« Deux choses éternelles… »

« Qu’est-ce qui compte vraiment dans la vie ? Qu’est-ce qui est réellement important ?

Certains Tools par Vinicius de Carvalho VenâncioQu'est-ce qui est essentiel, dans la vie ?

Certains Tools par Vinicius de Carvalho Venâncio
Qu’est-ce qui est essentiel, dans la vie ?

A quoi devons-nous consacrer notre vie ? » Se demande W. Henrichsen dans Former des disciples (Editions Farel, 1995)

Effectuant une recherche intensive dans la Bible afin d’y trouver des réponses, il tombe sur 2 Pie.3v10 : Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée.

Un passage qui ne manqua pas de l’interpeller : «  Mon objectif, c’était d’être ingénieur de travaux publics et de construire des ponts…Quel choc ce fut alors pour moi de penser que (…) tout ce que j’avais prévu de construire, (Dieu) le détruirait un jour », témoigne-t-il.

Mais W. Henrichsen ne pouvait se résigner d’en rester là : «…Certainement, il doit y avoir quelque chose que Dieu n’a pas prévu de consumer…Par (la) grâce(de Dieu), (il découvrit dans les Écritures) au moins deux choses durables, auxquelles (il pouvait se) donner pleinement (…) » :

les gens et la Parole de Dieu.

Dans Jean 5v28-29(…) il est dit : « Ne vous étonnez pas de cela, car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront : ceux qui auront fait le bien, en résurrection de vie ; ceux qui auront pratiqué le mal, en résurrection de jugement. » (…)La deuxième chose qui dure éternellement, nous la voyons dans Esaïe 40v8 : « l’herbe se dessèche, la fleur se flétrit ; mais la parole de notre Dieu subsistera à toujours ! »

Texte de la Bible par Petr Kratochvil

Texte de la Bible par Petr Kratochvil

(…)En déterminant le choix d’objectifs pour ma vie, je vis que je pouvais me consacrer aux gens et à la Parole de Dieu (…) ces choses sont éternelles. »

(Henrichsen, W. Former des disciples. Editions Farel, 1995, pp148-150)

 

[Mise à jour le 11/01/20] Ceci écrit il y a environ 6 ans. Il est certes toujours vrai d’intégrer comme prioritaires « les gens et la Parole de Dieu ». Mais si nous tenons compte de la réalité de l’espérance ultime chrétienne, en lien avec la résurrection corporelle de Jésus-Christ, attendant avec espérance « de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera » (2 Pie.3v13), nous ne pouvons limiter à « deux » ce qui est « durable », au risque d’une vision « spiritualisante », désincarnée, voire gnostique, du Christianisme.  Comme souligné ici et , ladjectif utilisé dans le texte grec original de 2 Pierre 3 pour « nouveau » est kainos, ce qui est « renouvelé », et non neos, ce qui est neuf, au sens d’inédit. Autrement dit, ce n’est pas un autre monde que le Seigneur prépare par son règne à venir, c’est ce monde abîmé, blessé, en souffrance, marqué par le mal et la mort, mais qu’il vient totalement relever, purifier, transformer, délivrer ». Dans cette perspective, nous comprenons mieux cette exhortation de 1 Cor.15v58 à demeurer « fermes, inébranlables » et à « travailler de mieux en mieux à l’oeuvre du Seigneur, sachant que notre travail ne sera pas vain dans le Seigneur ». De quoi donner du sens à notre engagement ici-bas !

 

« Couverture » ou « emballement médiatique » ? « Info » ou « buzz » ?

Je n’aime pas l’expression : « faisons le buzz ! » qui a tendance à remplacer ou à se substituer (voire à se confondre)avec l’action d’ « informer ».

Or, « Buzz »,

Près d'une mouche par Petr Kratochvil

Près d’une mouche par Petr Kratochvil

ou bourdonnement en anglais, « est une technique marketing consistant à faire beaucoup de bruit autour d’un produit afin d’en faire la promotion. Ce genre de technique marketing est facilitée sur Internet, où le bouche à oreille peut parfois fonctionner de manière fulgurante (voire incontrôlée) ». http://dicoblog.canalblog.com/archives/2008/12/01/10873147.html

Un réflexe sain de journaliste consiste, face à n’importe quelle nouvelle, à se demander: «où est l’info?» Et « Pourquoi ça buzze ? »

Marie-Claude Ducas, journaliste, bloggueuse, et auteure, se questionnait ainsi, dans un billet pour son blog : « Quelle place feront les médias à Haïti dans un mois? »

C’était, à l’époque, le 22 janvier 2010.

Parlant du traitement médiatique, elle se demandait « quelle serait la prochaine manchette internationale, et, pour commencer, la première manchette tout court,  à détrôner Haïti ? Et pour ceux qui seraient portés à déplorer, pour cet état de choses, une récente escalade de la part des médias en cette ère d’information continue », elle suggérait de voir ou de revoir

Le traitement médiatique vu par Gotlib ou “le drame du Biafrogallistan”.

Source : Gotlib. « Désamorçage » In  La rubrique à brac tome 4, 1973, PP 64-65.

