Vous ne pourrez avoir une vision juste de vous-même, si vous n’avez pas une vision juste de Dieu…

Lisons un livre de la Bible ensemble !

W. HENRICHSEN, dans « Former des disciples »(Ed. Farel, 1995), explique que « tous les problèmes que peut connaître un homme, sont en rapport avec la conception qu’il a de Dieu. Si votre Dieu est un grand Dieu, tout ce qui pourrait être un problème devient une occasion. Quand votre Dieu est petit, au contraire, chaque problème constitue un obstacle.« (Op. cit., p 40). Et une occasion de chute. Que dire alors, si votre Dieu est inexistant ? !

De plus, ajoute W. HENRICHSEN, « vous ne comprendrez jamais qui est Dieu tant que vous ne serez pas en mesure de vous comprendre vous-même. La réciproque est d’ailleurs toute aussi vraie(…)Les questions de savoir qui est Dieu et qui nous sommes trouvent toutes deux leurs réponses dans les chapitres 40 à 66 du livre du prophète Esaïe. »(op. cit.)

C’est pourquoi, lisons ensemble Esaïe 40 à 66 !

De façon pratique, je publierai deux chapitres de cette section par semaine, vous invitant à être attentif, à chaque fois, à trois choses : ce que nous apprend le chapitre sur la nature et la personne de Dieu ; ce que nous apprend le chapitre sur la nature et le caractère de l’homme, et enfin, ce que nous apprend le chapitre sur les engagements de Dieu vis à vis de l’homme.

N’hésitez pas à publier en commentaire le fruit de vos réflexions !

Commençons dont par Esaïe 40 : bonne lecture et bonne réflexion !

1    Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu.
2    Parlez au coeur de Jérusalem, et criez-lui que son temps de détresse est accompli, que son iniquité est acquittée; car elle a reçu de la main de l’Éternel le double pour tous ses péchés.
3    La voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin de l’Éternel, aplanissez dans le lieu stérile une route pour notre Dieu.
4    Toute vallée sera relevée, et toute montagne et toute colline seront abaissées; et ce qui est tortu sera rendu droit, et les lieux raboteux deviendront une plaine unie.
5    Et la gloire de l’Éternel sera révélée, et toute chair ensemble la verra; car la bouche de l’Éternel a parlé.
6    Une voix dit: Crie. Et il dit: Que crierai-je? – Toute chair est de l’herbe, et toute sa beauté comme la fleur des champs.
7    L’herbe est desséchée, la fleur est fanée; car le souffle de l’Éternel a soufflé dessus. Certes, le peuple est de l’herbe.
8    L’herbe est desséchée, la fleur est fanée, mais la parole de notre Dieu demeure à toujours.
9    Sion, messagère de bonnes nouvelles, monte sur une haute montagne; élève ta voix avec force, Jérusalem, messagère de bonnes nouvelles: Elève-là, ne crains point; dis aux villes de Juda: Voici votre Dieu!
10    Voici, le Seigneur l’Éternel viendra avec puissance, et son bras dominera pour lui. Voici, son salaire est avec lui, et sa récompense devant lui.
11    Comme un berger il paîtra son troupeau; par son bras il rassemblera les agneaux et les portera dans son sein; il conduira doucement celles qui allaitent.
12    a mesuré les eaux dans le creux de sa main, et réglé les cieux avec l’empan, et mesuré dans un boisseau la poussière de la terre? Qui a pesé les montagnes au crochet, ou les collines dans la balance?
13    Qui a dirigé l’Esprit de l’Éternel, et l’a instruit comme l’homme de son conseil?
14    Avec qui a-t-il tenu conseil, et qui lui a donné l’intelligence, et l’a instruit dans le sentier du juste jugement, et lui a enseigné la connaissance, et lui a fait connaître le chemin de l’intelligence?
15    Voici, les nations sont réputées comme une goutte d’un seau, et comme la poussière d’une balance; voici, il enlève les îles comme un atome.
16    Et le Liban ne suffit pas pour le feu, et ses bêtes ne suffisent pas pour l’holocauste.
17    Toutes les nations sont comme un rien devant lui; elles sont réputées par lui comme moins que le néant et le vide.
18    A qui donc comparerez-vous Dieu, et à quelle ressemblance l’égalerez-vous?
19    L’ouvrier fond une image, et l’orfèvre étend l’or dessus et lui fond des chaînes d’argent.
20    Celui qui est trop pauvre pour faire une offrande choisit un bois qui ne pourrisse pas; il se cherche un habile ouvrier pour établir une image taillée qui ne branle pas.
21    -Ne savez-vous pas? Ne l’avez-vous pas entendu? Cela ne vous a-t-il pas été déclaré dès le commencement? N’avez-vous pas compris la fondation de la terre?…
22    Lui, qui est assis au-dessus du cercle de la terre, et ses habitants sont comme des sauterelles, – qui étend les cieux comme une toile légère, et qui les déploie comme une tente pour y habiter;
23    qui réduit ses chefs à néant, qui fait que les juges de la terre sont comme rien:
24    ils ne seront pas même plantés, ils ne seront pas même semés, leur tige ne sera même pas enracinée dans la terre, qu’il soufflera sur eux, et ils seront desséchés, et le tourbillon les enlèvera comme du chaume.
25    A qui donc me comparerez-vous et serai-je égalé? dit le Saint.
26    Levez vos yeux en haut, et voyez! Qui a créé ces choses, faisant sortir par nombre leur armée? Il les appelle toutes par nom. Par la grandeur de son pouvoir et de sa force puissante, pas une ne manque.
27    Pourquoi dis-tu, ô Jacob, et parles-tu, ô Israël: Ma voie est cachée à l’Éternel, et ma cause a passé inaperçue de mon Dieu?
28    Ne sais-tu pas, n’as-tu pas entendu, que le Dieu d’éternité, l’Éternel, créateur des bouts de la terre, ne se lasse pas et ne se fatigue pas? On ne sonde pas son intelligence.
29    Il donne de la force à celui qui est las, et il augmente l’énergie à celui qui n’a pas de vigueur.
30    Les jeunes gens seront las et se fatigueront, et les jeunes hommes deviendront chancelants;
31    mais ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas.

