« Informer » ou « communiquer » : La cause des ours polaires

« La communication se distingue d’abord de l’information au sens strict en ce qu’elle consiste d’abord à produire un effet sur l’autre. La seconde est liée à la première. »

On m’a signalé que je publiais peu de « blagues » ou d’ « histoires drôles ». Alors…

En 2100, la Terre privée d'ours polaires* Dessin de Kal. Courrier international, 15/11/04 L'Arctique fond à grande vitesse ! Les pôles dégoulinent ! Un désastre écologique menace !  "Les mecs… je l'sens pas. Personne ne fait attention à nous, les ours polaires !  — Non !  — Tu rigoles !  — Qu'est-ce qu'on fait ?  — Faut trouver quelque chose qui attire l'attention des gens…  — Quelque chose d'irrésistible !"  Crise morale en Arctique ! Droit au mariage pour les ours polaires gay ! Un Esquimau antiavortement avalé par un épaulard gauchiste !

En 2100, la Terre privée d’ours polaires*
Dessin de Kal**. Courrier international, 15/11/04 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans quelle mesure adaptons-nous notre discours(par exemple, lorsque nous annonçons l’évangile)pour le rendre « présentable », ou pour attirer l’attention sur une cause qui nous semble juste ?

 

Notes :

* L’ours polaire : un exemple d’animal parfaitement adapté à son environnement, mais qui peut aussi en être la victime. Il est en effet incapable de vivre dans d’autres conditions et toute modification de son écosystème représente une menace pour sa survie.

 
** En VF : (Sur les panneaux) L’Arctique fond à grande vitesse ! Les pôles dégoulinent ! Un désastre écologique menace !
« Les mecs… je l’sens pas. Personne ne fait attention à nous, les ours polaires !
— Non !
— Tu rigoles !
— Qu’est-ce qu’on fait ?
— Faut trouver quelque chose qui attire l’attention des gens…
— Quelque chose d’irrésistible ! »
(Sur les nouveaux panneaux) Crise morale en Arctique ! Droit au mariage pour les ours polaires gay ! Un Esquimau antiavortement avalé par un épaulard gauchiste !

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8 réflexions sur “« Informer » ou « communiquer » : La cause des ours polaires