Doc 1

Doc 1

Doc 2

Doc 2

 

Doc 4

Doc 4

Doc 5

Doc 5

Doc 6

Doc 6

Doc 7

Doc 7

Doc 8

Doc 8

Doc 9

Doc 9

Doc 10

Doc 10

Doc 11

Doc 11

Doc 12

Doc 12

Doc 13

Doc 13

Doc 14

Doc 14

Doc 15

Doc 15

Doc 16

Doc 16

Doc 17 et fin

Doc 17 et fin

Enfin, l’histoire de « Marc L*** »  est devenu un cas d’école, surtout concernant l’histoire du buzz.
Le portrait « Google » peut se lire sur http://www.le-tigre.net/Marc-L.html ; l’analyse de l’auteur du portrait, revenant sur cette affaire : http://www.le-tigre.net/Marc-L-Genese-d-un-buzz-mediatique.html
L’analyse du buzz sur http://internetetopinion.wordpress.com/2009/03/02/le-tigre-marc-l-et-les-moutons/ et sur  http://www.nonfiction.fr/article-2377-marc_l_sur_internet_la_vie_reelle_ne_devient_pas_virtuelle.htm

« Matraquage »

Il y a une vingtaine d’années, lors d’une séance cinéma, j’avais été frappé par le fait que l’on avait fait suivre, sans transition, une bande annonce de film par une publicité pour jeux vidéo.

Y a-t-il une différence entre la bande annonce(ou « trailer ») et le clip publicitaire ? Le procédé serait-il le même ? Dans quel but ?

Analyser la bande annonce du film « Docteur Folamour ou : comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe » («  Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb »), satire de la guerre froide sortie en 1964, est à cet égard intéressant.

Son auteur est le graphiste américain Pablo Ferro, qui avait conçu une bande annonce burlesque pour inciter à aller voir un film burlesque.

Effrayant jeune homme par Petr KratochvilUn procédé burlesque pour inciter à aller voir un film burlesque

Effrayant jeune homme par Petr Kratochvil
Un procédé burlesque pour inciter à aller voir un film burlesque

Véritable parodie de discours publicitaire, elle est composée de questions rhétoriques (un procédé très courant en publicité), conclues par une réplique absurde (car hors-contexte) des principaux acteurs. La tragédie de la situation (la menace d’un conflit nucléaire) s’en trouve alors désamorcée par un humour grinçant (d’autant plus que l’assassinat du président J.F. Kennedy a eu lieu la semaine de la sortie initiale du film).

Pablo Ferro procède à un savant montage sonore, marqué par une alternance saccadée de texte entrecoupé d’extraits du film.  Le tout fait l’effet d’un matraquage d’images subliminales.

Ce montage reposant sur la formule « mots + images + son » a sans doute inspiré TV is a drug de Beth Fulton. La créatrice multimédia y réinterprète « Télévision »*, un poème du scénariste Todd Alcott, dans cette vidéo datant d’août 2010 qui s’attaque sur le mode « matraquage » au mass media TV….par ailleurs accusé lui-même de nous matraquer ce que nous devons regarder, faire ou consommer !

La critique peut-être la plus lucide sur cette vidéo a été pêchée sur « Créanum », le magazine de la création numérique : « que l’on partage le message ou pas, c’est aussi l’utilisation d’un média – Internet – pour en critiquer un autre. Et pourtant, il me semble que le web n’est pas non plus exempt de tout reproche au niveau de l’exercice d’un « pouvoir d’influence dissimulé », comme tous les médias de masse d’ailleurs, mais ça, c’est une autre histoire… »

 

Television* — by Todd Alcott

Look at me. Look at me. Look at me, look at me,

look at me. Look at me. No no no, don’t look

over there, there’s nothing to look at over

there, look at me, look at me, look at me.

Are you looking at me? Is everybody looking at

me? Do I have your attention? Good.

Don’t get the wrong idea. I’m not trying to take over

your life. You need, what? What do you need?

You need to, what? Go to the bathroom? Fine.

Get up, go to the bathroom, come back, look at

me. You need, what? You need to get

something to eat? Fine. Get up, go to the

kitchen, get something to eat, come back, look

at me. You need to, what, sleep? Fine, get up,

go to bed, go to sleep, get up, come back, look

at me.

Okay. So we have an agreement. You will do what

you absolutely need to do, and when you’re

done, you will come back and look at me.

Don’t worry about your schedule. I am here for you.

I am here for you. Twenty-four hours a day,

seven days a week, I am here for you.

I am here for you. You need me, I’m here. Fair

and foul, thick and thin, I am here for you. I am

here for you. People try to tell you I’m bad? You

tell them that I am here for you. Twenty-four

hours a day, fair and foul, thick and thin, I am

here for you. I am here for you. People try to tell

you I’m bad, know what it sounds like to me?

Sour grapes.

You see what 1- hey, hey, hey, hey, hey, no, don’t

look over there, there’s nothing going on over

there, look at me, look at me, look at me.

I’ve got stuff you wouldn’t believe. Danger? Sex?

Action? Death? Thrills? Comedy? All here, all

in the next eight minutes.

Can you believe it? You can’t. It’s unbelievable.

You can’t believe it because it’s unbelievable!

It’s a miracle.

Just keep looking at me. Just keep looking at me.

Just keep looking at me. Look at me, look at

me, look at me, look at me, look at me.

 

**« Television » est paru dans le recueil « Spoken Word Revolution : Slam, Hip Hop & the Poetry of a new generation » de Billy Collins, édité par Mark Eleveld en 2003.

Le texte à lire ici.