient de nature impersonnelle. Ce sont, en effet, des idées, des concepts, rien à voir encore avec la foi.
    Par ailleurs, vous me voyez ravi de m’apprendre cette citation de Luc « aller en eaux profondes », n’est-ce pas justement cela un mystère ? Ainsi, nous voilà à l’opposé de la terre ferme (le rivage), c’est-à-dire à l’opposé de la certitude, de la conviction que le religieux attribue habituellement à « sa foi ». Et pour reprendre le titre d’un livre de Jacques Ellul, la foi (ne peut être qu’) au prix du doute,
    Bien à vous.

  4. Bonjour Sipo,

    Je vous remercie de me préciser que vous avez « reformulé » mon « propre texte », l’estimant « de nature impersonnelle », puisque vous n’y voyez que « des idées, des concepts, rien à voir encore avec la foi ».
    Cette remarque de votre part me paraît étrange, vu, qu’au contraire, il est plutôt question de relation (nous-mêmes et Dieu) et même d’évolution de relation : il est certes question « d’harmonie et de cohérence » mais « avec le coeur de Dieu ». Ensuite, il est question de « qui est Dieu pour nous » : une personne – « un prof », « un juge », « un père aimant » – ou « quelque chose d’impersonnel » ?). Or, la Bible nous révèle un Dieu relationnel.
    Je rappelle la question initiale : « où en es-tu (personnellement) dans ton parcours de foi ? »
    Chacune et chacun est invité à répondre, qu’il estime être « sans religion » ou témoigne être de confession chrétienne (« proto », « catho »…), musulmane, juive, etc….et non à faire répondre un autre à notre place.

    D’autre part, je vous rappellerai à ce sujet une autre citation de la Bible, en Hébr.11v1, au sujet de la foi, laquelle « est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas ». De fait, « sans la foi il est impossible d’être agréable à Dieu ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (v6).

    Par ailleurs, vous me voyez aussi ravi d’apprendre que vous avez découvert cette citation de Luc, rapportant cette invitation du Seigneur Jésus-Christ Lui-même (laquelle s’adresse notamment à vous-même) « d’aller en eaux profondes ». Ecouter cette parole et vous y conformer sera un acte de foi (de confiance mais aussi de fidélité) en Lui de votre part. Pour l’instant, vous vous contentez de rester sur votre rivage en tournant autour du pot, ne répondant pas à la question initiale et témoignez (sauf erreur) avec certitude de votre doute (c’est là le paradoxe). Le doute peut être bon, en ce qu’il nous permet d’évaluer et d’éprouver les fondements de nos convictions. Mais à ce stade, Christ vous invite à sortir « du rivage de votre certitude et de votre conviction »(ou de votre croyance) que le doute serait une posture permanente valable, pour ne pas avoir à vous décider. Et Dieu dit que « le jour du salut » et « le jour favorable » pour être sauvé, c’est « aujourd’hui »(2 Cor.6v2).

    Bien à vous et que le Seigneur vous bénisse, car derrière « Sipo » qui pose ses questions et soupire au dialogue, il y a une personne bien réelle et bien vivante, que Dieu a formé, aime, rachète et appelle personnellement (Es.43v1).

    Pep’s

  5. Bonjour Pep’s.
    Je vous ai répondu, si vous me voyez « tourner autour du pot » c’est peut-être que vous ne l’avez pas remarqué. J’ai écrit que le Christ était pour moi un mystère ou puisqu’Il est une personne, un incognito, inconnaissable par la pensée humaine, donc indéfinissable par le langage. Quand vous lisez dans la bible qu’Il est le Fils de Dieu, le chemin, la vie et la vérité, le bon berger, la porte, l’étoile du matin, le roi, le sauveur, le cep, etc… que savez-vous de plus, au delà des mots et des idées qui s’y rattachent et auxquelles nous accordons tant d’importance ? Voici où mènent les idées : un prof, un juge, l’harmonie et la cohérence ? D’autres mots, des rôles et des concepts, même quand on les recouvre du nom du nazaréen ou qu’on leur prête « le coeur de Dieu » ? A ce sujet encore, à quoi bon chercher à vouloir définir, comprendre ou expliquer l’amour (de Dieu) ? L’amour est incompréhensible, c’est-à-dire qu’il n’est pas raisonnable, objectivable et vouloir le remplacer par la notion de « relationnel », c’est l’objectiver, et alors l’amour n’est déjà plus l’amour…
    J’ai donc foi en ce mystère ce qui, en conviendrez-vous peut-être cette fois-ci, situe cette foi en « eaux profondes », j’aime à dire les ténèbres de la foi. Le doute n’est donc pas synonyme d’indécision. Il est en rapport à cet incompréhensible (le mystère, les eaux profondes, l’incognito, l’amour…) à l’opposé de la certitude qui procure cette assurance et cette conviction (la vertu, le cadre, la Loi, l’harmonie, la cohérence, dont vous vous êtes faites l’écho en ouverture de ce sujet sur la foi) et qui sont si chère à notre raison et à celle de l’auteur de l’épître aux Hébreux. La foi n’est pas compatible avec le raisonnable, c’est-à-dire avec la connaissance du bien et du mal. Et quand commencent à se renverser les forteresses de la raison, vous êtes alors amenés à marcher dans ce qui devient les ruines de la raison c’est-à-dire le doute et le paradoxe, comme Abraham, père de la foi, quittant sa terre sans savoir où il va et levant le couteau sur ce qu’il a de plus cher.
    Bien à vous.

  6. Bonjour Sipo,

    je vous remercie pour ces nouvelles précisions, qui m’éclaire un peu mieux à votre sujet (à noter que j’avais bien perçu vos réponses précédentes…comme des réponses ! 😉 )
    Effectivement, ce « mystère » nous conduit à l’émerveillement et donc à l’adoration.
    Néanmoins, si « l’amour (de Dieu) est incompréhensible », et nous dépasse, nous sommes invités tout de même à le recevoir et à le vivre(je souligne), non de façon idéalisée, mais de façon concrète, dans le monde réel, en le donnant à notre tour. Car l’amour peut seulement « être là » mais ne pas exister. Et « exister » c’est « être là » pour quelqu’un d’autre que soi. « Exister »[vous connaissez certainement l’étymologie et le sens du mot), c’est faire ce mouvement vers les autres, pour que notre amour tienne debout, plutôt que de rester sur place.
    Nous venons toujours de quelque part, pour aller vers autre part. C’est le sens de la question initiale : où (en) sommes-nous, actuellement ? Où en êtes-vous, par exemple, dans vos relations avec les autres ?
    Abraham, que vous citez(vous parlez aussi de paradoxe, qui me rappelle le « crainte et tremblement » de Kierkegaard, lequel parle d’Abraham), a entendu cet appel de Dieu : « va vers toi »(Gen.12v1). Jusqu’à 72 ans, Abraham s’était contenté « d’être là », mais à partir de cet appel, il commence à exister vraiment en se tenant debout pour un autre que lui. Ce qui implique donc bien une relation, et c’est là toute la différence entre la réalité et la fiction, le fantasme.

