« Si vous ne connaissez pas Dieu, Il vous ressemblera beaucoup ! »

On se souvient qu’en Horeb, Dieu s’était fait, non pas voir, mais entendre du ciel, « au milieu du feu »(Deut.4v10-20, 33-36), afin que le peuple se garde de faire une quelconque représentation de Dieu qui devienne une idole, et afin que le peuple reconnaisse que « L’Eternel est Dieu et qu’il n’y en a point d’autres ».
Dans tous les cas, il est toujours périlleux de tenter de se faire sa propre image de Dieu, car celle-ci sera forcément « à notre image » et donc réductrice et fausse. Danny Silk le dit fort bien autrement et de cette façon :
« Si vous ne connaissez pas Dieu, Il vous ressemblera beaucoup. Vous l’inventerez selon votre convenance et vous tiendrez le rôle de rockstar dans cette relation.
Quand nous ne savons pas qui est Dieu parce que nous ignorons Son amour et la façon dont celui-ci se manifeste, nous prenons peur et Le transformons, Lui et notre relation avec lui, en quelque chose que nous connaissons déjà »(« La culture de l’honneur » de Danny Silk. Hermeneia, 2012, p118)

Dans le même ordre d’idée, toute adaptation cinématographique de la Bible est révélatrice de l’image de Dieu du réalisateur, que celui-ci nous laissera à travers son oeuvre.  L’enjeu est là, puisque c’est cette image véhiculée(que Jésus soit représenté, par exemple, « blond » ou avec « de beaux yeux ») qui restera dans les esprits et les coeurs.

Dans ce cas, que retenir d’essentiel dans tout cela ?

L’essentiel-et ce qui fait sens- est de ne pas « chercher à voir Dieu », au risque de l’enfermer dans une représentation limitée et donc fausse, mais de « chercher Dieu » : soit chercher Sa présence, Sa communion, et chercher à l’écouter pour faire Sa volonté.

Sachant que Dieu ne peut être connu que par révélation et non par spéculation.

Ainsi, une lecture attentive et droite du seul Ancien Testament nous révèle déjà non un Dieu « sanguinaire » ou « inoffensif », mais le « Dieu terrible », le Dieu saint, « un feu dévorant », et le Dieu compatissant, le Dieu bon, défenseur de la veuve, de l’orphelin, du pauvre et de l’étranger.
Cependant, la révélation la plus complète de Dieu est celle que nous pouvons discerner en Jésus-Christ, dans le Nouveau Testament : Jésus-Christ, « la Parole faite chair », « qui a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité », qui nous révèle « Dieu le Père ».
« Personne ne vit jamais Dieu »(car nul ne peut voir Dieu et vivre), mais « Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître »(Jean 1v14, 18 cf Jean 14v6-11, 1 Jean 1v1-2 et 5v20-21)

Vous l’avez compris : la découverte de Dieu, du vrai Dieu, ne peut s’affranchir de la lecture de la Bible, la Parole de Dieu écrite, qui témoigne de Jésus, la Parole de Dieu faite chair(Jean 5v39). Demandez donc sincèrement à Son auteur(Dieu lui-même) de vous aider à la comprendre : Il vous répondra.

Ne cherchons donc pas « à voir Dieu » et « gardons-nous des idoles »(1 Jean 5v21). Mais cherchons-le, et désirons l’entendre pour lui plaire à tous égards, le connaître personnellement et véritablement.

« Semez selon la justice, moissonnez selon la miséricorde, Défrichez-vous un champ nouveau ! Il est temps de chercher l’Eternel »(Osée 10v12)

Outre une lecture proposée d’Esaie 40-66(en plus de plans de lecture de la Bible) pour se faire une première idée de Dieu et de son engagement vis à vis de l’homme, la vision des adaptations cinématographiques suivantes de certains livres de l’Ancien et du Nouveau Testament vaut le coup d’oeil :

« L’Evangile selon St Matthieu » de Pasolini(1964, Italie), une adaptation européenne, à mille lieux des adaptations hollywoodiennes.
« L’histoire de Ruth » d’Henry Koster(1960, USA), une adaptation originale où l’on découvre un Dieu compatissant.
« Ben Hur » de William Wyler(1959, USA), pour son choix délibéré d’une « non représentation » de Jésus-Christ. Musique du film de Miklós Rózsa.

Et « Jésus », une version filmée selon l’Evangile de St. Luc. Produit par John Heyman, et réalisé par Peter Sykes et John Krish en 1979.  Présenté sur le site d’Agapé France et visible dans son intégralité ici.

Mais ne l’oubliez pas : aucune adaptation cinématographique, aussi excellente soit-elle, n’est à proprement parler « inspirée » : la Bible, si.

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