« Un verre d’eau fraîche en son nom »

La première mouture de ce billet date du 28/06/09.
A l’époque, une première idée (« une vision » ?) m’était venue de « donner à boire aux gens ».

Aussi simple que d'offrir un verre d'eau en Son nom...

Aussi simple que d’offrir un verre d’eau en Son nom…

Soit de distribuer, sans conditions, des petites bouteilles d’eau non étiquetées aux passants du quartier défavorisé de mon église, lors d’un été chaud.

A l’époque, les passages bibliques qui avaient inspiré une telle idée étaient : Esaïe 55v1, et (surtout) Matt.10v8b-« vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement »-ou même Jean 7v37(« si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive »).

Parler n’était pas le plus important, mais seulement en cas de questions au sujet des motifs de cette distribution : « faire du bien », « bénir de la part de Dieu », en donnant simplement de l’eau.

Apprendre ainsi à donner sans condition, et à aimer les gens, c’est « affirmer l’évangile ».

Au moment que je réécris ces lignes, le passage d’un livre(« Le Christianisme en bleu de travail » de Richard Exley-Edition Vida, 1994)me revient en mémoire : « on demanda un jour à Saint-Augustin à quoi ressemble l’amour ? Il répondit :
Il a des mains pour aider les autres.
Il a des pieds pour se hâter vers les pauvres et les nécessiteux.
Il a des yeux pour voir la misère et le besoin.
Il a des oreilles pour entendre les soupirs et le chagrin des hommes[je rajouterai : « et pour entendre le cri de ceux qui ploient sous le joug », cf Exode 2v23-25]
Voilà ce à quoi ressemble l’amour.

Jean le bien-aimé l’exprima en ces termes :
 (Jésus-Christ) a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. Si quelqu’un possède les biens du monde, qu’il voie son frère dans le besoin et qu’il lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu demeurera-t-il en lui ? Petits enfants, n’aimons pas en parole ni avec la langue, mais en action et en vérité(1 Jean 3v16-18). »

[« Le Christianisme en bleu de travail », p15]

Quelques pages en arrière, Richard Exley relève que pour des paroissiens d’une petite église des Appalaches, « dans son essence, le christianisme ne consiste pas en sermons ou en chants, mais en bonté-un verre d’eau fraîche en son nom(…). Parfois, à l’heure de la tragédie, cela signifie apporter du réconfort, ou des encouragements à une famille dans la tourmente. Dans d’autres circonstances, nous contribuons à célèbrer un quarantième ou un vingt-cinquième anniversaire de mariage. Faire simplement ce que nous pouvons pour que notre lumière brille. Dans certains endroits, cela s’appelle l’église. Moi, je l’appelle le christianisme en bleu de travail. »(op cit. p9)
…..

Une réflexion sur “« Un verre d’eau fraîche en son nom »

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