    Je me dis aussi que vous opposez ce qui n’a pas lieu d’être (vous parlez des limites de la raison humaine : vous avez….raison, mais vous pouvez aussi inclure la volonté et les affects, également limités). A ce sujet, Dieu nous révèle Sa volonté dans les Écritures bibliques, par lesquelles nous pouvons connaître de manière privilégiées Ses Paroles. Par exemple en Col.2v2-3, Dieu souhaite que « unis dans l’amour et totalement remplis d’intelligence », ceux qui lui appartiennent puissent connaître Son « projet caché ». « C’est le Christ qui le réalise, et tous les trésors de la sagesse et de la connaissance sont cachés en lui ».

    En Éphésiens 3v16-19 [Il s’agit d’une épître du Nouveau Testament qui invite à vivre la vie chrétienne dans le cadre de la communauté, dans la réciprocité] : « le Père nous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans nos cœurs par la foi; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, nous puissions comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que nous soyons remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu ».

    Évidemment, connaître intellectuellement, « en théorie », ne suffit pas. Il s’agit, non seulement d’écouter mais aussi de vivre et de mettre en pratique la Parole de Dieu, pour que cette « connaissance » ne soit pas vaine, en faisant preuve de fidélité envers Lui et, surtout, en manifestant notre confiance à Dieu, qui est fidèle.

    Bien à vous,
    Pep’s

  7. Bonjour Pep’s,
    J’oppose effectivement la raison humaine à cette autre forme de pensée suggérée par le Christ, le renouvellement de l’intelligence pour Paul. C’est essentiel car pour mener le bon combat, celui de la foi, encore faut-il connaître la part de l’homme qui se laisse si facilement tenté. Or « cela n’a pas lieu d’être ». Je vous avais déjà fait remarqué par ailleurs, que si le fruit de l’arbre maudit eût été une pomme ou une poire, cela n’eût rien changé à votre interprétation de la chute : la désobéissance c’est-à-dire l’entorse à la Loi. Alors oui, selon ce point de vue (celui donc de la connaissance du bien et du mal, qui est aussi celui de la Loi), le dieu est « un prof ou un juge ». On commence par faire attention au mal. Et puis, on devient bon élève, on recherche le bien. La cohérence, l’harmonie, tout ce qui fait l’Unité, ça c’est le bien et c’est tellement le bien qu’on ne peut que l’attribuer au dieu, au coeur du dieu. Dieu est harmonie, cohérence,b Dieu c’est le bien, Dieu veut le bien (or selon la bible ce n’est pas Dieu qui veut le bien, mais le bien c’est ce que Dieu veut), Dieu veut notre bien ! Tout le monde le sait. Socrate et Platon le savaient déjà et les faux prophètes d’Israël annonçaient tous la paix et la sécurité. Or moi, j’aime à dire, que le diable se fait passer pour le mal pour être adoré sous le masque du bien. Est-ce l’esprit de Dieu qui nous invite à discerner entre le bien et le mal, ou est-ce la tentation du serpent ? Qu’en pensez-vous ?
    Oui le chemin est existentiel (c’est-à-dire personnel et pas communautaire puisque existentiel, particulier à chacun, « Il les appelle par leur nom, en dehors des bergeries », cf. Jean 10), oui ce qui importe au Christ ce sont nos vies, mais ces vies sont …cachées, incognito, en Lui, dixit Paul. Ce « projet caché du Christ », c’est le projet de notre vie (pas celui d’une communauté, c’est confondre ancien et nouveau testament, confondre Loi et foi), et le projet, le royaume, n’est pas de ce monde, pas de paix, d’harmonie, de cohérence, de communauté, d’unité à rechercher ici-bas, cela c’est pour qui théorise, idéalise, pour qui vit par la Loi, pour qui est dans la réalité (idéaliser fait partie de la réalité, le fantasme ? mais voyons, c’est de prendre la réalité pour la vérité ! Or quand la vérité s’incarne, la réalité c’est que l’eau n’est de l’eau mais du vin,etc…), pour qui donc cultive le fruit de l’arbre du bien et du mal. Ici-bas, l’adam, le terreux, le sage, l’intelligent, le religieux, le bon serviteur que nous sommes tous doit mourir, pour que le fils de l’homme, l’ami du Christ (Jean 15:15), entre dans les prémices de cette nouvelle vie, comme en gestation, caché, tel la chenille dans sa chrysalide. Son royaume ? Ce sera sa résurrection. En attendant …mystère.
    Bien à vous.

    PS : pour quelques clés et un regard critique sur l’oeuvre du danois, « Kierkegaard et la philosophie existentielle » de Léon Chestov (éditions Vrin).

  8. Bonjour Sipo,

    je vous remercie pour vos réponses et votre partage. Décidément, ce sujet vous inspire !
    Je comprends ce que vous dites et vous rejoins lorsque vous dites que vous avons à nous dépouiller de certaines choses (effectivement, celui qui vit de façon exclusivement « animale », comme s’il n’était que « corps et âme » ; « le sage, l’intelligent » – aux yeux des hommes, cf 1 Cor.1, « le religieux, le bon serviteur » – à l’image du frère aîné, dans la parabole du Fils prodigue ?….)pour revêtir quelque chose de nouveau. Jésus ne nous appelle plus serviteur(si du moins nous lui appartenons et le connaissons comme sauveur et seigneur) mais ami. Ceux qui l’ont reçu et cru en son nom, ont reçu le pouvoir de devenir enfants de Dieu (Jean 1v12-13).

    Quelques remarques à certaines de vos questions :

    Quelle est la part de l’homme qui se laisse si facilement tenter ?
    A noter que la tentation n’est pas un péché (y tomber, oui), mais plutôt une occasion de victoire que Dieu nous offre. Voici comment Christ, lequel « est venu en chair » (1 Jean 4v2), a été victorieux des tentations avant d’entrer pleinement dans son ministère public : voir Matt.4v1-11, Luc 4v1-14 mais aussi en Jean 17v1-5, Luc 22v42…
    Ensuite, la part de l’homme ? La foi, la confiance en Dieu, l’obéissance et demeurer en Christ (1 Jean 3v23-24), lequel demeure en nous. « Par là nous reconnaissons qu’il demeure en nous, grâce à l’Esprit dont il nous a fait don » (v24) et « si quelqu’un n’a pas l’Esprit du Christ, il ne lui appartient pas »(Rom.8v9. Voir aussi les vv1-8).
    Galates nous enseigne que « c’est pour la liberté que nous avons été affranchis »….pour ne pas retomber dans d’autres esclavages. Il nous enseigne aussi ce qu’est une vie de liberté (Gal.5v1, 13-25).
    Etre capable de « discernement » est le propre de l’homme adulte et d’un peuple consacré à Dieu : cf Hébr. 5v14 et Lévit.19v2, 20v24-26, 1 Pie.1v13-17.