« Tu as un secret, qui met du sel dans ta vie… »

« ….et te donne(donne aux autres) soif de fondamental… »

(Note : ce sujet, dont cet autre billet a été une forme d’introduction, a été proposé à des enfants/préados(10-17 ans), dans le cadre d’une leçon d’ « école du dimanche » su le jeûne. Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe.)

Tout commence par un « Pop-corn »(pas movie)
Le jour de la leçon, faire passer un bol de pop-corn salé(un peu plus que d’habitude, mais de façon à ce que cela reste mangeable) et donner pour consigne à chaque jeune d’en prendre une poignée pour en manger. Faire tourner le bol plusieurs fois. Ne pas distribuer les boissons.

Tout en faisant tourner le bol, en profiter pour prendre des nouvelles des jeunes et pour faire un récapitulatif de la dernière leçon abordée. Au bout d’un moment, chacun devrait éprouver ce qui est attendu : la soif.

Questionner :

Pourquoi avez-vous soif ? Qu’est-ce qui l’a provoqué ? (Réponse attendue : Le sel présent dans le pop-corn)
A quoi sert le sel ? (A donner du goût, à conserver…à donner soif !)
Donner ensuite de l’eau(au lieu des jus de fruits ou sodas habituels) à boire et demander s’ils l’ont appréciée ? Pourquoi ?*
(A ce moment des préliminaires-à ne pas zapper, faire réfléchir sur ce simple geste : « boire de l’eau, manger du pop-corn…c’est tout ce qu’il y a au goûter ? Oui ! »)

I. Enchaîner avec ce temps de discussion quelque peu philosophique ou métaphysique(veiller à le rendre concret, surtout pour les plus jeunes) :

De quoi peut-on avoir soif ?
C’est quoi une « bonne soif » ?
(Avoir soif, c’est ce que se rendre compte que nous avons un manque terrible de ce qui est vital pour nous. C’est d’avoir soif-désirer, vouloir-de ce qui est essentiel, fondamental, important, vital, nécessaire pour vivre, nous faire grandir, etc…)

Puis, lecture de Esaïe 55v1-3(version français courant, pour plus de « Pep’s » !) :

1 Holà, vous tous qui avez soif,
voici de l’eau, venez.
Même sans argent, venez ;
prenez de quoi manger, c’est gratuit ;
du vin ou du lait, c’est pour rien.