  1. Bonjour,
    Tout d’abord, j’espère que votre rentrée s’est déroulée sous les meilleurs auspices. Je continue de passer dès que je le peux sur votre très intéressant blog même si je ne me manifeste pas souvent. La question que vous posez et la mini BD qui suit dans votre billet soulèvent deux problématiques intéressantes, et complémentaires. Concernant la diffusion de la foi stricto sensu, la question de la contextualisation est toujours passionnément débattue dans les cercles missionnaires, et je crois que dans les deux religions monothéistes et missionnaires mondiales que sont le christianisme et l’islam, la foi a su (à des niveaux certes variables de l’une à l’autre) transcender l’aspect culturel, même si beaucoup de musulmans orientaux continuent d’établir un lien consubstantiel entre islam et arabisme, ce qui est fâcheux, les appauvrit culturellement (limite l’ouverture) et dans l’extrême, conduit à des dérives politico-sectaires dont nous constatons aujourd’hui toute la bêtise et l’horreur. D’aucuns continuent, par exemple, de croire sincèrement que l’arabe est « la langue des Cieux » (et c’est ainsi que, naturellement, le Coran « descendu du Ciel » a été récité en langue arabe), alors que les islamologues sérieux rappellent que toutes les langues du monde sont des langues de l’islam. Contextualiser son message implique d’accepter d’autres influences, et les régimes qui s’appuient sur l’islam pour s’autolégitimer refusent des idées et cultures ou une autre manière de concevoir et vivre la foi susceptibles de faire vaciller le socle sur lequel repose leur pouvoir autoritaire. L’islam étant né dans le tumulte politique, son problème fondamental reste d’ordre politique. Le christianisme a commencé ce processus d’inculturation bien avant, c’est une religion éminemment transculturelle qui ne souffre pas (ou beaucoup moins) de certaines pesanteurs qui empêchent encore le même mouvement d’aboutir dans le monde arabo-musulman. L’islam, dans son ensemble, n’arrive pas encore à épouser une pensée reconstructionniste et pluraliste, et une frange orthodoxe (ou fondamentaliste) refuse l’effort d’interprétation (ijtihad). En fait, depuis les Ottomans, c’est le jihad qui a supplanté l’ijtihad et arrive aujourd’hui à son paroxysme. Le passéisme des musulmans est exacerbé par la conjoncture actuelle, sociale et économique, qui entretient la frustration, le fatalisme, le rejet du présent et l’absence d’espérance. Dans le christianisme, tout peut être adaptable hormis les dix commandements (loi mosaïque) et par dessus celle-ci, la loi christique (et la croyance en Jésus Christ, fils de Dieu, mort sur la croix pour racheter l’humanité du péché et de la mort temporelle). En réalité, si, comme le christianisme, l’islam parvenait à se recentrer sur son essence, à savoir ses cinq piliers et sortir de sa lubie d’un « pouvoir spirituel » sur terre qui a été jusqu’à présent voué à l’échec et n’a apporté qu’aliénation, misère et destruction, les sociétés musulmanes évolueraient dans le bon sens, et les minorités, notamment chrétiennes, s’en porteraient bien mieux. Donc au delà de l’effort de contextualisation du message à des fins missionnaires et communicationnelles, c’est bel et bien l’enjeu du vivre ensemble et de l’adaptation aux réalités du monde moderne (sans que cet effort ne compromette, bien entendu, l’intégrité du message religieux) qui est essentiel pour une foi saine qui élève autant l’âme que l’intelligence. C’est un défi pour toutes les religions, dans le contexte oriental, africain comme européen. Pour revenir aux ours polaires de la BD, c’est bien vu (rires), mais la question n’est pas, me semble-t-il, en l’occurrence « dans quelle mesure adapter le discours pour le rendre présentable? » (cela va au delà de ce qui est « présentable ») mais plutôt « comment le rendre visible, audible et surtout, « séduisant ». Et là, le danger, c’est qu’à vouloir le rendre attrayant à n’importe quel prix pour convertir, on finit par tomber dans le prosélytisme forcené (et parfois, en usant d’arguments matérialistes contraire à la nature même du Christ et de son message). Dans le domaine des médias et du spectacle, on comprend bien que désormais, pour attirer ou éviter d’être diabolisés, des groupes religieux font des concessions et parfois acceptent des compromissions contraires à leurs valeurs élémentaires, puisqu’il faut rendre la religion « aimable », et à la limite « cool » et « glamour » (cf : le cinéma holywoodien) pour qu’elle réponde aux standards, modes et normes sociales actuels. Bien à vous, au plaisir de vous lire.

  2. Bonsoir
    Sans vouloir vous offenser Statpolitix, je trouve votre commentaire assez caricatural et pour le moins réducteur lorsque vous écrivez que l’islam est« voué à l’échec et n’a apporté qu’aliénation, misère et destruction » !! Que dire alors des siècles de destructions, guerres et autres massacres des chrétiens !!
    Je ne sais si le christianisme est plus « aculturable » que l’islam, mais je constate qu’il est en tout cas difficilement accepté dans notre société séculière occidentale. Au point, que les cathos sont au bord de la disparition et que la sphère protestante-évangélique est éclatée en une mosaïque de dénominations illisible pour le « non initié ».
    Sans m’attarder sur le sujet, je crois également que si l’islam est aujourd’ hui perçu comme communautariste (essentiellement destiné aux arabes) c’est que les occidentaux-chrétiens ont aussi une très forte responsabilité (en l’ occurrence la montée en puissance djihadiste).
    Enfin, en ce qui concerne le questionnement du jour, il m’est arrivé de vouloir « édulcorer » ou bien avancer à pas feutrés pour témoigner de ma foi. Et force est de constater que le résultat n’est pas très concluant. Il me semble maintenant plus facile de témoigner de manière plus directe et simplement en racontant mon expérience. Toutefois, je fais attention au moment et aux mots utilisés (éviter la dialectique technico-chrétienne). Alors oui, il est souvent tentant de s’adapter pour ne pas risquer la rupture ou le rejet. Mais il faut garder en l’esprit, en tout cas dans ce domaine du témoignage, qu’on a rien à vendre ou à gagner. Sinon qu’à remplir notre mission de disciple (Matt 28 : 19).
    Bien à vous
    Fraternellement