    Vous « aimez à dire que le diable se fait passer pour le mal pour être adoré sous le masque du bien ». C’est plutôt le contraire, vu qu’il « se fait passer pour ange de lumière ». Le Seigneur Jésus dit de lui qu’ « il est menteur et père du mensonge ». Mais l’important n’est pas de se focaliser sur lui ou sur l’arbre de la connaissance du bien et du mal, mais sur le Christ et l’arbre de vie. Ses fruits ne sont pas « mythiques » mais nous sommes invités à les cueillir dans cette vie présente : Jean rappelle que « la vie éternelle » est relationnelle, avec le Dieu véritable (Jean 17) – la vie éternelle n’est donc pas seulement pour le futur mais pour maintenant ; Dieu, en Osée 6v6, indique ce qui « lui plaît plus » que les sacrifices et Proverbes nous donnent d’autres exemples de ce que sont « les fruits de l’arbre de vie » : honorer l’Alliance de Dieu en gardant l’Alliance conjugale ou se soucier de donner à manger aux bœufs !

    Sinon, je constate encore cette tendance à opposer ce qui n’a pas à être opposé : ainsi, l’Ancien et le Nouveau Testament forment ce que nous appelons la Bible ou les Ecritures bibliques, Parole de Dieu. Quelle est votre position à ce sujet ? Reconnaissez-vous la Bible comme étant la Parole de Dieu, norme de foi et de vie ?

    D’autre part, il n’y a pas non plus à opposer vie de foi personnelle et vie communautaire : une vie chrétienne centrée sur le Christ (sinon elle ne s’appellerait plus « chrétienne » !) équilibrée implique les deux « dimensions » : personnelle et communautaire (ce que l’on appelle l’Eglise étant la communion des croyants en Christ). Voir, par exemple, ce que nous apprennent Matt.18, Ephésiens, Romains 14-16, Philippiens et même 1 Jean 1v3. Mais vous-mêmes, seriez-vous fâché avec les autres, pour désirer vivre une « vie spirituelle » seul ? Pourtant, « il n’est pas bon que l’homme soit seul »(Gen.2).

    Sinon, merci pour le Chestov. J’en avais entendu parler comme référence mais pas encore lu.

    Bien à vous,
    Pep’s

  9. Bonjour Pep’s,
    Pourquoi ai-je l’impression de discuter avec une bible ? Comme vous le disiez, n’y a t-il pas une personne réelle et bien vivante derrière Pep’s ? Je ne vous ai posé qu’une question (les pommes et les poires), toujours la même, et vous bottez toujours en touche. Pourquoi ? Parce que la connaissance du bien et du mal, et l’obéissance à la Loi, c’est le fond de commerce (j’utilise cette expression sans l’a-priori « intéressé ») de toutes les églises de toutes les religions (chrétiennes aussi, bien entendu) et de toute tendance dans chacune de ces religions. Selon mon point de vue, les communautés dont vous parlez, et que je connais, sont des fabriques à Galates, et cela m’attriste et me révolte bien plus qu’être simplement fâché. Voyez-vous, le problème de répondre avec des citations de la bible, c’est que la révélation qu’elle contient se tord quand on la prend par un petit bout, qu’elle se meure quand on cherche à la disséquer, c’est qu’il faille, par exemple, peut-être demander à Job si « il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Merci, je connais la bible, je l’ai lu, plusieurs fois, étudiée, beaucoup, et la lit toujours, participé aussi en tant que prête-voix à des « enseignements bibliques ». Ne pas faire de différence entre ancien et nouveau testament, c’est confondre l’ombre et la lumière, tout comme comme on confond la connaissance du bien et du mal avec le saint-esprit, ou encore la cohérence, l’harmonie et maintenant l’équilibre avec la révélation biblique alors qu’ils sont un héritage de la philosophie rationaliste grecque (cf. « Athènes et Jérusalem » de Léon Chestov). La bible doit être désacralisée Pep’s ! Elle est le témoignage de personnes comme vous et moi, qui un jour ont fait cette rencontre avec le mystère, avec le tout-Autre. Il nous appartient à chacun d’écrire notre propre évangile, par notre vie qui n’est autre qu’une mise à mort de qui nous étions, c’est notre chemin étroit, et non le chemin large de la religion emprunté par la foule chantant l’Unité à tue-tête, chemin caché en Christ, sur lequel nous sommes en devenir. En devenir ! Ainsi les auteurs de la bible évoquent leur expérience personnelle sur ce chemin, avec les suites d’inspiration et d’aveuglement qu’il comporte. Le vent de l’esprit est contraire à celui de l’homme, y compris, et surtout, à celui de l’homme qui est engagé sur ce chemin. N’est-il pas étonnant que le protestantisme, quand il voulut s’adresser au grand nombre, ait gravé la sola scriptura dans la pierre (comme la Loi pour le peuple hébreux), tandis que Luther, encore jeune moine, qualifiait l’épître de Jacques une épître de paille c’est-à-dire d’aveuglement ? La bible : une suite donc d’inspiration et d’aveuglement, que seul l’esprit, et non la lettre c’est-à-dire l’étude rationnelle ou lecture de la révélation en tant que recette de cuisine pour savoir ce qui est bien ou mal, permet de discerner. Et puis pensez-vous, PAR AILLEURS, que la bible ait été remise directement par Dieu à l’homme, qu’Il en est décidé du canon tel qu’il nous soit parvenu, et que, de plus, par l’action du saint-esprit, elle soit restée intacte, mot pour mot, sans ajout ni suppression ? La bible est précieuse, oui, très précieuse même, mais elle n’est pas sacrée, Dieu est très jaloux, l’équilibre et l’harmonie doivent lui faire défaut… Alors la bible une norme de vie ? Une Loi, voulez-vous dire ? Ou la lettre qui tue ? Telle est la tentation du serpent… qui nous détourne de l’arbre de Vie.
    Bien à vous.

  10. Bonjour Sipo,

    je vous remercie pour vos réponses, dont je perçois le ton passionné.
    Je comprends mieux votre position sur la Bible et l’Eglise. Néanmoins, je perçois plusieurs malentendus dans cette discussion, avec l’impression que vous me faites dire (involontairement) ce que je ne dis pas. Sachez que je partage et comprends votre soucis(votre soif ?) d’authenticité et de vérité, sans pour autant vous rejoindre sur certains points.
    D’autre part, il me paraît bon de marquer une pause et de poser (;-) ) la finalité de la présente discussion : où voulons-nous aller ? Et où souhaitons-nous amener l’autre ? Personnellement, je vois un enjeu « de vie ou de mort » : la présente discussion nous conduira-t-elle l’un et l’autre à nous rapprocher le mieux possible de Celui qui est « la source des eaux vives » et qui est venu nous donner « la vie en abondance » ? Et nous rapprochera-t-elle de notre frère en Christ, ou à défaut de notre « prochain » ?
    Car « le plus grand des commandements » reste « tu aimeras l’Eternel ton Dieu de toute ta force, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta pensée », et cet autre qui lui est semblable : « tu aimeras ton prochain, comme toi-même »(je souligne), comme l’enseigne Jésus, qui est venu, non « pour abolir » mais pour « accomplir la loi », la « mener à la plénitude ». En cela, il suggère que sa venue change tout dans notre rapport à la loi et dans sa façon de l’interpréter.

