Nous avons célébré Pâque…et après ?

Cette année encore, « Pâque » sans « s » ou « Pâque » avec « s », a été fêté dans le milieu chrétien, catholique, protestant ou protestant-évangélique.

Dans mon église, et ce, pour la première fois cette année(à moins que ce ne soit la deuxième ?),  le samedi 23/03/13, nous avons célébré un « pessah(Pâque) des rachetés »(ou célébration de notre liberté en Christ).

Depuis, je suis resté occupé(ou préoccupé) par un élément spécifique de la célébration : comment vivre une communion réelle et durable ?

Vivre une communion réelle, durable et vivante, d’abord individuellement avec Dieu, puis collectivement « les uns avec les autres »- soit cultiver des amitiés dans l’église locale et d’être attentif aux besoins de nos frères et sœurs.(dans cet ordre : ce qui est essentiel !)

A ce sujet, la leçon donnée par le premier « repas sacré »(du pain et du vin, préfiguration de la communion, Sainte-cène instituée par le Seigneur dans les évangiles) offert par Melchisedek à Abram, dans Genèse 14, m’a beaucoup parlé. Dans son commentaire sur « Abraham. Pionnier de la foi pour aujourd’hui »(Maison de la Bible, 1991, pp 55-63), John Alexander relève qu’Abraham, vainqueur de cinq rois, voit venir au-devant de lui le roi de Sodome, image du tentateur. Or, Melchisedek, roi de Salem, et « sacrificateur du Dieu très haut »(Gen.14v18-20 et Hébr.7) s’interpose de façon providentielle et permet à Abram de vivre la communion avec Dieu, en lui offrant du pain et du vin. C’est cette communion qui équipera le patriarche en prévision de la tentation qui va suivre, lui permettant d’en sortir vainqueur (Gen.14v21-24).

Il est donc vital d’être constant et fidèle dans ce « recentrage permanent sur l’essentiel » : la communion vivante et vraie avec Dieu, en cultivant et nourrissant des « rendez-vous quotidiens » avec Dieu. Pour cela, il importe de veiller à tout ce qui peut entraver cette communion : nos vieilles idoles, par exemple, ou

Pessah Matsa par Marina Shemesh

Pessah Matsa par Marina Shemesh

le « vieux » levain, que nous sommes invités à « ôter ». Car « un peu de levain fait lever toute la pâte ». (1 Cor.5v6-8)

A ce sujet, on notera que le Seigneur Jésus nous met littéralement en garde contre trois levains clairement identifiés : « le levain [ou la doctrine] des pharisiens et des sadducéens » (Matt.16v6, 11-12 ; Luc 12v1) et le « levain d’Hérode » (Marc 8v15). En clair, l’hypocrisie et le légalisme, sans la compassion, pour les premiers ; le scepticisme et le rationalisme pour les seconds (les sadducéens ne croyaient ni à la résurrection des morts, ni à l’existence des anges) ; et la compromission pour les derniers (un « silence embarrassé et politique », qui prend le parti du pouvoir en place)

Ce « vieux levain » ainsi ôté, nous pourrons être « une nouvelle pâte », comme nous sommes « sans levain ». Nous sommes ainsi invités « à célébrer la fête », la Pâque tous les jours, « non avec du vieux levain, ni avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec des pains sans levain de sincérité et de vérité. » (1 Cor.5v7-8)

Une belle façon de vivre de façon pure et vraie(sans levain) les conséquences de la Pâque, et donc de notre libération en « Christ, notre Pâque », qui « a été sacrifié » ! (1 Cor.5v7)

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