2 A quoi bon dépenser de l’argent
pour un pain qui ne nourrit pas,
à quoi bon vous donner du mal
pour rester sur votre faim ?
Ecoutez-moi bien,
et vous aurez à manger
quelque chose de bon,
vous vous régalerez
de ce qu’il y a de meilleur.

3 Accordez-moi votre attention
et venez jusqu’à moi.
Écoutez-moi, et vous revivrez.

(Faire réfléchir sur ce texte et faire énumérer les « bonnes soifs » : les aider ensuite, s’ils ont du mal à trouver, en leur présentant un par un des cartons de couleur, sur lesquels figurera chacune de ces soifs)

Ainsi, l’on pourra avoir soif  :

-d’amour/pardon
-de vérité/d’authenticité(être vrai-le vrai « moi » et pas celui dont je donne une image/un masque)
-de « nouveau »
-d’abondance(de vie)
-de sens, d’être utile
-de justice, de sainteté, de pureté
-d’appartenance(de faire partie d’un groupe, d’une famille…)
-Liberté

Questions : 

Avez-vous soif de ces choses ?
Comment cherchez-vous à satisfaire ces soifs ? Y a-t-il eu un moment, dans votre vie(ou est-ce le cas en ce moment ?), où vous avez cherché à satisfaire vos soifs seuls, ou en allant voir « ailleurs » ?
Etes-vous satisfaits ?

Comment certains pensent-ils satisfaire leur soif de sens, d’abondance(être « plein »), d’appartenance, d’amour ? (Par l’alcool, la drogue, le tabac, le travail, le sport, les activités diverses, les jeux-virtuels, par ex, « les écrans », l’internet, les réseaux dits sociaux, les bandes, le flirt…) Est-ce que ce sont de bons moyens ?
Il est possible de lire un extrait tiré du roman de science-fiction de F. POHL et de C. KORNBLUTH : « Planète à gogos » (ou « The Space Merchants ». Ed. Denoël, 1953) : dans le futur décrit par ce roman, la publicité est omniprésente et irrésistible. Au point où il est presque impossible de résister à un « Craquesel », puis à l’envie de boire de la limonade pour étancher la soif que cela vous donne(un seul verre ne suffit généralement pas), et ensuite à l’envie de fumer des cigarettes Starr, suscitée par le goût laissé par la limonade. Sans compter que les cigarettes Starr donnent, elles, envie de manger des Craquesels…(voir extrait, pp 105-106). Un cycle sans fin, et un cercle vicieux, qui laisse insatisfait.

Quel est le problème des personnes addictives citées plus haut ? Elles sont désespérément à la recherche de « sel » dans leur existence, soit ce qui va donner du « goût » et du sens, à leur vie. Mais elles cherchent ce « sel » de la mauvaise façon, d’une façon qui laisse insatisfait, esclave et dépendant.

Quel est ce sel que l’on peut ajouter dans notre vie, pour avoir soif des bonnes choses ? Et pour que notre soif soit satisfaite réellement ?

II. Comment avoir soif et faim de ce qui est fondamental ? En mettant du sel dans notre vie !

Ce sel…..vous avez un secret ! Une vie secrète avec quelqu’un qui rend libre et donne du sens à notre vie.

Dans la nouvelle « Quizz aux travaux forcés », de Dino Buzzati(dans le recueil « Le K »), un prisonnier condamné aux travaux forcés raconte à tout le monde qu’il a un secret : il peut emprunter un passage secret lui permettant, de sa cellule, d’atteindre un jardin secret, où il peut se rendre quand il le souhaite et y retrouver une femme qui l’aime. (op. cit., p 318).

Dans la réalité, ce quelqu’un qui rend libre et donne du sens à notre vie, c’est Jésus-Christ.

La réalité de votre relation avec Jésus est le « sel » de votre existence : Jésus est à la fois le sel qui donne soif de l’essentiel, et Celui qui satisfait de façon durable, véritable, vos soifs.