    Ceci dit, il ne s’agit pas pour moi de « confondre » l’Ancien du Nouveau Testament mais tout en les distinguant, de discerner que la Bible chrétienne (AT + NT) rend témoignage de Jésus-Christ, mort et ressuscité, vrai Dieu et vrai homme, Seigneur et Sauveur, et non « de personnes comme vous et moi, qui un jour ont fait cette rencontre avec le mystère, avec le tout-Autre ».
    Alors, s’il s’agit de substituer à l’Evangile notre propre évangile, je dis non. Mais s’il s’agit de vivre l’Evangile, en suivant Jésus-Christ, lequel nous a fait passer de la mort à la vie, je dis oui. Car je crois que c’est la mort victorieuse de Jésus pour nos fautes et ressuscité pour notre justification, qui est le seul chemin de salut. Nous-mêmes, qui mettons notre confiance en Lui, sommes « morts avec Lui » et « ressuscités avec Lui » (Rom.6v2-11)

    Ensuite, il est vain d’opposer l’AT du NT, vu que les « Écritures » auxquelles se réfèrent les auteurs du Nouveau Testament, des juifs lisant des textes juifs, rendent ce témoignage de manière figurée(Hébreux et Colossiens, sauf erreur, parlent de « l’ombre de ce qui est à venir »), et doivent être interprétées à la lumière du Nouveau Testament. La lecture de ces Écritures, devenues un « Ancien Testament » est alors nécessaire pour comprendre le « Nouveau » Testament qui, lui, parle clairement de Jésus-Christ comme vraie Parole de Dieu et accomplissement de l’Ancien.

    Concernant la Bible, comme Jérémie, elle « s’est trouvée devant moi » et « je l’ai dévorée ». Elle « a fait l’allégresse et la joie de mon coeur ». Je dirai encore qu’elle est plus qu’un livre mais tout de même un livre. La façon dont elle est nous est parvenue intacte est un mystère. Et je crois qu’elle m’est donnée pour écouter Dieu me parler. Ce qui suppose de lire intelligemment et respectueusement le texte biblique, pour tout ce qui fonde la foi et structure la vie, en usant des mêmes moyens que pour n’importe quel texte.
    Bien entendu, je suis conscient qu’au-delà de l’étude de la Bible, il y a le « tout-autre » qui vient m’étonner et m’émerveiller. Je crois aussi, comme toute parole, celle de Dieu (concerné par tous les domaines de ma vie) est un acte relationnel, lequel est impliquant dans les deux sens. Je sais que vous butez sur cet aspect relationnel, pourtant fondamental.
    Mais pour vous rassurer(je vous taquine un peu), je dirai encore que c’est ma foi – pas mes connaissances – qui est sollicitée en réponse de la Parole d’amour d’un Père « qui a vendu tout ce qu’il avait » (cf Jean 3v16) pour que je reçoive la vie éternelle, laquelle est à vivre maintenant(en attendant la vie future avec Lui) dans le concret de mon existence et en communion avec Lui.

    Évidemment, me répondrez-vous, je peux aussi entendre Dieu parler autrement : à travers les chrétiens rassemblés en Eglise, les événements, la tradition, la nature, etc. Mais comment saurais-je que c’est Dieu ou l’Esprit de Dieu et non pas « un autre esprit », l’air du temps ou mon propre inconscient, d’autant plus que mon cœur (« tortueux ») peut me tromper ? Le critère, extérieur à moi, de ce que j’entends comme venant de Dieu, reste la fidélité (la foi) à la révélation biblique, éclairée par le Saint-Esprit : l’Écriture seule a autorité, laquelle est « inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute œuvre bonne. » (2 Tim. 3v16-17). J’espère que dit comme cela est plus clair pour vous.

    Bref, je terminerai en rappelant que Jésus est venu pour réconcilier(nous-Dieu, nous-les autres et nous-nous), restaurer et réparer. N’opposons(divisons) pas ce que Lui n’oppose(divise) pas(la Bible vs Saint-Esprit, spirituel vs matériel, etc…). Ne rebâtissons pas ce que Lui a renversé et ne renversons pas ce que Lui a bâti.

    Bien à vous et bon dimanche(ceci dit, pas « à la Jacques Martin » ! 😉 ),

    Pep’s

    • Bonjour Sipo,

      je vous remercie pour ce lien, comme d’avoir partagé votre avis.
      Concernant Chestov et Ed Miller, je ne me prononcerais pas, vu que je ne les connais pas. Si vous tenez à savoir « ce qui m’intéresse », je vous invite à explorer mon blogue et sa « blogroll » (si ce n’est pas déjà fait) pour vous faire une idée.
      Pour le reste, il peut être rassurant (pour soi) – mais ô combien réducteur – d’enfermer des gens dans des cases. Concernant Kierkegaard, sa philosophie et ses prises de position en son temps peuvent se comprendre (ce qui ne signifie bien entendu pas approbation de tout ou partie de ladite philosophie) en la contextualisant. Certes, sa philosophie a été qualifiée « d’existentialiste », en ce sens qu’il s’agit d’ « une philosophie de l’existence », centrée, non sur la raison mais sur l’absolu (et la question d’une relation profonde/authentique avec Dieu). Un absolu auquel l’individu se confronte concrètement, et non abstraitement ou de façon « idéale ». Une philosophie plutôt à l’opposé de celle de Hegel, contre lequel il « part souvent en guerre ». Pour ma part, je l’ai découvert via ses « Pensées qui attaquent dans le dos » (Ed. Première Partie »), une excellente première approche.
      Enfin, puisque vous me parlez de porte, la Bible nous parle d’une porte à ne pas ouvrir (Gen.4v7) et d’une autre à ouvrir (Jean 10v1-9 et Apoc.3v20), pour vivre cette promesse de Jésus, que je vous laisse (re)découvrir : le défi reste à reconnaître « la voix du Bon Berger » !

      Sur ce, dans le prolongement de ce que j’ai posté précédemment avant votre dernière intervention, et auquel vous n’avez pas répondu(en tout cas pas clairement/directement), je suggère de mettre un terme à cette discussion, si vous n’avez rien de nouveau (dans un sens édifiant, pour avancer) à nous apporter. Pour ma part, je vais m’arrêter là.