    • Bonsoir Anthon,
      Je vous remercie pour votre réponse qui ne m’offense pas le moins du monde et qui, au contraire, comporte des éléments intéressants. J’apporterais cependant une nuance (et pas des moindres) concernant ce que je vous semblez avoir compris de mon propos. En effet, je ne pense pas avoir écrit que « l’islam est voué à l’échec et à la destruction », mais plutôt in extenso que « si l’islam parvenait à se recentrer sur son essence, à savoir ses cinq piliers et à sortir de sa lubie d’un pouvoir spirituel sur terre qui a été jusqu’à présent voué à l’échec et n’a apporté qu’aliénation, misère et destruction, les sociétés musulmanes évolueraient dans le bon sens, et les minorités, notamment chrétiennes, s’en porteraient bien mieux ». Je ne critique donc pas l’islam dans son essence spirituelle mais bien l’islam en tant que projet politique. Je concède toutefois que j’aurais pu ajouter que de nombreux événements et intrigues géopolitiques des trois derniers siècles entrent aussi en ligne de compte dans cet échec, et se surajoutent à des régimes corrompus qui n’ont gardé de l’islam (ou de la compréhension qu’ils en ont) qu’un caractère défensif et répressif. Je me mets également en porte-à-faux avec les tendances (très accommodantes ou édulcorantes) des défenseurs d’un « Islam des Lumières » (en tant que système politique, religion, culture et civilisation à la fois) qui se rapportent à une expérience passée, éphémère et parfois largement embellie et romancée, car tout à fait relative d’une géographie à l’autre. Il faut sortir de ce passéisme quand bien même il serait idiot et peu honnête de nier les réalisations brillantes de l’Islam (I majuscule en tant que civilisation) dans de nombreux domaines et certains épisodes de coexistence pacifique entre religions en terre d’islam. Je considère, pour ma part, ce passéisme ou nostalgie – que celui-ci célèbre un humanisme précurseur ou promeuve des pratiques rétrogrades issues d’un modèle de société antique – comme l’une des plaies de l’islam contemporain au regard de manifestations qui peuvent être néfastes ou dangereuses. Du reste, j’ai justement tenté, tout en restant critique, de ne pas livrer une vision pessimiste, sombre et globalisante de l’islam (et sans doute ai-je échoué). J’ai laissé entendre qu’il existe « des islams » et que rester dans la réaction ne peut que causer la perte de ses peuples et créer toujours plus d’aberrations dont nous sommes les témoins. Il faudrait à mon sens islam plus intériorisé (moins démonstratif et tapageur), décommunautarisé (je vous rejoins sur ce point), dépolitisé et plus individualiste (dans le bon sens du terme). C’est une contextualisation qui va, bien entendu, au delà de la simple modulation du discours/message en fonction de l’interlocuteur et qui ne nuit pas fondamentalement au corpus des valeurs et principes de cette religion (j’exclus sciemment certaines pratiques de la charia dont on ne rappelle qu’insuffisamment que celle-ci est oeuvre humaine et circonstanciée). En définitive, penser un islam de son temps vécu comme une quête personnelle de Dieu (marquant ainsi un « véritable retour aux sources » qui ne signifie nullement le rejet de toute forme de modernité), et qui pourrait sortir, je le crois, l’islam et les musulmans des schémas revendicatif et expansionniste qui défigurent leur foi et leur identité.

  3. Merci Chady. C’est un plaisir de vous retrouver.

    Et Anthon qui vient de botter en touche ! 😉
    Plus sérieusement, une discussion a été ouverte. Merci à chacun pour ce que vous apporterez et comment vous l’apporterez(cf https://pepscafeleblogue.wordpress.com/pertinence-ou-popularite-debat-ou-dialogue-merci-de-passer-par-ici-avant-de-poster-un-commentaire/ ) . Pour ma part, je souhaite apprendre quelque chose à travers ces échanges et partages.

    Quelques remarques :
    « Dans le christianisme, tout peut être adaptable hormis les dix commandements (loi mosaïque) et par dessus celle-ci, la loi christique (et la croyance en Jésus Christ, fils de Dieu, mort sur la croix pour racheter l’humanité du péché et de la mort temporelle) »
    Si je vous lis bien, Chady, vous estimez qu’il ne saurait y avoir de compromission(c’est le sens d’ « adaptation »)pour des motifs « culturels »(dans le genre « ce n’est plus de notre temps » ou « il faut évoluer… ») avec ces points(les 10 Paroles, « la loi christique » et « la croyance en Jésus Christ, fils de Dieu, mort sur la croix pour racheter l’humanité du péché et de la mort temporelle »-également « spirituelle » cf Ephésiens 2, Romains…). Absolument.
    Il est en effet effarant de constater que certains, se disant chrétiens, nient des vérités bibliques telles que la résurrection des morts (la confondant avec « la réincarnation »), par exemple !