Voilà ce que Jésus affirme :
(Lecture de Jean 4v13)
« Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; 14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif : l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’où jaillira la vie éternelle. »

Bref  : « ayez soif et faim de Jésus ». Allez vers Jésus. Il est vital de se repositionner, de se recentrer sur Jésus.

Comment se repositionner, se recentrer sur Jésus ? En passant plus de temps avec et pour Lui. En se rendant plus disponible pour Lui, pour l’écouter et savoir ce qu’Il veut pour nous(comment ? Par la lecture de la Parole et la prière avec un coeur et un esprit écoutant et obéissant).
Quand nous sommes trop « pleins » ou trop occupés de ce qui n’est pas fondamental/essentiel/vital ou même nocif, nous ne pouvons avoir soif(désirer)ce qui est bon et fondamental.

Un temps de jeûne partiel, dit « de Daniel », peut nous y aider : Quand on jeûne de ce dont on a l’habitude de manger, de s’occuper, de se distraire…on aura beaucoup plus de temps pour mieux nous consacrer à ce qui est essentiel.
Nous priver volontairement de certaines choses va vous donner faim et soif des choses essentielles/fondamentales » énumérées plus haut.

Le but de ce jeûne, c’est de vous permettre de vous repositionner et de vous recentrer sur Jésus.

Il est également possible de citer l‘exemple de David Wilkerson, dans « La Croix et le Poignard »(ed. Vida, 1963, pp 9-11) : celui-ci, jeune pasteur d’une église rurale en pleine croissance, se trouvait insatisfait. Mettant Dieu au défi à la façon de Gédéon, il décida un jour de vendre sa télévision, devant laquelle il passait deux heures par soirée, pour prendre le temps nécessaire et vital avec Dieu. Ce n’est qu’après cette décision qu’il a reçu son appel d’aller évangéliser les Gangs de jeunes à New York.

III. Se préparer au jeûne

Pendant le jeûne, il est important de confesser devant Dieu(et de s’en repentir) « notre dieu personnel », soit tout ce qui peut entraver notre relation avec Jésus.

Le jeûne n’est pas un jeu mais un enjeu pour notre vie spirituelle.
Le jeûne, c’est un combat spirituel, dont il est possible de sortir vainqueur, en restant en et avec Jésus.

Pour quoi, enfin,  jeûner ?(Dans quel but ?)

Rappelons-nous, « le sel de votre existence », c’est votre vie secrète avec Jésus. Ce temps passé avec Jésus dans le secret, ce que vous faites avec Lui(prier, lire la Parole)…doit rester un secret ! Ce que l’on doit voir, c’est le résultat de ce temps d’intimité (de cette « vie secrète » avec Dieu) dans nos vies, nos rapports avec les autres (Mt 6, 16-18).

Le résultat du jeûne dans notre vie :

On aura soif de Jésus, du fondamental, de vie…et on donnera soif aux autres de ce qui est bon, essentiel, vital en étant « lumière et sel ». On « fera envie » de connaître autre chose, de connaître Jésus. On sera plus sensible à ce que dira Jésus et on sera plus sensible aux autres : ceux qui ont besoin de toi, ceux qui ne connaissent pas encore Jésus et qui sont perdus.

 

Conclusion :

Ce sel de notre vie, et qui est notre « jardin secret », notre « vie secrète », c’est la façon dont nous cultivons une relation privilégiée, personnelle et intime avec quelqu’un de Plus grand que toi ; c’est aussi de se consacrer à ce quelqu’un de Plus Grand que nous(autre que nous), à une cause plus grande que nous et de durable : se consacrer à Dieu et aux autres.

Mais avant toutes choses, « venir à Jésus….et boire ! » pour que nos soifs soient satisfaites.
(Mettre les papiers de couleur contenant « les soifs » dans une bouteille étiquetée « Jésus-Christ », faire passer la bouteille et inviter à « boire »(en imaginant que l’on boit « l’eau que donne Jésus »), et lire ce qui suit, pendant que chacun « boit » : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive jailliront de son coeur», comme dit l’Écriture. Jésus parlait de l’Esprit de Dieu que ceux qui croyaient en lui allaient recevoir. » Jean 7v37-39)