      Bien à vous et bonne suite dans vos recherches personnelles,
      Pep’s

  11. Bonjour Pep’s,
    J’avais commencé par vous écrire pourquoi, à mon avis, nous n ‘étions pas en discussion, car marteler des versets bibliques sans le moindre commentaire sinon affirmer que la bible soit l’unique autorité, et réciter un catéchisme, qui n’est rien d’autre que l’objectivation d’une interprétation du texte, par nature subjective, cela s’apparente, de mon point de vue, bien plus à un bombardement en règle qu’à un véritable dialogue. Et puis à quoi bon corriger les interprétations erronées que vous formulez de mon propos quand vous l’utilisez aussi pour l’attaquer?
    Le « relationnel » n’est-il pas au fond un slogan dans votre bouche tout autant que le nom de Jésus une formule magique vous permettant d’accomplir la Loi ? Car ce qui vous « édifie » Pep’s, et cela est effectivement fort de café, c’est de remplir de vieilles outres avec du vin nouveau, de recoudre l’ancien tissu d’une pièce neuve.
    Ce qui est rassurant pour l’homme, c’est avoir la « vérité » à porter de main (vous affirmez « avoir foi en un livre » !!), c’est croire qu’on puisse s’approcher de la vérité, la lire et même la saisir. Ce qui est rassurant, c’est connaître ce qui est bien et ce qui mal, et puis se dire que la liberté c’est choisir entre les deux. Ce qui est rassurant, c’est de proclamer la paix, la sécurité, l’harmonie, la cohérence, l’équilibre. Ce qui est rassurant, c’est avoir un cadre, une Loi. Ce qui est rassurant, c’est l’obéissance, le devoir accompli. Ce qui est rassurant, c’est se fondre dans une communauté et en partager les règles. Ce qui est rassurant, c’est faire de la foi un choix, c’est croire que l’homme puisse faire le choix du Christ. Ce qui est rassurant, c’est croire en un dieu qui soit toujours le même, croire en l’éternité, en l’Eternel, croire en un dieu ne pouvant déroger à la Loi, un dieu qui ne pourrait jamais tromper l’homme, croire en un dieu qui ne soit pas arbitraire, un dieu de justice, un dieu condamné à toujours faire ce que nous appelons le Bien. Or toute la révélation biblique témoigne du contraire pour l’homme enfin livré à lui-même, c’est-à-dire libéré des vérités éternelles et des certitudes, pour l’homme qui, comme Job, conteste le pouvoir de l’éternité, pour l’homme qui tombe dans le vide, pour lequel le sol se dérobe sous ses pieds, pour l’homme, Adam qui se meurt, et qui crie à Dieu « pourquoi m’as-tu abandonné ? ».
    « Il arrive que le blasphème sonne plus agréablement à l’oreille de Dieu que l’alléluia même ou que que n’importe quelle louange solennelle. Et plus horrible et plus répugnant est le blasphème, plus Dieu est satisfait » (Luther, commentaire sur l’épître aux Romains).
    « L’idéal » Pep’s, c’est l’homme qui construit un dieu à son image, « l’idéal » c’est le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Mais qui pourrait croire que cette connaissance soit synonyme de mort, quand elle est utile et même nécessaire à notre vie sur terre ?
    Bien à vous.

  12. Bonjour Sipo,

    En effet, c’est bien là « fort de (pep’s)café », puisque vous reprochez à ce blogue d’être ce qu’il est clairement (« un partage et une étude de la Bible »), comme vous semblez me reprocher d’être ce que je suis : un protestant évangélique (« pas de bol », je ne suis pas « libéral », sur le plan théologique) pour qui la Bible est la Parole de Dieu, faisant autorité en matière de foi et de vie. Certes, j’ai des certitudes, mettant ma confiance en Celui qui est « le même, hier, aujourd’hui et éternellement », et qui a dit être « le chemin, la vérité et la vie ». Mais je suis aussi en chemin. L’un n’excluant pas l’autre. D’emblée, je ne cherche pas à tromper.
    Vous concernant, si vous vous êtes senti blessé par mes propos, j’en suis sincèrement désolé. Néanmoins, j’ai l’impression que vous venez avec « un catéchisme » bien à vous : votre certitude….de vos incertitudes déclarées, mais qui est bien une certitude.
    Pour rappel, ledit blogue invite à découvrir « que Dieu est concerné par toutes les réalités de la vie et qu’il n’y a pas de domaine où Jésus-Christ ne règnerait pas ». Sont les bienvenu(e)s celles ou ceux qui sont mon frère/soeur, connaissant personnellement Jésus-Christ comme son Sauveur et son Seigneur, comme celui ou celle qui est mon prochain. Et chacun est invité « à écouter, discerner, réfléchir, comprendre, croire, recevoir, s’édifier, s’ouvrir, partager, discuter, se laisser surprendre… »
    Ainsi, lorsque vous vous invitez/êtes invité chez quelqu’un, vous vous conformez bien aux principes de la maison qui vous invite, si ? A moins de vous prendre pour Jésus. Mais vous n’êtes pas Jésus, pas plus que moi. N’empêche, cette maison, comme toute autre, a ses principes exposés clairement ici https://pepscafeleblogue.wordpress.com/peps-cafe-pourquoi-ce-blogue/ et là https://pepscafeleblogue.wordpress.com/pertinence-ou-popularite-debat-ou-dialogue-merci-de-passer-par-ici-avant-de-poster-un-commentaire/ .
    Et les respecter garantit le cadre de toute bonne discussion, qui n’a rien à voir avec le « café du commerce » où l’on parlerait de tout et n’importe quoi, n’importe comment.
    Si vous venez dans cet esprit, parfait. Je suis ouvert à toute discussion. Sinon, c’est que vous vous êtes trompé de blogue ou alors ouvrez le vôtre.

    Ceci dit, soyez conscient que « l’homme livré à lui-même » est esclave de ce ou celui à qui il se livre. Il n’est donc pas libre et cette liberté-là que vous professez (sauf erreur de ma part) est malheureusement illusoire. Être vraiment libre, ce n’est pas avoir le choix entre le bien et le mal, c’est être positionné du côté du Seigneur Jésus-Christ, si nous avons choisi qu’Il dirige notre vie. Car que vous le vouliez ou non, ce qui doit déterminer nos choix, c’est ce qui dirige notre vie. Mais la question reste : qu’est-ce qui est le plus « déterminant » dans notre vie ?

    Si cela vous intéresse vous pouvez consulter cet article en deux parties sur le sujet :
    https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2016/01/27/la-liberte-de-choix-une-illusion-une-malediction-heritee-de-la-chute/ ; https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2016/02/03/la-liberte-de-choix-une-illusion-une-malediction-heritee-de-la-chute-2/

    Sur ce, bonne route à vous,
    Pep’s

    PS : Pour info, à moins que ce ne soit un lapsus de votre part, ce n’est pas « Adam qui se meurt, et qui crie à Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? », mais plutôt le Christ, à la croix, dans les Evangiles. Propos à recontextualiser, bien entendu.

