Deux verbes et une phrase-clé pour comprendre : méditation sur Jean 6

Une invitation à “manger”, et à vivre une relation de vie.

Une invitation à “manger”, et à vivre une relation de vie.

Certains ont l’art de dire tout et son contraire, comme pour ne jamais se tromper. Du genre :
« L’avenir s’annonce sombre, mais n’en porte pas moins des promesses d’éclaircissement. Ou pas. »
Cela marche avec tous les sujets.

Mais si vous en avez assez de ce type de « langue de bois », lisez attentivement Jn 6, 22-71.
Il contient notamment deux verbes qui se répètent et ayant un rapport entre eux : “manger” et “croire”. Une phrase-clé permettant de comprendre les paroles de Jésus est également à repérer au v63. Et par-dessus tout, il importe de « fixer les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi »(Hb12,2). Ses paroles, rapportées dans ce passage, contiennent des affirmations étonnantes-certaines particulièrement « dures à entendre »-, comme autant de promesses pour ceux qui auront « fait la bonne œuvre », « l’ œuvre de Dieu »(Jn 6, 28–29).
À Pâque, nous avons célébré et commémoré une libération, la sortie d’une situation d’esclavage, et le commencement d’une nouvelle histoire (Ex 12). Nous avons aussi mangé l’agneau pascal, immolé pour nous (1 Co 5,7).
L’agneau, c’est Christ : « l’agneau sans défaut et sans tache », dont « le sang précieux nous rachète de notre vaine conduite, héritée de nos pères ». (1 P 1,18-19)

Nous avons donc mangé cet agneau. Jésus dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour (…) Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui(…) celui qui me mange vivra par moi »( Jn 6,53-54, 55-56).Une parole « dure à entendre » (v52, 60). Mais Jésus donne la clé, permettant de le comprendre : « C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie » (Jn 6,63), et elles ont pour moteur la compassion(Lc 7,13-15).
Nous « l’avons mangé ». Plus exactement, nous nous le sommes appropriés. Nous nous sommes mis au bénéfice de son œuvre expiatoire : c’est cela, « croire ». Nous croyons qu’Il a été « livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification »(Rm 4,25). Et Il « est réellement ressuscité ! »(Lc 24,34 ; 1 Co 15,17). Ce n’est pas une opinion, mais un fait d’une grande importance, la meilleure nouvelle qui soit et qui appelle une réponse immédiate. « Celui qui croit » en Lui « a la vie éternelle » (Jn 6, 40, 47 cf Jn 3,15-16, 36 ; Rm 6,23)
Jésus est « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! » (Jn 1, 29.36). Cette proclamation vous fera-t-elle vous retourner et vous inciter à Le suivre et à demeurer avec Lui, pour mieux le connaître ? (Jn 1,37-39. à comparer avec Jn 6,26).
Car « Le connaître », personnellement et intimement, c’est là « la vie éternelle » (Jn 17, 3)

 

Initialement paru dans « Les Cahiers libres », le 16 avril 2015.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s