    D’autant plus que les principes des « 10 paroles » restent fondamentaux et tout à fait actuels pour notre temps (concernant le respect de la vie humaine, de la création ou la justice…). Je ne parle pas des lois cérémonielles-« l’ombre des choses à venir et non la réalité »(cf Jér.31v31-34, Colossiens 2v16-17, Hébr.8-10, Matt 5v17 et ss….)-mais des lois morales et sociales. Un Erri de Luca, bien que se présentant comme « quelqu’un qui ne croît pas »(mais non « athée »), en a discerné une application possible pour notre temps(cf, par exemple, son « Et Il dit », ou encore « Noyau d’olive », « Première heure »…)
    Quant au Seigneur Jésus, sa personne et son œuvre, le sens et la réalité de sa mort à la croix, ainsi que sa résurrection, comme le fait qu’il soit affirmé qu’ « il y aura une résurrection des justes et des injustes »(cf Dan.12v2, Jean 5v28-29, Actes 24v15 et ss, Hébr.9v27, Matt.25v46)sont également autant d’éléments fondamentaux.

    « Donc au delà de l’effort de contextualisation du message à des fins missionnaires et communicationnelles, c’est bel et bien l’enjeu du vivre ensemble et de l’adaptation aux réalités du monde moderne (sans que cet effort ne compromette, bien entendu, l’intégrité du message religieux) qui est essentiel pour une foi saine qui élève autant l’âme que l’intelligence ».
    Tout à fait. C’est bien là tout l’enjeu des chrétiens, autant individuellement qu’en tant que corps de Christ : être dans le monde tout en n’étant pas du monde, être tout à tous, être lumière et sel de la terre…bref, ni s’isoler du monde, ni être confondu avec le monde au point d’être invisible et compromis, mais être distinct du et dans le monde. A ce sujet, on peut même répondre à la question du « qui suis-je ? » de la même façon que nous répondrions à celle du « à qui est-ce que j’appartiens ? » Cela détermine notre engagement, me semble-t-il.

    Anthon vient de nous donner un témoignage très parlant des limites d’un discours, qui serait soit édulcoré, soit « indirect ». Le pasteur Gilles Boucomont, commentant dans son « Au nom de Jésus : Mener le bon combat »(Ed. Première partie)le discours de Paul aux Athéniens dans Actes 17v16-34, souligne d’ailleurs que l’échec de l’apôtre dans cette célèbre cité vient sans doute de ce qu’il ait été moins radical que d’habitude et tenté d’user de rhétorique pour convaincre ses interlocuteurs. On notera aussi qu’il n’existe pas d’ « épître(du moins connue)aux Athéniens » ou d’église marquante à Athènes(à l’instar de celles d’Antioche, de Jérusalem, de Colosses, de Corinthe ou même de Rome…)

    PS : « pour une foi saine qui élève autant l’âme que l’intelligence ». Certes. Mais sans vouloir jouer sur les mots, je dirai plutôt une foi saine, fondé sur un objet véritable et solide, qui tient compte de la dimension globale de l’être humain, qui est à la fois corps, âme et esprit( 1 Thes.5v23). Mais je pense que l’on s’est compris.

    Dans le but d’alimenter la discussion sur l’aspect culturel, je vous recommande à tous ce pertinent article paru dans la revue « Promesses » : http://www.promesses.org/arts/171p5.html

    Bonne suite dans les échanges !