  13. Bonjour Pep’s,
    Si j’ai quelque chose à vous reprochez, c’est seulement votre inaptitude à écouter l’autre. Je viens de vous écrire qu’il serait fastidieux de corriger les interprétations erronées que vous faites de mon propos (mais j’y reviendrai brièvement) auxquelles vous ajoutez des intentions que je n’ai pas exprimées. Vous êtes bien aise de me faire la morale en disant qu’il est réducteur de mettre les gens dans des cases pour me ranger, au commentaire suivant, dans celle des « libéraux ». Tout autant que, soit-disant, je vous reprocherais d’être qui vous êtes, c’est-à-dire, selon vous, un protestant évangélique. Et sur ce coup, vous vous attribuer vous-même votre case. Puisque vous êtes un lecteur assidu de la bible, vous aurez remarqué (?) que Paul parle de vos petites cases d’obédience religieuse auxquelles vous tenez tant, au premier chapitre de 1 Corinthiens. Je vous renvoie aussi à votre propre remarque sur l’étymologie du mot « exister » et à Jean 10 dont j’avais extrait plus haut quelques lignes, quand vous faites référence à une communauté pour vous définir : tant que vous êtes « protestant évangélique », vous n’êtes pas encore « Pep’s », vous n’exister pas, selon la révélation biblique. Philosophiquement et religieusement, la faute, le péché, a été attribuée au particulier, au singulier, à l’individu, àce qui s’échappe du Tout, au temporel, depuis Anaximandre, ce qui a toujours poussé l’homme à l’idolâtrie du Grand Un, du Tout, de l’holistique, de l’éternel ou de la cohérence et de l’harmonie puisque ce sont ces termes là qui vous sied le mieux, et plus concrètement, naturellement, la nécessité a toujours poussé l’homme à s’organiser en communauté pour survivre. « Il n’y a plus ni Juif ni Grec etc… » ou plus clairement dit par le Christ « haïr son père et sa mère » « je suis venu apporter la division » ne signifient pas que tous sont un, mais bien au contraire que chacun est (existe), et que se définir sous les traits de quelque communauté que ce soit (la plus petite étant la famille) n’entre pas dans les projets du Christ pour l’homme. Un dieu personnel n’est donc pas, là non plus, un simple slogan. Chacun ressuscitera dans son propre corps et pas dans un corps commun. La communauté a toujours été le projet de l’homme naturel. Le « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » que vous m’opposiez ne concerne hélas (si j’ose dire étant donné l’interprétation que vous en aviez faite plus haut) que votre rapport à votre chère et tendre et non le rapport de l’homme à une communauté…
    Votre inaptitude à écouter l’autre disais-je : quand ai-je parlé d’une opposition spirituel vs matière ? D’une opposition bible vs saint-esprit (puisque j’ai écrit que ses auteurs étaient, en partie, inspirés) ? Concernant l’AT et le NT, n’ai-je pas utilisé la référence que vous reprenez après moi (ombre et lumière) ? Pourquoi écrire que je vous répondrais qu’on peut entendre Dieu nous parler à travers les chrétiens assemblés en église, les événements, la tradition, la nature quand j’ai écrit que pour moi de telles communautés étaient des fabriques à Galates et que je ne vous ai pas donné mon point de vue si Dieu nous parlait par les événements, la tradition ou la nature ? Ou encore pourquoi me faire dire que je substitue notre propre évangile à ceux de la bible quand je vous ai écrit que nous avons aussi à écrire le nôtre par notre vie ?
    Et maintenant quoi ? « La certitude …de mon incertitude » pour la seconde fois, quand j’ai pris le temps, dès la première, de vous écrire ce que j’entendais par « incertitude », c’est-à-dire en opposition à la raison (par exemple Kierkegaard parle d’incertitude objective, puisque vous faites référence à cet auteur :  » Si je peux saisir Dieu objectivement, je ne crois pas, mais justement parce que je ne peux pas il faut que je croie, et si je veux conserver la foi je ne dois pas cesser d’avoir présent à l’esprit que je maintiens l’incertitude objective, que je suis « au-dessus d’une profondeur de 70000 pieds d’eau » dans l’incertitude objective et que, pourtant je crois. »). Et quoi d’autre ? Me reprendre parce que la liberté de choix entre le bien et le mal n’est qu’illusion ? Cette fois c’est dire que vous ne voyez même pas quand nous sommes d’accord ! Alors qu’au fond, c’est le rapport entre la Loi et la connaissance du bien et du mal qui pose la difficulté. La question est donc effectivement qu’est-ce qui est déterminant. C’est la question que je vous pose depuis que j’essaie d’échanger avec vous : si le fruit maudit eût été des pommes ou des poires, cela ne changerait rien à votre interprétation du récit de la genèse, puisque pour vous, l’homme a chuté parce qu’il a désobéi, n’est-ce pas ? Après tout, peut-être qu’au café du commerce, on connait la réponse !
    Bien à vous.

    PS : qui donc se meurt-il aussi sur cette même croix si ce n’est notre vieil homme, selon l’expression de Paul, c’est-à-dire l’adam ?

  14. Bonjour Sipo.

    Première mise au point : dans votre cas, il est plus juste de parler de ma difficulté effective (et non de « mon inaptitude » – ce qui est un jugement de votre part à mon encontre) à vous comprendre vous. Mais « vous », ce n’est pas « l’autre » ou « les autres ». Ne généralisez donc pas, car généraliser, c’est stigmatiser.
    D’autre part, si votre objectif est bien de communiquer pour être compris, vous savez alors ce qui vous reste à faire pour être mieux compris et éviter les malentendus, surtout si vous me reprochez d’être « malentendant ».

    Vous touchez du doigt la question de l’identité : qu’est-elle, en effet ? Comment répondre au fameux jeu du « qui suis-je ? »
    Mais selon vous, « se définir sous les traits de quelque communauté que ce soit (la plus petite étant la famille) n’entre pas dans les projets du Christ pour l’homme ». C’est votre avis personnel, que je ne partage pas, pour des raisons bibliques et pour des raisons réalistes/observables.
    Je définirai l’identité, le « qui suis-je », d’abord par « ce qui me rend unique et qui me distingue des autres, sans confusion possible ». Puis en répondant à la question (qui est complémentaire de la première) « à qui est-ce que j’appartiens ».
    Je peux effectivement remercier le Seigneur pour ce que je suis : « une créature merveilleuse, formée personnellement par Dieu : merci ! ». Bien souvent, dans la vie, nous perdons du temps à nous demander : « Que suis-je ? ». Mais tu peux te demander « qui » tu es » et passer toute ta vie en cherchant « qui » tu es… Demande-toi : « Pour qui suis-je ? ». Pour qui suis-je, et non qui suis-je : cela vient après.
    Ainsi, je suis [mon prénom] et je suis chrétien (« petit Christ »), marié à mon épouse.
    Et Dieu nous donne la conscience de l’appartenance, sans lequel nous serions errants. Le psaume 100v3 le dit bien : « Eternel, c’est toi qui est Dieu. Tu nous as fait et nous sommes à toi, ton peuple et le troupeau de ton pâturage ». En Lui, nous avons la conscience d’appartenir à plus grand que soi, ce qui nous donne aussi une identité : en Christ, Il nous a donné le pouvoir d’être « enfants de Dieu » (Jean 1, 1 Jean), donc « d’appartenir », plus qu’à « une communauté », à une famille et à un « corps ». Voir aussi Ephésiens, Rom.12-15 et 1 Cor.12-14.

