« Foireux liens » de juin(10) : « louange (trop ?) contemporaine »

Notre louange "contemporaine" : que me "chantez-vous là" ?

Notre louange « contemporaine » : que me « chantez-vous là » ?

Notre louange (serait-elle trop) contemporaine ? Si oui, qu’entendre par là ? A découvrir, pour ces 10èmes « foireux liens », des articles de la Rebellution, de Théologeek, Yannick Imbert(« la grâce dans l’encrier »), Daniel Saglietto (La Revue Réformée)…sur cet inépuisable sujet, ainsi que sur « la professionnalisation » et l’activisme dans l’Eglise. Et bien d’autres sujets !

 

Témoignage d’un « leader de louange », sur « La Rebellution ».

« Le danger mortel de la louange contemporaine », un article (au titre polémique, mais très édifiant, à lire absolument)sur « Theologeek ». Avec ce commentaire d’un internaute(« Emmanuel ») : Nous connaissons aujourd’hui « le modèle des chantres qui conduisent la louange, avec un orchestre, des choristes et surtout une liste de chants préparée en avance: une révolution difficile à mesurer aujourd’hui par une génération plus jeune. Mais ne serions-nous pas allés trop loin dans ce modèle ? Les chantres ont-ils piqué la louange à l’église ? Serait-il temps d’y réfléchir et de sortir de l’excès pour revenir à l’équilibre ? Ou mieux de redonner la louange à l’église… ? »

« L’influence de notre culture sur la louange » de Daniel Saglietto, également passionné de musique, pour La Revue Réformée :
Nos nouveaux cantiques sont-ils « saturés » de l’Evangile, offrant, à un monde qui est en pleine « dérive », une vision du « trône de Dieu » et de « l’agneau immolé qui se tient debout » ? Ou sont-ils des « dérivés » de la culture ambiante, « vaporisés » d’un « parfum évangélique » : le relativisme, l’individualisme, le consumérisme thérapeutique, le sentimentalisme « mielleux » ?

 
« Pourquoi Les hommes ne chantent plus. Ou : l’érotisation de Jésus (?) ». Par Yannick Imbert, Professeur d’Apologétique et d’Histoire de l’Eglise (Faculté Jean Calvin, Institut de Théologie Protestante et Evangélique), sur son blog « La grâce dans l’encrier » : « ….Oui les hommes sont présents. Ils semblent chanter mais, malgré (son) audition limitée, (l’auteur a) quand même l’impression que nous faisions tous du playback ». Plusieurs raisons à cela, dont la première « est la professionnalisation de nos chants, voire de nos « groupes de louange »(…)Déjà que ces messieurs ne sont pas forcément portés au chant (…)mais si en plus vous nous mettez devant les yeux un groupe de cinq musiciens et de trois chanteurs avec micros : (1) Je suis porté à vous écouter plus qu’à chanter, et (2) j’ai un bon prétexte pour ne pas chanter puisque de toute façon, personne ne s’entend chanter ! Et ainsi, certains de nos cultes sont devenus des scènes musicales. La qualité musicale est excellente(…)Mais le message envoyé est souvent : Bienvenue ! On espère que vous allez apprécier le show ! Laissez les pro chanter et contentez-vous d’apprécier ». Est-ce vrai dans toutes les églises ? Et dans la vôtre ?

 

 

 
« Hors sujet » et autres sujets :

Du même Yannick Imbert : « Chroniques des Mystagogues » : Si le démagogue guide par le sentiment et la facilité ; le mystagogue, quant à lui, guide en voilant le sens de ce qu’il dit.

Ex : « LES JEUNES SONT L’AVENIR DE L’ÉGLISE »

Ex : « SOYONS PROS ! LA TYRANNIE DU PERFORMING »

Ex : « TU N’AS PAS D’HUMOUR » (ou « Il faut être cool »)

 

Sur TGC Evangile 21 :

« 10 raisons de diminuer les activités de votre église » : êtes-vous concerné ? 😉

« Discipline » : vous avez dit « discipline » ? Le sujet serait-il « tabou » ?

 

Après ce tour d’horizon évangélique, nous terminons par ce zoom sur un blogueur catholique, de nature, peut-être, à inspirer les protestants également présents sur la toile :

« Koz Toujours a 10 ans ! Interview d’Erwan Le Morhedec »
Par Charles Vaugirard, 27 mai 2015, pour « les Cahiers libres »
“L’important n’est pas de réussir, ce qui ne dure jamais ; mais d’avoir été là, ce qui est ineffaçable” cette citation de Jacques Maritain est la devise du blog « Koztoujours, tu m’interesses » tenu par Erwan Le Morhedec, alias « Koz ». Ce blog a eu dix ans le 1er juin : Dix ans de présence sur le Web, dix ans “qu’il est là” au coeur de l’actualité. Interview en exclusivité pour Les Cahiers Libres.

Extraits :
Charles Vaugirard : En 10 ans, Internet et la blogosphère ont beaucoup évolué, notamment avec l’arrivée de Facebook et Twitter. Comment ces réseaux sociaux ont impacté le débat sur Internet et les échanges sur votre blog ?
Koz : Je crois que, malheureusement, ils ont tué les blogs et, en grande partie, l’idée d’une démocratie numérique. Ils ont asséché les blogs, noyé des vocations dans la masse anonyme de Twitter ou le cercle communautaire de Facebook. Finalement, le citoyen qui tenait une occasion d’exister, au moyen d’une position étayée, a vu cette occasion lui échapper. Ce qui portait la promesse d’un débat un peu structuré s’est perdu dans des saillies éphémères. C’est vraiment une occasion manquée.
Twitter et Facebook ont en commun de favoriser un débat hystérisé. Parce que l’un comme l’autre favorise l’immédiateté. Twitter, lui, privilégie le discours péremptoire puisque la nuance ne tient pas en 140 caractères. Quant à Facebook, le fonctionnement de son algorithme favorise ce qui suscite des réactions, et fait donc remonter le formidable comme le scandaleux. Le complotiste fonctionne aussi très bien puisqu’il suscite la réaction de ceux qui adhèrent comme de ceux qui contestent.
J’ajouterais encore que Facebook a restreint le paysage à ce que vos (plus ou moins) proches vous en montrent, alors que le web avait à l’origine l’avantage d’ouvrir nos horizons.
Quel conseil donneriez-vous à un chrétien qui souhaiterait créer son blog ?
Je ne donnerais pas un conseil différent à un chrétien ou à un non-chrétien. Certes, « à ceux à qui il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé » (de mémoire), et donc l’exigence est plus forte pour un chrétien. Il lui appartient de s’assurer qu’il n’écrit rien qui soit en contradiction avec sa foi et, lorsque des contradictions intérieures se font jour, de chercher à comprendre d’où elles viennent et à quelles éventuelles faiblesses elles puisent en lui(…)Il lui appartient aussi d’agir en chrétien, que ce soit par le souci de la vérité – et donc, pour commencer, en vérifiant ce qu’il diffuse – ou dans son comportement… et de se relever chaque fois qu’il tombe, en gardant le regard sur son horizon(…)Dans les temps présents, je pense qu’il lui est demandé tout à la fois de ne pas céder sur la vérité pour gagner en confort, que ce soit au sein de la société ou parmi les chrétiens eux-mêmes, et d’être véritablement un artisan de paix, dans un monde qui ne manque pas de boutefeux.

 

 

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