    • Le plaisir est partagé cher Pep’s, et je vous remercie pour ces liens et références édifiants. Les questions récurrentes portent sur les limites de la contextualisation. Une religion qui tend à l’universalité, doit pouvoir être transposée dans toutes les cultures et situations sans perdre son principe structurant, sa doctrine. Le christianisme a très bien réussi ce virage parce qu’il a osé entreprendre ce débat (et n’a souvent pas eu le choix). Il y a bien sûr des ratés, des hybridations pas toujours heureuses en Afrique et en Asie, mais c’est aussi ce qui explique le dynamisme de cette religion dans le monde (je parle globalement, sans considération portant sur les dénominations). Il faut bien entendu éviter de sacrifier l’approfondissement de la foi au profit de l’expansion fulgurante du message christique, ou de privilégier la quantité au détriment de la qualité si je puis m’exprimer ainsi (j’ai d’ailleurs fait allusion précédemment aux dérives de la « théologie de la prospérité » sans la nommer et qui font du christianisme un crypto-mamonnisme). S’agissant de la question du mariage homosexuel évoquée dans la BD humoristique, je ne me prononce pas, n’étant pas suffisamment outillé théologiquement pour cela, et je crois qu’il est difficile de dire si le Christ aurait approuvé ou non ces unions, lui qui nous apprend à ne pas juger notre prochain et à l’aimer, à l’accepter comme Dieu nous accepte tels que nous sommes et, surtout, nous pardonne. Le chrétien doit-il désavouer les homosexuels, les vouer aux gémonies à cause de leurs orientations? Certainement, si l’on se fie plus particulièrement à l’Ancien Testament). Mais a-t-on le droit, à notre niveau, de mettre en doute la parole de certains homosexuels qui affirment croire en Dieu, en Jésus Christ comme la Parole faite chair et en son sacrifice salvateur? Doivent-ils être exclus et méprisés par l’Église et ses autres membres?
      La contextualisation a été un phénomène constant et omniprésent (même si elle n’a pas toujours été visible), et les sociétés occidentales en sont l’illustration. Les Constitutions laïques se sont inspirées de la morale biblique (notamment de certains points du décalogue), l’ont laïcisée, modernisée (sinon nous continuerons à appliquer le Talion, à lapider les femmes adultères, les apostats, et à appliquer d’autres châtiments et interdits prescrits dans le Lévitique et le Deutéronome). Bien à vous, ainsi qu’à Anthon que j’ai oublié de saluer à la fin de ma réponse. Amicalement. Chady.

  4. Bonsoir
    c ‘est la mi-temps alors j ‘ en profite … (mais non je rigoleeuuuu .. )
    Merci Stratpolitix pour votre réponse et vos compléments et, … veuillez m’ excuser, je vous ai mal lu (trop vite en tout cas). Mea culpa ! (ok Pep’s je vais relire les consignes 🙂 )
    Ma réflexion : peut être que si le christianisme s’ est « universalisé » (je veux dire « exporté » dans des cultures différentes de celle qui l’ a vu grandir) avant l’ islam c’est parce qu’ il a vu le jour quelques siècles auparavant ? Du coup, peut-être qu’ avec le temps l’ évolution serait identique pour l’ islam ?
    Par ailleurs, concernant les limites de cette « contextualisation » votre exemple de la considération chrétienne envers l’ homosexualité est un bon exemple.
    Il me semble que l’ attitude de Jésus aurait été la miséricorde. Ses détracteurs l’ accusait lorsqu’ il se mettait à table avec les pécheurs (Matt 9 : 9-13). Allait-il jusqu’ à la compromission ? Sûrement pas, mais il allait au milieu de ceux que les religieux de son époque rejetait pour leur annoncer la Bonne Nouvelle. Et cet évangile peux être annoncé à tous et ce, quelque soit l’ époque, la société, la culture, etc …L’ accueil à cette annonce ne nous appartient pas, c ‘est une affaire entre Dieux et les hommes.
    Bonne soirée à vous

  5. Bonsoir !

    Merci à vous deux pour vos remarquables contributions et pour l’esprit que vous y apportez(Je partage votre point de vue, Chady, sur « la théologie de la prospérité » qui est, selon ce que dirait Paul, « un autre évangile ». Et donc « plus du tout l’évangile »).

    Je n’ai malheureusement pas le temps présentement pour vous répondre ou réagir dans le détail à vos remarques. J’espère y revenir très bientôt.
    Concernant le sujet de l’homosexualité et la Bible, la position la plus convaincante, me paraissant fondée sur les Ecritures, est celle du pasteur Gilles Boucomont, du temple du Marais, à Paris.
    Voici, sur le sujet, l’un de ses articles consultable sur son blogue : http://1001questions.fr/aunomdejesus/?p=401

    Un autre aspect se découvre dans l’un de ses livres : « au nom de Jésus : libérer le corps, l’âme, l’esprit »(Ed. Première partie), pp91-94
    Sa position ne se veut d’ailleurs pas « morale », mais « dans le même registre de préoccupation que celui de Jésus : faire passer les gens de la mort à la vie »(op. cit. p92)

    Bien à vous deux, et au plaisir de vous lire,

    Pep’s

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