    « La communauté a toujours été le projet de l’homme naturel. Le « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » que vous m’opposiez ne concerne hélas (si j’ose dire étant donné l’interprétation que vous en aviez faite plus haut) que votre rapport à votre chère et tendre et non le rapport de l’homme à une communauté… »
    Là encore, c’est votre point de vue. Je ne sais pas comment vous vivez votre vie sociale, avec les autres, mais ce « projet », comme vous dites, des hommes de souhaiter « être ensemble » ou « en communauté », trouve sa source dans le « il n’est pas bon que l’homme soit seul », posé par Dieu au commencement. Il dépasse notre rapport avec « notre moitié », si nous sommes mariés. En réalité, le récit de la Genèse auquel nous faisons allusion fonde plutôt une anthropologie de la différenciation et de la complémentarité des sexes, novatrice et fondatrice.
    « Il n’est pas bon que l’homme soit seul », et c’est la différenciation sexuelle, la complémentarité « homme + femme », qui fait de l’humain « l’image de Dieu ». D’autre part, ce « pas bon » constaté par Dieu consacre le caractère mauvais de la solitude, qui est celle du fantasme de l’autosuffisance. Je pense que l’une des clés du problème est là.
    Avec l’apparition de la femme, l’humain n’est donc plus seul et il n’est plus auto-suffisant, car il a besoin de la complémentarité homme-femme pour pouvoir être vraiment humain. Le récit ajoute qu’il s’agit là de l’explication même du fait que l’homme doive quitter son père et sa mère pour s’attacher à sa femme.

    « Un Dieu personnel n’est donc pas, là non plus, un simple slogan. Chacun ressuscitera dans son propre corps et pas dans un corps commun ». Absolument. Ce qui précède ne vient pas contredire la responsabilité individuelle de l’homme. C’est pour cela que je disais précédemment que vous opposez ce qui n’est pas opposable.
    Mais là où je vous rejoins, c’est que la question de l’individu nous invite à nous questionner sur l’individualité. En guise d’illustration, deux citations :
    Kierkegaard, que je paraphrase : Dieu ne s’adresse pas « à tout le monde », mais à toi, personnellement (Jean 21v21-22). « Tout le monde », c’est personne. Dieu ne s’adresse pas à une foule, mais à des individus distincts et responsables. Responsables de « se scandaliser » ou « de croire »(cf « Traité du désespoir ». Gallimard, 1988. Folio essais, p 235).
    Erri de Luca relève, dans « Alzaia », qu’ « en mai 1940, en pleine invasion nazie de la France, André Gide écrivait dans son journal (que) cette désindividualisation systématique à quoi travaillait l’hitlérisme préparait admirablement l’Allemagne à la guerre. Et c’est par là, surtout, (lui semble-t-il), que l’hitlérisme s’oppose au Christianisme, cette incomparable école d’individualisation, où chacun est plus précieux que tous. Nier la valeur individuelle, de sorte que chacun, fondu dans la masse et faisant nombre, soit infiniment remplaçable ». Et d’Erri de Luca d’estimer qu’en cela, « Gide voit juste : l’écrasement de l’individu est nécessaire à la tyrannie moderne.
    Mais cette individualité n’est pas à confondre avec l’« individualisme », forme pervertie de l’individualité. L’individualité n’exclut donc pas la communion avec les autres. Et nous sommes invités à nous considérer les uns les autres, au sein du corps de Christ, par exemple de la façon décrite en 1 Cor.12v12-27.

    « Alors qu’au fond, c’est le rapport entre la Loi et la connaissance du bien et du mal qui pose la difficulté. La question est donc effectivement qu’est-ce qui est déterminant ».
    Effectivement. Qu’est-ce qui est déterminant ? Qui est « seigneur de nos vies » ?
    Est seigneur tout ce qui exerce un pouvoir sur nous. Ainsi, relève encore Becky Pippert, « celui qui recherche la puissance a la puissance pour maître. Celui qui recherche l’approbation [ou la reconnaissance-par exemple, sur facebook, twitter, en publiant tout ce que l’on fait à l’instant « T »] des hommes a pour maîtres ceux ou celles à qui il cherche à plaire ». Nous pourrions ajouter les divertissements, les séries TV, l’argent, l’ambition, la performance, un titre ou une position….Cassons donc un vieux mythe ou un pieux (vieux ?) mensonge : nous ne pouvons pas être notre propre maître, étant toujours assujettis à un maître extérieur à nous.

    « C’est la question que je vous pose depuis que j’essaie d’échanger avec vous : si le fruit maudit eût été des pommes ou des poires, cela ne changerait rien à votre interprétation du récit de la genèse, puisque pour vous, l’homme a chuté parce qu’il a désobéi, n’est-ce pas ? »
    Cet arbre vous intrigue, mais vous ne parlez jamais de l’arbre de vie. Cependant, avant d’aller plus loin, dans quel but, cette question, « que vous me posez depuis que vous essayez d’échanger avec moi » ? Connaître la raison m’aidera à vous répondre.

    « Après tout, peut-être qu’au café du commerce, on connait la réponse ! »
    Peut-être ! Si vous décidez d’y aller, ne manquez pas de revenir ensuite me donner la réponse que vous y aurez trouvée ! Mais je constate que vous avez choisi, dès le début, d’être là – et vous y êtes encore – plutôt d’aller au « café du commerce » ! 😉

    Pep’s

  15. Bonjour Pep’s,
    Vous laissez entendre ici que la communauté serait un garde-fou à l’individualisme, je pense qu’au contraire c’est elle qui le crée (j’y reviendrai). Pour autant, je retiens de votre propos : « l’individualité n’exclut pas la communion », mais en y apportant un gros correctif, car je pense que l’individualité est un préalable à la communion, c’est-à-dire que l’individualité ne peut exclure la communion dans le sens où la communion ne peut être manifestée sans individu, or dans votre propos la communion serait un préalable puisque l’individualité ne saurait l’exclure …comment la communion pourrait-elle se manifester d’elle-même ? Et si, en conclusion, vous n’opposez pas « individualité » et « communauté », c’est parce que, d’une part, votre démonstration glisse de la « communion » à la « communauté », or la communion est une relation entre deux individus, deux êtres existants, alors que la communauté est une spéculation idéelle n’existant pas en soi (d’ailleurs vous le dites en paraphrasant Kierkegaard !), ce qui, d’autre part, m’amène à vous confirmer l’opposition individualité / communauté, comme étant bien une opposition relative au domaine de l’existence (existant vs inexistant, or c’est ce domaine qui importe dans le contexte de cet échange). Et ce qui est inexistant pour le Vivant, pour Dieu, c’est ce qui, paradoxalement, permet à l’homme de survivre en réponse à la nécessité, et l’Existant, c’est ce que l’homme philosophe et religieux c’est-à-dire l’homme naturel prisonnier de la connaissance du bien et du mal, l’homme déchu, considère comme étant la source du mal. Et de fait, l’individu constitue le risque de perturber l’harmonie communautaire, et c’est ainsi que le mal entre dans le monde : ici par l’individualisme. C’est donc l’idée de communauté, paradoxalement l’Inexistant, paradoxal car pourtant utile au développement humain, je le répète, qui juge l’Existant, l’individu, créant ainsi la faute, le mal, l’individualisme, qui n’est qu’un autre Inexistant pour le Vivant. Encore une fois, c’est une très vieille idée, dont la trace la plus lointaine remonte à la philosophie d’Anaximandre (pour ceux qui aiment les sources) et qui n’a rien à voir avec le « il n’est pas bon que l’homme soit seul » interprété dans ce qui constitue l’ensemble de la révélation biblique (« je suis venu apporter la division », « il n’y a plus ni juifs, ni grecs… » « le bon berger les appellent par leur nom pour les conduire en dehors des bergeries », les « amis » de Job, « quand 2 ou 3 sont réunis », pas 20, 200 ou 2000, etc…) et en évitant le glissement interprétatif homme/femme -> homme/communauté que vous réitérez. Bref, en faisant de l’individualisme un mal, l’homme cultive le fruit de la connaissance du bien et du mal (n’est-ce pas ?), se range du côté de la nécessité qui nous impose ses « tu dois » et ses « il faut » pour survivre, se range du côté de la soumission à cette connaissance de laquelle le Christ est venu le libérer (car elle est la tentation du serpent, je vous le rappelle). Soumission, hélas, sans solution pour vous : « Cassons donc un vieux mythe ou un pieux (vieux ?) mensonge : nous ne pouvons pas être notre propre maître, étant toujours assujettis à un maître extérieur à nous. » Or « le royaume est au-dedans de vous » « Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis », « c’est Christ qui vit en moi ». Le « maître extérieur à nous », Pep’s, c’est le serpent, qui, comme vous le savez, se fait passer pour un ange de lumière (« Seigneur !…), c’est-à-dire, ce que vous avez du mal à comprendre puisque vous y entendiez le contraire, que le diable se fait passer pour le Mal, pour qu’on l’adore sous le masque du Bien (…Seigneur ! »).
    Bien à vous.

  16. Bonjour Sipo,

    je vous remercie pour ces commentaires et questions.

    Personnellement, je ne me reconnais pas trop, ni ne reconnaît mes propos, dans vos réponses.

    Pour le redire autrement :

    Je crois que nous avons été créés pour être en communion.
    Bref, premièrement, le Dieu véritable, qui est Trine (ou Trinitaire : Père, Fils, Saint-Esprit) invite toute la création dans une communion d’amour avec lui. Lui-même révèle ainsi à la fois qu’Il est un « Dieu relationnel » et ce qu’est le modèle de la communion parfaite.
    Nous sommes donc invités à apprendre à connaître le Dieu véritable, de manière intime et personnelle. A noter, en parallèle, que lorsque Jésus nous appelle, c’est d’abord pour que nous soyons avec Lui avant de « nous envoyer en mission » (Marc 3v13-14)

    La vie chrétienne, « la bonne nouvelle », n’est donc pas un « truc individuel » à vivre seul dans son coin (un « truc de branleur », dirait l’autre), mais une dynamique à vivre et à rechercher « à plusieurs », pour que notre joie soit complète, et pour qu’elle déborde au-delà de nous, pour la gloire de Dieu. A lire, par exemple, Ephésiens 1, 3–14 ; 1 Jean 1, 1–4.

    Ainsi, si moi je jouis de cette communion avec le Dieu Trine, comme toi tu le jouis aussi, alors cela nous rapproche. Toi et moi, nous pouvons vivre ensemble cette même communion. Cela commence « à deux ou trois », au minimum, et peut se vivre à 30, 60, 100… Il est aussi à noter que le NT parle de l’Eglise, la communion de tous les croyants en Christ, comme un corps humain(dont les membres, distincts des autres, sont tout de même interdépendants), une construction(une maison) ou une famille.

    Mais si quelque chose nous sépare, parce que quelque chose me sépare de Dieu (à l’instar de ceci, par exemple : 1 Jean 1v6. Chacun peut s’examiner soi-même à ce sujet) cette communion est moins forte que l’amour du Père pour le Fils dans la puissance de l’Esprit Saint. Voir aussi, sur plan plus collectif, les dérives touchant les Corinthiens (qui pêchent par abus de liberté), les Galates(qui pêchent par abus de loi) ou encore ce qui touche les Colossiens.

    Mais la démarche pour une restauration est donnée par Dieu Lui-même en 1 Jean 1v7 et ss.

    Ps : je reviens sur votre question initiale, celle que « vous me posez depuis que vous essayez d’échanger avec moi » : « si le fruit maudit eût été des pommes ou des poires, cela ne changerait rien à votre interprétation du récit de la genèse, puisque pour vous, l’homme a chuté parce qu’il a désobéi, n’est-ce pas ? »
    Cet arbre vous intrigue, mais vous ne parlez jamais de l’arbre de vie. Cependant, avant d’aller plus loin, dans quel but, cette question ? Je vous remercie par avance pour votre réponse. Connaître la raison m’aidera à vous répondre.

    Cordialement,
    Pep’s

  17. Bonjour Pep’s,
    Je reviens sur votre commentaire précédent car il pose encore d’autres questions que celles abordées dans ma réponse. Vous dites : « Ainsi, je suis [mon prénom] et je suis chrétien (« petit Christ »), marié à mon épouse. Et Dieu nous donne la conscience de l’appartenance, sans lequel nous serions errants. » Or le Christ, « le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête »…
    Je ne reviens pas sur l’appartenance ayant déjà longuement développé mon point de vue sur la communauté, seulement vous faire remarquer que Dieu nous a donné une âme, et que c’est après avoir goûté le fruit de la connaissance du bien et du mal, suite à la persuasion d’un serpent, que l’homme reçut la lumière de la conscience (Gen.3:7)…
    Alors y a t-il une raison pour répondre à ma question ? Je ne crois pas, car la foi est une lutte personnelle, une lutte justement contre les raisons, contre la Raison, contre le raisonnable, contre les certitudes de la connaissance du bien et du mal, une lutte de tous les instants, l’oiseau de la connaissance toujours prêt à dérober la mystérieuse graine.
    Je vous laisse donc là, vous souhaitant à vous aussi le courage et la confiance pour écarter vous-même les conditions qui entravent vos propres réponses, pour mystifier le savoir de ce qui est bien et mal, qui est le conditionnement, la prison de l’homme, et dont la pratique est LE péché, pour alléger le fardeau de la conscience, pour faire tomber les forteresses des normes, des règles, des lois, de la Loi, ce ministère de la condamnation, pour renverser les forteresses des vérités éternelles, pour enfin laisser libre cours aux interrogations qui mènent au mystère nourrissant nos incertitudes, aux questionnements dont les réponses, quand il y en a, ne peuvent être que subjectives et qui fleurissent le long de cet étroit chemin existentiel menant de la mortelle raison à la folie de la résurrection …là où l’Amour ne se commande plus, car il naît, tel un Fruit, de l’Arbre de Vie.
    Bien à vous…

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